jeudi, février 19, 2026

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Revue de presse: élections libanaises sous tension et bras de fer fiscal sur fond de risques régionaux

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Échéance électorale et soupçons de report

Selon Al Joumhouriyat du 19 février 2026, le compte à rebours avant les législatives s’accélère et place l’échéance au centre d’une bataille politique ouverte. Le quotidien insiste sur une séquence courte, présentée comme décisive, et sur l’idée d’un scrutin « menacé » par des tentatives de report. La même édition décrit une campagne qui commence avant l’heure, car les rapports de force se règlent déjà sur la loi électorale, les circonscriptions et la capacité des blocs à sécuriser leurs sièges.

Dans Annahar du 19 février 2026, la scène électorale apparaît, elle aussi, comme un sujet de première importance, avec un suivi de terrain qui renvoie à des équilibres locaux fragiles. Le journal met en avant la préparation des listes et l’attente autour de la formation des alliances, ce qui traduit une incertitude persistante sur la forme finale des coalitions. Le climat décrit par Al Joumhouriyat du 19 février 2026 et Annahar du 19 février 2026 converge sur un point. Les mécanismes institutionnels du scrutin deviennent un enjeu en soi. Les règles du jeu pèsent autant que les programmes.

Selon Al Akhbar du 19 février 2026, la compétition se déplace tôt vers le découpage et les « cercles » électoraux. Le quotidien évoque une bataille anticipée autour des circonscriptions, signe que les camps cherchent d’abord à verrouiller les conditions de la victoire plutôt qu’à convaincre sur des contenus. Dans le même numéro, la question démographique est mobilisée comme argument politique. Le journal met en avant des projections qui soulignent des changements dans la structure par âge et par confession, et suggère que ces tendances alimentent une inquiétude identitaire. Ce cadrage accentue la polarisation. Il fait de l’élection un moment de bascule, plus qu’un rendez-vous institutionnel ordinaire.

Pressions économiques et fiscalité au cœur des arbitrages

La dimension économique s’impose comme l’autre fil rouge des unes. Ad Diyar du 19 février 2026 insiste sur la question des impôts et sur la confrontation entre l’exécutif, le Parlement et une opinion épuisée. Le journal évoque une séquence où la fiscalité devient une ligne de front, avec le risque d’un rejet social accru. Dans la même édition, l’idée d’un coût massif de la corruption est mise en avant, avec une référence à un ordre de grandeur d’un milliard de dollars, présenté comme un symbole de l’hémorragie financière et de l’impunité.

Al Sharq du 19 février 2026, dans un registre plus analytique, place le débat fiscal dans le contexte d’un pays soumis à une crise prolongée. Le quotidien insiste sur la sensibilité du sujet, car l’impôt touche une population déjà fragilisée. Il associe aussi le dossier fiscal à celui des banques et des déposants. Le journal présente la question bancaire comme un point de tension encore plus explosif que l’impôt, car elle renvoie directement aux pertes, à la responsabilité des acteurs et au sentiment d’injustice. Dans cette lecture, la fiscalité ne peut pas être séparée de la crise de confiance. Toute nouvelle taxe risque d’être perçue comme une punition supplémentaire, tant que le dossier des dépôts reste sans solution claire.

Al Akhbar du 19 février 2026 apporte un angle chiffré. Le quotidien met en avant le rendement d’une taxe sur l’essence, présenté en centaines de millions de dollars. Ce type de chiffre sert de preuve politique. Il peut alimenter deux récits opposés. D’un côté, l’État a besoin de recettes et cherche des leviers rapides. De l’autre, la population paye déjà un prix élevé, tandis que les réformes de gouvernance tardent. En parallèle, Ad Diyar du 19 février 2026 évoque la pression d’un mouvement de grève dans l’administration. L’enjeu est direct. Si les services publics ralentissent, la collecte de l’impôt et la mise en œuvre des décisions budgétaires deviennent encore plus chaotiques. Le blocage administratif se transforme alors en facteur de désordre économique.

Dans ce contexte, l’agenda politique du président de la République Joseph Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam se trouve implicitement cerné par des contraintes immédiates. Les unes décrivent un pays pris entre la nécessité de recettes, l’obligation de justice financière et le risque d’une explosion sociale. Le conflit sur l’impôt devient un révélateur. Il mesure la capacité du pouvoir à imposer un effort collectif, mais aussi sa capacité à convaincre que l’effort sera équitable.

Sécurité intérieure, rapports de force et discours politiques

La tonalité sécuritaire et politique traverse plusieurs premières pages. Annahar du 19 février 2026 met en avant un échange avec le sénateur Olivier Cadic, qui pose une question frontale au Hezbollah. Le message suggère un choix stratégique attendu, ce qui renvoie à la pression internationale et aux débats internes sur la place du parti dans l’équation nationale. Ce type de prise de parole, relayé en une, montre que les acteurs étrangers continuent de peser sur la scène libanaise par des signaux publics, et pas seulement par des canaux discrets.

Ad Diyar du 19 février 2026 laisse aussi apparaître un arrière-plan sécuritaire, avec des références à des dispositifs et à des tensions sur le terrain. Même sans détailler tous les dossiers, le cadrage général met en avant l’idée d’un pays où la sécurité, la justice et la politique électorale se croisent. Quand l’administration est en grève, quand la fiscalité est contestée, et quand la campagne s’ouvre sous suspicion, l’État donne une image de fragilité. Ce sentiment nourrit les stratégies de mobilisation. Il renforce aussi le poids des appareils.

Al Binaa’ du 19 février 2026 se distingue en orientant sa une vers la diplomatie régionale et le dossier nucléaire, mais il contribue indirectement au débat libanais. Le journal insiste sur la continuité des discussions entre Washington et Téhéran, et sur l’idée qu’aucune suspension n’est annoncée, avec des signaux de part et d’autre sur une prochaine session. Ce récit réduit, au moins sur le papier, le risque d’un choc immédiat. Pourtant, dans l’espace libanais, toute hausse ou baisse de tension entre les États-Unis et l’Iran se traduit par des repositionnements internes. Les forces politiques locales lisent ces signaux comme des indicateurs de marge de manœuvre.

Risque régional et scénarios de confrontation

La menace d’une escalade régionale apparaît explicitement dans Al Akhbar du 19 février 2026, qui évoque des « tambours de guerre » autour de l’Iran et une défiance d’Israël face à une atmosphère présentée comme « positive ». Le choix des mots suggère un scepticisme sur la solidité des signaux diplomatiques. Cela renforce une perception de danger. La diplomatie serait active, mais la tentation de la confrontation resterait présente. Dans ce cadre, le Liban est indirectement concerné, car toute montée aux extrêmes aurait des répercussions sécuritaires et économiques immédiates.

Al Sharq Al Awsat du 19 février 2026 complète ce tableau par une focalisation sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux. Le journal met en avant l’Ukraine, avec l’idée d’avancées sans percée dans des discussions de paix, ce qui renvoie à une guerre qui s’installe dans la durée. Le même numéro évoque une possible trêve humanitaire durant le Ramadan, signe que la diplomatie cherche au moins des pauses limitées. Cette perspective s’inscrit dans un climat global où les conflits s’enlisent. Or, l’enlisement nourrit la volatilité des prix, les incertitudes sur les corridors énergétiques, et donc les fragilités des économies importatrices comme le Liban.

Sur un autre registre, Al Sharq Al Awsat du 19 février 2026 mentionne une coopération entre Damas et Bagdad autour d’un trafic de drogue déjoué. Ce type d’information rappelle que les enjeux de sécurité transfrontalière restent au premier plan au Levant. Il relie la stabilité interne des États à la lutte contre les réseaux. Pour Beyrouth, ces dynamiques sont lourdes. Elles influencent la sécurité, mais aussi la diplomatie, car les partenaires étrangers conditionnent souvent leur aide à la capacité de contrôle des frontières et des circuits illégaux.

Le dossier Hariri et l’influence saoudienne

Selon Al Akhbar du 19 février 2026, les contraintes saoudiennes autour de Saad Hariri se renforcent. Le journal présente cette évolution comme un facteur politique majeur. Elle pèse sur l’équilibre sunnite et sur les scénarios électoraux, car l’ancien Premier ministre conserve une capacité de mobilisation symbolique, même quand son rôle opérationnel est limité. La mention en une suggère que les décisions ou hésitations de Riyad restent structurantes pour une partie de la vie politique libanaise.

Ce thème recoupe la logique décrite par Al Joumhouriyat du 19 février 2026, qui met en scène des ajustements d’alliances et des crispations à l’approche du scrutin. Quand les parrains régionaux et les acteurs locaux se repositionnent, la campagne devient un jeu de signaux. Elle oscille entre calcul électoral et négociation géopolitique. Dans ce contexte, la question n’est pas seulement de savoir qui sera candidat. Elle est aussi de savoir qui sera soutenu, toléré ou marginalisé.

Au même moment, la scène internationale reste un paramètre de poids. Donald Trump étant président des États-Unis depuis 2025, la lecture des dossiers régionaux se fait aussi à travers les choix de Washington, qu’il s’agisse de l’Iran, d’Israël ou des alliances arabes. Les unes du 19 février 2026, en particulier celles de Al Binaa’ et Al Akhbar, illustrent ce va-et-vient constant entre diplomatie et risque de rupture.

La synthèse des unes de cette journée dessine donc une séquence compacte. Les élections libanaises sont présentées comme vulnérables, car elles se déroulent au milieu d’un conflit fiscal et d’une crise bancaire toujours inflammable, décrits par Ad Diyar du 19 février 2026 et Al Sharq du 19 février 2026. En parallèle, le contexte régional reste instable, entre négociations américano-iraniennes suivies par Al Binaa’ du 19 février 2026 et signaux de confrontation mis en avant par Al Akhbar du 19 février 2026. À ce carrefour, les rapports de force internes se recomposent, et chaque acteur tente de transformer l’incertitude en avantage politique.

Politique locale: choc fiscal, bataille électorale et recomposition des équilibres internes

Décisions fiscales du gouvernement et fracture immédiate dans l’opinion

Dans Annahar du 19 février 2026, la séquence politique est dominée par les décisions fiscales prises par le Conseil des ministres lors de sa dernière séance. Le quotidien décrit une « tempête » de réactions après l’adoption de mesures jugées lourdes, et souligne que l’agitation n’a pas seulement un contenu social. Elle ouvre aussi un cycle politique, car elle arrive au moment où d’autres échéances sensibles se rapprochent.  

Ad Diyar du 19 février 2026 rapporte une colère populaire, nourrie par des effets rapides sur le coût de la vie. Le journal insiste sur l’impact direct de la hausse du prix de l’essence sur les ménages, avec un effet mécanique sur les transports. Il évoque aussi une dérégulation des prix et une absence de contrôle efficace, ce qui amplifie l’impression d’injustice. Dans la même séquence, Ad Diyar du 19 février 2026 note que les protestations enregistrées restent limitées, malgré la tension. Le quotidien attribue cette retenue à un encadrement sécuritaire autour des mouvements constatés.  

Al Binaa du 19 février 2026 formule une critique frontale de la méthode gouvernementale. Le journal explique que la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée et l’augmentation du prix de l’essence interviennent à un moment socialement sensible, avec l’entrée dans le mois de Ramadan. Il estime que cela fournit un prétexte aux commerçants pour relever les prix. Il insiste aussi sur l’absence de dispositifs de contrôle et de sanctions, ce qui laisse les consommateurs exposés.  

Dans ce climat, la question n’est pas seulement celle des montants. Elle est aussi celle de la confiance. Une mesure fiscale est généralement défendable si elle s’inscrit dans une politique cohérente, et si l’effort est réparti. Or, plusieurs publications du 19 février 2026 décrivent une impression inverse. Les taxes sont perçues comme une réponse immédiate à une urgence budgétaire, sans garantie claire sur l’équité, ni sur la capacité de l’État à limiter les abus sur les prix.

TVA, essence, conteneurs: les paramètres techniques deviennent un conflit politique

Al Binaa du 19 février 2026 détaille le paquet fiscal et en fait un sujet de politique intérieure. Le quotidien indique que le gouvernement de Nawaf Salam prévoit de transmettre au Parlement un projet de relèvement de la taxe sur la valeur ajoutée, de 11% à 12%. Il rapporte aussi une augmentation du prix de l’essence, présentée comme une hausse de 300 000 livres libanaises, ainsi qu’un ajustement des droits sur les conteneurs, avec des montants différenciés selon la taille. Le journal relie ces décisions à un objectif de financement, notamment pour des revalorisations en faveur des militaires, des enseignants et des fonctionnaires. Il souligne enfin l’existence de divergences au sein du gouvernement, décrites comme un débat vif entre ministres.

Al Akhbar du 19 février 2026 apporte une lecture chiffrée sur la taxe liée à l’essence. Le quotidien écrit que la hausse décidée se traduit par une augmentation brutale du prix de l’essence 95 octane, et note ses répercussions immédiates sur le secteur des transports. Il précise ensuite un ordre de grandeur des recettes attendues. Le journal évoque un prélèvement additionnel de 320 000 livres par unité, et estime que les recettes annuelles pourraient atteindre environ 534 millions de dollars, sur la base des volumes de consommation observés auparavant. Le même article ajoute une donnée d’importation sur l’année 2025, présentée comme un repère pour projeter le rendement fiscal.

Cette approche renforce un débat typiquement local. Une taxe peut apparaître efficace sur le papier si elle produit rapidement des recettes. Pourtant, elle devient politiquement explosive quand elle touche une dépense quotidienne. Elle agit sur les prix, mais aussi sur la mobilité, donc sur l’accès au travail. Dès lors, l’opposition n’est pas seulement idéologique. Elle est vécue. Al Binaa du 19 février 2026 insiste d’ailleurs sur l’idée que la taxe sur la consommation agit comme une taxe « aveugle », qui ne distingue pas entre riches et pauvres, et que son effet inflationniste peut effacer une partie des augmentations salariales.

Opposition parlementaire, partis et syndicats: la contestation se structure

La contestation ne se limite pas à la rue. Elle se formule aussi en termes politiques et juridiques. Annahar du 19 février 2026 rapporte une réaction qui vise le mécanisme de décision. Le journal cite une critique sur l’absence de commissions spécialisées chargées d’examiner des recettes alternatives, hors taxes et droits, avant de décider des augmentations. Le même passage souligne un appel à des augmentations « étudiées », intégrées au salaire de base, plutôt qu’à des compensations isolées.  

Annahar du 19 février 2026 signale aussi une escalade sur le terrain juridique. Le quotidien écrit que le Courant patriotique libre adopte une démarche de recours devant le Conseil d’État contre la décision gouvernementale d’imposer une taxe sur l’essence. Il ajoute que des organisations professionnelles du transport sont engagées dans la même dynamique, et que la formation politique promet de mobiliser toute voie légale pour obtenir un recul du gouvernement.  

Dans Al Binaa du 19 février 2026, plusieurs prises de position se répondent, avec un registre plus accusatoire. Le journal évoque des déclarations qui qualifient les décisions de « vol » des poches des Libanais, et parle de risque d’explosion sociale. Il relaie notamment des dénonciations centrées sur l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée, l’augmentation des prélèvements sur les carburants et, plus largement, l’absence de lutte crédible contre le gaspillage et la corruption.

Ad Diyar du 19 février 2026 donne un autre angle, plus politique. Le quotidien rapporte les propos du député Bilal Abdallah, membre du Bloc du Rassemblement démocratique, qui estime que la situation ne supporte pas de mouvements revendicatifs de grande ampleur à ce stade. Il appelle à protéger la stabilité, tout en reconnaissant une « erreur » du gouvernement. Il ajoute que la solution devrait passer par un débat politique et parlementaire, afin de préserver les augmentations du secteur public sans faire porter l’ensemble du financement sur les citoyens, en cherchant d’autres sources de recettes.  

Ces discours montrent un clivage interne. D’un côté, certains insistent sur l’urgence budgétaire. De l’autre, beaucoup dénoncent l’injustice distributive et la méthode. Entre les deux, des acteurs cherchent un compromis. Ils tentent d’éviter un basculement social, sans renoncer à la question des salaires publics.

Fonction publique et salaires: l’État finance les augmentations par l’impôt, au risque du boomerang

Al Quds du 19 février 2026 apporte des éléments factuels sur le volet « salaires » dans le secteur public. Le journal rapporte que le gouvernement annonce à la fois une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée, une hausse de l’essence, et une augmentation des rémunérations pour les employés et les retraités du secteur public. Il cite le ministre de l’Information, Paul Morcos, qui indique que le Conseil des ministres approuve une augmentation équivalente à six salaires, sur une base de référence liée à la valeur de 2019, et donne une fourchette de 100 à 120 dollars mensuels. Le même passage précise que l’augmentation est versée sous forme d’indemnité mensuelle séparée, non intégrée au salaire de base, et évoque un ordre de grandeur du nombre d’agents concernés.  

Ce choix technique est lourd politiquement. Une indemnité séparée est plus facile à ajuster, mais elle nourrit l’idée d’une solution provisoire. De plus, si l’indemnité est financée par des taxes sur la consommation, l’avantage peut être absorbé par l’inflation. C’est précisément l’argument développé dans Al Binaa du 19 février 2026, qui décrit un mécanisme où l’État « donne d’une main et reprend de l’autre » via la hausse des prix.  

Ad Diyar du 19 février 2026 insiste sur l’équation budgétaire. Le quotidien rapporte l’idée qu’il est difficile de payer un secteur public très large sans recourir à des taxes et des droits. Le journal mentionne aussi un chiffre de « surplus » budgétaire atteint en 2025, présenté comme un repère, et avertit que l’augmentation des dépenses liées aux revalorisations salariales pourrait creuser un déficit. Ce cadrage renvoie à un dilemme classique. Soit l’État augmente les recettes rapidement, soit il reporte les paiements, soit il coupe ailleurs. Dans un pays fragilisé, chaque option a un coût politique.  

Élections législatives 2026: impasse des expatriés et soupçons de report

La politique locale ne se résume pas aux taxes. Annahar du 19 février 2026 place aussi en tête des priorités un « piège » juridique autour des élections législatives de 2026, lié au vote des expatriés. Le journal décrit une impasse sans perspective claire, et explique que ce blocage pèse sur le calendrier et sur la dynamique des candidatures. L’idée centrale est simple. Tant que la règle du vote des expatriés reste contestée, une partie du jeu électoral reste suspendue.  

Al Liwaa du 19 février 2026 évoque de son côté un climat diplomatique autour de la possibilité d’un report. La une mentionne un échange avec les ambassadeurs de la « commission des cinq » et un débat sur des options, parmi lesquelles figure explicitement le report du scrutin. Même si l’article ne se confond pas avec une décision institutionnelle, il révèle un élément sensible. Le dossier électoral n’est pas seulement interne. Il est observé et discuté dans un cadre diplomatique.  

À ce stade, plusieurs facteurs se combinent. Les taxes créent une tension sociale. Le vote des expatriés crée une tension juridique. Enfin, les alliances se forment dans l’attente de règles stables. Cela alimente des soupçons. Chaque camp peut craindre que l’autre cherche à modifier le cadre au dernier moment. Dans ce type de contexte, le moindre retard administratif prend une dimension politique.

Alliances locales et batailles de circonscriptions: le terrain se prépare avant la campagne

Annahar du 19 février 2026 offre un exemple concret de recomposition locale, dans la Békaa-Ouest. Le quotidien explique que la bataille électorale commence à se dessiner, avec des contacts et des alliances encore en phase de consolidation. Il décrit des listes qui avancent vite, et d’autres bloquées dans l’incertitude, ce qui rend le paysage ouvert. Annahar du 19 février 2026 indique aussi qu’un accord électoral apparaît comme acquis entre le député Qabalan Qabalan, représentant du duo chiite, et le député Hassan Mourad, malgré des rumeurs antérieures sur une séparation possible et sur un scénario de liste indépendante.

Al Akhbar du 19 février 2026 place cette logique dans un cadre plus large, en évoquant une « bataille précoce » sur les circonscriptions électorales. L’idée est que le duel se joue d’abord sur la cartographie et sur les équilibres démographiques, avant de se jouer sur les discours. Le journal associe cette bataille à des enjeux de représentation et de poids électoral, et relie les mouvements démographiques aux calculs des partis.

Cet avant-match a un effet direct sur la politique locale. Les services rendus, les réseaux municipaux, les notables et les familles redeviennent des relais essentiels. Les partis cherchent à verrouiller les voix, quartier par quartier. Dans ce contexte, la fiscalité joue aussi un rôle de campagne. Une décision sur l’essence est discutée dans les foyers, mais aussi dans les cafés, les syndicats et les municipalités. Elle devient un test de crédibilité.

Présidence, gouvernement et institutions: signaux de coordination et messages internes

Annahar du 19 février 2026 décrit une activité institutionnelle dense. Le journal mentionne une rencontre entre le président de la République Joseph Aoun et le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, au palais de Baabda. Il cite aussi une séquence à Aïn el-Tiné, où le président du Parlement Nabih Berry reçoit Bahia Hariri. Ces images traduisent un effort de coordination, ou au minimum un besoin d’afficher des échanges, au moment où les crises se multiplient.  

Dans le même numéro, Annahar du 19 février 2026 met en avant une signature d’accords-cadres avec l’Unicef, en présence du Premier ministre Nawaf Salam. Cet élément peut paraître technique, mais il renvoie à une réalité politique. Dans un État fragilisé, la coopération avec les agences internationales devient un pilier de l’action publique. Elle sert aussi de message. L’exécutif veut montrer qu’il reste capable de conclure des partenariats, malgré les turbulences internes.  

Al Binaa du 19 février 2026 complète ce tableau, en mentionnant une rencontre à la présidence du Parlement entre Nabih Berry et l’ancien Premier ministre irakien Iyad Allawi, puis un échange entre Allawi et Nawaf Salam au Grand Sérail. La politique locale se connecte ici à la politique régionale, mais l’effet est interne. Ces contacts sont utilisés pour renforcer des axes, sécuriser des soutiens, et montrer que le Liban reste présent dans les échanges arabes.  

Armée, sécurité et diplomatie: Paris, « commission des cinq » et débat sur le contrôle au sud

Annahar du 19 février 2026 souligne enfin une préparation active pour une conférence de soutien à l’armée à Paris, fixée au 5 mars. Le journal présente cette échéance comme un axe majeur des prochaines semaines, et décrit une attention internationale qui semble porter des signaux positifs.  

Ce dossier rejoint un autre thème, rapporté dans Al Sharq Al Awsat du 19 février 2026, autour de la « commission des cinq ». Le journal évoque un mouvement diplomatique de ces ambassadeurs, et leur disposition à soutenir l’armée. Il les présente comme attentifs à un plan lié à l’application d’un cadre de contrôle des armes par l’État, ce qui renvoie directement au Sud et au débat sur l’autorité publique.  

Al Quds du 19 février 2026 relie explicitement la question des salaires publics et celle du contrôle des armes au nord du Litani, en les plaçant « en tête des préoccupations » au Liban. Ce rapprochement révèle une réalité locale. Les dossiers sécuritaires et sociaux s’entremêlent. Le gouvernement cherche à financer des revalorisations, tandis qu’une partie des partenaires étrangers attend des avancées sur la souveraineté et la sécurité.  

Dans ce contexte, chaque geste institutionnel a un double public. Il est destiné à l’opinion interne, mais aussi aux partenaires extérieurs. Le risque est évident. Si la rue s’enflamme sur les taxes, l’exécutif perd de la marge pour mener les dossiers sécuritaires. À l’inverse, si le dossier sécuritaire absorbe tout, le social explose.

Rue « contenue », recours juridiques et recherche d’une sortie parlementaire

Ad Diyar du 19 février 2026 insiste sur un point qui intrigue. La colère existe, mais la mobilisation reste limitée. Le journal évoque une volonté de contrôle de la rue. Annahar du 19 février 2026 rapporte aussi que des diplomates observent une réaction « timide » aux augmentations fiscales, et notent l’incapacité des opposants à rassembler des foules importantes. Ces remarques ne nient pas la tension. Elles suggèrent plutôt une fatigue collective, ou une prudence face aux risques de débordement.

Pourtant, la contestation se déplace. Elle passe par le droit, avec le recours annoncé au Conseil d’État rapporté par Annahar du 19 février 2026. Elle passe aussi par le Parlement, avec l’idée, exprimée dans Ad Diyar du 19 février 2026, d’un débat pour préserver les augmentations sans faire payer l’ensemble de l’effort aux citoyens. Elle passe enfin par la communication des partis, comme dans Al Binaa du 19 février 2026, qui transforme la fiscalité en symbole d’une crise de gouvernance.

Politique locale: choc fiscal, bataille électorale et recomposition des équilibres internes

Décisions fiscales du gouvernement et fracture immédiate dans l’opinion

Dans Annahar du 19 février 2026, la séquence politique est dominée par les décisions fiscales prises par le Conseil des ministres lors de sa dernière séance. Le quotidien décrit une « tempête » de réactions après l’adoption de mesures jugées lourdes, et souligne que l’agitation n’a pas seulement un contenu social. Elle ouvre aussi un cycle politique, car elle arrive au moment où d’autres échéances sensibles se rapprochent.  

Ad Diyar du 19 février 2026 rapporte une colère populaire, nourrie par des effets rapides sur le coût de la vie. Le journal insiste sur l’impact direct de la hausse du prix de l’essence sur les ménages, avec un effet mécanique sur les transports. Il évoque aussi une dérégulation des prix et une absence de contrôle efficace, ce qui amplifie l’impression d’injustice. Dans la même séquence, Ad Diyar du 19 février 2026 note que les protestations enregistrées restent limitées, malgré la tension. Le quotidien attribue cette retenue à un encadrement sécuritaire autour des mouvements constatés.  

Al Binaa du 19 février 2026 formule une critique frontale de la méthode gouvernementale. Le journal explique que la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée et l’augmentation du prix de l’essence interviennent à un moment socialement sensible, avec l’entrée dans le mois de Ramadan. Il estime que cela fournit un prétexte aux commerçants pour relever les prix. Il insiste aussi sur l’absence de dispositifs de contrôle et de sanctions, ce qui laisse les consommateurs exposés.  

Dans ce climat, la question n’est pas seulement celle des montants. Elle est aussi celle de la confiance. Une mesure fiscale est généralement défendable si elle s’inscrit dans une politique cohérente, et si l’effort est réparti. Or, plusieurs publications du 19 février 2026 décrivent une impression inverse. Les taxes sont perçues comme une réponse immédiate à une urgence budgétaire, sans garantie claire sur l’équité, ni sur la capacité de l’État à limiter les abus sur les prix.

TVA, essence, conteneurs: les paramètres techniques deviennent un conflit politique

Al Binaa du 19 février 2026 détaille le paquet fiscal et en fait un sujet de politique intérieure. Le quotidien indique que le gouvernement de Nawaf Salam prévoit de transmettre au Parlement un projet de relèvement de la taxe sur la valeur ajoutée, de 11% à 12%. Il rapporte aussi une augmentation du prix de l’essence, présentée comme une hausse de 300 000 livres libanaises, ainsi qu’un ajustement des droits sur les conteneurs, avec des montants différenciés selon la taille. Le journal relie ces décisions à un objectif de financement, notamment pour des revalorisations en faveur des militaires, des enseignants et des fonctionnaires. Il souligne enfin l’existence de divergences au sein du gouvernement, décrites comme un débat vif entre ministres.

Al Akhbar du 19 février 2026 apporte une lecture chiffrée sur la taxe liée à l’essence. Le quotidien écrit que la hausse décidée se traduit par une augmentation brutale du prix de l’essence 95 octane, et note ses répercussions immédiates sur le secteur des transports. Il précise ensuite un ordre de grandeur des recettes attendues. Le journal évoque un prélèvement additionnel de 320 000 livres par unité, et estime que les recettes annuelles pourraient atteindre environ 534 millions de dollars, sur la base des volumes de consommation observés auparavant. Le même article ajoute une donnée d’importation sur l’année 2025, présentée comme un repère pour projeter le rendement fiscal.

Cette approche renforce un débat typiquement local. Une taxe peut apparaître efficace sur le papier si elle produit rapidement des recettes. Pourtant, elle devient politiquement explosive quand elle touche une dépense quotidienne. Elle agit sur les prix, mais aussi sur la mobilité, donc sur l’accès au travail. Dès lors, l’opposition n’est pas seulement idéologique. Elle est vécue. Al Binaa du 19 février 2026 insiste d’ailleurs sur l’idée que la taxe sur la consommation agit comme une taxe « aveugle », qui ne distingue pas entre riches et pauvres, et que son effet inflationniste peut effacer une partie des augmentations salariales.

Opposition parlementaire, partis et syndicats: la contestation se structure

La contestation ne se limite pas à la rue. Elle se formule aussi en termes politiques et juridiques. Annahar du 19 février 2026 rapporte une réaction qui vise le mécanisme de décision. Le journal cite une critique sur l’absence de commissions spécialisées chargées d’examiner des recettes alternatives, hors taxes et droits, avant de décider des augmentations. Le même passage souligne un appel à des augmentations « étudiées », intégrées au salaire de base, plutôt qu’à des compensations isolées.  

Annahar du 19 février 2026 signale aussi une escalade sur le terrain juridique. Le quotidien écrit que le Courant patriotique libre adopte une démarche de recours devant le Conseil d’État contre la décision gouvernementale d’imposer une taxe sur l’essence. Il ajoute que des organisations professionnelles du transport sont engagées dans la même dynamique, et que la formation politique promet de mobiliser toute voie légale pour obtenir un recul du gouvernement.  

Dans Al Binaa du 19 février 2026, plusieurs prises de position se répondent, avec un registre plus accusatoire. Le journal évoque des déclarations qui qualifient les décisions de « vol » des poches des Libanais, et parle de risque d’explosion sociale. Il relaie notamment des dénonciations centrées sur l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée, l’augmentation des prélèvements sur les carburants et, plus largement, l’absence de lutte crédible contre le gaspillage et la corruption.

Ad Diyar du 19 février 2026 donne un autre angle, plus politique. Le quotidien rapporte les propos du député Bilal Abdallah, membre du Bloc du Rassemblement démocratique, qui estime que la situation ne supporte pas de mouvements revendicatifs de grande ampleur à ce stade. Il appelle à protéger la stabilité, tout en reconnaissant une « erreur » du gouvernement. Il ajoute que la solution devrait passer par un débat politique et parlementaire, afin de préserver les augmentations du secteur public sans faire porter l’ensemble du financement sur les citoyens, en cherchant d’autres sources de recettes.  

Ces discours montrent un clivage interne. D’un côté, certains insistent sur l’urgence budgétaire. De l’autre, beaucoup dénoncent l’injustice distributive et la méthode. Entre les deux, des acteurs cherchent un compromis. Ils tentent d’éviter un basculement social, sans renoncer à la question des salaires publics.

Fonction publique et salaires: l’État finance les augmentations par l’impôt, au risque du boomerang

Al Quds du 19 février 2026 apporte des éléments factuels sur le volet « salaires » dans le secteur public. Le journal rapporte que le gouvernement annonce à la fois une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée, une hausse de l’essence, et une augmentation des rémunérations pour les employés et les retraités du secteur public. Il cite le ministre de l’Information, Paul Morcos, qui indique que le Conseil des ministres approuve une augmentation équivalente à six salaires, sur une base de référence liée à la valeur de 2019, et donne une fourchette de 100 à 120 dollars mensuels. Le même passage précise que l’augmentation est versée sous forme d’indemnité mensuelle séparée, non intégrée au salaire de base, et évoque un ordre de grandeur du nombre d’agents concernés.  

Ce choix technique est lourd politiquement. Une indemnité séparée est plus facile à ajuster, mais elle nourrit l’idée d’une solution provisoire. De plus, si l’indemnité est financée par des taxes sur la consommation, l’avantage peut être absorbé par l’inflation. C’est précisément l’argument développé dans Al Binaa du 19 février 2026, qui décrit un mécanisme où l’État « donne d’une main et reprend de l’autre » via la hausse des prix.  

Ad Diyar du 19 février 2026 insiste sur l’équation budgétaire. Le quotidien rapporte l’idée qu’il est difficile de payer un secteur public très large sans recourir à des taxes et des droits. Le journal mentionne aussi un chiffre de « surplus » budgétaire atteint en 2025, présenté comme un repère, et avertit que l’augmentation des dépenses liées aux revalorisations salariales pourrait creuser un déficit. Ce cadrage renvoie à un dilemme classique. Soit l’État augmente les recettes rapidement, soit il reporte les paiements, soit il coupe ailleurs. Dans un pays fragilisé, chaque option a un coût politique.  

Élections législatives 2026: impasse des expatriés et soupçons de report

La politique locale ne se résume pas aux taxes. Annahar du 19 février 2026 place aussi en tête des priorités un « piège » juridique autour des élections législatives de 2026, lié au vote des expatriés. Le journal décrit une impasse sans perspective claire, et explique que ce blocage pèse sur le calendrier et sur la dynamique des candidatures. L’idée centrale est simple. Tant que la règle du vote des expatriés reste contestée, une partie du jeu électoral reste suspendue.  

Al Liwaa du 19 février 2026 évoque de son côté un climat diplomatique autour de la possibilité d’un report. La une mentionne un échange avec les ambassadeurs de la « commission des cinq » et un débat sur des options, parmi lesquelles figure explicitement le report du scrutin. Même si l’article ne se confond pas avec une décision institutionnelle, il révèle un élément sensible. Le dossier électoral n’est pas seulement interne. Il est observé et discuté dans un cadre diplomatique.  

À ce stade, plusieurs facteurs se combinent. Les taxes créent une tension sociale. Le vote des expatriés crée une tension juridique. Enfin, les alliances se forment dans l’attente de règles stables. Cela alimente des soupçons. Chaque camp peut craindre que l’autre cherche à modifier le cadre au dernier moment. Dans ce type de contexte, le moindre retard administratif prend une dimension politique.

Alliances locales et batailles de circonscriptions: le terrain se prépare avant la campagne

Annahar du 19 février 2026 offre un exemple concret de recomposition locale, dans la Békaa-Ouest. Le quotidien explique que la bataille électorale commence à se dessiner, avec des contacts et des alliances encore en phase de consolidation. Il décrit des listes qui avancent vite, et d’autres bloquées dans l’incertitude, ce qui rend le paysage ouvert. Annahar du 19 février 2026 indique aussi qu’un accord électoral apparaît comme acquis entre le député Qabalan Qabalan, représentant du duo chiite, et le député Hassan Mourad, malgré des rumeurs antérieures sur une séparation possible et sur un scénario de liste indépendante.

Al Akhbar du 19 février 2026 place cette logique dans un cadre plus large, en évoquant une « bataille précoce » sur les circonscriptions électorales. L’idée est que le duel se joue d’abord sur la cartographie et sur les équilibres démographiques, avant de se jouer sur les discours. Le journal associe cette bataille à des enjeux de représentation et de poids électoral, et relie les mouvements démographiques aux calculs des partis.

Cet avant-match a un effet direct sur la politique locale. Les services rendus, les réseaux municipaux, les notables et les familles redeviennent des relais essentiels. Les partis cherchent à verrouiller les voix, quartier par quartier. Dans ce contexte, la fiscalité joue aussi un rôle de campagne. Une décision sur l’essence est discutée dans les foyers, mais aussi dans les cafés, les syndicats et les municipalités. Elle devient un test de crédibilité.

Présidence, gouvernement et institutions: signaux de coordination et messages internes

Annahar du 19 février 2026 décrit une activité institutionnelle dense. Le journal mentionne une rencontre entre le président de la République Joseph Aoun et le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, au palais de Baabda. Il cite aussi une séquence à Aïn el-Tiné, où le président du Parlement Nabih Berry reçoit Bahia Hariri. Ces images traduisent un effort de coordination, ou au minimum un besoin d’afficher des échanges, au moment où les crises se multiplient.  

Dans le même numéro, Annahar du 19 février 2026 met en avant une signature d’accords-cadres avec l’Unicef, en présence du Premier ministre Nawaf Salam. Cet élément peut paraître technique, mais il renvoie à une réalité politique. Dans un État fragilisé, la coopération avec les agences internationales devient un pilier de l’action publique. Elle sert aussi de message. L’exécutif veut montrer qu’il reste capable de conclure des partenariats, malgré les turbulences internes.  

Al Binaa du 19 février 2026 complète ce tableau, en mentionnant une rencontre à la présidence du Parlement entre Nabih Berry et l’ancien Premier ministre irakien Iyad Allawi, puis un échange entre Allawi et Nawaf Salam au Grand Sérail. La politique locale se connecte ici à la politique régionale, mais l’effet est interne. Ces contacts sont utilisés pour renforcer des axes, sécuriser des soutiens, et montrer que le Liban reste présent dans les échanges arabes.  

Armée, sécurité et diplomatie: Paris, « commission des cinq » et débat sur le contrôle au sud

Annahar du 19 février 2026 souligne enfin une préparation active pour une conférence de soutien à l’armée à Paris, fixée au 5 mars. Le journal présente cette échéance comme un axe majeur des prochaines semaines, et décrit une attention internationale qui semble porter des signaux positifs.  

Ce dossier rejoint un autre thème, rapporté dans Al Sharq Al Awsat du 19 février 2026, autour de la « commission des cinq ». Le journal évoque un mouvement diplomatique de ces ambassadeurs, et leur disposition à soutenir l’armée. Il les présente comme attentifs à un plan lié à l’application d’un cadre de contrôle des armes par l’État, ce qui renvoie directement au Sud et au débat sur l’autorité publique.  

Al Quds du 19 février 2026 relie explicitement la question des salaires publics et celle du contrôle des armes au nord du Litani, en les plaçant « en tête des préoccupations » au Liban. Ce rapprochement révèle une réalité locale. Les dossiers sécuritaires et sociaux s’entremêlent. Le gouvernement cherche à financer des revalorisations, tandis qu’une partie des partenaires étrangers attend des avancées sur la souveraineté et la sécurité.  

Dans ce contexte, chaque geste institutionnel a un double public. Il est destiné à l’opinion interne, mais aussi aux partenaires extérieurs. Le risque est évident. Si la rue s’enflamme sur les taxes, l’exécutif perd de la marge pour mener les dossiers sécuritaires. À l’inverse, si le dossier sécuritaire absorbe tout, le social explose.

Rue « contenue », recours juridiques et recherche d’une sortie parlementaire

Ad Diyar du 19 février 2026 insiste sur un point qui intrigue. La colère existe, mais la mobilisation reste limitée. Le journal évoque une volonté de contrôle de la rue. Annahar du 19 février 2026 rapporte aussi que des diplomates observent une réaction « timide » aux augmentations fiscales, et notent l’incapacité des opposants à rassembler des foules importantes. Ces remarques ne nient pas la tension. Elles suggèrent plutôt une fatigue collective, ou une prudence face aux risques de débordement.

Pourtant, la contestation se déplace. Elle passe par le droit, avec le recours annoncé au Conseil d’État rapporté par Annahar du 19 février 2026. Elle passe aussi par le Parlement, avec l’idée, exprimée dans Ad Diyar du 19 février 2026, d’un débat pour préserver les augmentations sans faire payer l’ensemble de l’effort aux citoyens. Elle passe enfin par la communication des partis, comme dans Al Binaa du 19 février 2026, qui transforme la fiscalité en symbole d’une crise de gouvernance.

Diplomatie: l’armée au centre du jeu international et la pression des calendriers régionaux

Les ambassadeurs de la « commission des cinq » et la diplomatie du soutien conditionnel

Dans Al Sharq Al Awsat du 19 février 2026, les ambassadeurs de la « commission des cinq » apparaissent comme un acteur diplomatique central, avec une ligne claire: accompagner l’État libanais sur un volet sécuritaire précis, tout en préparant une mobilisation internationale pour soutenir l’armée. Le journal décrit des diplomates « rassurés » après leur rencontre avec le commandement, et surtout « prêts » à appuyer l’institution militaire. Cette disponibilité n’est pas présentée comme une promesse abstraite. Elle est liée à une logique de suivi et à un dossier concret, celui d’un plan qui vise à renforcer l’autorité de l’État sur les armes, avec une étape annoncée au nord du Litani.  

Cette posture s’inscrit dans une méthode déjà observée au Liban. Les partenaires étrangers ne cherchent pas uniquement à « aider ». Ils cherchent aussi à orienter. Le soutien à l’armée est mis en avant comme une condition de stabilité, mais il devient également un levier pour pousser l’exécutif à démontrer une capacité d’action. La diplomatie se fait alors par étapes. Elle se nourrit de rapports, de réunions et d’échéances. Ce calendrier crée une pression douce, mais continue, sur Beyrouth.

Al Joumhouriyat du 19 février 2026 confirme cette lecture en donnant une visibilité particulière à la visite des ambassadeurs auprès du commandant de l’armée, dans un contexte présenté comme sensible. Le quotidien relie explicitement cette visite à la préparation d’un dispositif international de soutien, et à des « préparatifs » pour une deuxième phase d’un plan sécuritaire au nord du Litani.  

Le point important, sur le plan diplomatique, tient à la combinaison des sujets. Il ne s’agit pas uniquement de financer ou d’équiper l’armée. Il s’agit aussi de l’inscrire dans une trajectoire où l’État démontre une montée en puissance sur le terrain. Les diplomates, dans ce schéma, deviennent des arbitres implicites. Ils évaluent, ils encouragent, et ils attendent des résultats, même partiels.

Les conférences internationales: du discours à l’architecture de l’aide

Plusieurs sources du 19 février 2026 mettent en avant des conférences comme des pivots de la séquence diplomatique. Al Sharq Al Awsat du 19 février 2026 parle d’un « meeting préparatoire » en amont d’un rendez-vous international de soutien à l’armée, ce qui renvoie à une diplomatie structurée, pensée comme un processus et non comme un événement isolé.  

Al Binaa du 19 février 2026 ajoute une précision qui éclaire la mécanique. Le journal évoque un rendez-vous préparatoire en Égypte fixé au 24 février 2026, en lien avec un futur effort de soutien à l’armée, et insiste sur l’importance de renforcer les capacités de l’institution dans une période décrite comme « délicate ».  

La diplomatie de l’aide fonctionne souvent sur ce modèle. D’abord, des réunions techniques, où l’on mesure les besoins. Ensuite, une phase de cadrage politique, où l’on fixe des conditions et des priorités. Enfin, une conférence qui officialise des annonces, mais qui sert aussi à signaler une cohérence d’ensemble. Le Liban, dans ce cadre, doit fournir des gages. Les partenaires, eux, cherchent une garantie minimale que l’investissement ne se perdra pas dans les blocages internes.

Al Joumhouriyat du 19 février 2026 souligne par ailleurs une dimension plus politique: une forme de mécontentement diplomatique autour de décisions internes, ce qui suggère un environnement international où le soutien n’est pas automatique. Il peut être renforcé, mais il peut aussi être critiqué.  

La diplomatie et l’échéance électorale: le débat sur le report comme signal de fragilité

La diplomatie n’est pas cantonnée à la sécurité. Elle touche aussi au calendrier institutionnel. Al Liwaa du 19 février 2026 évoque des échanges diplomatiques et mentionne des options discutées, parmi lesquelles figure explicitement l’idée d’un report des élections. Le journal présente cet élément comme un sujet qui circule dans des conversations diplomatiques, ce qui renvoie à une réalité constante. Les partenaires étrangers observent la stabilité institutionnelle. Ils la traitent comme un indicateur de capacité de gouvernance.  

Ce point est sensible pour deux raisons. D’abord, il expose la dépendance libanaise à l’évaluation internationale. Quand la question d’un report devient un sujet diplomatique, l’élection cesse d’être un débat purement interne. Ensuite, il nourrit la méfiance entre acteurs locaux. Un camp peut suspecter l’autre de chercher un appui extérieur, ou au moins une couverture, pour déplacer l’échéance.

La diplomatie se transforme alors en miroir. Elle reflète les fragilités internes. Mais elle peut aussi les amplifier, car chaque rumeur venue de l’extérieur devient un outil dans la bataille politique intérieure.

L’ONU et la pression du temps: l’alerte comme mode d’action

Al Liwaa du 19 février 2026 rapporte un message de Rose Mary DiCarlo, responsable onusienne, qui met en garde contre un Moyen-Orient à un moment « critique » et insiste sur le fait que les décisions prises dans les semaines suivantes pèseront sur le risque d’escalade. Même si la formulation est prudente, l’effet diplomatique est puissant. L’ONU n’annonce pas une décision. Elle installe une urgence. Elle pousse les États à agir par anticipation.  

Ce type de discours est aussi une manière de gérer l’incertitude. Quand les acteurs ne peuvent pas imposer une solution, ils cherchent à empêcher le pire. Ils utilisent alors la temporalité comme argument. Dire que « les prochaines semaines » seront décisives revient à créer une contrainte politique. Les dirigeants peuvent ensuite justifier des compromis en expliquant qu’il fallait éviter une catastrophe.

Dans le cas libanais, cette alerte a un double impact. Elle renforce l’idée que le pays est exposé aux chocs régionaux. Elle rappelle aussi que les priorités internes peuvent être balayées par une crise externe. Cette incertitude pèse sur les choix de Beyrouth, mais aussi sur la manière dont les bailleurs évaluent les risques.

Washington, Téhéran et la diplomatie du rapport de force: un décor qui écrase le Liban

Sur le plan régional, Al Binaa du 19 février 2026 décrit un climat « positif » autour des négociations américano-iraniennes, tout en notant qu’aucune suspension n’est annoncée et qu’une nouvelle session est évoquée. Le journal insiste cependant sur la tension qui accompagne ce processus, avec une rhétorique de pression et la présence d’une option militaire présentée comme gardée « sur la table ». Il cite aussi explicitement le fait que Donald Trump est président des États-Unis depuis 2025, ce qui inscrit les négociations dans un style de présidence où le rapport de force est central.  

Cette dimension est déterminante pour comprendre la diplomatie autour du Liban. Même quand Beyrouth n’est pas un sujet direct, il se trouve dans l’ombre de ces discussions. Toute évolution entre Washington et Téhéran influence la perception des risques au Levant. Elle influence aussi l’attitude d’Israël, et donc la température sécuritaire au Sud. Elle influence enfin les calculs des acteurs libanais, qui cherchent à anticiper la direction du vent régional.

Ad Diyar du 19 février 2026 ajoute un contraste. Le journal évoque, malgré des rounds de négociations, une hausse de tension dans le discours médiatique américain, avec un scénario de guerre présenté comme possible à court terme. Ce cadrage souligne une réalité diplomatique. Les discussions peuvent exister en même temps que les préparatifs, ou au moins les signaux, d’une escalade.  

Cette coexistence est classique dans les crises. Elle nourrit l’ambiguïté. Elle rend difficile toute prévision. Elle impose aux pays fragiles, dont le Liban, une prudence maximale, mais aussi une préparation constante.

Israël, la communication et les coulisses: la diplomatie lue à travers les gestes publics

Al Akhbar du 19 février 2026 s’attarde sur la posture israélienne autour de ces négociations et sur la manière dont Tel-Aviv gère sa communication. Le quotidien évoque une sortie de la réserve officielle, interprétée comme le signe que les discussions seraient entrées dans une phase décisive. Il insiste sur l’écart entre le visible et l’invisible, en soulignant que l’image publique ne dit pas tout et que les coulisses peuvent raconter une autre histoire.  

Ce type de lecture est important pour la diplomatie libanaise, même indirectement. Quand les signaux israéliens changent, l’interprétation à Beyrouth change aussi. Les responsables, l’armée, les partis, et les acteurs économiques, ajustent leurs anticipations. Cela pèse sur les décisions internes, y compris économiques, car le risque sécuritaire influence l’investissement, la consommation et les échanges.

Diplomatie arabe et réseaux de visites: l’Irak comme passerelle

La diplomatie ne passe pas uniquement par les grandes capitales. Elle passe aussi par les visites arabes et les réseaux personnels. Al Binaa du 19 février 2026 rapporte une rencontre entre le président du Parlement Nabih Berry et l’ancien Premier ministre irakien Iyad Allawi, puis un échange entre Allawi et le Premier ministre Nawaf Salam. Le journal explique que les discussions portent sur l’évolution de la situation au Liban, dans la région, et sur les relations libano-irakiennes.  

Ces séquences sont souvent sous-estimées. Pourtant, elles comptent. L’Irak est un acteur régional qui entretient des relations avec plusieurs pôles. Il peut jouer un rôle de relais, de médiation, ou au moins de canal politique. Pour Beyrouth, ces contacts servent à maintenir des ponts arabes, à sécuriser des soutiens diplomatiques, et parfois à discuter de dossiers pratiques, comme l’énergie, les échanges ou l’aide humanitaire, même si ces détails ne sont pas toujours visibles dans les comptes rendus.

La diplomatie européenne et l’infrastructure d’influence: le cas français

Même quand l’actualité immédiate est dominée par l’axe Washington-Téhéran et la question sécuritaire, l’influence européenne continue d’exister au Liban par des instruments concrets. Annahar du 19 février 2026 met en avant l’engagement français, en donnant des exemples de soutien à des services essentiels, notamment l’accès à l’eau potable et l’appui au secteur de la santé. Ce type de présence est une diplomatie de long terme. Elle ne vise pas seulement la crise du jour. Elle vise la résilience de la société.  

Cette diplomatie par projets a un effet politique. Elle renforce l’idée que certains partenaires occidentaux veulent stabiliser le Liban, même quand la scène politique interne est fragmentée. Elle permet aussi à ces partenaires de garder une capacité d’influence. Quand l’aide est structurée, elle crée des liens, des dépendances techniques, et des canaux de dialogue permanents.

Dans le même temps, la dimension sécuritaire ramène toujours l’armée au centre. Les conférences, les rencontres, et les promesses d’appui, se concentrent sur elle, car elle est perçue comme l’acteur national le plus capable d’absorber une aide et de produire des résultats visibles.

Une diplomatie libanaise sous contrainte: parler, négocier, survivre

Les sources du 19 février 2026 dessinent une diplomatie libanaise sous contrainte permanente. L’État cherche à sécuriser un soutien international à son armée, tout en naviguant entre des attentes étrangères sur la souveraineté et une réalité interne complexe.  Il doit aussi composer avec une région au bord de l’escalade, où l’ONU parle en termes d’urgence, et où les négociations américano-iraniennes avancent dans une atmosphère de pression et de menace.

Dans ce contexte, la diplomatie n’est pas une option. C’est une nécessité vitale. Elle sert à protéger des institutions, à gagner du temps, et à éviter que le Liban ne soit entraîné dans un choc régional qu’il ne peut pas supporter. Pourtant, cette diplomatie se heurte à une difficulté structurelle. Plus l’aide est conditionnelle, plus elle exige un État capable de tenir ses engagements. Or la fragilité institutionnelle rend chaque engagement incertain, et chaque incertitude renforce les conditions.

Le résultat est un cercle. Les partenaires disent soutenir, mais attendent des preuves. L’État promet des preuves, mais manque de moyens. L’armée devient le pivot, car elle concentre à la fois la confiance relative des partenaires et l’espoir d’une stabilité minimale. À mesure que le calendrier international se remplit de réunions et de conférences, la pression sur Beyrouth augmente. La diplomatie se transforme en test permanent, et chaque semaine devient, selon les mots rapportés par Al Liwaa du 19 février 2026, une semaine décisive.  

Politique internationale: guerre à Gaza, bras de fer américano-iranien et crises en chaîne du Soudan à la Libye

Gaza au début du Ramadan: intensification militaire et urgence humanitaire

Dans Al Quds du 19 février 2026, le début du Ramadan coïncide avec une poursuite des opérations militaires israéliennes à Gaza. Le quotidien décrit des bombardements et des destructions, et insiste sur les effets sur les familles de disparus et sur un système de santé déjà exsangue. Le journal souligne que l’entrée dans une période religieuse censée apaiser les tensions n’a pas modifié, sur le terrain, la cadence des actions militaires.  

La même édition présente un enchaînement de faits qui nourrit un climat d’angoisse, avec une dimension sociale très visible. Le quotidien met en avant l’impact humain, puis relie cette dynamique à un contexte plus large, celui d’une région où les scénarios de guerre se superposent. La logique est la suivante. Gaza n’est pas un front isolé. Il devient un nœud où s’agrègent des calculs politiques, des risques d’extension et des pressions internationales.

Al Sharq Al Awsat du 19 février 2026 insiste de son côté sur la manière dont les débats internationaux autour de Gaza se structurent. Le journal souligne qu’une focalisation exclusive sur Gaza, sans lien avec la Cisjordanie, contredit une lecture onusienne qui considère l’ensemble des territoires occupés comme une unité. Cette remarque reflète un enjeu majeur. Les initiatives diplomatiques peuvent gagner en visibilité sur un point, mais perdre en cohérence si elles ignorent un autre volet du dossier.  

Dans ce contexte, la politique internationale autour de Gaza se heurte à une contradiction permanente. Les capitales cherchent des solutions rapides, mais la question dépasse un cessez-le-feu ponctuel. Elle touche à la représentation politique, à la reconstruction, à la gouvernance future, et à l’articulation entre Gaza et la Cisjordanie. Cette tension explique l’instabilité des discours. Elle explique aussi pourquoi les annonces spectaculaires peinent à produire des résultats durables.

Donald Trump et l’idée d’une architecture internationale: le « Conseil de la paix » et ses ambiguïtés

Al Sharq Al Awsat du 19 février 2026 met en avant une initiative portée par Donald Trump, président des États-Unis depuis 2025, autour d’un « Conseil de la paix ». Le journal présente ce projet comme une opportunité de reconstruire Gaza, et situe l’annonce dans une dynamique internationale visible, avec des références à un lancement public et à une mise en scène multilatérale. En même temps, le quotidien souligne les doutes sur la position réelle de l’administration américaine face aux actions israéliennes en Cisjordanie.  

Le journal ajoute une couche analytique sur le fonctionnement d’une telle structure. Il insiste sur un point central: le défi n’est pas seulement financier ou logistique. Il est d’abord politique et sécuritaire. Autrement dit, lever des fonds et déployer des moyens ne suffit pas. La légitimité locale et le consensus international sont présentés comme les deux facteurs décisifs.  

Cette analyse éclaire un problème classique de la politique internationale au Moyen-Orient. Les grands projets sont souvent annoncés avec une promesse de reconstruction. Pourtant, la reconstruction suppose une autorité reconnue, une sécurité minimale et un cadre politique stable. Sans cela, l’argent peut alimenter des rivalités, ou être immobilisé. Dans un contexte de polarisation, même un dispositif présenté comme neutre peut être perçu comme un outil d’influence.

La question de la légitimité locale devient donc un point dur. Qui parle au nom des habitants de Gaza. Qui administre. Qui contrôle les flux. Qui garantit que l’aide n’est pas détournée. Ce sont ces questions qui transforment une initiative diplomatique en conflit politique.

États-Unis et Iran: négociation sous menace, calendrier incertain et pression militaire

Dans Al Binaa du 19 février 2026, les négociations américano-iraniennes sont décrites comme entourées d’un climat « positif », avec l’idée qu’une nouvelle session est attendue. Le journal insiste sur le fait qu’aucun signe public ne laisse entendre une suspension prochaine. Il souligne aussi que chaque camp formule des attentes précises. Washington veut des réponses conformes aux exigences de l’administration Trump. Téhéran se dit prêt à discuter du nucléaire tout en défendant ce qu’il présente comme ses droits.  

La même source insiste sur une dimension de rapport de force. Les États-Unis maintiennent un discours où l’option militaire reste évoquée. Cette juxtaposition est typique des crises nucléaires. La négociation avance, mais elle avance sous pression. L’ambiguïté est volontaire. Elle vise à pousser l’adversaire à céder, ou au moins à clarifier sa position.

Ad Diyar du 19 février 2026 propose un cadrage plus alarmiste, tout en partant d’un constat similaire. Le journal relève que, malgré deux cycles de discussions américano-iraniennes, des médias américains évoquent la possibilité d’une guerre majeure au Moyen-Orient, qui pourrait démarrer prochainement. Cette mise en avant du scénario militaire traduit une volatilité accrue. Même quand les canaux diplomatiques existent, la perception d’un basculement rapide demeure.  

Al Quds du 19 février 2026 relaye aussi l’existence d’une tension militaire autour de ce dossier, en mettant en avant la continuité d’un déploiement américain et la préparation iranienne d’un cadre de discussion pour les échanges à venir. Cette présentation renforce l’idée d’une séquence à double face. D’un côté, le travail diplomatique. De l’autre, la préparation militaire, utilisée comme levier de négociation.  

Dans Al Sharq Al Awsat du 19 février 2026, un autre détail éclaire la logique de pression. Le journal décrit l’existence d’un renforcement rapide de la présence militaire dans la région, avec l’arrivée d’avions de combat supplémentaires en très peu de temps. Le texte présente une zone grise, où la situation n’est ni un effondrement officiel des pourparlers, ni une percée qui garantisse un accord proche. Il insiste sur l’élargissement des demandes américaines et sur un espace de manœuvre réduit pour Téhéran, ce qui rend l’optimisme iranien proche d’une stratégie de temporisation.  

Ce portrait correspond à une mécanique connue. Les négociations se maintiennent, mais elles deviennent un outil de gestion du temps. Chacun cherche à gagner des semaines. Les États-Unis veulent tester les concessions possibles. L’Iran veut éviter une confrontation tout en préservant ses lignes rouges. Israël, de son côté, observe et ajuste sa posture, ce qui ajoute une couche de risque.

Israël et la lecture de la négociation: communication, préparation et peur d’une coordination régionale

Al Akhbar du 19 février 2026 met l’accent sur la posture israélienne face à cette séquence. Le quotidien insiste sur un changement de communication, interprété comme le signe que les négociations auraient atteint une phase sensible. Il souligne l’écart entre ce qui est affiché publiquement et ce qui se joue en coulisses, suggérant que la communication israélienne vise aussi à influencer le processus en cours.  

Le même journal décrit un niveau d’alerte élevé dans les dispositifs sécuritaires israéliens, et évoque une inquiétude liée à la capacité de certains acteurs à reconstituer des moyens, ainsi qu’à la nature d’une coordination avec l’Iran. Il présente une réponse fondée sur un mélange de dissuasion, de défense et d’options militaires limitées étudiées en fonction de l’évolution du danger.  

Al Quds du 19 février 2026, dans un autre cadre éditorial, relie l’intensification des attaques à une préparation israélienne à l’éventualité d’une guerre avec l’Iran, et à la crainte d’une extension impliquant le Hezbollah. Cette mention souligne un facteur d’escalade. Plus l’hypothèse d’un conflit direct avec l’Iran progresse, plus les acteurs anticipent des fronts multiples.  

La conséquence politique est lourde. Les négociations américano-iraniennes ne se jouent pas seulement à Washington et à Téhéran. Elles se jouent aussi dans les perceptions des acteurs régionaux. Israël cherche à limiter ce qu’il considère comme un risque existentiel. L’Iran cherche à éviter une capitulation symbolique. Les États-Unis cherchent à afficher la fermeté sans s’enfermer dans une guerre. Cette triangulation alimente une instabilité permanente.

Soudan: proposition de « trêve du Ramadan » et lutte pour ouvrir des couloirs humanitaires

Dans Al Sharq Al Awsat du 19 février 2026, une large coalition de forces politiques et civiles soudanaises propose une « trêve humanitaire » pendant le Ramadan. Le journal décrit une initiative adressée aux deux camps armés, avec une demande de cessation temporaire des combats, de protection des civils et de facilitation de l’aide humanitaire. Le texte insiste sur une situation humanitaire extrême, aggravée par la répétition des crises au fil des années.  

L’intérêt de cette proposition dépasse le seul Soudan. Elle illustre une tendance régionale. Le Ramadan devient un repère temporel utilisé pour tenter d’obtenir des pauses. Ce mécanisme rappelle que, quand les négociations politiques sont bloquées, les acteurs cherchent des ouvertures humanitaires. La trêve n’est pas forcément une solution. Elle peut être un outil pour éviter l’effondrement total, ou pour créer un espace où une discussion plus large redevient possible.

Le texte montre aussi la difficulté de la diplomatie humanitaire. Même une trêve limitée suppose des garanties, un contrôle sur le terrain et une capacité de vérification. Sans cela, l’initiative risque de rester symbolique. Pourtant, le simple fait que des forces civiles la portent traduit un besoin de reprendre la main face à la logique militaire.

Yémen: appel onusien à la retenue et priorité aux civils

Al Quds du 19 février 2026 rapporte un message du représentant spécial de l’ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, qui appelle les parties à faire preuve de retenue et à placer les besoins des civils au premier plan, tout en restant engagées dans des efforts visant à réduire les souffrances et à construire la confiance.  

Cette déclaration s’inscrit dans une continuité. Le dossier yéménite est souvent caractérisé par des périodes d’accalmie relative suivies de tensions. L’ONU y occupe un rôle de maintien d’un fil diplomatique minimal. Le vocabulaire de la retenue vise à éviter un emballement, mais il signale aussi la fragilité de la situation. Quand l’ONU demande la retenue au moment où un mois religieux commence, cela suggère un risque perçu de surenchère.

Ce type de discours a un objectif pratique. Il cherche à éviter que des acteurs locaux ou régionaux utilisent l’émotion du moment pour lancer des offensives. Il vise aussi à préserver l’accès humanitaire, car l’aide devient un sujet de pression dans les conflits prolongés.

Libye: retour du Conseil de sécurité et impasse sur la feuille de route électorale

Al Quds du 19 février 2026 évoque une session du Conseil de sécurité consacrée à la Libye, avec une présentation de la situation par l’envoyée onusienne. Le journal met en avant l’idée d’une impatience internationale face à l’enlisement politique, et mentionne des options alternatives si les institutions libyennes ne parviennent pas à s’entendre sur une feuille de route. Il rappelle aussi les critiques formulées par une ancienne envoyée, qui attribuait l’échec des élections à des lois non consensuelles et à l’absence de sanctions contre les dépassements de délais, ce qui aurait encouragé les reports.  

Le point central est le suivant. Le blocage électoral devient un outil de pouvoir. Tant que les règles sont contestées, ceux qui tiennent des positions peuvent éviter le risque d’une alternance. Cette dynamique renvoie à un problème plus large de la région. Les élections ne sont pas seulement un mécanisme démocratique. Elles deviennent un champ de bataille juridique et institutionnel, où chaque camp cherche à définir les critères d’éligibilité, les délais et les conditions de validation.

Cette impasse nourrit l’instabilité. Elle bloque la reconstruction institutionnelle. Elle alimente aussi des tensions locales autour de la légitimité. Pour la diplomatie internationale, cela crée une contrainte. Les partenaires peuvent pousser, mais s’ils n’ont pas de levier réel, la pression reste limitée.

Irak et énergie: arbitrage pétrolier sous sanctions et repositionnement industriel

Dans Al Quds du 19 février 2026, un dossier énergétique irakien illustre une autre dimension de la politique internationale. Le journal rapporte une solution de transfert d’opérations dans un grand champ pétrolier, dans un contexte où une entreprise étrangère est ciblée par des sanctions américaines liées à la guerre en Ukraine. Le quotidien souligne l’importance du champ en question pour la production mondiale et pour la production irakienne, et rappelle que Bagdad doit adapter sa stratégie face aux contraintes imposées par Washington.  

Ce type de cas montre comment les sanctions agissent en chaîne. Elles ne touchent pas uniquement le pays visé. Elles reconfigurent des marchés, des contrats, des partenariats. Elles obligent des États tiers à ajuster rapidement leurs arrangements industriels. L’Irak cherche ici à protéger sa production et sa stabilité économique, tout en restant dans un cadre qui limite son exposition aux sanctions.

La guerre en Ukraine continue ainsi de produire des effets indirects au Moyen-Orient. Elle influence les choix énergétiques. Elle influence aussi les relations entre États, car l’énergie reste un levier géopolitique majeur.

Un paysage international dominé par la simultanéité des crises

Les sources du 19 février 2026 dessinent un monde où les crises s’additionnent plutôt qu’elles ne se succèdent. Gaza demeure un centre de gravité, avec un coût humain immédiat et une bataille diplomatique sur la reconstruction et la gouvernance.  Le dossier américano-iranien oscille entre négociation et menace, avec un environnement militaire qui rend toute erreur plus dangereuse.  Le Soudan cherche une trêve humanitaire, le Yémen reste sous surveillance onusienne, la Libye piétine sur une feuille de route électorale, et l’Irak ajuste sa politique énergétique sous l’effet des sanctions liées à l’Ukraine.

Dans cet environnement, la diplomatie devient un exercice de gestion des risques. Les grandes puissances tentent de contenir les foyers les plus explosifs. Les organisations internationales cherchent des pauses humanitaires. Les États régionaux ajustent leurs positions en fonction des perceptions d’escalade. Cette simultanéité rend la prévision difficile. Elle rend aussi chaque crise plus vulnérable à l’effet domino.

Économie: choc fiscal, salaires publics et négociations financières sous contrainte de confiance

Hausse de la TVA et du carburant: une réponse budgétaire à effet inflationniste immédiat

Les décisions fiscales annoncées au Liban le 19 février 2026 s’inscrivent d’abord dans une logique de recettes rapides. Al Quds du 19 février 2026 rapporte que le gouvernement a approuvé un relèvement de la taxe sur la valeur ajoutée d’un point, pour la porter à 12%. Le même ensemble de mesures inclut une hausse du prix de l’essence de 300 000 livres libanaises par jerrican de 20 litres, ainsi qu’une augmentation des droits appliqués aux conteneurs de fret.  

Ces trois décisions sont étroitement liées dans leur effet économique. La TVA agit sur une large base de consommation. Elle pèse sur la plupart des biens et services, y compris ceux importés. La hausse du carburant se répercute sur le transport et sur la chaîne de distribution. Les droits sur les conteneurs renchérissent l’importation dans un pays très dépendant de l’étranger pour son approvisionnement, ce que souligne Al Bina’ du 19 février 2026 en rappelant l’ampleur de cette dépendance et l’effet direct sur les prix à la consommation.  

L’enjeu central est la vitesse de transmission. Une taxe sur l’essence se diffuse immédiatement, car elle touche une dépense quotidienne et un intrant universel. Al Bina’ du 19 février 2026 insiste sur ce mécanisme en expliquant que le carburant n’est pas une simple marchandise, mais un facteur de coût pour l’ensemble des activités, des déplacements des salariés aux coûts de distribution des denrées alimentaires.  

Ad Diyar du 19 février 2026 décrit précisément ce basculement vers l’inflation du quotidien. Le journal indique que les hausses décidées ont neutralisé une initiative annoncée comme un panier de prix réduits lié à la période du jeûne, et souligne que, malgré l’annonce de baisses sur une sélection de produits, les prix auraient au contraire monté, notamment sur l’alimentaire.  

Dans ce cadre, l’économie libanaise se retrouve face à une contradiction classique de crise. L’État cherche des recettes supplémentaires. Mais les recettes sont recherchées par des instruments qui risquent d’augmenter les prix. Or la hausse des prix réduit le pouvoir d’achat et fragilise encore la base fiscale. L’impôt devient alors un facteur de tension sociale, ce qui peut se traduire par une contestation, puis par des blocages administratifs ou politiques, et finalement par une baisse de l’efficacité de la collecte.

La taxe sur l’essence comme pivot: rendement attendu, hypothèses et limites

Al Akhbar du 19 février 2026 met en avant un chiffrage détaillé de la taxe additionnelle sur l’essence. Le quotidien indique que le gouvernement a imposé un prélèvement de 320 000 livres libanaises par jerrican de 20 litres, soit environ 3,5 dollars selon la conversion présentée, et estime que les recettes annuelles attendues pourraient atteindre environ 534 millions de dollars, sur la base de l’ancien niveau de consommation.  

Le journal précise aussi un repère d’importation. Il cite des statistiques douanières selon lesquelles le Liban aurait importé environ 2,2 millions de tonnes d’essence en 2025, ce qui sert de base au calcul du rendement annuel annoncé.  

Ce raisonnement budgétaire est robuste sur le plan comptable, mais fragile sur le plan macroéconomique. Il suppose une consommation relativement stable. Or l’augmentation du prix peut réduire la demande à la marge. Al Akhbar du 19 février 2026 note toutefois que la baisse de consommation pourrait rester limitée, l’essence étant présentée comme une matière essentielle pour la mobilité et la logistique, donc difficile à substituer à court terme.  

L’effet distributif reste cependant un point politique majeur. Une taxe sur le carburant se comporte comme une taxe régressive, car elle pèse proportionnellement plus sur les ménages modestes, surtout dans un pays où les alternatives de transport collectif sont limitées. Elle pèse aussi sur les petits commerces et sur les travailleurs indépendants qui vivent de déplacements. Dans la lecture développée par Al Bina’ du 19 février 2026, ce type de taxe agit comme une taxe « aveugle » qui ne distingue pas selon le revenu, et dont le coût finit par être payé par les consommateurs via l’inflation.  

L’argument économique devient alors un argument de crédibilité. Si l’État annonce une taxe pour financer une hausse de revenus, il doit convaincre que le gain net ne sera pas effacé par la hausse des prix. Il doit aussi convaincre que l’effort est réparti de manière équitable. À défaut, la taxe est perçue comme une ponction supplémentaire, sans réforme de structure.

Salaires et indemnités: augmenter la dépense publique sans consolider la base salariale

Le paquet économique du 19 février 2026 comprend une composante sociale centrale. Al Quds du 19 février 2026 rapporte que le ministre de l’Information, Paul Morcos, annonce une augmentation équivalente à six salaires pour les employés du secteur public, calculée sur la base d’une valeur de référence de 2019, et présentée dans une fourchette de 100 à 120 dollars mensuels. Le journal précise que l’augmentation prend la forme d’une indemnité mensuelle séparée et qu’elle n’est pas intégrée au salaire de base. Il indique aussi un ordre de grandeur du nombre de bénéficiaires, autour de 251 000 employés et retraités.  

Al Quds du 19 février 2026 ajoute une donnée budgétaire structurante. Le journal cite une estimation du coût annuel de cette augmentation, évalué à environ 800 millions de dollars, et souligne que le versement est lié à l’adoption d’une loi augmentant la TVA, sans calendrier explicite à ce stade.  

Ce montage en indemnités est révélateur d’un État qui cherche une solution rapide tout en évitant un engagement permanent trop rigide. Une indemnité peut être ajustée plus facilement. Elle peut aussi être retirée plus facilement, ce qui protège le budget, mais fragilise la stabilité des revenus. Sur le plan économique, cela maintient une incertitude de consommation. Les ménages du secteur public ne peuvent pas toujours planifier. Ils anticipent des variations, donc ils dépensent moins, ou ils convertissent en épargne de précaution quand ils le peuvent.

Al Bina’ du 19 février 2026 met en avant une critique de ce mécanisme. Le journal pose la question de savoir si l’État ne « donne pas d’une main et reprend de l’autre », en finançant l’augmentation des salaires par des taxes de consommation qui renchérissent la vie.  

D’un point de vue strictement économique, cette critique renvoie à la différence entre revenu nominal et revenu réel. Une hausse de revenu nominal peut être neutralisée par une hausse des prix. Si la taxe sur l’essence alimente une hausse du coût des transports, puis des denrées, le gain peut se dissoudre en quelques semaines. L’enjeu réel n’est donc pas la hausse annoncée, mais la capacité de l’État à limiter l’inflation induite, et à éviter que les marchés répercutent au-delà du coût réel.

Le poids de la fonction publique dans la dépense: chiffres, structure et productivité contestée

Annahar du 19 février 2026 rappelle que les salaires du secteur public représentent une part lourde des finances publiques. Le journal cite l’Institut Basil Fuleihan et indique que les salaires et rémunérations dans le projet de budget 2026 atteindraient environ 29% du budget, et que le coût des salaires du secteur public s’approcherait d’environ un tiers du budget global.  

Le même ensemble de données évoque un gonflement de l’emploi public au fil des années, avec des recrutements intervenus avant les élections de 2018 et des formes d’emploi considérées comme irrégulières ou non productives, selon des constats de commissions parlementaires cités par le journal.  

Cette réalité pèse sur l’économie par plusieurs canaux. Elle pèse sur le déficit si la recette n’augmente pas. Elle pèse sur la qualité des services si la masse salariale n’est pas associée à une productivité accrue. Elle pèse aussi sur le débat fiscal, car plus la dépense est rigide, plus l’État a tendance à recourir à des taxes faciles à lever, comme la TVA ou les taxes sur les carburants.

Dans un contexte de crise de confiance, cet arbitrage est explosif. Les contribuables acceptent plus difficilement l’impôt s’ils perçoivent une administration inefficace. Les agents publics, eux, demandent des ajustements de revenus, car l’inflation et la dollarisation de fait ont dégradé leur situation. L’État se retrouve donc coincé entre une pression sociale interne et une faible capacité politique à réformer.

Capacité de collecte et contrôle des frontières: le retour de la question des recettes « perdues »

Al Quds du 19 février 2026 rapporte que le gouvernement, avant d’entériner les augmentations, insiste sur la nécessité d’améliorer la collecte, de suivre l’exécution des ordres de recouvrement et de renforcer la surveillance des points de passage, afin d’accroître les recettes.  

Cette mention est essentielle, car elle confirme une hiérarchie des problèmes. Le Liban ne souffre pas seulement d’un manque de taxes. Il souffre aussi d’un déficit d’exécution. Quand l’État met en avant la collecte et le contrôle des frontières, il reconnaît implicitement l’existence de fuites, de contrebande, ou de sous-déclaration, qui réduisent le rendement fiscal. Sur le plan économique, cela signifie que le pays dispose potentiellement de recettes internes supplémentaires, mais qu’elles sont difficiles à mobiliser sans réformes administratives et sans décisions politiques sensibles.

Cette logique rejoint le débat sur l’équité. Une fiscalité plus efficace et plus ciblée serait perçue comme plus juste qu’une hausse de taxes sur la consommation. Mais elle exige un État plus fort. Or la fragilité institutionnelle rend cet objectif plus lent, alors que les besoins de trésorerie sont immédiats.

Indice de corruption et coût économique: la gouvernance comme variable macroéconomique

Ad Diyar du 19 février 2026 traite la corruption comme une donnée économique, et non comme un simple sujet moral. Le journal cite un niveau très bas pour le Liban dans un indice international de perception de la corruption, autour de 23 sur 100, et insiste sur le fait que le pays se situe parmi les plus mal classés.  

L’impact économique est direct. Un pays perçu comme très corrompu paie plus cher pour se financer. Il attire moins d’investissements. Il perd des recettes par l’évasion et les pratiques de rente. Il subit aussi une faible confiance interne, ce qui fragilise la monnaie et renforce la dollarisation. Dans ce cadre, toute hausse d’impôt sans amélioration visible de la gouvernance est perçue comme un transfert vers un système jugé inefficace.

Cela rejoint la question posée dans Al Quds du 19 février 2026 sur l’amélioration du taux de change et sur la protection du pouvoir d’achat avant toute hausse fiscale, dans un passage qui illustre la manière dont la monnaie reste un repère psychologique et économique central dans le débat public.  

Banque du Liban, dépôts et négociations: l’arrière-plan financier qui conditionne tout

Même si les décisions du 19 février 2026 portent d’abord sur la fiscalité, l’arrière-plan financier reste le dossier des dépôts et du système bancaire. Les sources économiques du jour montrent que le gouvernement cherche de la marge. Il cherche des recettes immédiates. Mais cette stratégie ne peut pas remplacer une solution structurante sur le secteur financier.

Annahar du 19 février 2026 signale que les discussions entre le gouvernement libanais et la délégation du Fonds monétaire international seraient entrées dans une phase plus technique, après une période de stagnation, avec un passage des positions générales vers des détails de mise en œuvre.  

Cette bascule vers le technique est un indicateur important. Elle suggère que les acteurs abordent des dossiers concrets, donc des dossiers qui touchent aux pertes, à la répartition de ces pertes, aux réformes réglementaires, et à la capacité de l’État à appliquer des mesures impopulaires. Or la capacité d’appliquer dépend de la stabilité sociale. C’est là que la fiscalité et les salaires rejoignent le FMI. Si le pays se crispe sur une taxe sur l’essence, la marge politique pour une réforme bancaire plus lourde se réduit.

Banque mondiale et financements: projets, conditionnalités et message aux investisseurs

Ad Diyar du 19 février 2026 met en avant un autre canal de financement, via la Banque mondiale. Le journal rapporte une rencontre du ministre des Finances, Yassine Jaber, avec une délégation de la Banque mondiale, et insiste sur un engagement du gouvernement à poursuivre un agenda de réformes selon des calendriers convenus, afin de renforcer la confiance des investisseurs, stimuler la croissance et soutenir des objectifs de développement.  

Le même passage évoque la signature d’accords complémentaires pour des projets financés par la Banque mondiale, impliquant plusieurs ministères, ce qui suggère une logique de programmes ciblés plutôt qu’un soutien budgétaire global.  

Ce type de financement a un effet économique concret, mais il a aussi un effet politique. Il sert de signal. Il indique que des institutions internationales sont prêtes à travailler avec l’État libanais sur des projets précis, parfois plus faciles à sécuriser qu’un appui budgétaire direct. Il indique aussi que la conditionnalité reste présente, car les projets sont souvent liés à des critères d’exécution et de gouvernance.

Dans la séquence du 19 février 2026, ce signal est crucial. Le gouvernement augmente des taxes pour financer une hausse de revenus publics et pour stabiliser la fonction publique. En parallèle, il doit convaincre les bailleurs qu’il peut appliquer des réformes. La crédibilité devient la monnaie principale. Sans crédibilité, les taxes alimentent l’inflation sans produire de stabilité. Avec crédibilité, elles peuvent devenir un pont temporaire vers une trajectoire plus soutenable.

Une économie à la recherche d’un équilibre instable

La photographie économique fournie par les publications du 19 février 2026 montre un pays qui tente de reprendre la main sur ses comptes par des instruments immédiats. La TVA à 12%, la hausse du carburant et les droits sur les conteneurs visent à créer des recettes rapides.  En face, l’État annonce une hausse de revenus publics dont le coût est estimé à environ 800 millions de dollars par an, ce qui impose un rendement fiscal réel, pas seulement théorique.  

Dans le même temps, les sources rappellent que la structure de dépense est lourde, avec une masse salariale publique représentant près d’un tiers du budget et des critiques récurrentes sur la productivité et la taille de l’appareil.  Enfin, l’économie reste conditionnée par la capacité de négocier et d’exécuter des réformes, que ce soit avec le Fonds monétaire international ou via des programmes de la Banque mondiale, dans un environnement où la corruption et la confiance restent des variables macroéconomiques décisives.

Société: pouvoir d’achat sous choc fiscal, services publics fragilisés et droits sociaux remis au centre

Hausse des prix et vie quotidienne: la taxe comme accélérateur social

Les décisions fiscales annoncées au Liban en pleine période de Ramadan modifient d’abord le quotidien, avant même de devenir un débat institutionnel. Ad Diyar du 19 février 2026 décrit un basculement rapide des prix dans les commerces, avec un contraste saisissant entre l’annonce d’initiatives censées alléger le coût d’un panier de produits et la hausse effective observée sur des denrées alimentaires. Le journal souligne que l’augmentation du carburant agit comme un facteur de renchérissement transversal, car elle touche le transport, donc l’approvisionnement, puis la fixation des prix au détail.  

Cette dynamique crée un effet social immédiat. La hausse du carburant n’est pas perçue comme une simple mesure technique. Elle devient un symbole, car elle frappe une dépense visible, répétée, et difficile à éviter. Le même jour, les publications insistent sur un risque classique: l’augmentation du coût de l’essence se répercute au-delà de son coût réel, sous forme de hausses opportunistes, faute de contrôle efficace. Cette absence de régulation alimente une impression d’abandon, surtout chez les ménages qui dépendent des transports pour travailler, accéder aux soins, ou maintenir une activité commerciale minimale.  

Dans ce contexte, la question sociale devient celle de la confiance. Quand les prix montent vite, les familles réduisent d’abord les dépenses non essentielles. Ensuite, elles arbitrent sur l’alimentation, les déplacements, l’électricité privée, et les soins. Cela détériore le lien social, car la crise cesse d’être abstraite. Elle se traduit par des renoncements. La société encaisse alors un choc qui n’est pas seulement économique. Il est psychologique et relationnel, car il affecte les solidarités familiales et les réseaux d’entraide.

Ramadan et espace public: entre rituel social et fatigue collective

Annahar du 19 février 2026 donne à voir une société qui continue de maintenir ses rituels, malgré la pression. Le journal illustre l’entrée dans le Ramadan par une scène de ville, avec l’illumination d’un fanal dans le centre de Saïda. Le détail est révélateur. La vie religieuse et les symboles de saison restent des repères collectifs, même quand les revenus se dégradent.  

Pourtant, la même édition met en évidence une autre réalité sociale, moins visible sur les images. Elle rapporte que des représentations étrangères ont noté une réaction de rue limitée face aux hausses fiscales. Cette observation peut être lue comme un signe de fatigue, ou comme une prudence face aux risques de débordement. Elle suggère aussi que la contestation ne disparaît pas. Elle se transforme. Elle se déplace vers d’autres canaux, comme les recours administratifs, les syndicats, ou les négociations à bas bruit.  

Ce contraste entre maintien des rituels et retrait de la rue est un indicateur social important. Il montre une population qui cherche à préserver des repères, tout en évitant des formes de confrontation jugées coûteuses. Il montre aussi un espace public sous tension. Les gestes symboliques se multiplient, parce qu’ils sont accessibles. Les mobilisations de grande ampleur se raréfient, parce qu’elles exigent de l’énergie, du temps, et une organisation.

Représentation des femmes et égalité politique: le diagnostic social par les institutions internationales

Al Liwaa du 19 février 2026 met en avant un message onusien sur la représentation féminine au Parlement. Le journal rapporte une formule nette: un Parlement sans représentation féminine forte ne « ressemble pas au Liban ». Le même passage souligne la persistance d’un décalage entre le rôle actif des femmes dans la société et leur faible présence parmi les candidates, les élues et les représentantes. Il évoque aussi l’appel à transformer des promesses en initiatives concrètes, y compris par l’adoption et l’application d’un texte présenté comme des mesures temporaires spécifiques.  

Ce type de prise de position relève pleinement de la société, car il traite de l’accès au pouvoir comme d’un droit social. Il ne s’agit pas seulement de symboles. La faible représentation féminine influence aussi les priorités publiques, notamment sur les politiques de protection sociale, de santé, d’éducation, de lutte contre les violences et de soutien au travail. Dans une période de crise, ce déficit devient plus visible. Quand les ressources se raréfient, les inégalités se durcissent, et les groupes déjà sous-représentés perdent encore plus de capacité d’influence.

Le point essentiel, dans le message rapporté, tient au passage des mots aux mécanismes. L’enjeu n’est pas de reconnaître le rôle social des femmes, mais de corriger les règles d’accès aux institutions. Le débat devient alors concret. Il touche aux lois électorales, aux conditions de financement des campagnes, à la place des partis, et aux normes culturelles qui structurent les candidatures. La société libanaise, telle qu’elle transparaît dans ce passage, est donc confrontée à une tension. Elle valorise des rôles sociaux essentiels, mais peine à les traduire en pouvoir politique.

Protection sociale et partenariats: la dépendance croissante aux acteurs internationaux

Les sources du 19 février 2026 mettent aussi en évidence une société qui tient en partie grâce à des partenariats avec des institutions internationales. Dans Annahar du 19 février 2026, la signature d’accords-cadres avec l’Unicef, en présence du Premier ministre Nawaf Salam, illustre cette logique. L’information n’est pas présentée comme un simple protocole. Elle signale un besoin structurel. Quand l’État manque de capacités budgétaires et opérationnelles, les agences internationales deviennent des acteurs de continuité, notamment sur des services liés à l’enfance, à la santé et à l’éducation.  

Cette réalité a un effet direct sur la cohésion sociale. D’un côté, ces accords peuvent atténuer des urgences. Ils soutiennent des publics vulnérables, stabilisent des programmes, maintiennent des services. De l’autre, ils rappellent une fragilité. Un pays où les services essentiels dépendent d’accords extérieurs vit sous contrainte. La société peut bénéficier d’un soutien, mais elle vit aussi avec l’incertitude des financements, des calendriers et des priorités des partenaires.

Annahar du 19 février 2026 mentionne également un engagement français sous forme de projets, lié à l’eau potable et au soutien du secteur de la santé. Cette approche de long terme vise à préserver une capacité minimale de services dans un contexte d’usure économique.  

Sur le plan social, ce type d’appui joue un rôle d’amortisseur. Il ne répare pas l’ensemble du système, mais il évite des ruptures qui auraient des conséquences durables. L’accès à l’eau et l’accès aux soins sont des facteurs d’égalité. Quand ils se dégradent, la société se segmente plus vite. Les quartiers et les régions se différencient par leur capacité à payer des solutions privées. Les maladies non traitées augmentent. Les enfants scolarisés de manière irrégulière perdent des acquis. Les partenaires extérieurs cherchent donc à empêcher la crise de devenir irréversible.

Services publics et blocages: la société prise entre revendications et continuité minimale

La fragilisation du service public apparaît comme un autre fait social majeur. Ad Diyar du 19 février 2026 évoque un mouvement de grève dans l’administration, annoncé sur deux jours, à l’appel d’une association de fonctionnaires. Cette information renvoie à un mécanisme social bien connu. Quand les salaires perdent de la valeur réelle, les agents cherchent des compensations. Si la réponse tarde, la grève devient un instrument de pression.  

Mais la grève a un coût social immédiat. Elle retarde des démarches administratives, bloque des documents, ralentit la justice administrative, et complique la vie des citoyens. En période de crise, ces blocages sont plus lourds, parce que les familles dépendent davantage d’aides, de formalités et de services publics pour survivre. Le service public devient donc un point d’équilibre social. S’il s’arrête, la société se tend. S’il continue sans revalorisation, les agents s’épuisent et cherchent d’autres revenus, ce qui fragilise encore l’efficacité.

Le même jour, les sources décrivent un État qui annonce des augmentations pour le secteur public, tout en finançant ces augmentations par des taxes dont l’effet inflationniste risque de réduire le bénéfice réel. Ce mécanisme, discuté dans plusieurs publications, est au cœur du fait social. Il crée une boucle. L’État augmente des revenus nominaux, les prix montent, puis les revendications repartent. La société vit alors dans un cycle d’ajustements, sans stabilisation durable.

Culture de masse et contrôle des contenus: la télévision comme terrain social

Annahar du 19 février 2026 rapporte une décision en Irak concernant l’interdiction de diffusion d’une série, avec une réaction de la chaîne concernée. Même si le fait se déroule hors Liban, il éclaire un enjeu social régional. La télévision et les contenus culturels sont devenus des terrains de confrontation entre normes, politique, et sensibilité publique.  

Pour la société libanaise, ce type de débat résonne, car les médias transnationaux structurent une partie des imaginaires et des discussions familiales. Les interdictions, les polémiques et les censures agissent comme des marqueurs. Elles reflètent des tensions sur la morale, l’identité, et la liberté d’expression. Elles montrent aussi la capacité des États à intervenir sur des contenus, parfois au nom de valeurs, parfois au nom d’une logique de contrôle.

L’intérêt social de cette information tient donc à sa fonction de miroir. Elle rappelle que, dans un espace arabe interconnecté, les débats sur les valeurs et la représentation circulent autant que les débats sur l’économie. Dans une période de crise, ces débats prennent parfois plus de place, parce qu’ils offrent une forme de diversion, mais aussi parce qu’ils touchent à la définition de la communauté.

Société et institutions: les signes d’une fragilité durable

Les sources du 19 février 2026 laissent apparaître une société qui tient par des ajustements, des symboles et des soutiens extérieurs, mais qui reste exposée à une fragilité structurelle. La hausse des prix, décrite par Ad Diyar du 19 février 2026, agit comme un accélérateur de stress social.  Les rituels du Ramadan, illustrés par Annahar du 19 février 2026, maintiennent une cohésion symbolique, mais ne suffisent pas à absorber le choc matériel.  La faible représentation des femmes, mise en avant dans Al Liwaa du 19 février 2026, rappelle que la crise se superpose à des inégalités politiques persistantes.  Les accords avec l’Unicef et les projets de soutien à l’eau et à la santé, rapportés par Annahar du 19 février 2026, soulignent enfin une dépendance croissante à l’aide structurée pour préserver des droits sociaux de base.

Dans ce paysage, la société libanaise apparaît comme un espace de résistance, mais aussi d’usure. Les tensions ne se traduisent pas toujours par des explosions visibles. Elles s’accumulent dans les arbitrages quotidiens, dans la fatigue de la rue, dans la fragilité des services, et dans la recherche permanente de solutions provisoires.

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