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Revue de presse du 20/12/24: Liban à la croisée des chemins, tensions présidentielles, enjeux régionaux et défis économiques

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Le Liban est à un tournant décisif, marqué par des tractations politiques intenses autour de l’élection présidentielle, des tensions géopolitiques croissantes, et une crise économique sans précédent.

Les discussions sur la candidature de l’actuel commandant de l’armée libanaise, Joseph Aoun, occupent une place centrale dans les débats politiques. Soutenu récemment par le leader druze Walid Joumblatt et sa coalition, Aoun bénéficie également d’un appui tacite de Paris, comme évoqué par « An-Nahar » (20 décembre 2024). Cependant, le Hezbollah et son allié Nabih Berri restent réticents, insistant sur le maintien de leur candidat, Suleiman Frangié, malgré son recul dans les sondages parlementaires. « Al Akhbar » (20 décembre 2024) souligne que les consultations diplomatiques s’intensifient, notamment avec des médiations discrètes menées par le Qatar et la France.

En parallèle, la situation au sud du Liban demeure préoccupante. Selon « Al Joumhouriyat » (20 décembre 2024), l’armée israélienne poursuit des incursions dans la région de Naqoura, sous prétexte de sécuriser ses frontières. Ces actions, condamnées par le gouvernement libanais, renforcent la tension avec Tel-Aviv, dans un contexte où le Hezbollah reste silencieux mais vigilant. Les observateurs de la FINUL continuent d’appeler à la retenue des deux parties pour éviter une escalade.

Sur le plan régional, la guerre au Yémen et ses implications sur la stabilité du Moyen-Orient restent en filigrane. « Al Quds » (20 décembre 2024) rapporte que les discussions de paix, bien que progressant sous l’égide de l’ONU, peinent à trouver un consensus. Le rôle de l’Arabie saoudite et de l’Iran dans ces négociations demeure crucial, d’autant plus que la normalisation progressive des relations entre Riyad et Téhéran est perçue comme un facteur clé pour la résolution de ce conflit.

Par ailleurs, la situation économique libanaise s’aggrave. « Al Liwa » (20 décembre 2024) met en lumière la récente hausse des prix des produits alimentaires de base, qui atteint 60 % en un mois. Cette inflation galopante exacerbe les inégalités et accentue la pauvreté. Les manifestations sporadiques à Beyrouth et Tripoli traduisent une colère sociale grandissante face à l’inaction des autorités.

Sur le plan international, l’actualité est dominée par le rapprochement diplomatique entre la Chine et plusieurs pays européens. « Al Sharq Al Awsat » (20 décembre 2024) souligne que cette dynamique s’inscrit dans une volonté de Pékin de renforcer sa position stratégique en Europe, en pleine guerre commerciale avec les États-Unis.

Dans le domaine culturel, « An-Nahar » (20 décembre 2024) met en avant le lancement de « Metropolis », un nouvel espace cinématographique à Beyrouth dédié aux films indépendants. Ce projet, vu comme un symbole de résilience culturelle, vise à redonner espoir dans un pays marqué par les crises.

Enfin, « Al Arabi Al Jadid » (20 décembre 2024) aborde la question des droits des minorités religieuses au Moyen-Orient. Les récents discours rassurants du régime syrien à l’égard des communautés chrétiennes, visant à encourager leur retour et leur contribution à la reconstruction, suscitent scepticisme et espoir mesuré.

Politique locale

La scène politique libanaise est dominée par une impasse persistante concernant l’élection présidentielle, tandis que les tensions sociales et les défis économiques continuent de façonner le paysage national. La récente désignation du commandant de l’armée, le général Joseph Aoun, comme candidat potentiel à la présidence par le leader druze Walid Joumblatt a relancé les débats au Parlement. Selon « An-Nahar » (20 décembre 2024), cette initiative, soutenue discrètement par des acteurs internationaux tels que la France, reflète une volonté de sortir de l’impasse actuelle. Cependant, cette nomination divise les principaux blocs parlementaires, notamment le Hezbollah et son allié Amal, qui maintiennent leur soutien au candidat Suleiman Frangié.

En parallèle, « Al Akhbar » (20 décembre 2024) rapporte que les consultations entre les différentes formations politiques s’intensifient, mais restent fragmentées. Alors que la majorité des partis d’opposition soutiennent l’idée d’un président de compromis, les divisions internes au sein des coalitions retardent tout accord concret. Le chef du mouvement Amal, Nabih Berri, aurait exprimé sa méfiance envers une candidature jugée imposée par des forces extérieures, soulignant que tout candidat doit être issu d’un consensus national.

Du côté des indépendants et des nouveaux élus issus des mouvements de protestation de 2019, la situation reste complexe. Ces députés, bien qu’unis dans leur opposition aux figures traditionnelles, peinent à formuler une alternative cohérente. « Al Joumhouriyat » (20 décembre 2024) met en lumière leur rôle croissant en tant que faiseurs de roi, mais note également leurs divisions sur des questions stratégiques, telles que la relation avec le Hezbollah ou l’approche à adopter pour les réformes économiques.

La paralysie présidentielle affecte également le fonctionnement des institutions étatiques. Le vide institutionnel, déjà exacerbé par l’absence d’un gouvernement pleinement opérationnel, limite la capacité du pays à répondre aux crises sociales et économiques. « Al Liwa » (20 décembre 2024) souligne que plusieurs projets de réformes, notamment la restructuration du secteur énergétique, restent bloqués en raison de l’absence de décision au sommet de l’État.

La population libanaise, quant à elle, manifeste de plus en plus son mécontentement face à l’inaction politique. Des manifestations sporadiques ont été rapportées à Beyrouth et Tripoli, où des groupes de citoyens protestent contre la flambée des prix et le déclin des services publics. Selon « Al Bina' » (20 décembre 2024), les manifestants dénoncent également la corruption endémique qui, selon eux, empêche toute avancée significative vers la résolution de la crise.

Le système judiciaire n’est pas en reste. « Nida’ Al Watan » (20 décembre 2024) met en lumière les récents différends concernant la nomination des juges, un sujet qui polarise davantage les forces politiques. Le Conseil constitutionnel a récemment suspendu une loi controversée visant à prolonger le mandat de plusieurs juges, une décision qui pourrait entraîner un blocage supplémentaire dans les procédures judiciaires déjà encombrées.

Sur le terrain sécuritaire, le pays reste relativement stable malgré les tensions politiques. « Al Quds » (20 décembre 2024) rapporte que les forces de sécurité continuent de coopérer efficacement pour prévenir toute escalade, notamment dans le contexte des tensions au sud du Liban. Cependant, les ressources limitées et la détérioration des conditions de travail des forces de l’ordre posent des défis considérables pour maintenir cette stabilité.

En parallèle, les relations entre les différentes communautés religieuses et politiques au Liban restent tendues, mais des efforts sont faits pour maintenir un dialogue. « Al Sharq Al Awsat » (20 décembre 2024) évoque des réunions informelles entre des représentants du Hezbollah, des partis chrétiens et des formations druzes, dans une tentative de réduire les divergences et de trouver un terrain d’entente sur la question présidentielle.

Enfin, les analystes notent que l’impasse actuelle pourrait renforcer la position des acteurs internationaux, tels que la France, le Qatar et les États-Unis, dans la médiation des affaires internes libanaises. « Al Arabi Al Jadid » (20 décembre 2024) souligne que ces acteurs externes pourraient jouer un rôle clé pour débloquer la situation, bien que leurs motivations soient parfois perçues avec scepticisme par les différentes factions libanaises.

Diplomatie

Les relations diplomatiques du Liban continuent d’être influencées par les crises internes et les tensions régionales. Au cœur des discussions internationales, l’élection présidentielle libanaise polarise les positions des grandes puissances, tandis que les enjeux de sécurité et économiques alimentent les échanges entre Beyrouth et ses partenaires.

Selon « Al Sharq Al Awsat » (20 décembre 2024), la récente tournée diplomatique du Premier ministre libanais Najib Mikati en Égypte, dans le cadre du sommet des huit pays en développement (D-8), a mis en lumière les efforts du Liban pour attirer un soutien économique et politique. Mikati a notamment plaidé pour une assistance internationale accrue face aux retombées des récents affrontements avec Israël et à la crise humanitaire persistante. Cette démarche a été bien accueillie par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, mais elle n’a pas débouché sur des engagements financiers concrets.

En parallèle, « An-Nahar » (20 décembre 2024) rapporte que le Qatar continue de jouer un rôle actif dans les discussions autour de la présidentielle libanaise. Après avoir soutenu des initiatives pour rapprocher les partis libanais, Doha intensifie ses contacts avec Paris et Washington pour coordonner des efforts internationaux. Le médiateur qatari, connu pour ses positions pragmatiques, aurait exprimé à plusieurs reprises sa volonté de voir le Liban surmonter ses divisions internes, mais reste prudent quant à l’imposition de solutions extérieures.

Sur le front régional, les relations avec l’Arabie saoudite semblent évoluer. « Al Arabi Al Jadid » (20 décembre 2024) souligne que Riyad, longtemps critique envers la classe politique libanaise, adopte une approche plus mesurée. Des sources diplomatiques mentionnent des discussions informelles entre des émissaires saoudiens et des responsables libanais, avec pour objectif de restaurer une certaine normalité dans les relations bilatérales, notamment à travers des projets de développement économique communs.

En revanche, les tensions avec Israël restent un point de friction majeur. « Al Quds » (20 décembre 2024) rapporte que les récentes incursions israéliennes au sud du Liban ont attiré de vives critiques de la part du gouvernement libanais et du Hezbollah. Ces développements compliquent les efforts diplomatiques pour maintenir le calme le long de la Ligne bleue, bien que les forces de la FINUL continuent de jouer un rôle clé pour prévenir une escalade.

Les relations du Liban avec la Syrie, quant à elles, continuent d’évoluer dans un cadre ambivalent. « Al Akhbar » (20 décembre 2024) rapporte que le président syrien Bachar al-Assad a récemment réitéré son soutien à la stabilité du Liban lors de rencontres avec des officiels libanais, mais cette rhétorique s’accompagne de pressions économiques et politiques. La question des réfugiés syriens reste un point sensible, avec des tensions accrues autour de leur retour potentiel dans leur pays d’origine.

Sur le plan international, « Al Joumhouriyat » (20 décembre 2024) met en lumière les efforts continus de la France pour maintenir un rôle de médiateur clé dans les affaires libanaises. L’Élysée, bien que préoccupé par ses propres défis internes, continue de promouvoir des initiatives pour réunir les différents blocs politiques libanais, notamment par le biais d’émissaires envoyés à Beyrouth.

Enfin, « Nida’ Al Watan » (20 décembre 2024) aborde l’influence croissante de la Chine dans les discussions économiques avec le Liban. Bien que limitée pour le moment, cette présence est perçue comme une tentative de Pékin d’étendre son influence dans une région historiquement dominée par les puissances occidentales.

Politique internationale

Sur la scène internationale, plusieurs événements majeurs continuent de façonner les dynamiques géopolitiques, avec des implications directes ou indirectes pour le Liban et la région du Moyen-Orient.

La crise ukrainienne demeure au centre des préoccupations globales, marquant une intensification des affrontements en dépit des tentatives de médiation. Selon « Al Sharq Al Awsat » (20 décembre 2024), les efforts européens pour relancer un processus diplomatique échouent face à l’intransigeance des deux parties. En parallèle, la Russie renforce ses alliances stratégiques en Asie et au Moyen-Orient, en réponse aux sanctions occidentales. La visite récente du président russe Vladimir Poutine en Iran illustre cette tendance, avec des accords bilatéraux visant à accroître la coopération énergétique et militaire.

Dans le même temps, les tensions entre les États-Unis et la Chine s’intensifient sur fond de guerre commerciale et de rivalité technologique. « Al Quds » (20 décembre 2024) rapporte que Pékin, à travers sa stratégie d’expansion économique mondiale, continue de gagner en influence dans des régions clés comme l’Afrique et le Moyen-Orient. Le rôle croissant de la Chine dans le financement de projets infrastructurels au Moyen-Orient, y compris au Liban, est perçu comme un défi pour l’hégémonie traditionnelle des États-Unis dans la région.

En parallèle, la normalisation des relations entre l’Arabie saoudite et l’Iran continue de redéfinir les équilibres géopolitiques régionaux. Selon « Al Arabi Al Jadid » (20 décembre 2024), cette dynamique pourrait jouer un rôle déterminant dans la résolution de conflits prolongés, tels que la guerre au Yémen. Bien que fragiles, les avancées diplomatiques entre Riyad et Téhéran suscitent des espoirs de stabilisation, notamment dans le cadre des efforts conjoints pour réduire les tensions confessionnelles au Moyen-Orient.

La situation en Palestine reste une source constante de préoccupation internationale. « An-Nahar » (20 décembre 2024) évoque le récent rapport de Human Rights Watch accusant Israël de priver intentionnellement les Palestiniens de Gaza d’accès à une eau potable suffisante. Ce rapport, qualifié de « diffamatoire » par les autorités israéliennes, alimente le débat sur la nécessité de renforcer les pressions internationales pour une résolution durable du conflit israélo-palestinien.

Sur un autre registre, le sommet climatique mondial qui s’est tenu récemment à Nairobi a mis en lumière les défis environnementaux auxquels fait face la planète. « Al Joumhouriyat » (20 décembre 2024) souligne que les pays du Sud plaident pour des mécanismes de financement plus robustes afin de faire face aux conséquences du réchauffement climatique, exacerbées par des conflits prolongés et des inégalités économiques. Les pays du Moyen-Orient, notamment ceux en situation de guerre, apparaissent parmi les plus vulnérables, avec un besoin urgent d’adaptations structurelles.

Enfin, les efforts multilatéraux pour stabiliser l’Afrique du Nord, notamment en Libye et au Soudan, peinent à porter leurs fruits. « Al Akhbar » (20 décembre 2024) rapporte que malgré les initiatives de l’Union africaine et des Nations unies, les divisions politiques internes et les ingérences étrangères freinent tout progrès significatif.

Économie

La crise économique au Liban continue de s’aggraver, exacerbée par une instabilité politique persistante et une incapacité structurelle à mettre en œuvre des réformes nécessaires. Les derniers indicateurs financiers et les retombées sociales illustrent l’ampleur de cette situation critique.

Selon « Al Liwa » (20 décembre 2024), l’inflation des prix des produits alimentaires de base a atteint un taux record de 60 % sur le dernier mois. Cette flambée des prix s’inscrit dans un contexte où la livre libanaise a perdu plus de 95 % de sa valeur depuis 2019, laissant la majorité de la population dans une précarité extrême. Les salaires, en grande partie indexés sur la devise locale, ne permettent plus de répondre aux besoins fondamentaux des citoyens.

Par ailleurs, « Al Joumhouriyat » (20 décembre 2024) met en lumière l’état catastrophique du secteur énergétique, considéré comme un symbole de l’échec des politiques publiques. Les coupures d’électricité atteignent désormais 22 heures par jour dans certaines régions, obligeant les foyers à se tourner vers des générateurs privés dont les coûts sont devenus inabordables pour de nombreuses familles. La réforme tant attendue du secteur reste bloquée par des luttes d’influence entre les différents blocs politiques.

La communauté internationale, bien que consciente de l’urgence, hésite à débloquer des fonds sans garanties claires. « Al Quds » (20 décembre 2024) rapporte que les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) stagnent, faute de progrès sur des réformes essentielles comme la restructuration bancaire et la lutte contre la corruption. Les institutions financières internationales insistent sur la nécessité pour Beyrouth de garantir une transparence accrue et de réduire ses déficits publics, mais le gouvernement peine à obtenir un consensus interne.

Sur le front commercial, « An-Nahar » (20 décembre 2024) signale que les exportations libanaises, bien que modestes, enregistrent une légère reprise grâce à la demande accrue de certains produits agricoles et artisanaux sur les marchés européens et du Golfe. Cependant, les entreprises locales font face à des défis logistiques et financiers considérables, notamment des coûts d’importation élevés en raison de la volatilité des taux de change.

Les initiatives locales pour soutenir l’économie peinent à compenser les faiblesses structurelles. Selon « Al Bina' » (20 décembre 2024), plusieurs programmes de soutien aux petites entreprises ont été lancés par des ONG et des partenaires privés, mais leur impact reste limité face à l’ampleur de la crise. En revanche, des projets communautaires, comme ceux visant à promouvoir l’agriculture urbaine et les énergies renouvelables, attirent un intérêt croissant.

En parallèle, la région du Moyen-Orient voit l’émergence de nouvelles opportunités économiques, notamment avec l’intégration du Liban dans l’initiative chinoise des Nouvelles Routes de la Soie. « Al Sharq Al Awsat » (20 décembre 2024) rapporte que Pékin a proposé un plan de financement pour moderniser les infrastructures portuaires libanaises, bien que cette proposition suscite des réserves parmi certains responsables, inquiets des implications géopolitiques et économiques à long terme.

Enfin, la diaspora libanaise, traditionnellement une source clé de devises pour le pays, continue de jouer un rôle crucial. « Al Arabi Al Jadid » (20 décembre 2024) souligne que les transferts de fonds de la diaspora représentent désormais près de 40 % des revenus du pays. Cependant, ces flux financiers ne suffisent pas à compenser l’effondrement des investissements étrangers et la fuite des capitaux locaux.

Justice

Le système judiciaire libanais est plongé dans une crise sans précédent, reflétant les défis systémiques auxquels le pays fait face. Cette institution, autrefois considérée comme un pilier essentiel de la stabilité nationale, est aujourd’hui fragilisée par des blocages politiques, un manque de ressources et une méfiance grandissante du public.

Les récentes décisions du Conseil constitutionnel ont illustré les tensions croissantes autour de l’indépendance de la justice. Selon « Nida’ Al Watan » (20 décembre 2024), la suspension du projet de loi visant à prolonger le mandat de plusieurs juges, adoptée dans des circonstances controversées, a été perçue comme un acte décisif pour protéger la légitimité du système. Toutefois, cette mesure risque d’entraîner un vide institutionnel si aucune alternative n’est rapidement mise en place. Déjà, le blocage des nominations au Conseil supérieur de la magistrature empêche de nombreuses affaires d’être traitées efficacement.

En parallèle, « Al Akhbar » (20 décembre 2024) rapporte que plusieurs dossiers sensibles, notamment liés à la corruption et à des malversations impliquant des figures politiques de premier plan, progressent à un rythme alarmant de lenteur. Cette stagnation suscite de vives critiques de la société civile, qui accuse les dirigeants de manipuler l’appareil judiciaire à des fins personnelles. La politisation des enquêtes est particulièrement notable dans le contexte des affaires liées à l’explosion du port de Beyrouth, où les familles des victimes continuent de réclamer justice face à une obstruction systématique.

Sur le terrain, les conditions de travail des magistrats se détériorent considérablement. « An-Nahar » (20 décembre 2024) souligne que l’effondrement économique a eu un impact direct sur les salaires des juges et des fonctionnaires de justice, qui ont perdu près de 90 % de leur valeur réelle depuis le début de la crise. Cela a conduit certains magistrats à suspendre leurs activités en signe de protestation, tandis que d’autres envisagent de quitter leur poste. Ce contexte aggrave les retards dans le traitement des affaires, alimentant le sentiment d’impunité au sein de la population.

La corruption au sein de l’appareil judiciaire est un autre problème majeur. Selon « Al Joumhouriyat » (20 décembre 2024), plusieurs enquêtes internes ont révélé des cas de juges impliqués dans des réseaux d’influence, remettant en question la crédibilité de l’ensemble de l’institution. Ces révélations ont renforcé la perception que le système judiciaire est incapable de remplir son rôle de garant de l’État de droit.

Des initiatives ont été lancées pour tenter de redresser la situation. « Al Bina' » (20 décembre 2024) rapporte que plusieurs ONG locales et internationales collaborent avec le gouvernement pour former des magistrats et renforcer les mécanismes de transparence. Cependant, l’absence d’une réforme globale et l’opposition de certains groupes politiques limitent l’impact de ces efforts.

La communauté internationale joue également un rôle dans le soutien au système judiciaire libanais. « Al Quds » (20 décembre 2024) met en avant l’assistance technique fournie par des organismes tels que l’Union européenne et les Nations unies, qui visent à moderniser les infrastructures judiciaires et à promouvoir l’indépendance des magistrats. Toutefois, ces initiatives sont souvent perçues comme insuffisantes face à l’ampleur des défis structurels.

Le débat sur l’indépendance de la justice est au cœur des revendications populaires depuis les manifestations de 2019. « Al Sharq Al Awsat » (20 décembre 2024) souligne que les mouvements citoyens continuent de faire pression pour une réforme du système judiciaire, considérée comme une condition préalable à la lutte contre la corruption et au redressement économique. Cependant, ces appels se heurtent à une classe politique largement unie dans sa volonté de préserver le statu quo.

L’exemple du tribunal chargé des affaires financières illustre l’inefficacité actuelle du système. Selon « Al Liwa » (20 décembre 2024), les investigations sur le détournement de fonds publics sont au point mort, bien que plusieurs millions de dollars aient été signalés comme manquants dans les comptes de l’État. Les experts juridiques attribuent cette situation à un manque de coordination entre les différentes branches du gouvernement et à des interventions politiques directes.

Enfin, la question de l’accès à la justice pour les citoyens les plus démunis est un enjeu croissant. « Al Arabi Al Jadid » (20 décembre 2024) rapporte que le coût élevé des procédures judiciaires et le manque de soutien juridique accessible privent de nombreux Libanais de leurs droits fondamentaux. Les efforts pour développer des systèmes de médiation et d’arbitrage à moindre coût peinent à compenser ces lacunes.

Société

La société libanaise traverse une période de bouleversements profonds, marquée par l’aggravation des inégalités économiques, la détérioration des conditions de vie, et la montée d’un mécontentement populaire qui s’exprime de plus en plus fréquemment dans les rues.

La montée de la pauvreté et ses conséquences
Selon « Al Liwa » (20 décembre 2024), plus de 80 % de la population vit désormais en dessous du seuil de pauvreté, conséquence directe de l’effondrement de la monnaie locale et de l’hyperinflation. Ce taux est encore plus alarmant dans les régions périphériques, notamment à Tripoli, Akkar et dans le Sud, où les services publics sont pratiquement inexistants. Les familles peinent à accéder à des produits de première nécessité, et des cas de malnutrition ont été signalés dans certaines zones.

Les écoles publiques et privées, essentielles à la structure sociale du pays, sont également touchées. « An-Nahar » (20 décembre 2024) rapporte que de nombreuses institutions ont fermé leurs portes faute de financement ou de personnel, ce qui a conduit des milliers d’enfants à abandonner leur scolarité. Les syndicats des enseignants multiplient les grèves pour dénoncer leurs conditions de travail et l’absence de salaires adéquats, mais le gouvernement n’a apporté que des réponses limitées.

L’accès à la santé en crise
Le secteur de la santé est lui aussi profondément affecté. Selon « Al Quds » (20 décembre 2024), les hôpitaux publics fonctionnent à une capacité réduite en raison du manque de personnel, de matériel médical et de financement. Par ailleurs, la fuite des cerveaux dans ce secteur se poursuit, avec de nombreux professionnels de santé qui quittent le pays pour des opportunités à l’étranger. Cette situation rend l’accès aux soins difficile, voire impossible, pour une grande partie de la population, surtout dans les zones rurales.

La montée des protestations sociales
Face à ces défis, des mouvements sociaux sporadiques prennent forme à travers le pays. « Al Arabi Al Jadid » (20 décembre 2024) rapporte que des manifestations ont récemment éclaté à Beyrouth, Saïda et Tripoli pour protester contre la hausse des prix, les coupures d’électricité et la corruption. Bien que ces protestations soient souvent de petite ampleur, elles traduisent une exaspération généralisée. Cependant, l’absence de leadership structuré et les divisions internes des groupes protestataires limitent leur impact sur les politiques publiques.

La diaspora, pilier de la résilience sociale
Malgré cette situation, la diaspora libanaise continue de jouer un rôle crucial dans le soutien aux familles restées sur place. « Al Joumhouriyat » (20 décembre 2024) souligne que les transferts de fonds des Libanais de l’étranger représentent l’une des principales sources de devises pour de nombreuses familles. Ces transferts permettent à certains ménages de survivre face à l’effondrement des revenus locaux, bien qu’ils ne puissent à eux seuls endiguer la crise.

Les femmes en première ligne des défis sociaux
Les femmes libanaises, particulièrement touchées par la crise, jouent un rôle central dans la gestion des difficultés quotidiennes. « Nida’ Al Watan » (20 décembre 2024) rapporte que de nombreuses initiatives communautaires dirigées par des femmes émergent pour pallier l’absence de services publics. Des programmes d’entraide, de distribution alimentaire ou d’éducation alternative illustrent leur capacité de résilience et leur engagement face à l’adversité.

L’influence des ONG et des initiatives locales
Par ailleurs, plusieurs ONG et associations locales travaillent à atténuer les impacts sociaux de la crise. « Al Bina' » (20 décembre 2024) met en lumière des projets d’agriculture urbaine et des programmes éducatifs alternatifs destinés aux enfants déscolarisés. Ces initiatives, bien qu’encourageantes, restent limitées par un manque de financement et une coordination insuffisante avec les autorités locales.

Les impacts sociétaux des tensions politiques
Enfin, « Al Akhbar » (20 décembre 2024) souligne que l’impasse politique affecte directement la cohésion sociale. Les divisions entre les différentes communautés religieuses et politiques, exacerbées par des discours polarisants, fragilisent davantage le tissu social libanais. Les jeunes générations, en particulier, expriment un sentiment croissant de désillusion et d’incertitude quant à leur avenir dans le pays.

Culture

Dans un contexte de crise profonde, la culture libanaise continue de démontrer sa résilience, malgré les nombreux défis financiers et logistiques. Les initiatives artistiques et culturelles, bien que réduites en nombre, restent un espace d’expression et d’espoir pour une population marquée par les difficultés.

Nouveaux espaces pour le cinéma indépendant
Un événement majeur de la semaine a été le lancement de « Metropolis », un nouvel espace cinématographique à Beyrouth dédié aux films indépendants et aux œuvres d’art expérimental. Selon « An-Nahar » (20 décembre 2024), ce projet, porté par une équipe de passionnés, vise à offrir une plateforme aux cinéastes émergents dans un pays où le secteur culturel manque cruellement de soutien financier. Malgré les défis économiques, l’ouverture de cet espace a été saluée comme une victoire symbolique pour la culture libanaise.

Le théâtre face à la crise
Le secteur théâtral, autrefois florissant, traverse une période difficile. « Al Bina' » (20 décembre 2024) rapporte que plusieurs salles de théâtre emblématiques ont dû fermer leurs portes en raison de l’augmentation des coûts de production et du désintérêt croissant d’un public préoccupé par des besoins plus urgents. Pourtant, des initiatives comme le « Festival du Théâtre Résilient », organisé à Saïda, tentent de maintenir la flamme en proposant des représentations gratuites ou à bas coût.

La musique comme refuge
La scène musicale libanaise, connue pour sa diversité et son innovation, continue également de s’adapter. Selon « Al Liwa » (20 décembre 2024), de nombreux artistes se tournent vers des plateformes numériques pour atteindre leur public, en raison de la diminution des opportunités de concerts en direct. Des événements en ligne, tels que le « Festival des Voix Libres », permettent aux musiciens de partager leur art tout en sensibilisant à la crise sociale et politique.

Patrimoine et mémoire collective
Le patrimoine libanais, riche et varié, reste une préoccupation majeure pour les défenseurs de la culture. « Al Quds » (20 décembre 2024) souligne que plusieurs sites historiques, comme ceux de Baalbek et de Byblos, risquent de subir des dégradations irréversibles en raison du manque de financement pour leur entretien. Des campagnes de sensibilisation, lancées par des ONG locales, cherchent à mobiliser des fonds auprès de la diaspora et des partenaires internationaux pour préserver ce patrimoine inestimable.

Littérature et poésie en temps de crise
La littérature libanaise, toujours vivace, connaît un regain d’intérêt pour les œuvres abordant des thèmes liés à la crise actuelle. « Al Arabi Al Jadid » (20 décembre 2024) met en avant la publication de plusieurs romans et recueils de poésie qui explorent les défis de l’exil, de l’identité et de la résilience face à l’effondrement. Ces œuvres trouvent un écho particulier auprès d’une jeunesse désillusionnée mais avide de se reconnecter à ses racines culturelles.

Les défis du financement culturel
Selon « Al Sharq Al Awsat » (20 décembre 2024), l’un des principaux obstacles à la survie des initiatives culturelles reste le manque de financement. Bien que la diaspora libanaise et certains mécènes privés continuent de soutenir des projets spécifiques, l’absence d’un soutien gouvernemental cohérent rend difficile la pérennité de ces efforts. En outre, les fonds internationaux, bien que disponibles, sont souvent conditionnés à des réformes administratives que le pays peine à mettre en œuvre.

La culture comme outil de résilience
Enfin, « Al Akhbar » (20 décembre 2024) souligne que la culture, malgré tous les obstacles, reste un outil puissant pour renforcer la cohésion sociale et offrir des espaces de réflexion critique. Des initiatives comme les ateliers d’art pour enfants déplacés et les projets collaboratifs entre communautés divisées montrent comment la culture peut contribuer à apaiser les tensions et à imaginer un avenir collectif.

Sport

Le sport libanais continue de refléter les défis auxquels le pays est confronté, entre difficultés financières, manque d’infrastructures et un enthousiasme populaire qui persiste malgré les obstacles.

Le football libanais face à des enjeux financiers
Selon « Al Liwa » (20 décembre 2024), le championnat de football libanais, autrefois une source majeure de fierté nationale, souffre gravement de la crise économique. De nombreux clubs, incapables de financer les salaires des joueurs ou de maintenir des infrastructures adéquates, ont réduit leurs activités. Certains matchs se déroulent désormais sans spectateurs, faute de moyens pour assurer la sécurité ou l’entretien des stades. Pourtant, les équipes continuent de s’entraîner avec détermination, et la fédération libanaise de football tente de négocier des partenariats avec des sponsors étrangers pour stabiliser la situation.

Basketball : une discipline qui résiste
Le basketball, un sport populaire au Liban, reste une lueur d’espoir. « An-Nahar » (20 décembre 2024) rapporte que les clubs phares, tels que le Riyadi et le Homenetmen, ont réussi à maintenir un haut niveau de compétition malgré des budgets réduits. Des joueurs internationaux d’origine libanaise continuent de rejoindre les équipes locales, apportant un soutien technique et un regain de popularité. De plus, des tournois régionaux permettent à ces clubs de représenter le Liban sur la scène internationale, contribuant à maintenir l’intérêt des fans.

Les défis des athlètes individuels
Les athlètes libanais participant à des compétitions internationales rencontrent des difficultés croissantes. « Al Arabi Al Jadid » (20 décembre 2024) souligne que le manque de soutien financier empêche de nombreux sportifs de se préparer correctement ou de participer à des événements majeurs. Malgré cela, des figures comme Ray Bassil, championne de tir, continuent de briller sur la scène mondiale, inspirant les jeunes générations.

Initiatives locales pour encourager le sport de base
Dans les quartiers populaires et les zones rurales, des initiatives communautaires cherchent à promouvoir le sport comme un moyen de renforcer la cohésion sociale et de lutter contre l’exclusion. « Al Akhbar » (20 décembre 2024) met en avant un programme récemment lancé à Tripoli, qui offre des activités sportives gratuites pour les jeunes issus de milieux défavorisés. Ces initiatives, bien qu’encourageantes, souffrent d’un manque de financement et de reconnaissance officielle.

Les infrastructures sportives en déclin
Les infrastructures sportives, autrefois parmi les meilleures de la région, sont aujourd’hui en état de délabrement avancé. « Al Quds » (20 décembre 2024) rapporte que plusieurs stades et centres sportifs sont inutilisables faute d’entretien, ce qui limite l’accès à des installations adéquates pour les sportifs amateurs et professionnels. Les appels à la rénovation de ces infrastructures restent souvent lettre morte en raison des priorités budgétaires axées sur les crises sociales et économiques.

L’espoir à travers les sports scolaires
Le sport scolaire continue de jouer un rôle important dans la formation des jeunes athlètes libanais. « Al Joumhouriyat » (20 décembre 2024) met en lumière les efforts de certaines écoles pour maintenir des programmes sportifs malgré les restrictions budgétaires. Ces compétitions locales offrent une plateforme aux jeunes talents et permettent d’entretenir un esprit de compétition et de solidarité parmi les élèves.

Les sports nautiques en croissance
En parallèle, « Al Sharq Al Awsat » (20 décembre 2024) rapporte une augmentation de l’intérêt pour les sports nautiques, tels que la voile et la plongée, notamment sur la côte nord du Liban. Bien que ces activités restent réservées à une minorité aisée, elles contribuent à promouvoir le tourisme et à dynamiser l’économie locale dans certaines régions.

International

La scène internationale est marquée par une série d’événements stratégiques et géopolitiques majeurs, influençant les équilibres mondiaux et régionaux. Ces développements concernent notamment les relations entre grandes puissances, des conflits prolongés et des initiatives diplomatiques clés.

Conflit en Ukraine : une guerre qui redéfinit les alliances mondiales
La guerre en Ukraine reste un point central des tensions internationales. Selon « Al Sharq Al Awsat » (20 décembre 2024), les récents affrontements dans la région de Donetsk ont intensifié les divergences entre l’Occident et la Russie. L’Union européenne et les États-Unis ont renforcé leur soutien militaire à Kiev, tandis que Moscou a consolidé ses partenariats avec des pays asiatiques et du Moyen-Orient. Ces alliances stratégiques, notamment avec l’Iran et la Chine, visent à contourner les sanctions économiques imposées par l’Occident et à créer un bloc alternatif.

Les tensions sino-américaines : un duel économique et stratégique
La rivalité entre les États-Unis et la Chine continue de s’exacerber, marquant une transition vers un monde multipolaire. « Al Quds » (20 décembre 2024) rapporte que Pékin a intensifié ses efforts pour étendre son influence en Afrique et au Moyen-Orient, en investissant massivement dans des infrastructures stratégiques. Cette stratégie, perçue comme un défi direct à l’hégémonie américaine, a poussé Washington à multiplier les accords commerciaux et militaires avec ses alliés traditionnels, notamment au Japon et en Australie.

Normalisation entre l’Arabie saoudite et l’Iran : un nouvel équilibre régional ?
Selon « Al Arabi Al Jadid » (20 décembre 2024), la poursuite du dialogue entre Riyad et Téhéran, facilité par des médiateurs tels que la Chine et l’Irak, suscite des espoirs de stabilisation au Moyen-Orient. Bien que des divergences subsistent sur des dossiers comme le Yémen ou la Syrie, cette normalisation a permis une réduction notable des tensions dans la région. Ce rapprochement ouvre également la voie à des coopérations économiques, notamment dans les secteurs de l’énergie et des transports.

La Palestine : une situation toujours critique
Le conflit israélo-palestinien demeure une source de préoccupation majeure. « An-Nahar » (20 décembre 2024) rapporte que les récents affrontements en Cisjordanie et les restrictions imposées à Gaza ont exacerbé la crise humanitaire. Par ailleurs, la reconnaissance par plusieurs pays latino-américains de l’État de Palestine est perçue comme une avancée diplomatique importante, bien qu’elle ait été vivement critiquée par Israël et ses alliés.

Les initiatives climatiques mondiales : des avancées timides
Le sommet climatique tenu à Nairobi a mis en évidence les disparités entre pays développés et nations en développement face aux défis environnementaux. Selon « Al Joumhouriyat » (20 décembre 2024), les pays du Sud ont demandé des financements plus conséquents pour faire face aux conséquences du réchauffement climatique, qui affectent particulièrement les régions instables comme le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Cependant, les engagements des grandes puissances restent limités, ce qui suscite des critiques des ONG environnementales.

Instabilité en Afrique du Nord : le cas du Soudan et de la Libye
L’Afrique du Nord continue de faire face à des défis sécuritaires et politiques. « Al Akhbar » (20 décembre 2024) souligne que le conflit au Soudan entre les forces gouvernementales et les factions rebelles a entraîné une crise humanitaire majeure, avec des millions de personnes déplacées. En Libye, malgré les efforts des Nations unies pour relancer un dialogue national, les rivalités entre les factions locales et les ingérences étrangères freinent tout progrès.

Les efforts multilatéraux dans le désarmement nucléaire
Enfin, « Al Bina' » (20 décembre 2024) rapporte que les discussions sur le désarmement nucléaire, notamment entre les États-Unis, la Russie et la Chine, ont repris dans un climat de méfiance. Bien que des avancées symboliques aient été réalisées, les analystes estiment que les enjeux géopolitiques actuels rendent improbable une réduction significative des arsenaux à court terme.

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