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Revue de presse du 27/08/25: Renforcement du conditionnement américain à la normalisation sécuritaire

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La visite du diplomate américain Tom Barak, accompagné de la conseillère Morgan Ortagus, a été largement couverte par plusieurs quotidiens, notamment Ad Diyar (27 août 2025). Cette délégation, à laquelle se sont joints les sénateurs Lindsey Graham et Jeanne Shaheen, ainsi que le député John Wilson, a rencontré les trois présidents libanais ainsi que d’autres responsables civils et militaires. L’un des objectifs affichés était d’obtenir un engagement concret de la part de Beyrouth quant à la mise en œuvre du plan de désarmement du Hezbollah, présenté dans une « feuille de route commune » précédemment validée par le Conseil des ministres. Cette dernière, selon Al Quds Al Arabi (27 août 2025), a été confirmée comme la base de discussion exclusive, sans modification, par le président Joseph Aoun lors de son entretien avec la délégation.

Le positionnement des États-Unis est apparu particulièrement ferme. Barak, cité par Al Sharq Al Awsat (27 août 2025), a déclaré que toute initiative israélienne concernant un retrait progressif de cinq points militaires dans le Sud libanais dépendrait entièrement de l’adhésion libanaise à la séquence « désarmement en premier ». L’expression « step by step » a été répétée par Ortagus, qui a précisé que seule une démonstration crédible de la volonté de l’État à désarmer les factions armées déclencherait les mesures de désescalade promises par Tel-Aviv.

Pressions verbales et faux-pas diplomatiques

Cette visite a cependant été entachée par une série de propos controversés de la part de Barak. Selon Al Bina’ (27 août 2025), le diplomate aurait tenu des propos jugés condescendants à l’encontre de journalistes libanais lors d’une conférence de presse au palais présidentiel. La scène, largement rapportée par Al Quds Al Arabi (27 août 2025), a provoqué un embarras diplomatique. Barak aurait déclaré que si la « situation devenait animale », il quitterait les lieux avec sa collègue. La présidence libanaise a dû s’excuser publiquement, affirmant que le Liban restait attaché au respect de la presse et de ses professionnels. Le ministre de l’Information Paul Morcos, en déplacement à l’étranger, a également déploré ces écarts, soulignant le caractère « noble » du travail journalistique.

En réponse indirecte à ces tensions, des tribunes publiées dans Al Akhbar (27 août 2025) ont dénoncé un ton néocolonial et une forme de chantage politique masqué par le langage diplomatique. Certains chroniqueurs y voient une tentative d’alignement complet des institutions libanaises sur l’agenda sécuritaire israélo-américain, sans contrepartie réelle ni calendrier de désengagement garanti.

Consensus fragile sur le plan militaire

Sur le plan institutionnel, les quotidiens Al Joumhouriyat et An-Nahar (27 août 2025) rapportent que la présentation de la « feuille de route militaire » préparée par l’état-major de l’armée est prévue lors du prochain Conseil des ministres. Toutefois, cette feuille de route ne pourra inclure de délais contraignants pour l’entrée en vigueur du désarmement sans une confirmation israélienne préalable de l’arrêt des hostilités. Cette position, selon Al Joumhouriyat, est défendue par le président Aoun, qui a demandé à Barak de maintenir la présence de la FINUL au Sud jusqu’à l’achèvement du processus.

Al Liwa’ (27 août 2025) indique que cette planification militaire inclut des phases de retrait des zones au sud du Litani, avant d’envisager un redéploiement au nord. Toutefois, en l’absence d’engagement ferme côté israélien, ces étapes restent suspendues. L’armée, bien que prête à agir, souligne que l’absence de coordination régionale rend toute exécution prématurée périlleuse, notamment dans les zones proches de Maroun el-Ras et Rmeish, où les incidents récents avec l’armée israélienne ont multiplié les tensions.

Un contexte régional menaçant

En parallèle, la situation régionale pèse lourdement sur les équilibres internes. Al Quds Al Arabi (27 août 2025) fait état d’une nouvelle incursion israélienne en territoire syrien, avec le décès d’un civil dans la région de Quneitra, cible d’une frappe par drone. Ce type d’opération, combiné à des mouvements similaires sur la frontière libano-palestinienne, alimente les inquiétudes sur une extension du conflit régional.

Par ailleurs, Al Arabi Al Jadid (27 août 2025) signale une évolution technologique inquiétante du conflit à Gaza, avec l’usage massif de robots de démolition par l’armée israélienne pour neutraliser les infrastructures souterraines et les poches de résistance dans les zones urbanisées. Cette évolution tactique, qualifiée de « guerre automatisée », réduit les pertes israéliennes, mais accroît la violence et les dégâts côté civil.

Absence d’unité nationale et critique des choix politiques

Les lignes de fracture politique libanaises apparaissent, elles aussi, en filigrane. Selon Ad Diyar (27 août 2025), le Hezbollah, par la voix de Naim Kassem, a refusé catégoriquement toute forme de désarmement sous pression extérieure, qualifiant l’accord tripartite de Washington, Jérusalem et Beyrouth de « diktat occidental ». Dans ses déclarations, rapportées également par Al Sharq (27 août 2025), Kassem dénonce la tentative d’imposer une vision sécuritaire unilatérale qui ne tiendrait pas compte du rapport de force local.

Dans les colonnes de Al Akhbar (27 août 2025), plusieurs analystes critiquent l’empressement du gouvernement à valider la feuille de route américaine sans garantie tangible. Ils évoquent un processus déséquilibré, dans lequel le Liban se dépouille volontairement de ses moyens de pression sans contrepartie crédible. L’expression « autorité molle sous tutelle étrangère » revient à plusieurs reprises dans les tribunes.

Fragilité de l’État et fatigue institutionnelle

La structure même de l’État libanais reste sous tension. Selon Al Sharq Al Awsat (27 août 2025), l’administration se heurte à un triple mur : défiance populaire, pressions internationales, et paralysie institutionnelle. Le Premier ministre Nawaf Salam, malgré des efforts visibles de coordination avec les interlocuteurs américains, peine à convaincre une partie de la classe politique de la nécessité d’un tel tournant stratégique.

De plus, la situation économique rend toute mobilisation difficile. Les moyens logistiques de l’armée, les capacités de gestion de crise du gouvernement, et l’autonomie énergétique des localités méridionales sont tous affectés par la crise prolongée. Dans ce contexte, la mise en œuvre du plan de désarmement, même si elle venait à être actée, resterait de facto partielle.

Projection diplomatique et isolement stratégique

Enfin, Al Nahar (27 août 2025) souligne que le Liban se retrouve dans une situation diplomatique complexe, partagé entre la recherche d’un soutien international et une perception accrue d’isolement régional. Les relations avec la Syrie, également sous pression, n’offrent pas de relais immédiats. Et tandis que des pays comme la France ou l’Allemagne suivent la situation avec prudence, ce sont les États-Unis qui fixent l’agenda, avec un soutien israélien visible et assumé.

La journée du 27 août 2025 reflète donc une phase d’équilibre instable, marquée par la dépendance diplomatique, la polarisation politique interne et les incertitudes militaires sur le terrain. La logique du « step by step » imposée de l’extérieur n’a pas encore trouvé de traduction consensuelle dans le débat public libanais.

Politique locale : positionnements divergents au sein du pouvoir exécutif

Présidence et pouvoir exécutif sous pression des alliés

Le président Joseph Aoun a multiplié les initiatives diplomatiques et politiques ces derniers jours. Selon Al Joumhouriyat (27 août 2025), il aurait affirmé à la délégation américaine conduite par Tom Barak son attachement aux accords entérinés sous parrainage international. Il a insisté, lors de cette entrevue tenue au palais de Baabda, sur l’importance de préserver les équilibres internes face aux exigences extérieures croissantes, notamment en ce qui concerne le désarmement des factions non étatiques.

Toujours selon Al Joumhouriyat, le chef de l’État a tenu à rappeler que la coordination institutionnelle devait primer sur toute action unilatérale. Il a souligné que le processus de redéploiement de l’armée au sud devait être accompagné d’une stratégie de stabilisation sociale et économique. Cette position a été interprétée par Al Sharq (27 août 2025) comme un message indirect adressé à certains ministres favorables à un alignement plus rapide sur les propositions de Washington.

Par ailleurs, Ad Diyar (27 août 2025) indique que la présidence s’efforce actuellement de contenir les tensions internes au sein du gouvernement. Plusieurs conseillers du président auraient évoqué en privé la nécessité de renforcer l’adhésion populaire au plan de sécurité intégré en cours d’élaboration, notamment par des consultations avec les autorités municipales des régions du Sud et de la Bekaa.

Nawaf Salam entre dialogue stratégique et prudence politique

Le Premier ministre Nawaf Salam a également joué un rôle central dans l’accueil de la délégation américaine. Selon An-Nahar (27 août 2025), la réunion s’est tenue au Grand Sérail en présence de membres du Congrès américain et de diplomates de haut rang. Salam y a réaffirmé la volonté du Liban de poursuivre les négociations indirectes avec Israël sous l’égide des Nations unies. Il aurait toutefois souligné que toute progression sur les questions sécuritaires devait être accompagnée d’un cadre juridique clair, conformément aux résolutions 1701 et 2432.

Al Liwa’ (27 août 2025) rapporte que Salam a mis l’accent sur l’importance de bâtir un consensus national autour du processus de normalisation sécuritaire. Il a notamment plaidé pour une « dissociation progressive » des armes non conventionnelles, à condition que cela n’affaiblisse pas les capacités défensives nationales face aux menaces extérieures.

Selon Al Akhbar (27 août 2025), le Premier ministre se serait opposé à toute intervention militaire non encadrée par une loi votée au Parlement. Il aurait refusé de donner un calendrier contraignant au plan de désarmement évoqué par les États-Unis, insistant sur la nécessité de préalables diplomatiques, comme la reconnaissance par Israël de la souveraineté libanaise sur les territoires contestés à la frontière sud.

Retours critiques au sein du Conseil des ministres

Une réunion élargie du Conseil des ministres, prévue initialement cette semaine, a été reportée. Al Sharq Al Awsat (27 août 2025) évoque des tensions croissantes entre les ministres affiliés aux blocs politiques traditionnels et ceux nommés au titre de technocrates. Plusieurs voix se sont élevées contre ce qu’elles qualifient de « suivisme stratégique », soulignant l’absence de contreparties claires dans la feuille de route sécuritaire.

Al Quds Al Arabi (27 août 2025) signale que le ministre de l’Énergie, en désaccord avec les modalités de coopération avec les sociétés de sécurisation des infrastructures du Sud, a demandé un arbitrage présidentiel. Il redoute une dépendance technologique excessive aux prestataires étrangers et réclame une solution nationale intégrée.

De son côté, le ministre de l’Intérieur a plaidé, selon Al Akhbar, pour un plan de sécurisation civile complémentaire, visant notamment à mieux structurer les dispositifs de surveillance urbaine à Beyrouth et Tripoli. Il aurait également proposé la réactivation du Conseil supérieur de défense, aujourd’hui inactif faute de consensus sur sa composition.

Réforme territoriale et aménagement sécuritaire

Un autre point de friction a émergé autour du projet de réorganisation administrative des zones frontalières. Al Joumhouriyat (27 août 2025) révèle que le gouvernement a reçu une proposition américaine visant à créer une ceinture sécuritaire de type « corridor logistique » dans les localités situées entre Marjayoun et Bint Jbeil. Cette zone serait dotée d’une gouvernance partagée entre les Forces de sécurité intérieure et les unités de la FINUL.

Le ministre de la Défense s’est déclaré réservé sur cette initiative. D’après Al Liwa’, il aurait insisté sur le caractère strictement national de la souveraineté territoriale et exprimé sa crainte de voir naître un précédent de cogestion étrangère. Il a rappelé que les zones concernées relèvent directement de l’autorité du commandement militaire central et qu’aucune délégation de compétence n’a été validée par le Parlement.

Ce débat s’inscrit dans un contexte plus large de déséquilibre entre les niveaux de décision exécutif et législatif. Comme l’indique Al Akhbar, plusieurs députés réclament la convocation d’une session parlementaire extraordinaire pour examiner les conséquences juridiques de toute modification de l’organisation territoriale.

Questions sociales et gouvernance

Le gouvernement fait aussi face à une grogne sociale croissante. Selon An-Nahar (27 août 2025), le projet de loi sur l’attribution des permis de circulation pour véhicules équipés de vitres teintées (« fumée ») a suscité un vif débat. Le ministère de l’Intérieur propose de restreindre drastiquement les critères d’éligibilité, en invoquant la sécurité publique. Cette mesure est critiquée par des organisations de la société civile qui y voient une mesure arbitraire, renforçant l’impression d’un État répressif.

En parallèle, la politique de réforme de la fonction publique reste au point mort. Al Akhbar relève que le projet de dématérialisation des procédures administratives n’a pas avancé depuis son annonce initiale en 2023. Les obstacles budgétaires et l’absence de coordination entre les ministères concernés bloquent l’opérationnalisation du système unique de gestion des carrières et des retraites.

Al Joumhouriyat signale que des projets de modernisation de l’appareil judiciaire, notamment le renforcement de l’Inspection générale, sont également restés sans suite. Les recrutements prévus dans les tribunaux de Baabda et Saïda ont été suspendus, en raison de l’absence de financement.

Initiatives diplomatiques régionales en cours

Sur le plan régional, le gouvernement a poursuivi ses efforts pour relancer ses relations avec certains pays du Golfe. Al Joumhouriyat (27 août 2025) révèle qu’un État du Conseil de coopération du Golfe a manifesté son intention de rétablir des liens économiques avec le Liban, conditionnant toutefois cette reprise à une limitation effective de l’influence militaire non étatique sur le territoire national.

Cette information coïncide avec l’annonce, relayée par An-Nahar, de la reprise des négociations sur le tracé des frontières maritimes avec Chypre. Le président Aoun avait réuni en début de mois la commission chargée de ces discussions, qui devra se coordonner avec les autorités chypriotes avant toute signature. Le ministre des Travaux publics et des Transports, Fayez Rasamni, a affirmé que le Liban était attaché à ses droits maritimes dans la zone nord et refusait toute concession sur les 2600 km² contestés.

Ces éléments montrent que le gouvernement tente de reconfigurer ses alliances extérieures tout en gardant une marge de manœuvre institutionnelle. Toutefois, les divergences de position entre les pôles exécutifs risquent de compromettre la cohérence de cette stratégie.

Citation et discours des personnalités politiques : affirmations identitaires et tensions rhétoriques

Joseph Aoun entre unité nationale et rejet de la politisation

Le président de la République, Joseph Aoun, s’est exprimé à plusieurs reprises ces derniers jours dans un cadre institutionnel et symbolique. Selon Al Bina’ (27 août 2025), il a reçu un groupe de responsables associatifs à Baabda, à qui il a livré une série de messages d’ordre éthique et politique. Il a affirmé que « tous les pays du monde sont responsables de la décision de paix et de guerre, et se chargent de la protection de leurs citoyens. Le Liban doit en faire autant, en protégeant tous ses citoyens ». Dans cette perspective, il a insisté sur la cohésion des institutions et la préservation de l’unité nationale, précisant que « notre unité est notre protection ».

Le président a également dénoncé les effets délétères du confessionnalisme sur le fonctionnement de l’État. Toujours selon Al Bina’, il a qualifié la logique de la répartition politique et de la préférence personnelle comme étant « le principal mal dont souffre le Liban », en soulignant que « les nominations judiciaires n’ont pas eu lieu depuis 2017, et que leur blocage est une conséquence directe de ces logiques de partage ». Il a affirmé que l’époque de la politisation du pouvoir judiciaire était révolue, appelant à un recentrage sur les règles de l’État de droit.

Dans une autre prise de parole rapportée par Al Joumhouriyat (27 août 2025), Joseph Aoun a laissé entendre que la stratégie présidentielle consiste à éviter des confrontations frontales sur les dossiers sensibles. Le journal rapporte qu’« il tente de naviguer avec prudence entre les lignes rouges imposées par les rapports de force internes et les injonctions internationales, en particulier dans le dossier du désarmement ». Ce positionnement a été interprété comme une volonté de maintenir une posture républicaine au-dessus des factions.

Enfin, lors d’un échange avec l’association « المرشدية الوطنية للثقافة والعطاء », Al Bina’ mentionne que le président Aoun a salué « les pas accomplis par le gouvernement dans les nominations et réformes », en rappelant que « la protection de tous les Libanais, quelle que soit leur communauté, est une responsabilité régalienne ». Il a également fait référence aux « erreurs du passé, notamment celles des années 1970, qui ont coûté cher à tous les Libanais, sans distinction ».

Naim Kassem réaffirme les fondements de la résistance

Le secrétaire général du Hezbollah, Naim Kassem, a récemment multiplié les interventions publiques, dans un contexte marqué par la pression internationale pour un désarmement progressif du parti. Al Sharq (27 août 2025) publie une tribune critique à son égard, dans laquelle un éditorialiste l’interpelle directement : « Assez de discours ronflants, Sheikh Naim. Votre parole ne sert ni le peuple libanais ni la communauté chiite qui a déjà trop souffert ». Ce ton reflète une exaspération croissante au sein de certains cercles politiques et médiatiques vis-à-vis de ce qu’ils considèrent comme un discours d’autojustification.

Toujours selon Al Sharq, des critiques ont également été adressées à son rejet catégorique du plan de désarmement. Le journal indique que Kassem a opposé une fin de non-recevoir à « toute initiative visant à retirer les armes non étatiques », en qualifiant ces plans de « conditions préalables inacceptables imposées par l’axe américano-israélien ». Dans le même texte, l’auteur s’interroge : « Le Sheikh est-il conscient de l’état actuel du Liban-Sud, de la Békaa, de la banlieue sud de Beyrouth, de Saïda, de Tyr, de Nabatiyeh, de Baalbeck et d’Hermel ? »

Ces accusations font écho à une séquence politique plus ancienne, rappelée par Ad Diyar (27 août 2025), qui évoque le retour d’un débat sur la souveraineté dans des termes similaires à ceux de l’année 2005. Le journal fait le parallèle avec l’époque du « quatuor chiite-sunnite-druse-marounite » et des négociations sur une stratégie de défense, qui avaient été interrompues par la guerre de 2006. Kassem aurait exprimé, selon Al Sharq, son refus de « toute instrumentalisation des conditions socio-économiques pour imposer une politique de désarmement au détriment des priorités nationales ».

Dans une adresse plus symbolique, toujours relayée par Al Sharq, le secrétaire général a affirmé que « le maintien de la résistance est une condition pour la protection des droits du peuple libanais face à une machine de guerre israélienne impitoyable ». Il a critiqué la « posture opportuniste » de certains partenaires gouvernementaux, les accusant de « penser avec leur cœur au lieu de penser avec leur tête ».

Nawaf Salam et la rhétorique du compromis

Le Premier ministre Nawaf Salam s’est exprimé dans un ton plus mesuré. Selon Al Sharq (27 août 2025), il a dirigé un comité ministériel chargé de réfléchir à une réforme de l’administration publique, réunissant plusieurs membres du gouvernement. Ce cadre institutionnel lui a permis de réaffirmer sa méthode : agir par la réforme interne sans céder à la pression des agendas extérieurs. Le journal indique que Salam insiste sur une approche « inclusive mais non complaisante », refusant aussi bien la confrontation directe avec les forces armées parallèles que leur intégration sans condition.

De plus, Al Quds (27 août 2025) le cite indirectement à travers un discours gouvernemental plaidant pour « un soutien accru aux capacités de l’armée libanaise, considérée comme un pilier de la stabilité ». Il est rapporté qu’il souhaite obtenir des garanties internationales pour financer à la fois la reconstruction et la sécurisation du territoire national dans une logique strictement républicaine.

Al Liwa’ (27 août 2025) fait état d’une déclaration attribuée à Salam selon laquelle « le Liban ne peut ignorer la légalité internationale, mais il ne peut pas non plus accepter de déléguer ses prérogatives régaliennes à des puissances tierces ». Ce positionnement a été qualifié d’équilibriste, entre réaffirmation de la souveraineté et ouverture à une coopération sous conditions strictes.

Enfin, selon Al Akhbar (27 août 2025), Nawaf Salam aurait exprimé en privé son agacement face à certaines pressions exercées par des membres du cabinet plus enclins à céder rapidement à l’agenda sécuritaire américain. Il aurait insisté sur la nécessité de préserver une voix libanaise indépendante, notamment dans la gestion du futur accord de répartition des rôles dans les zones frontalières sud.

Autres prises de parole significatives

Le cardinal maronite Béchara Raï a également fait entendre sa voix. Al Sharq (27 août 2025) relate sa rencontre avec un groupe de militants de la société civile, au cours de laquelle il a dénoncé « l’exclusion des compétences nationales » et « l’absence de justice », qui mettent en péril le vivre-ensemble libanais. Il aurait rappelé que « l’équilibre institutionnel repose sur la reconnaissance des talents, pas sur l’allégeance politique ».

Toujours selon Al Sharq, le cheikh Khattar el-Qantar, dirigeant d’une association spirituelle nationale, a salué dans un discours public les « pas du gouvernement en matière de nominations et de réformes », appelant à « la fin du sectarisme institutionnalisé ». Ce type de déclaration, bien que périphérique, reflète une volonté croissante d’intellectualiser le débat politique à travers une approche plus morale que partisane.

Enfin, Al Joumhouriyat (27 août 2025) fait mention d’un discours prévu par une figure politique anonyme pour une commémoration annuelle importante. Le journal évoque des « messages multiples et percutants », ce qui laisse présager un positionnement plus offensif dans les jours à venir.

Diplomatie : pressions américaines et repositionnements régionaux

Une délégation américaine de haut niveau à Beyrouth

La journée du 26 août 2025 a été marquée par la visite à Beyrouth d’une importante délégation américaine composée de figures politiques influentes du Congrès et de l’administration. Selon Al Bina’ (27 août 2025), le président de la République Joseph Aoun a reçu à Baabda le sénateur Lindsey Graham, les sénateurs Jeanne Shaheen et Joe Wilson, accompagnés de la diplomate Morgan Ortagus et de l’émissaire spécial Tom Barrack. La rencontre a permis d’aborder les relations bilatérales et les défis sécuritaires du Liban, notamment le soutien à l’armée libanaise.

La tonalité des discussions a cependant pris une dimension plus pressante. Nahar (27 août 2025) précise que le message principal du côté américain a été clair : pour permettre un apaisement régional et la fin de l’occupation israélienne des cinq points contestés à la frontière sud, il faut un engagement libanais à centraliser les armes sous le seul contrôle de l’État. Ce principe, porté depuis plusieurs années par Washington, a cette fois été formulé avec plus d’insistance. Ad Diyar (27 août 2025) souligne que les Américains ont abandonné la posture de médiation pour adopter celle de la pression diplomatique directe.

Lors de cette même journée, le Premier ministre Nawaf Salam a également reçu la délégation américaine à la Grande Sérail. Nahar rapporte que les émissaires américains ont salué la stabilité institutionnelle, tout en rappelant leur attachement à une « feuille de route de désarmement progressif ». Le Liban, selon les Américains, aurait déjà entamé un premier pas avec l’annonce officielle de l’État libanais de son intention de « restructurer ses appareils de défense », notamment en renforçant le rôle central de l’armée.

Des messages discrets à travers les canaux diplomatiques

L’ambassadrice des États-Unis à Beyrouth, Lisa Johnson, a accompagné les émissaires tout au long de leur déplacement. Al Bina’ souligne que les discussions ont aussi porté sur un futur partenariat économique, que les Américains conditionnent à une pacification durable du Sud. La diplomate aurait évoqué en aparté, selon des sources politiques libanaises citées par le journal, la possibilité d’un « plan Marshall adapté au Liban » s’il était démontré que le pays prenait des mesures irréversibles pour éviter une reprise des hostilités avec Israël.

Le langage employé n’a pas échappé aux observateurs. Toujours selon Al Bina’, la délégation américaine a évoqué un « corridor économique sécurisé » allant du littoral jusqu’à la Békaa, visant implicitement une réduction de l’influence militaire du Hezbollah dans ces régions. Cette formulation, nouvelle dans le lexique diplomatique américain à Beyrouth, a été analysée comme un message stratégique à l’attention du parti chiite.

Al Akhbar (27 août 2025) va plus loin dans sa lecture en qualifiant les déclarations américaines de « message enveloppé d’un ultimatum ». Le journal considère que les Américains ont conditionné toute avancée diplomatique à une série d’initiatives politiques libanaises, parmi lesquelles une clarification sur la politique de défense nationale. Ils ont notamment demandé à ce que la feuille de route sécuritaire soit soumise au Conseil des ministres avant la fin du mois de septembre.

Une dynamique régionale redessinée

Au-delà des tensions sécuritaires, les discussions diplomatiques ont également concerné la carte énergétique régionale. Al Liwa’ (27 août 2025) révèle que Tom Barrack, de retour d’une visite à Tel-Aviv, a insisté pour que le Liban prenne rapidement des décisions concrètes sur l’exploitation de ses ressources offshore. Le journal évoque un « lien implicite entre la stabilité politique, la clarification du rôle du Hezbollah, et les investissements dans le secteur gazier ».

Ad Diyar rapporte en ce sens que la visite de Barrack s’inscrivait dans une séquence de pression diplomatique, à la fois sur le Liban et sur Israël, en vue d’obtenir des concessions réciproques. Le diplomate américain aurait transmis à ses homologues libanais l’idée que « Washington est prêt à garantir un appui économique et sécuritaire conséquent, mais exige que le Liban formalise une position unifiée sur la défense nationale ». Ce scénario serait la contrepartie à une désescalade militaire israélienne au Sud.

Dans le même registre, Nahar évoque une relance du dossier du tracé des frontières maritimes avec Chypre. Le président Aoun, dans une initiative parallèle à la visite américaine, a réuni au début du mois d’août une délégation ministérielle chargée de ce dossier. Le journal note que « l’accord potentiel avec Chypre compléterait le dossier du Sud avec Israël et clarifierait le positionnement libanais en Méditerranée ». Ce front maritime pourrait devenir un levier diplomatique pour le Liban, dans le cadre de ses négociations plus larges.

Une cohérence interinstitutionnelle encore fragile

La pluralité des discours institutionnels libanais pose toutefois la question de la cohérence stratégique. Al Joumhouriyat(27 août 2025) observe que le président Joseph Aoun a réitéré devant la délégation américaine son attachement aux accords internationaux précédemment conclus. Il aurait déclaré, selon les sources présidentielles, que « le Liban est engagé envers le respect du droit international et des résolutions de l’ONU, tout en défendant sa souveraineté ». Cette formule, volontairement ambiguë, a été interprétée comme une tentative de gagner du temps face aux demandes occidentales.

De son côté, le président de la Chambre Nabih Berri a, selon Nahar, observé un silence significatif lors de sa rencontre avec les Américains. Aucune déclaration officielle n’a été publiée par Aïn el-Tiné, mais des sources politiques ont rapporté qu’il n’y avait eu « aucun progrès tangible » lors de la discussion. Cette réserve pourrait s’expliquer par la proximité de Berri avec le Hezbollah, et son refus d’endosser seul les conséquences d’une ouverture précipitée.

Par contraste, le Premier ministre Nawaf Salam semble avoir choisi une posture plus réceptive. Al Bina’ indique qu’il a salué les « efforts des partenaires internationaux pour la stabilité régionale » tout en rappelant que « toute décision sur la politique de défense nationale appartient au gouvernement tout entier ». Une formulation qui permet d’exprimer une forme d’ouverture tout en rappelant l’existence d’un processus collégial.

Enjeux et lignes de fracture

Les journaux consultés convergent sur une lecture commune : le Liban est au cœur d’un basculement diplomatique régional. Ad Diyar parle d’« une séquence critique où le Liban pourrait soit s’ancrer dans un nouvel ordre régional, soit se replier dans une configuration de confrontation prolongée ». Les discussions menées à Beyrouth sont perçues comme déterminantes pour la suite, en particulier dans les négociations indirectes entre Israël et le Liban sur la sécurité des frontières et les droits d’exploitation énergétique.

Al Akhbar formule l’hypothèse que les pressions actuelles visent à placer le Liban dans un étau géopolitique, dans lequel le pays serait contraint de faire des choix irréversibles sans garanties suffisantes. Le journal mentionne l’idée d’un « désarmement fonctionnel » du Hezbollah, qui passerait non pas par un affrontement mais par une série de réformes sécuritaires intégrées dans le plan d’aide économique.

Enfin, Nahar affirme que l’issue de cette dynamique dépendra du degré de coordination entre les institutions libanaises et de la capacité du gouvernement à résister ou à absorber les pressions divergentes. Le journal conclut que la délégation américaine a réussi à recentrer l’agenda libanais sur des priorités diplomatiques à court terme, laissant en suspens les perspectives d’un apaisement durable.

Politique internationale : tensions régionales, stratégie nucléaire et pressions israéliennes

Nouvelles tensions entre Damas et Tel-Aviv

La frontière syro-israélienne a de nouveau été le théâtre de violences. Al Quds (27 août 2025) rapporte qu’un drone israélien a ciblé un véhicule dans la région de Quneitra, entraînant la mort d’un ressortissant syrien. Le gouvernement syrien a immédiatement condamné cette frappe, la qualifiant d’« agression caractérisée contre la souveraineté nationale ». Cette attaque s’inscrit dans une série d’incidents survenus ces dernières semaines, que Damas interprète comme une tentative israélienne de maintenir la pression sécuritaire dans le sud de la Syrie.

Toujours selon Al Quds, les autorités syriennes ont convoqué l’ambassadeur russe à Damas pour lui transmettre leur désapprobation face au silence de Moscou sur ces violations, alors que la Russie reste l’un des principaux alliés militaires de la Syrie. Damas souhaiterait que Moscou use de son influence auprès de Tel-Aviv pour prévenir toute escalade.

Israël accusé de vouloir imposer un fait accompli sécuritaire

Plusieurs titres, notamment Al 3arabi Al Jadid (27 août 2025), rapportent que l’État hébreu intensifie les contacts diplomatiques pour défendre ce qu’il appelle son « droit préventif à la sécurité ». Selon ces sources, Israël tente d’arracher un accord de sécurité élargi avec les puissances occidentales, qui lui permettrait de justifier toute incursion ponctuelle en territoire syrien ou libanais, dès lors qu’il s’agirait d’une « neutralisation de menaces ».

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est cité par Al Joumhouriyat (27 août 2025) dans une déclaration controversée : « Nous ne laisserons pas le nord redevenir une base de lancement pour les ennemis d’Israël, quelles que soient les considérations diplomatiques. » Cette rhétorique inquiète plusieurs chancelleries européennes. La France, par la voix du président Emmanuel Macron, a exprimé ses réserves. Dans une interview reprise par Al Quds, le président français a qualifié les propos de Netanyahou « d’inacceptables » et de « dangereux pour l’équilibre régional ».

L’avenir du programme nucléaire iranien en suspens

Ad Diyar (27 août 2025) signale que les négociations autour du programme nucléaire iranien piétinent. Les capitales européennes s’inquiètent d’un retour de Téhéran à une stratégie dilatoire. Des diplomates européens, sous couvert d’anonymat, ont déclaré au journal que l’Iran utilise les rounds de discussion pour « gagner du temps » sans s’engager concrètement.

Dans ce contexte, les États-Unis ont intensifié leurs consultations avec leurs alliés du Golfe. Selon Al Sharq Al Awsat(27 août 2025), Washington considère désormais que toute avancée vers un nouvel accord ne pourra se faire qu’en échange de concessions iraniennes sur ses alliances régionales, notamment avec des acteurs armés non étatiques.

Le même journal rapporte par ailleurs qu’une session du Conseil de sécurité des Nations Unies, prévue début septembre, devrait examiner une possible remise en vigueur des sanctions internationales contre l’Iran, en cas d’absence de coopération d’ici là.

La crainte d’un conflit nucléaire

Dans un article publié en une de Al 3arabi Al Jadid, la question nucléaire prend une tournure plus inquiétante. Le journal se demande si les présidents russe Vladimir Poutine et américain Donald Trump réussiront à éviter un nouveau cycle de confrontation nucléaire. Les tensions sont particulièrement vives depuis la suspension du traité New START et la multiplication des manœuvres militaires dans l’Arctique. Le journal évoque une course aux armements qui prend de l’ampleur et alimente les inquiétudes sur une éventuelle reprise des essais nucléaires.

Plusieurs analystes interrogés dans l’article affirment que le climat international actuel rappelle les moments les plus tendus de la guerre froide. Le fait que les deux présidents ne se soient pas encore rencontrés en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à venir en septembre est interprété comme un signal négatif.

Pressions américaines en Asie et tensions commerciales

Le volet asiatique de la diplomatie américaine est également abordé par Al Sharq Al Awsat, qui décrit les nouveaux axes de pression économique des États-Unis sur la Chine. Selon le journal, Washington envisage une série de mesures commerciales visant les industries technologiques chinoises, en particulier dans le secteur des semi-conducteurs. L’administration Trump affirme vouloir protéger « la souveraineté technologique américaine », en accusant Pékin de pratiques déloyales.

Dans le même temps, des sources diplomatiques japonaises auraient révélé que Tokyo est sollicité pour durcir ses positions vis-à-vis de Pékin. Le journal estime que cela pourrait nuire à la stabilité économique régionale et fragiliser les chaînes d’approvisionnement déjà perturbées depuis la pandémie.

Le Yémen dévasté par de nouvelles inondations

Le journal Al 3arabi Al Jadid évoque également une situation humanitaire préoccupante au Yémen. Plus de 100 000 personnes ont été affectées par de violentes inondations dans le sud du pays. Les fortes pluies ont détruit plusieurs infrastructures vitales, notamment des ponts et des routes. Le gouvernement yéménite appelle à une aide d’urgence, tandis que les agences humanitaires tentent d’acheminer des vivres et de l’eau potable.

Le journal précise que ces inondations s’ajoutent à un contexte déjà marqué par une insécurité alimentaire endémique. L’ONU craint que les dégâts engendrent un déplacement massif des populations et compliquent davantage l’accès à l’aide humanitaire, déjà entravée par les lignes de front.

Inquiétudes humanitaires mondiales

Enfin, Al Sharq Al Awsat (27 août 2025) relaie un rapport conjoint de l’OMS et de l’UNICEF qui alerte sur la détérioration de l’accès à l’eau potable dans le monde. Plus de deux milliards de personnes n’ont pas accès à une eau gérée de manière sûre. Le rapport souligne que les zones de conflit sont les plus touchées, notamment au Sahel, en Afghanistan, en Syrie et à Gaza. Il avertit que cette situation pourrait se transformer en urgence sanitaire globale si elle n’est pas traitée rapidement par une coordination internationale renforcée.

Économie : tensions sur la reconstruction, incertitudes sur le crédit et pressions budgétaires

Un chantier de reconstruction enlisé par les blocages institutionnels

Selon Al Akhbar (27 août 2025), le gouvernement libanais peine à définir une politique claire de reconstruction, notamment en ce qui concerne les infrastructures critiques et les réseaux publics. L’article évoque un refus persistant du Conseil des ministres d’endosser formellement les propositions soumises dans le cadre du plan d’investissement pour la reconstruction, notamment celles concernant les projets d’eau, d’assainissement et d’infrastructures hospitalières. Cette position, selon les auteurs de l’article, est motivée par la crainte de voir ces projets contrôlés par des partenaires extérieurs ou détournés par des intérêts internes.

Le même journal souligne que quatre volets du plan restent entièrement bloqués. Le premier concerne la gestion des déchets, le second porte sur la réhabilitation des bâtiments hospitaliers publics, le troisième sur la mise à niveau des réseaux d’eau et d’égouts, et le quatrième sur l’amélioration de l’administration publique. L’analyse de Al Akhbarmontre que l’absence de consensus entre les ministères compétents reflète l’état de paralysie plus général du pouvoir exécutif libanais.

Risques budgétaires et pression sur la monnaie

Toujours dans Al Akhbar, une autre analyse économique met en lumière le rôle de plus en plus central de la Banque du Liban dans le financement indirect de l’État. Le journal note que plusieurs indicateurs monétaires, dont le niveau de liquidité en livres libanaises et la part croissante des bons du Trésor détenus par la Banque centrale, révèlent une dérive potentiellement inflationniste.

Parallèlement, les réserves en devises étrangères de la Banque centrale auraient légèrement diminué, en raison d’une politique de soutien ponctuel à la livre libanaise pour freiner sa dépréciation sur le marché parallèle. Cette intervention aurait été déclenchée à la suite d’une hausse de la demande en dollars au cours de la première quinzaine d’août, selon des experts cités anonymement.

Al Joumhouriyat (27 août 2025) relaie l’avis d’un économiste local affirmant que « la pression sur la monnaie nationale pourrait empirer dès la rentrée si aucune mesure concrète n’est adoptée pour structurer les dépenses publiques ou élargir l’assiette fiscale ». Le même expert invite le gouvernement à accélérer les discussions autour d’une nouvelle loi de finances, absente depuis trois exercices consécutifs.

Le spectre de l’instabilité du crédit

Al 3arabi Al Jadid (27 août 2025) alerte sur la dégradation potentielle du profil de crédit du Liban. Citant une note confidentielle d’agences de notation internationales, dont Standard & Poor’s, le journal indique que les évolutions politiques pourraient peser lourdement sur le rating souverain. L’instabilité institutionnelle, l’absence de réforme structurelle, ainsi que l’incertitude entourant la gouvernance monétaire seraient les trois principales menaces.

Toujours selon Al 3arabi Al Jadid, les analystes jugent que « l’absence de budget structuré et de négociations formelles avec le FMI augmente les risques de défaut partiel à moyen terme ». L’article évoque aussi l’impact indirect de la situation régionale : les tensions croissantes entre Israël et le Hezbollah seraient perçues comme un facteur aggravant le risque pays.

Le même journal révèle que les discussions avec le Fonds monétaire international sont au point mort depuis plus de six mois. Aucune mission technique n’est prévue à Beyrouth avant octobre, ce qui laisse peu de temps au gouvernement pour présenter un programme macro-économique crédible et chiffré.

Le blocage de l’investissement privé

Dans une brève publiée dans Al Joumhouriyat, un expert immobilier appelle les Libanais à investir dans la pierre, affirmant que « les prix sont encore très inférieurs à leur valeur réelle ». Ce conseil s’inscrit dans un contexte d’immobilisation de l’investissement privé. Plusieurs projets touristiques, immobiliers et industriels restent gelés en raison des incertitudes réglementaires et juridiques.

Les journaux Al Liwa’ et Nahar notent également l’absence de nouveaux appels d’offres publics depuis le début de l’année. Nahar mentionne le cas du chantier du port de Tripoli, où les procédures administratives liées à l’attribution des marchés sont bloquées depuis plus de huit mois en raison de conflits de compétence entre le ministère des Travaux publics et le Conseil supérieur de la privatisation.

Une économie informelle en pleine expansion

Selon Al Akhbar, la stagnation économique favorise l’essor du secteur informel. Le journal rapporte que le nombre de micro-entreprises opérant sans immatriculation fiscale aurait doublé en deux ans. Ce phénomène est particulièrement marqué dans les secteurs du commerce de détail, du transport et des services à domicile. Des responsables syndicaux cités dans l’article alertent sur les conséquences sociales de cette informalisation, notamment la précarisation croissante des conditions de travail et l’effondrement du système de sécurité sociale.

Le gouvernement reste pour l’instant silencieux sur ce sujet, bien qu’un projet de régularisation ait été brièvement évoqué au sein du ministère de l’Économie, sans être formellement inscrit à l’agenda.

Une recomposition possible du soutien régional

Une note confidentielle relayée dans la rubrique « Secrets » de Al Joumhouriyat laisse entendre qu’un pays du Golfe s’apprêterait à rétablir une coopération financière bilatérale avec le Liban. Cette évolution interviendrait après des années de gel volontaire des canaux de financement en raison de tensions diplomatiques persistantes.

Cette information intervient alors que plusieurs analystes estiment que le Liban pourrait obtenir un soutien conditionnel, à la fois bilatéral et multilatéral, sous réserve d’engagements stricts en matière de lutte contre la corruption et de renforcement des institutions. Al 3arabi Al Jadid souligne que des discussions préliminaires auraient eu lieu en marge de réunions à New York entre des représentants libanais et des diplomates saoudiens.

Justice : mise en cause des élites, pressions sur la magistrature et détentions controversées

La remise en liberté controversée de Riad Salamé

Selon Al Akhbar (27 août 2025), la décision de remise en liberté de l’ancien gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, continue de provoquer une onde de choc dans les milieux judiciaires et politiques. Le journal qualifie cette décision de « mascarade judiciaire », pointant la faiblesse du montant de la caution imposée pour sa libération. La presse rappelle que Salamé, bien qu’impliqué dans de multiples affaires de corruption et de détournement de fonds, a pu quitter sa cellule sans que les conditions judiciaires habituelles soient remplies, notamment l’examen des preuves matérielles dans les volets internationaux de l’affaire.

L’article précise également que plusieurs juges du ministère public ont été mis à l’écart ou désavoués dans ce dossier, ce qui alimente les soupçons d’interférences politiques dans le traitement du cas Salamé. L’implication d’avocats influents et de réseaux liés à l’ancien pouvoir en place est largement évoquée, sans que des noms ne soient publiquement confirmés. L’affaire révèle une fracture persistante entre une partie du corps judiciaire revendiquant son indépendance et des pressions exercées par des figures politiques ou institutionnelles souhaitant neutraliser certaines enquêtes.

Les suites judiciaires de l’affaire de la UNIFIL à Meiss El Jabal

Toujours dans Al Akhbar (27 août 2025), un article revient sur l’enquête ouverte à la suite d’un incident impliquant une patrouille de la FINUL dans le secteur de Meiss El Jabal, au sud du Liban. La justice militaire aurait été saisie après la diffusion d’images montrant des échanges tendus entre des résidents locaux et des soldats de la mission internationale. Des plaintes ont été déposées par les deux parties. Le dossier est suivi par le procureur militaire, qui aurait demandé l’audition de plusieurs témoins civils.

Le journal précise que cet événement s’inscrit dans un climat de tension croissante entre la population de certains villages frontaliers et les unités de la FINUL, notamment dans le cadre de leur mandat d’observation élargi depuis les dernières résolutions du Conseil de sécurité. Les autorités judiciaires locales, selon le journal, sont prises entre la nécessité de préserver les relations diplomatiques et la volonté de ne pas laisser impunies certaines actions perçues comme des abus d’autorité.

L’ombre persistante des anciens conflits : la mémoire de 2014

An Nahar (27 août 2025) consacre une pleine page à la résurgence du dossier des militaires enlevés et tués en août 2014, dans le cadre de l’offensive djihadiste à Arsal. Ce retour dans l’actualité est lié à une mobilisation de certaines familles, relayée par des figures communautaires du nord-est libanais, qui demandent l’ouverture d’une commission d’enquête indépendante sur la gestion sécuritaire de cette période. L’article évoque également les menaces formulées récemment par des clans locaux concernant d’éventuels enlèvements de militaires en poste, en représailles à l’absence de progrès judiciaire sur les responsabilités passées.

Des voix s’élèvent pour dénoncer l’impunité persistante des officiers et responsables politiques qui auraient pris des décisions compromettantes à l’époque. Le journal mentionne des « tractations » au sein du Parlement pour éviter que le sujet soit inscrit à l’ordre du jour d’une séance prochaine de la commission défense, malgré l’insistance de plusieurs députés de la Békaa.

Les incertitudes du projet d’amnistie

Dans Nahar toujours, une double page est consacrée au débat sur la loi d’amnistie générale, relancé par plusieurs partis à l’approche de la rentrée parlementaire. Le texte de loi en discussion propose de suspendre les poursuites ou d’annuler les condamnations prononcées dans un large éventail de cas : infractions liées aux manifestations de 2019, certains dossiers de corruption administrative, et même des affaires de trafics en lien avec la frontière syrienne.

L’article expose les nombreuses « embûches juridiques et pièges politiques » qui entravent l’adoption du projet. Plusieurs juristes cités dans Nahar dénoncent l’ambiguïté de la rédaction actuelle, qui pourrait permettre à des figures de premier plan dans des scandales financiers d’échapper aux poursuites. À l’inverse, des associations de défense des droits humains alertent sur le risque d’instrumentalisation de la loi pour marginaliser les anciens manifestants ou opposants arrêtés en marge des soulèvements de 2019.

La position du gouvernement reste floue. Des membres du cabinet auraient discrètement exprimé leur désaccord avec la version actuelle, craignant une « crise de confiance majeure » avec les bailleurs internationaux.

Arrestations, détentions prolongées et critiques de la défense

Un autre dossier judiciaire sensible est évoqué par Nahar (27 août 2025), celui de plusieurs détenus poursuivis pour participation à des actes de sabotage économique ou politique, notamment durant les blocages d’institutions à l’automne 2023. L’un des avocats, Me Habka, cité par le journal, affirme que son client est emprisonné depuis plus de onze mois sans mise en accusation formelle. Il critique la lenteur des procédures et conteste la légalité du montant élevé de la caution réclamée, le qualifiant de « moyen détourné de maintenir l’emprisonnement sans décision judiciaire ». L’affaire est actuellement bloquée au niveau de la chambre d’instruction du tribunal de Beyrouth.

Dans le même registre, une information judiciaire ouverte à Saïda sur des soupçons de détournement de fonds publics dans la municipalité reste également sans suite. Le juge d’instruction aurait refusé de convoquer plusieurs figures politiques locales, malgré les éléments matériels fournis par la Cour des comptes. Le dossier est surveillé de près par des ONG libanaises spécialisées dans la transparence, qui réclament une transmission rapide au parquet financier.

Résistances internes dans le corps judiciaire

Selon Al Akhbar, plusieurs magistrats auraient récemment refusé d’appliquer des injonctions transmises par le ministère de la Justice dans des affaires sensibles. Ces refus sont interprétés comme une volonté de préserver leur autonomie face aux pressions croissantes du pouvoir exécutif. Le journal mentionne des cas de mutations disciplinaires ou de suspension de missions pour certains juges considérés comme réfractaires aux injonctions officieuses.

Ce climat contribue à nourrir un malaise profond dans les rangs de la magistrature, déjà fragilisée par les réductions de salaires, le manque de moyens matériels et les atteintes à l’indépendance statutaire. Plusieurs audiences prévues dans des dossiers de corruption ont été reportées sine die en raison d’une grève partielle des greffiers judiciaires, toujours en attente d’un décret d’indexation de leurs indemnités.

Société : fragmentation sociale, colère populaire et fractures éducatives

L’autorisation restreinte des vitres teintées divise l’opinion

Dans son édition du 27 août 2025, An Nahar consacre un article à la décision prise par le ministère de l’Intérieur concernant le retour partiel des autorisations pour vitres teintées. Le nouveau dispositif, qui devrait entrer en application à partir du mois suivant, impose des critères spécifiques, limitant l’accès à ce privilège à certaines professions identifiées comme sensibles, telles que les magistrats, avocats ou journalistes, ainsi que les personnes disposant d’un certificat médical justificatif.

La mesure, selon le ministère, vise à garantir un équilibre entre la sécurité publique et le droit à la discrétion. Cependant, plusieurs voix citoyennes relayées par An Nahar contestent l’équité du dispositif, l’interprétant comme un privilège réservé aux catégories socio-professionnelles les mieux connectées à l’administration. Certains accusent la mesure d’alimenter une perception d’impunité accordée aux élites, au détriment de la transparence dans l’espace public.

Les tensions autour de la présence syrienne

Al Liwa’ (27 août 2025) revient sur les tensions croissantes autour de la présence de réfugiés syriens, notamment dans les régions de la Békaa et du Akkar. Le journal cite des habitants se plaignant de l’émission croissante de documents municipaux facilitant la circulation ou l’installation de réfugiés sans coordination avec les autorités centrales. Ce phénomène suscite, selon l’article, un sentiment d’injustice chez certains Libanais, qui y voient une tentative déguisée de régularisation de masse.

Le journal rapporte également des tensions dans plusieurs établissements scolaires publics, où la cohabitation entre élèves libanais et syriens a mené à des situations conflictuelles. Des enseignants affirment que les demandes d’ouverture de classes supplémentaires se heurtent à un refus administratif en raison de l’absence de locaux ou de personnel qualifié. Des représentants syndicaux évoquent la crainte d’une ségrégation scolaire déguisée, accentuant les lignes de fracture communautaire.

Failles dans la protection contre les violences domestiques

Toujours selon Al Liwa’, un fait divers à Saïda illustre les carences persistantes du système de protection des victimes de violences conjugales. Une jeune femme a été hospitalisée après une agression récurrente de son conjoint, malgré plusieurs signalements aux autorités compétentes. L’article précise que les appels au numéro d’urgence dédié sont restés sans réponse, et que la plainte initialement déposée n’a débouché sur aucune mesure de protection.

Le journal rappelle que la loi 293 sur la protection des femmes reste insuffisamment appliquée, notamment en ce qui concerne l’éloignement du conjoint violent et l’accès aux structures d’accueil. Des associations spécialisées dénoncent le manque de coordination entre la police, la justice et les hôpitaux, ainsi que l’absence de financement récurrent pour soutenir les centres de prise en charge.

Hausse de l’insécurité alimentaire dans les quartiers populaires

Toujours dans Al Liwa’, la rubrique sociale met en lumière la situation des familles des quartiers de Bourj Hammoud, de Bab El Tebbaneh à Tripoli et de certains quartiers périphériques de Tyr. Plusieurs témoignages rapportent l’interruption des distributions de coupons alimentaires depuis plus d’un mois. Ces aides, issues de partenariats entre ONG locales et bailleurs internationaux, ne seraient plus distribuées en raison de désaccords administratifs avec les municipalités.

L’article souligne le recours croissant à des pratiques d’endettement informel dans les petits commerces de proximité. Certaines familles échangent désormais des objets personnels contre de la nourriture, selon les commerçants interrogés. Le ministère des Affaires sociales n’a pas publié de calendrier pour la reprise des aides, tandis que les cartes électroniques de subsistance sont toujours en phase pilote.

Dégradation du système hospitalier public

Al Akhbar (27 août 2025) consacre un article à la situation de l’hôpital public de Baabda, confronté à un afflux massif de patients à la suite d’intoxications alimentaires survenues dans le cadre d’activités scolaires estivales. L’hôpital, selon le journal, souffre d’un manque criant de personnel, d’une panne prolongée des équipements d’imagerie et de l’absence de carburant pour alimenter les générateurs pendant les coupures électriques.

Le personnel soignant déplore également le non-versement des indemnités de nuit, aggravant le taux d’absentéisme. Le journal rappelle que ces difficultés sont consécutives à l’échec de la réforme hospitalière annoncée en 2023, jamais mise en œuvre après la suspension des fonds de la Banque mondiale.

Surcharge scolaire et désorganisation administrative

Selon An Nahar (27 août 2025), les écoles publiques de plusieurs régions du Metn et du Sud connaissent une saturation préoccupante. Certaines écoles ont dû improviser des salles de classe dans les couloirs, les bibliothèques ou les salles de professeurs, faute de locaux adéquats. Le nombre d’élèves inscrits pour l’année 2025-2026 dépasse largement les capacités d’accueil prévues dans les plans du ministère de l’Éducation.

Le journal précise que la répartition des enseignants contractuels n’a toujours pas été validée, les négociations entre la Direction générale de l’Éducation et le ministère des Finances étant suspendues. Plusieurs syndicats ont annoncé leur intention de boycotter la rentrée scolaire si aucune solution budgétaire n’est proposée. Ils dénoncent également l’absence de planification pour la réintégration du personnel suspendu depuis la crise sanitaire.

Comportements à risque et perte de repères chez les jeunes

Dans une enquête publiée par Al Liwa’, le journal donne la parole à des éducateurs et travailleurs sociaux alertant sur la montée des comportements à risque chez les jeunes. Ces derniers font état d’une hausse inquiétante de la consommation de drogues de synthèse, de la participation à des paris en ligne, ainsi que de l’augmentation du décrochage scolaire, notamment dans les régions périphériques.

Les intervenants pointent du doigt l’absence de programmes publics de prévention, la fermeture de nombreux centres de loisirs et la disparition de dispositifs d’encadrement scolaire. L’article évoque une « génération sans horizon », en proie à une perte de repères sociaux et familiaux, aggravée par l’effondrement des structures éducatives et sanitaires de base.

Culture : initiatives théâtrales à Saïda et absence d’agenda institutionnel

Représentations scéniques dans une école à Saïda

Selon Al 3arabi Al Jadid du 27 août 2025, une série de représentations théâtrales a été organisée dans l’enceinte de l’école nationale évangélique pour filles et garçons à Saïda. Le journal rapporte que huit pièces ont été présentées au cours de cet événement, avec une poursuite prévue à Beyrouth. Les représentations se sont tenues en présence d’un public local et ont été animées par des comédiens adoptant un style direct, sans utilisation de chants ou de musique.

Toujours selon Al 3arabi Al Jadid du 27 août 2025, le choix d’éviter toute forme d’accompagnement musical a été revendiqué comme un moyen de laisser place à un dialogue spontané entre les comédiens et les spectateurs. Le texte précise que le contenu des pièces portait sur des situations sociales ordinaires, jouées avec un langage courant, accessible, et que les comédiens n’ont pas utilisé de masque.

Le journal ajoute que le décor scénique était volontairement dépouillé. La performance était centrée sur la parole et l’interaction directe. L’objectif exprimé par les organisateurs était d’atteindre un public large, dans un format simple et accessible, en mettant en scène des scènes inspirées du quotidien. Le journal ne mentionne pas le nom de la troupe ni le détail du programme artistique.

Al 3arabi Al Jadid du 27 août 2025 indique également que les spectateurs ont manifesté un intérêt marqué pour ce type de représentation. La réception du public est décrite comme attentive et engagée, certains intervenants locaux ayant salué cette initiative comme une alternative culturelle dans une région peu desservie par les institutions artistiques formelles.

Le même article précise que les organisateurs prévoient une extension de ces représentations dans d’autres villes libanaises. Aucun calendrier ou lieu n’est encore communiqué à la date du 27 août 2025.

Absence d’agenda culturel officiel

L’analyse des éditions d’Al JoumhouriyatAl AkhbarAn NaharAd DiyarAl Liwa’Al QudsAl SharqAl Bina’ et Al Sharq Al Awsat du 27 août 2025 révèle qu’aucune de ces publications ne mentionne d’agenda culturel centralisé ou de programme soutenu par le ministère de la Culture. Aucun événement culturel organisé à l’échelle nationale ou coordonné par une institution publique n’apparaît dans les contenus disponibles.

Al Akhbar du 27 août 2025, Al Liwa’ du 27 août 2025 et An Nahar du 27 août 2025 n’incluent aucune rubrique culturelle signalant une exposition, un concert, un festival, un salon du livre ou une programmation muséale en cours. Aucun lieu culturel public n’est mentionné. Aucun communiqué du ministère de la Culture n’est reproduit dans ces éditions.

Cette absence est constatée également dans Al Quds et Al Sharq Al Awsat du 27 août 2025, qui ne consacrent aucune page ou encart à un événement culturel se déroulant au Liban. Aucune initiative portée par les municipalités ou les gouvernorats n’est rapportée.

Aucune mention d’artistes, d’œuvres ou d’expositions libanaises

Les éditions consultées du 27 août 2025 ne mentionnent aucun artiste libanais contemporain. Aucun article ne présente une œuvre littéraire, musicale ou plastique produite récemment par un créateur libanais. Aucune critique culturelle ou chronique spécialisée ne figure dans les pages intérieures des journaux examinés. Aucun musée, galerie ou salle d’exposition n’est cité comme lieu d’activité culturelle.

Al Quds du 27 août 2025 publie un article consacré à la critique littéraire arabe, centré sur un ouvrage rédigé par un universitaire irakien, sans lien avec le Liban. Ce contenu ne mentionne pas d’auteur libanais ni de production éditoriale en lien avec la scène locale.

Les journaux Al Bina’ et Al Sharq du 27 août 2025 ne contiennent aucune rubrique culturelle. Aucun article ne mentionne de spectacle, d’exposition ou de publication au Liban. Les pages sont majoritairement consacrées à des sujets politiques, diplomatiques ou économiques. Aucune page culturelle spécifique n’est présente dans ces éditions.

Aucune trace non plus d’événement littéraire organisé par des institutions privées ou universitaires. Aucun festival, conférence ou rencontre autour d’un auteur ou d’un thème culturel libanais n’est signalé dans les journaux datés du 27 août 2025.

Aucun contenu relatif à la musique, au cinéma ou au patrimoine

L’ensemble des sources PDF datées du 27 août 2025 ne comporte aucune référence à des concerts, albums, tournées musicales ou spectacles musicaux au Liban. Aucune critique musicale n’est publiée. Aucune mention d’un enregistrement ou d’une diffusion radiophonique ou télévisée d’un artiste libanais n’est retrouvée.

Il en va de même pour le cinéma : aucun film, court métrage, documentaire ou projection n’est annoncé dans les sources disponibles. Aucun festival cinématographique n’est évoqué. Aucun acteur, réalisateur ou producteur libanais n’est mentionné dans les articles parus ce jour.

Aucun contenu lié à la préservation du patrimoine culturel ou architectural libanais n’est rapporté par les journaux du 27 août 2025. Aucune initiative de rénovation, d’inventaire ou de valorisation de biens culturels, archéologiques ou historiques n’est rapportée. Aucun partenariat local ou international concernant la culture patrimoniale n’est identifié dans les éditions analysées.

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