dimanche, février 22, 2026

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Revue de presse du 16 octobre: aucune distinction israélienne entre zones civiles et militaires

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1. Front militaire et bombardements

La guerre qui fait rage au Liban s’intensifie de jour en jour, entraînant de lourdes pertes tant humaines que matérielles. Selon Al Joumhouria, les frappes israéliennes ont pris pour cible des régions stratégiques telles que le sud du Liban, la Békaa, ainsi que des zones résidentielles denses dans Beyrouth et ses banlieues. Chaque jour, les bombardements provoquent une dévastation massive, ciblant non seulement les infrastructures militaires présumées du Hezbollah, mais aussi des maisons, des écoles, des hôpitaux et des lieux de culte.

Al Anbaa rapporte que les bombardements israéliens se sont intensifiés après que le Hezbollah a tiré plusieurs roquettes sur Haïfa et Tel Aviv, provoquant une évacuation massive dans certaines zones israéliennes. Selon le vice-secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, ces attaques s’inscrivent dans une nouvelle stratégie visant à « infliger une douleur maximale » à Israël pour renforcer la dissuasion. Cette stratégie, qualifiée de « doctrine de la douleur », a pour but de briser le moral israélien en touchant des cibles civiles et militaires stratégiques. Malgré les frappes dévastatrices de l’armée israélienne, le Hezbollah a promis de poursuivre ses opérations tant que les bombardements sur le Liban ne cessent pas.

Selon Al Akhbar, Israël a renforcé sa présence militaire au sol le long de la frontière avec le Liban, ce qui a conduit à des affrontements féroces avec les combattants du Hezbollah. Les forces israéliennes semblent vouloir établir une zone tampon de cinq kilomètres, expulsant les civils de leurs maisons et rendant toute réinstallation future impossible. An Nahar rapporte que cette zone est en train de devenir une « terre brûlée », destinée à empêcher tout retour des habitants libanais dans les années à venir. Israël justifie ces actions comme une mesure nécessaire pour assurer sa sécurité contre le Hezbollah, mais pour les observateurs locaux, il s’agit d’une tentative de redéfinir les frontières par la force.

En parallèle, Al Diyar note que les frappes aériennes israéliennes ont intensifié leur pression sur le Hezbollah et sur la population civile. Les zones frontalières telles que Nabatieh, Tyr et Bint Jbeil subissent des pilonnages continus, et l’armée israélienne a multiplié les frappes ciblées sur les infrastructures de communication et les routes principales. Les habitants fuient ces zones en masse, aggravant la crise humanitaire.

Al Akhbar précise que plusieurs localités ont été prises pour cible, notamment Riyaq, où des bombardements israéliens ont détruit des cimetières et des quartiers résidentiels. Des familles entières ont été tuées dans ces frappes, et le nombre de déplacés internes continue d’augmenter. Al Anbaa ajoute que les civils, forcés de fuir vers le nord, s’entassent dans des abris surpeuplés ou chez des proches, mais la pression sur les ressources locales, déjà limitées, devient insupportable.

2. Situation humanitaire

La situation humanitaire au Liban est en train de se détériorer rapidement. Selon Al Joumhouria, les frappes israéliennes, qui touchent de plus en plus de zones civiles, ont provoqué une véritable catastrophe humanitaire. Les hôpitaux sont débordés par l’afflux des blessés, et le personnel médical manque cruellement de médicaments et d’équipements. Les destructions des infrastructures de base, comme les routes et les ponts, rendent les opérations de secours extrêmement difficiles.

Al Anbaa rapporte que le nombre de victimes civiles ne cesse de croître, atteignant 2 350 morts et plus de 10 906 blessés à la mi-octobre. Le nombre de déplacés internes, quant à lui, s’élève à des centaines de milliers, contraints de quitter leurs foyers dans le sud du pays et la Békaa pour se réfugier à Beyrouth et dans le nord. Les conditions de vie dans les camps de réfugiés improvisés sont désastreuses, avec une pénurie de nourriture, d’eau potable, et une absence totale de services de santé appropriés.

Les frappes israéliennes sur des zones résidentielles, telles que celles rapportées par Al Akhbar à Riyaq, soulèvent des questions sur les violations des lois humanitaires internationales. Des appels à des enquêtes indépendantes se multiplient, en particulier après la frappe aérienne qui a détruit un cimetière, tuant plusieurs civils, y compris des enfants. Al Diyar rappelle que ces incidents alimentent une colère grandissante au Liban, non seulement contre Israël, mais aussi contre la communauté internationale qui, selon les Libanais, n’en fait pas assez pour mettre fin aux violences.

3. Diplomatie et politique

Les efforts diplomatiques s’intensifient dans l’espoir d’obtenir un cessez-le-feu. Al Akhbar souligne que des pourparlers entre les États-Unis, la France, et plusieurs pays arabes sont en cours, mais Israël reste inflexible. Selon Al Diyar, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou continue de rejeter toute idée de cessez-le-feu unilatéral, exigeant des garanties de sécurité avant d’accepter de mettre fin aux hostilités. Cette position complique les négociations, malgré la pression croissante exercée par les médiateurs internationaux.

Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a souligné dans une interview à Al Joumhouria que le gouvernement libanais pousse pour un cessez-le-feu immédiat et la mise en œuvre complète de la Résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. Il a déclaré que des pourparlers étaient en cours avec des partenaires internationaux pour obtenir des garanties de sécurité, mais que les conditions israéliennes rendaient difficile toute avancée diplomatique. Les États-Unis ont promis d’exercer des pressions sur Israël pour éviter des frappes supplémentaires sur Beyrouth et sa banlieue sud, mais jusqu’à présent, aucune garantie formelle n’a été obtenue.

En parallèle, Al Anbaa rapporte que la diplomatie arabe s’est intensifiée, avec des appels conjoints du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane en faveur d’un cessez-le-feu et de la fin des hostilités. Ces efforts arabes visent à garantir la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban, tout en cherchant des solutions pour répondre à la crise humanitaire croissante.

Cependant, sur le plan interne, la crise actuelle a mis à jour les divisions profondes au sein du gouvernement libanais. Selon Al Joumhouria, bien que le gouvernement de Mikati tente de promouvoir une diplomatie active, le Hezbollah continue de mener ses opérations militaires de manière indépendante, aggravant ainsi les tensions entre les différentes factions politiques du pays. Al Akhbar précise que le Hezbollah reste fermement opposé à tout compromis qui affaiblirait ses positions militaires dans le sud du pays.

4. Politique interne et présidentielle

La crise militaire a eu un impact direct sur la scène politique libanaise. Al Diyar rapporte que les discussions autour de l’élection présidentielle, prévues de longue date, sont désormais complètement paralysées. Les factions politiques sont incapables de s’accorder sur un candidat de consensus, et les divisions internes sont exacerbées par le conflit en cours. Le Hezbollah, qui continue de jouer un rôle central dans les affaires militaires et politiques, ne semble pas prêt à faire des concessions sur le plan politique, ce qui complique encore davantage la situation.

Al Joumhouria rapporte également que des discussions sont en cours pour trouver une issue à cette impasse politique, mais les désaccords persistent quant à l’approche à adopter. Certains membres de l’opposition exigent que des réformes structurelles soient mises en place avant toute élection, tandis que d’autres factions, proches du Hezbollah, insistent sur la nécessité de maintenir l’unité nationale avant de procéder à des réformes.

5. Mobilisation religieuse et appel à l’unité nationale

Dans ce contexte, la réunion spirituelle exceptionnelle qui se tient à Bkerké, sous la direction du patriarche maronite Bechara Boutros Al-Rahi, et avec la participation des principaux chefs religieux chrétiens et musulmans, revêt une importance capitale. Al Joumhouria souligne que cette rencontre a pour objectif de lancer un appel à l’unité nationale, condamnant fermement les agressions israéliennes tout en soutenant l’application intégrale de la Résolution 1701. Le communiqué final, déjà approuvé par l’ensemble des participants, devrait appeler à un cessez-le-feu immédiat et à la protection des populations civiles libanaises.

6. Situation économique et perspectives financières

L’impact économique du conflit est dévastateur pour le Liban. Al Joumhouria estime que les pertes économiques causées par les destructions et les bombardements atteignent déjà 30 % du produit intérieur brut (PIB) du pays. L’effondrement des infrastructures clés, combiné à la baisse des investissements étrangers et à la fuite des capitaux, laisse présager une crise économique sans précédent dans les mois à venir.

Le gouverneur par intérim de la Banque du Liban, Wassim Mansouri, a tenté de rassurer la population sur la stabilité monétaire du pays, affirmant que la livre libanaise reste stable grâce à des injections massives de liquidités, estimées à 420 millions de dollars par mois. Cependant, Al Anbaa souligne que ces mesures temporaires risquent de ne pas suffire si le conflit perdure, et les analystes économiques prévoient une intensification des difficultés économiques si un cessez-le-feu n’est pas rapidement trouvé.

Sur le plan budgétaire, Al Diyar rapporte que le gouvernement peine à garantir les salaires des fonctionnaires. Le ministre des Finances a confirmé que des fonds ont été alloués pour les salaires du secteur public, mais il a averti que la guerre compromet gravement les capacités de collecte des impôts et des taxes, mettant ainsi en péril le financement des services essentiels.

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