mercredi, février 25, 2026

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Revue de presse: l’ombre d’une escalade régionale et la pression sur le calendrier libanais

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Genève en arrière-plan, front sud au premier plan

Ad Diyar du 25 février 2026 décrit une séquence dominée par l’idée d’un moment charnière entre Washington et Téhéran, avec une attente autour de discussions annoncées à Genève et une atmosphère de « compte à rebours » régional. Le journal insiste sur une lecture où la diplomatie et la menace avancent ensemble. La négociation est affichée. La préparation au pire est, elle aussi, évoquée. Cette combinaison alimente un climat d’anticipation. Elle pèse sur les acteurs régionaux. Elle pèse aussi sur les pays fragiles, dont le Liban. Dans le même esprit, Al Binaa du 25 février 2026 met en scène une région où l’option militaire reste présente, même lorsque le canal politique est activé. Le quotidien relie ce contexte aux effets immédiats sur les routes stratégiques, sur les tensions autour des détroits, et sur la nervosité des marchés. Cette toile de fond structure la une du jour. Elle installe l’idée que les fronts proches peuvent devenir des zones de décharge. Dans ce cadre, le front sud libanais apparaît comme l’espace le plus exposé. Al Liwa du 25 février 2026 insiste sur le fait que le Liban ne peut pas supporter une nouvelle secousse majeure, et que la priorité doit être d’éviter l’engrenage. Le journal relie la crainte d’une extension à des signaux de préparation côté israélien et à une inquiétude politique interne. Il rappelle que la moindre escalade crée des coûts immédiats. Les infrastructures souffrent. Le tourisme s’éteint. La consommation recule. La confiance se dégrade encore. An Nahar du 25 février 2026 complète ce tableau en décrivant un climat de tension durable depuis la guerre à Gaza, et en soulignant les frictions autour des mécanismes de stabilisation au sud. Le quotidien insiste sur les crispations entre Israël et la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Il présente ce conflit de perception comme un risque, car il affaiblit les garde-fous. Or, quand les garde-fous s’affaiblissent, la marge d’erreur augmente. Dans ce paysage, Al Joumhouriyat du 25 février 2026 insiste sur une campagne de menaces et sur une lecture où une opération ciblant le Hezbollah resterait possible, indépendamment d’une frappe contre l’Iran. Le journal présente cette hypothèse comme un scénario discuté et redouté. Il met aussi en avant l’idée d’un timing contrôlé par le pouvoir israélien, avec une dimension de feu vert américain évoquée dans le débat public. Ce type de cadrage renforce un sentiment d’incertitude. Il installe une peur rationnelle. Il installe aussi une peur politique. Le Liban se retrouve alors pris entre deux urgences. La première est la sécurité. La seconde est la survie institutionnelle. Les unes du jour convergent sur ce nœud. La région impose son rythme. Le Liban tente de préserver le sien.

Ce même climat régional se prolonge vers la frontière libano-syrienne, telle qu’elle apparaît dans les récits du jour. Al Akhbar du 25 février 2026 traite l’axe Syrie–Liban comme un point de tension et de spéculation, en évoquant des inquiétudes, des accusations et des promesses de mesures à la frontière. Le journal présente aussi la question des combattants étrangers comme un facteur de risque, car elle nourrit la méfiance entre capitales et elle nourrit la crainte d’incidents. Dans cette lecture, la fragilité syrienne rejaillit sur le Liban. Elle rejaillit par les flux. Elle rejaillit par la contrebande. Elle rejaillit aussi par la politique, car chaque incident potentiel devient un argument interne. Ad Diyar du 25 février 2026 insiste de son côté sur un état d’alerte et sur des signaux de prudence attribués à des acteurs internationaux, ce qui renforce l’impression d’une période où la sécurité l’emporte sur tout. Dans un pays où la stabilité dépend déjà de compromis précaires, une telle période est dangereuse. Elle réduit la place du débat normal. Elle renforce le pouvoir des rumeurs. Elle pousse aussi les camps à se replier sur des récits identitaires. Al Sharq du 25 février 2026 illustre cette dynamique avec un traitement plus frontal des responsabilités politiques et des choix stratégiques, en reliant la scène libanaise au débat sur l’entrée en confrontation et sur le prix payé par l’État. Dans ce contexte, la une ne raconte pas seulement des menaces extérieures. Elle raconte une fragilisation interne. Le risque régional devient un amplificateur. Il amplifie la polarisation. Il amplifie la défiance. Il amplifie enfin la vulnérabilité économique, car les marchés réagissent vite et les ménages réagissent encore plus vite.

Le calendrier électoral, test de crédibilité et terrain de bataille

Ad Diyar du 25 février 2026 place au centre de sa une et de ses pages politiques un débat explosif sur le calendrier des élections législatives, avec des récits de contacts et de discussions autour d’un possible report. Le journal présente ce sujet comme un facteur qui enflamme l’opinion, car il touche à la représentation et à la légitimité. Il cite aussi des dates qui cristallisent le débat. Le vote des Libanais de l’étranger est annoncé pour le 3 mai 2026. Le vote des résidents est annoncé pour le 10 mai 2026. Ces dates rendent la rumeur plus dangereuse. Elles rendent aussi les démentis plus visibles. Le même Ad Diyar du 25 février 2026 rapporte des propos attribués à Nabih Berri au sujet d’échanges avec des ambassadeurs d’un format diplomatique restreint, puis évoque un démenti. Cette oscillation nourrit l’instabilité. Elle donne l’impression que la décision n’est pas verrouillée. Or, dans la politique libanaise, une décision non verrouillée devient un champ de bataille. Les partis se préparent. Les machines se mettent en route. Les alliances se testent. Chaque camp veut aussi fixer un récit avant le verdict. Dans ce cadre, Al Sharq du 25 février 2026 met en avant une position ferme du député Hassan Fadlallah, qui refuse toute prolongation et insiste sur la tenue du scrutin à sa date constitutionnelle. Le journal rapporte aussi une accusation d’ingérence, en présentant l’idée que certains acteurs étrangers voudraient un report pour des calculs politiques. Cette manière de parler transforme un débat administratif en duel de souveraineté. Elle force les adversaires à se justifier. Elle réduit la place d’une solution technique. Elle rend chaque compromis plus coûteux. Al Joumhouriyat du 25 février 2026 insiste, de son côté, sur une ligne attribuée à Joseph Aoun, qui refuse de banaliser le report et cherche à installer une norme de continuité institutionnelle. La rhétorique est simple. La normalité est un besoin vital. La normalité passe par l’élection. Cette ligne se heurte toutefois à la réalité du moment régional, telle que décrite par plusieurs journaux. Quand les risques de guerre montent, l’argument sécuritaire devient puissant. Il devient même séduisant pour certains publics. Il permet de présenter le report comme un acte de prudence. Mais il peut aussi être lu comme une manœuvre. C’est cette ambiguïté que les unes du 25 février 2026 rendent visible. La même phrase peut être prudence ou calcul. La même mesure peut être protection ou captation du pouvoir.

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An Nahar du 25 février 2026 met en avant un contexte où le débat électoral est déjà contaminé par la peur d’un choc sécuritaire et par une impression d’impasse politique. Le quotidien suggère que les scénarios se multiplient, mais que les réformes de fond restent absentes. Il évoque des références à l’accord de Taëf et à des chantiers institutionnels, sans qu’un paquet concret apparaisse comme prêt à être adopté avant le scrutin. Ce point est décisif. Quand les réformes sont lointaines, la date devient tout. Elle devient le seul levier immédiat. Elle devient aussi la principale cible des manœuvres. Dans cette séquence, Nidaa Al Watan du 25 février 2026 met l’accent sur les rapports de force internes et sur la difficulté de construire une confiance minimale, alors que la société reste marquée par la crise des dépôts et par la dégradation sociale. Même lorsque les journaux ne disent pas la même chose, ils convergent sur un fait. Le pays n’a pas de marge. Un report créerait un choc politique. Une élection sous menace créerait un choc sécuritaire. Une campagne dans le doute créerait un choc social. Dans ce triangle, la parole des responsables devient centrale. Elle est utilisée pour rassurer. Elle est aussi utilisée pour accuser. Elle sert enfin à préparer l’après. Si l’élection se tient, chacun voudra dire qu’il a protégé la légalité. Si elle ne se tient pas, chacun voudra dire qu’il a voulu l’éviter. Cette bataille préventive est déjà visible dans les unes du jour.

Diplomatie de soutien et message du Caire

Ad Diyar du 25 février 2026 relie directement l’agenda intérieur à une séquence diplomatique tenue au Caire, présentée comme une étape de soutien à l’armée libanaise. Le journal décrit un mélange de signaux de soutien et de conditions politiques, dans un contexte où le Liban oscille entre ses obligations constitutionnelles et ses inquiétudes sécuritaires. Cette formulation résume l’angle dominant. Le soutien existe. Il n’est pas gratuit. Il est lié à une lecture régionale où l’armée est vue comme l’institution la plus stable et la plus prévisible. Al Joumhouriyat du 25 février 2026 met aussi en avant ce rendez-vous, en le situant dans une logique de consolidation des institutions de sécurité. Le journal suggère que le contexte régional donne une valeur accrue à ce type de format, car les partenaires cherchent des relais fiables. Ils cherchent des interlocuteurs stables. Ils cherchent aussi à éviter qu’un État fragile ne devienne un trou noir en cas d’escalade. Dans ce cadre, la diplomatie n’est pas seulement un jeu d’invitations. Elle devient une gestion du risque. An Nahar du 25 février 2026 complète cette lecture par une attention portée aux formats de coordination, à la présence onusienne et aux échanges entre capitales, ce qui place le dossier libanais dans une architecture multilatérale. Cette architecture a un effet positif. Elle maintient le Liban à l’agenda. Elle promet des aides, ou au moins une surveillance. Mais elle a aussi un effet contraignant. Elle introduit des attentes. Elle introduit des conditions. Elle introduit surtout une exigence de cohérence du discours libanais. Or, la cohérence est difficile quand la politique interne est polarisée. Le même jour, Al Akhbar du 25 février 2026 évoque des divergences entre capitales arabes et européennes, tout en indiquant un effort de coordination autour du sud et des engagements liés à la résolution 1701. Le journal met en avant le fait que l’arrêt des hostilités et le soutien à l’armée sont présentés comme des éléments qui renforcent la position de l’institution militaire. Ce point est important. Il révèle une diplomatie qui choisit ses priorités. Elle ne prétend pas régler tous les problèmes libanais. Elle cherche à éviter le pire. Elle cherche à soutenir un pilier. Elle cherche à réduire le risque d’effondrement.

Dans cette diplomatie de prévention, la communication devient un instrument. Une réunion au Caire n’est pas seulement une réunion. C’est un message. Il est adressé à Beyrouth. Il est adressé à Israël. Il est adressé aussi aux acteurs régionaux impliqués dans le bras de fer. Al Binaa du 25 février 2026, en décrivant une région traversée par des signaux militaires, suggère que les partenaires du Liban veulent montrer qu’ils se préparent. Ils veulent montrer qu’ils ont un plan. Ils veulent aussi montrer qu’ils soutiennent l’État, même si l’État reste fragile. Ce type de message nourrit la politique interne. Certains responsables l’utilisent pour dire que le Liban reste soutenu. D’autres l’utilisent pour dire que le Liban est sous pression. Dans les deux cas, la diplomatie devient un élément de débat intérieur. Elle alimente la bataille sur l’élection. Elle alimente aussi la bataille sur la souveraineté. C’est pourquoi la une du jour, même lorsqu’elle parle de Genève ou du sud, parle aussi du Caire. Elle parle de la capacité du Liban à rester un interlocuteur. Elle parle de la capacité du Liban à éviter d’être un simple théâtre. Elle parle enfin d’une question simple. Qui porte la stabilité quand tout vacille. Les journaux du 25 février 2026 donnent tous la même réponse implicite. L’armée est au centre du dispositif. Le politique est sous examen. Le calendrier électoral est le test.

Décisions économiques, colère sociale et fragilité de l’arrière-front

En toile de fond, plusieurs journaux rappellent que l’arrière-front social est déjà sous pression. Ad Diyar du 25 février 2026 évoque un mécontentement alimenté par des décisions gouvernementales récentes, dans un contexte où la population attend des réponses sur les salaires, les services et les prix. Al Joumhouriyat du 25 février 2026, dans ses pages économiques, insiste sur l’impact des mesures fiscales et des ajustements de prix sur le quotidien, en reliant l’énergie, la consommation et la capacité d’achat. Même quand l’économie n’est pas le titre principal de la une, elle reste le moteur de l’humeur collective. Elle fixe la limite de tolérance. Elle explique aussi pourquoi le débat sur les élections devient si inflammable. Quand les ménages souffrent, ils veulent un rendez-vous politique. Ils veulent un changement. Ou, à défaut, ils veulent un responsable. Cette tension sociale se lit aussi dans la manière dont les journaux décrivent la question des dépôts et la réforme financière. Al Sharq du 25 février 2026 rapporte des échanges entre le gouvernement de Nawaf Salam et les représentants du secteur bancaire, autour de projets de lois liés aux pertes financières. Le quotidien présente ces discussions comme un chantier lourd, où chaque mot engage l’exécutif et le Parlement. Ad Diyar du 25 février 2026 évoque aussi l’activité parlementaire sur des textes de réforme bancaire, en mentionnant la présence du gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, dans des réunions de commission. Ce rappel est essentiel. Il montre que l’économie n’est pas séparée de la politique. Elle en est le cœur. L’élection est un test de légitimité. La réforme financière est un test de justice. Les deux tests se déroulent sous menace régionale. Cette superposition crée un risque spécifique. Une escalade militaire frappe un pays déjà épuisé. Elle frappe une économie déjà fragile. Elle frappe une société déjà à bout de patience.

Dans ce contexte, les unes du 25 février 2026 racontent une même histoire avec des mots différents. La région impose une tension. Le Liban tente de protéger ses institutions. Il tente aussi de préserver un calendrier électoral, car il sait que la légitimité est rare. En parallèle, l’économie rappelle une vérité brutale. La stabilité politique ne se décrète pas. Elle se paie. Elle se finance. Elle se protège. Et, surtout, elle se perd vite quand la vie quotidienne devient trop lourde. C’est pourquoi la une du jour ne peut pas être lue comme une simple synthèse d’événements. Elle est une photographie de fragilité. Genève inquiète. Le sud expose. Le Caire encadre. L’élection divise. Les prix étouffent. Le même 25 février 2026, dans Ad Diyar, Al Akhbar, Al Binaa, Al Joumhouriyat, Al Liwa, Al Sharq, An Nahar et Nidaa Al Watan, décrit un pays dont l’agenda est disputé, et dont la marge d’erreur se rétrécit.

Politique locale: guerre des nerfs autour des législatives et bras de fer sur les règles du vote

Report des élections, hypothèse de prolongation et bataille de crédibilité

Ad Diyar du 25 février 2026 place au premier plan une hypothèse qui travaille les coulisses. Le journal affirme que des contacts entre le gouvernement et le Parlement, avec une participation arabe, viseraient à préparer « la sortie » politique et procédurale d’un report des élections législatives pour deux ans. Dans le même passage, le quotidien relie cette idée à une lecture internationale du moment libanais. Il évoque un « confort » de partenaires extérieurs face à ce que le gouvernement de Nawaf Salam aurait déjà accompli sur le plan des réformes financières et de la maîtrise des dossiers sensibles, et il mentionne une préférence supposée pour la continuité de l’équipe au pouvoir. Ad Diyar du 25 février 2026 va plus loin en décrivant un deuxième motif prêté aux mêmes cercles. Il s’agirait, selon ces sources, d’éviter un retour inchangé des équilibres parlementaires actuels et d’attendre des évolutions régionales qui affaibliraient certains camps. Cette manière de présenter l’hypothèse du report transforme un débat institutionnel en soupçon d’ingénierie politique. Elle installe aussi une accusation implicite. Le report ne serait pas seulement dicté par la sécurité ou la logistique. Il serait une stratégie visant à modifier le résultat avant le vote.  

Cette hypothèse de prolongation est reprise, sous une autre forme, dans Al Binaa du 25 février 2026, qui évoque lui aussi un « trend » en cercles étroits en faveur d’un report plus court, d’environ un an, afin de maintenir le gouvernement en place avec d’éventuels ajustements. Même si les durées ne coïncident pas, le point commun est clair. Une partie du débat local se déplace de la date vers l’objectif politique. À quoi servirait un report. Qui y gagnerait. Qui y perdrait. Ce déplacement renforce la polarisation car il pousse les camps à raisonner en termes de rapport de force plutôt qu’en termes de continuité constitutionnelle.  

Dans An Nahar du 25 février 2026, le climat est décrit comme une guerre des nerfs où l’on ne peut plus répondre clairement à une question pourtant simple. Les élections auront-elles lieu ou non. Le quotidien insiste sur une équation de coûts. Des élections en mai auraient un coût lourd et immédiat. Un report aurait un autre coût, lui aussi lourd, mais d’une autre nature. Ce cadrage souligne une réalité libanaise persistante. Le choix est rarement présenté comme un bien contre un mal. Il est présenté comme un mal contre un autre mal. Cela explique la prudence des responsables, mais aussi leur ambiguïté. Dans ce type de moment, la communication devient un outil de dissuasion politique. On affiche une volonté de respecter la date. On laisse filtrer qu’un autre scénario existe. On attend de mesurer la réaction du public et des partenaires.  

Al Joumhouriyat du 25 février 2026 donne à cette tension un habillage plus doctrinal. Le journal insiste sur l’idée que l’élection est un acte de souveraineté, pas seulement une opération administrative. Dans cette logique, un report n’est pas neutre. Il peut être tolérable s’il est encadré, bref et imposé par des conditions de sécurité avérées. Il devient inacceptable s’il ressemble à une auto-prolongation ou à une manœuvre politique. Cette distinction est centrale, car elle renvoie à un principe qui revient souvent dans l’argumentaire libanais. L’État ne peut pas se donner à lui-même une légitimité prolongée sans repasser par le peuple. Quand ce principe est contesté, l’ensemble du système institutionnel se fragilise. Et quand il se fragilise, chaque dossier, du budget à la sécurité, devient plus inflammable.  

Vote de la diaspora, « circonscription 16 » et risque de contestation juridique

L’un des points les plus explosifs de la politique locale ce 25 février 2026 tient au vote des Libanais de l’étranger. Ad Diyar du 25 février 2026 rappelle que des inscrits à l’étranger se sont enregistrés pour voter selon un mécanisme spécifique à six sièges, souvent associé à la « circonscription 16 ». Le quotidien souligne un nœud. Cette circonscription n’aurait pas été mise en place administrativement, ce qui pose une question concrète. Comment traiter les électeurs déjà enregistrés dans ce cadre. Le journal rapporte aussi un débat d’interprétation autour d’un avis transmis au ministre de l’Intérieur par la Direction de la législation et des consultations. Ad Diyar du 25 février 2026 précise que cet avis n’est pas contraignant, mais il avertit qu’une décision administrative prise sur cette base pourrait ouvrir la voie à un recours et à une contestation du scrutin. Le quotidien évoque enfin une piste discutée. Les expatriés pourraient, cette fois, voter au Liban plutôt que via le mécanisme séparé. Ce passage montre la fragilité des règles du jeu. Quand une règle est contestée, elle devient immédiatement politique. Elle devient un argument de campagne. Elle devient aussi un outil de délégitimation si le résultat ne plaît pas.  

An Nahar du 25 février 2026 confirme que ce dossier complique fortement le climat et qu’il pèse sur la crédibilité de l’exécutif. Le quotidien rappelle que les inscrits à l’étranger ont agi en fonction du cadre légal existant et que les dates annoncées pour le vote à l’étranger ont déjà été fixées au 3 mai. Le journal décrit une impasse entre le Conseil des ministres et le Parlement, causée par l’absence de décision claire sur la forme du vote des non-résidents. Il ajoute un élément politique important. Les préférences ne sont pas seulement techniques. Certains inscrits préféreraient voter pour l’ensemble des 128 députés pour des raisons partisanes, car leurs voix peuvent être décisives dans plus d’une circonscription. Cette remarque expose l’enjeu réel. La diaspora n’est pas un détail administratif. Elle est devenue un facteur de résultat, donc un facteur de tension. Dès lors, tout changement de règle est perçu comme un changement d’équilibre.  

Al Sharq du 25 février 2026 traite ce dossier sur un mode plus politique et plus symbolique, en insistant sur le caractère indivisible du droit de participation des Libanais de l’étranger. Le journal met aussi en avant un signe de campagne, avec l’enregistrement d’une candidature féminine présentée comme un marqueur de changement. Même si ces éléments ne tranchent pas la controverse juridique, ils renforcent une idée simple. Plus la diaspora est reconnue comme une composante pleine et entière, plus toute solution perçue comme restrictive devient politiquement coûteuse. Plus l’élection est présentée comme une ouverture, plus la moindre ambiguïté procédurale ressemble à une barrière. Ce glissement alimente la tension locale, car il pousse les camps à durcir leur discours avant même la campagne officielle.  

Discours partisans, accusation d’ingérence et verrouillage du récit avant le vote

Dans Al Sharq du 25 février 2026, la déclaration attribuée au député Hassan Fadlallah illustre la montée de la confrontation. Le journal rapporte un rejet net de toute prolongation et de tout report, au nom de l’intérêt des Libanais et du respect du calendrier constitutionnel. Il ajoute une dimension accusatoire, en évoquant des « interventions » étrangères visant à imposer une prolongation au service de calculs extérieurs. Al Sharq du 25 février 2026 détaille le raisonnement prêté à cette position. Certains parieraient sur un affaiblissement d’un camp d’ici un an, sur un retard de la reconstruction, et sur la possibilité d’un choc régional plus large, afin d’obtenir plus tard un Parlement reflétant de nouveaux équilibres. Cette rhétorique a un effet immédiat sur la politique locale. Elle transforme un débat de calendrier en duel de souveraineté. Elle force l’adversaire à se défendre sur un terrain difficile. Si l’adversaire invoque la sécurité, il est accusé de servir une pression. S’il invoque la logistique, il est accusé de chercher un prétexte. Dans ce type de cadrage, l’espace du compromis se réduit.  

An Nahar du 25 février 2026 rapporte aussi une perception d’« objection » extérieure à la tenue du scrutin, associée à la volonté de ne pas offrir une victoire politique à certains équilibres au mauvais moment. Le quotidien lie cette perception à un autre objectif prêté à ces cercles. Il s’agirait de laisser le gouvernement poursuivre des projets lourds, dont des textes économiques, et de rendre acceptable une prolongation de deux ans du Parlement dans l’attente d’un règlement plus large sur le dossier des armes et de l’évolution des négociations entre Washington et Téhéran. Même quand la formulation est prudente, l’idée a un impact local explosif. Elle suggère que le calendrier ne dépend plus seulement de Beyrouth. Elle suggère aussi que la politique intérieure se retrouve arrimée à des horloges régionales. Or, au Liban, l’idée d’un calendrier dicté par l’extérieur réveille une défiance immédiate et renforce la polarisation.  

Ce débat se nourrit enfin d’un autre élément exposé par An Nahar du 25 février 2026. Dans les coulisses, des idées de réformes politiques seraient discutées dans une perspective régionale, dont une référence à l’accord de Taëf. Le quotidien insiste sur l’absence d’initiative législative complète pour une nouvelle loi électorale avant l’échéance et sur l’absence de trajectoire claire pour des réformes comme un Sénat. Là encore, le constat est lourd. Quand les réformes structurelles sont absentes, le calendrier devient l’outil principal de pouvoir. Il devient aussi la cible principale. Cela explique pourquoi la controverse dépasse la date. Elle touche à la représentation, à la loi, aux équilibres confessionnels, et à la manière dont les coalitions se formeront. Dans ce contexte, même un débat technique sur le vote des non-résidents devient une bataille de système.  

Réformes financières, dépôts et interaction avec la bataille électorale

La politique locale du 25 février 2026 n’est pas seulement électorale. Elle est aussi économique au sens politique du terme, car la réforme bancaire et le dossier des dépôts sont devenus un champ de confrontation et de légitimité. Ad Diyar du 25 février 2026 rapporte la tenue d’une réunion de la commission des Finances et du Budget consacrée à des textes de réforme des banques et à la restitution des dépôts, sous la présidence du député Ibrahim Kanaan, avec la présence de ministres, de députés et du gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid. Le quotidien insiste sur l’examen de modifications à un texte de réforme, en tenant compte de remarques d’organismes internationaux et d’exigences de cohérence juridique. Il cite aussi une insistance sur la vérification des chiffres et sur la restauration de la confiance, avec un appel à des solutions « claires » loin des surenchères de campagne. Ce dernier point relie directement économie et politique. Plus l’élection approche, plus le langage devient populiste. Plus le langage devient populiste, plus les compromis techniques deviennent difficiles. Or, sans compromis technique, il n’y a pas de solution sur les dépôts. Et sans solution sur les dépôts, la colère sociale nourrit la contestation politique.  

Al Sharq du 25 février 2026 complète ce tableau avec une autre scène, celle du Parlement et de la relation entre gouvernement, Banque du Liban et députés sur des textes de restructuration et d’organisation financière. Le journal rapporte une participation du député Bilal Abdallah à une séance de discussion sur les amendements requis. Il met en avant un appel à éviter le renvoi des responsabilités et à adopter un discours unifié, loin de la « démagogie ». Même si le propos est rapporté dans un contexte parlementaire, il renvoie à un problème constant. La réforme financière est un dossier que les acteurs veulent soutenir sans en payer le coût politique. Chacun cherche donc à partager le fardeau, ce qui ralentit les décisions et nourrit la défiance. Dans un climat où la tenue même du scrutin est discutée, cette lenteur devient un argument de plus, soit pour dire qu’il faut une stabilité prolongée afin de réformer, soit pour dire qu’il faut au contraire un renouvellement de légitimité pour trancher.  

Dans l’ensemble, les journaux du 25 février 2026 décrivent une politique locale enfermée dans une équation. L’élection est présentée comme une condition de souveraineté et de continuité. Mais son organisation se heurte à des débats juridiques sur le vote de la diaspora et à des pressions sécuritaires régionales. En parallèle, les réformes financières, indispensables à la crédibilité de l’État, se heurtent à l’approche de la campagne, qui durcit les positions et encourage les postures. Ce cumul rend le système nerveux. Il rend aussi la parole publique plus agressive, car chaque camp veut figer le récit avant les décisions. C’est dans cette tension que s’inscrit la politique locale ce 25 février 2026, entre promesse de normalité et tentation de l’exception.

Citation et discours des personnalités politiques: verrouillage du calendrier électoral et lutte pour imposer le récit de souveraineté

Joseph Aoun, la logique de l’État et l’enjeu du précédent

Al Joumhouriyat du 25 février 2026 met en avant une ligne attribuée à Joseph Aoun qui s’inscrit dans une logique de continuité institutionnelle. Dans ce traitement, la parole présidentielle vise moins à commenter l’actualité du jour qu’à fixer une règle politique. Le scrutin n’est pas présenté comme une formalité. Il est présenté comme une preuve que l’État fonctionne encore. Le journal insiste sur l’idée que banaliser un report créerait un précédent lourd. Une fois la porte ouverte, la tentation de l’exception peut se répéter, et la vie politique peut se transformer en cycle de prolongations motivées par la conjoncture. Cette approche s’insère dans une scène libanaise où la confiance est déjà fragile. Un discours qui promet le respect des échéances répond donc à une demande intérieure de normalité. Il répond aussi à une demande extérieure de lisibilité, car les partenaires du Liban attendent des institutions qu’elles soient prévisibles, surtout quand l’environnement régional devient plus tendu.

Cette dimension est renforcée par la manière dont Ad Diyar du 25 février 2026 évoque des dates déjà annoncées pour le scrutin, avec le vote des Libanais de l’étranger fixé au 3 mai 2026 et celui des résidents au 10 mai 2026. Dans un tel contexte, la parole présidentielle devient un engagement concret. Elle n’est plus un vœu. Elle est un verrou politique qui implique le ministère de l’Intérieur, l’administration électorale, et l’ensemble des forces de sécurité chargées de garantir le bon déroulement. Cette mise en scène de la continuité sert aussi un objectif de dissuasion. Elle vise à réduire l’appétit des acteurs qui pourraient préférer une prolongation, ou qui pourraient chercher à conditionner le scrutin à des dossiers annexes. Lorsque Joseph Aoun est associé, dans la presse, à un refus de normaliser le report, il cherche aussi à empêcher que le débat ne glisse vers une négociation permanente sur la date, car une négociation permanente nourrit l’incertitude et fragilise l’économie. Dans le Liban de la crise, l’incertitude politique se traduit vite en tension monétaire, en recul de l’investissement et en prudence des ménages.

Cette parole n’est toutefois pas isolée. Elle se déploie au milieu d’un paysage où, comme le rapporte An Nahar du 25 février 2026, le contexte régional exerce une pression continue sur l’agenda intérieur. Le quotidien décrit une campagne déjà influencée par la crainte d’une escalade et par la perception que la sécurité peut, à tout moment, être invoquée comme argument de prudence. Dans ce cadre, la parole présidentielle peut être soutenue par ceux qui veulent préserver un minimum de normalité, mais elle peut aussi être contestée par ceux qui estiment que la sécurité doit primer. Cette tension explique pourquoi le discours, tel qu’il apparaît dans les journaux du 25 février 2026, est cadré comme une lutte contre le précédent. Il ne s’agit pas seulement d’organiser une élection. Il s’agit d’empêcher que la crise régionale serve de justification politique à une suspension prolongée de la représentation.

Nabih Berri et la gestion des attributions: un démenti comme acte politique

Ad Diyar du 25 février 2026 décrit un épisode révélateur de la façon dont la parole politique devient un champ de bataille. Le journal évoque des propos attribués à Nabih Berri au sujet d’un report discuté avec des ambassadeurs d’un format diplomatique restreint, puis il rapporte un démenti. Cette séquence est significative, car le démenti n’est pas un simple détail de communication. Dans un système où la rumeur joue un rôle structurant, l’attribution d’une phrase peut déclencher une crise de confiance. Elle peut modifier la stratégie de partis qui préparent déjà leurs alliances. Elle peut aussi produire une réaction de l’opinion, qui lit toute prolongation comme une confiscation. Dans un tel climat, l’acte de démentir devient lui-même un acte politique. Il vise à fermer une porte. Il vise aussi à éviter que la présidence de la Chambre soit présentée comme l’architecte d’une manœuvre.

La presse du 25 février 2026 montre ainsi une mécanique récurrente. La politique se fait par signaux autant que par décisions. Une phrase attribuée peut tester un rapport de force. Une correction peut mesurer la réaction. Cette méthode est d’autant plus efficace que la question du report n’a pas besoin d’être confirmée pour produire ses effets. Il suffit qu’elle soit crédible. Or, dans un pays où la prolongation a déjà été pratiquée dans le passé, l’hypothèse est crédible. C’est pourquoi le traitement d’Ad Diyar du 25 février 2026, même sans trancher sur l’intention réelle, met en lumière un fait central. La bataille est déjà engagée sur le récit. Chaque camp cherche à se positionner comme défenseur de la Constitution. Chaque camp cherche aussi à attribuer au camp adverse l’intention de manipuler la date.

Cette guerre des récits a un impact direct sur la vie politique locale. Lorsque la présidence de la Chambre est associée à une hypothèse de report, certains acteurs y voient un signe de négociation entre blocs, d’autres y voient une tentative de préserver des équilibres, et d’autres encore y voient une stratégie pour gagner du temps face à des pressions régionales. Le démenti, lui, cherche à réinstaller une normalité institutionnelle. Il vise à dire que le Parlement ne se place pas dans une posture de prolongation. Dans le contexte décrit par An Nahar du 25 février 2026, où les scénarios circulent sans trajectoire claire, ce type de démenti est une manière de reprendre le contrôle du tempo. Il dit, en substance, que la Chambre ne veut pas apparaître comme la source d’une crise.

Hassan Fadlallah, accusation d’ingérence et durcissement du langage électoral

Al Sharq du 25 février 2026 met en avant un discours attribué au député Hassan Fadlallah qui refuse explicitement toute prolongation et toute idée de report, en insistant sur la tenue du scrutin à sa date constitutionnelle. Le propos, tel qu’il est rapporté, dépasse le simple rappel du droit. Il se transforme en accusation politique. Le journal présente l’idée que des États étrangers pousseraient vers une prolongation au service de calculs extérieurs. Cette accusation remplit plusieurs fonctions. Elle transforme le débat électoral en débat de souveraineté. Elle délégitime par avance les arguments sécuritaires et logistiques que l’adversaire pourrait invoquer. Elle installe aussi un cadre moral, où accepter un report devient synonyme de céder à une pression.

Dans le même traitement, la logique attribuée à cette position insiste sur l’idée d’attendre une conjoncture plus favorable, liée à l’évolution régionale, à la reconstruction, et à la capacité d’un camp à gagner du terrain avec le temps. Cette lecture est importante parce qu’elle révèle un point constant de la politique libanaise. Le calendrier n’est jamais neutre. Un report modifie la structure des incitations. Il permet à certains de consolider. Il permet à d’autres de se recomposer. Il peut aussi épuiser des colères, ou au contraire les amplifier si la crise sociale continue. En présentant le report comme un calcul extérieur, le discours rapporté par Al Sharq du 25 février 2026 cherche donc à rendre le report illégitime, même s’il est techniquement possible.

Ce durcissement de langage n’est pas isolé. Il est cohérent avec le climat décrit par Ad Diyar du 25 février 2026, qui évoque des discussions de coulisses sur la continuité du gouvernement et sur la manière dont certains partenaires évaluent la situation libanaise. Dans un contexte où l’on soupçonne des préférences extérieures, l’accusation d’ingérence devient un outil de mobilisation. Elle permet de souder une base et de polariser le débat. Elle permet aussi de déplacer la discussion. On ne parle plus d’organisation matérielle du vote. On parle d’indépendance nationale. Cette stratégie est efficace parce qu’elle simplifie un débat complexe en une opposition binaire, et parce qu’elle donne un avantage au camp qui se présente comme gardien du calendrier. Mais elle comporte un risque. Elle rend le compromis presque impossible. Dans un système libanais qui fonctionne souvent par arrangements, une parole qui ferme la porte au compromis peut produire une crise de décision, surtout si des contraintes réelles apparaissent, sécuritaires ou administratives.

Nawaf Salam, discours de réforme et partage du coût politique

À côté du registre électoral, un second registre de discours apparaît dans la presse du 25 février 2026, celui de l’économie, mais il s’agit aussi d’un registre politique. Al Sharq du 25 février 2026 rapporte des échanges entre le Premier ministre Nawaf Salam et l’Association des banques, présidée par Salim Sfeir, autour d’une étude portant sur un projet de loi lié aux pertes financières transmis par le gouvernement au Parlement. Dans ce récit, la parole du chef du gouvernement vise à concilier deux impératifs. Il doit afficher une volonté de réforme, car la population attend une réponse sur les dépôts et sur la responsabilité de la crise. Il doit aussi éviter une rupture frontale avec un secteur capable de bloquer, ou de faire dérailler un chantier déjà fragile. La formule rapportée, qui renvoie le débat au Parlement, est une manière de partager le coût politique. Elle signifie que l’exécutif ne veut pas porter seul une décision qui touchera des intérêts majeurs. Elle signifie aussi qu’il veut contraindre les blocs à assumer publiquement leur position, plutôt que de laisser l’exécutif seul face à la colère.

Ad Diyar du 25 février 2026, en évoquant des réunions de commission et la présence du gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, renforce l’idée que le discours de réforme est devenu un discours de légitimité. Dans un pays où la confiance dans le secteur financier s’est effondrée, parler de réforme sans chiffres crédibles et sans mécanisme lisible ne produit plus d’effet. Il faut donc un discours qui promet la méthode, la vérification et la cohérence juridique. Ce type de discours n’est pas seulement technique. Il cherche à restaurer un minimum de crédibilité institutionnelle. Or, cette crédibilité institutionnelle est directement liée au calendrier électoral. Un pouvoir qui reporte l’élection aura plus de mal à convaincre qu’il réforme au nom du bien public. Un pouvoir qui tient l’élection peut, au contraire, dire qu’il agit sous contrôle démocratique. C’est pourquoi, dans la presse du 25 février 2026, le discours économique et le discours électoral se rejoignent. L’un parle de la légitimité sociale, l’autre de la légitimité constitutionnelle. Les deux cherchent à répondre à la même question: qui a le droit de décider, et au nom de qui.

Discours sur la sécurité: prudence, responsabilité et compétition de récits

Enfin, les discours politiques rapportés ce 25 février 2026 s’inscrivent dans un fond sécuritaire qui change la valeur de chaque mot. Al Liwa du 25 février 2026 insiste sur la nécessité d’éviter une aventure et de protéger l’État face au risque d’escalade au sud. Cette parole de prudence est présentée comme un langage de protection nationale. Elle vise à convaincre que le Liban ne peut pas supporter un choc supplémentaire, ni sur ses infrastructures, ni sur son économie, ni sur sa cohésion sociale. Al Sharq du 25 février 2026, avec un ton plus accusatoire, relie la scène interne aux responsabilités politiques dans l’entrée en confrontation et à la question de qui a décidé quoi. Cette divergence de ton montre une réalité. La sécurité n’est pas seulement un dossier de défense. Elle devient une matière de campagne. Les camps s’accusent. Ils cherchent à écrire l’histoire du moment pour influencer l’opinion. Ils veulent apparaître comme ceux qui ont voulu éviter le pire.

Dans le même temps, Al Joumhouriyat du 25 février 2026 évoque un climat de menaces et des scénarios d’escalade, ce qui renforce l’idée que le Liban est exposé à des décisions prises ailleurs. Cette exposition affecte la parole politique. Plus le risque régional est élevé, plus les discours internes se durcissent, car chaque camp veut prouver qu’il détient la bonne stratégie de protection. Les uns défendront la fermeté sur le calendrier, pour ne pas céder à la peur. Les autres défendront la prudence, pour ne pas exposer le pays. Entre ces deux logiques, l’espace de compromis devient étroit. Les journaux du 25 février 2026 montrent ainsi une scène où la parole est devenue une forme de combat préventif. Les responsables parlent pour rassurer leur camp. Ils parlent pour se protéger contre l’accusation future d’avoir voulu un report. Ils parlent aussi pour préparer l’après, car quel que soit le scénario, ils devront expliquer leur position.

Dans l’ensemble, la rubrique « Citation et discours des personnalités politiques » du 25 février 2026 révèle un point central. La bataille ne porte pas seulement sur des décisions. Elle porte sur la légitimité des décisions. Le calendrier électoral concentre le conflit, car il cristallise la souveraineté et la représentation. La réforme économique concentre l’attente sociale, car elle touche aux dépôts et aux pertes. La sécurité, enfin, impose un arrière-plan de menace qui donne à chaque phrase un poids supplémentaire. Ad Diyar, Al Sharq, Al Joumhouriyat, Al Liwa et An Nahar, dans leurs éditions du 25 février 2026, montrent tous la même dynamique: une parole politique qui cherche à verrouiller un récit, avant même que l’acte final, l’élection ou le report, ne soit tranché.

Diplomatie: conférence du Caire, rendez-vous de Paris et conditions de soutien à l’État libanais

Le Caire, signal politique et cadrage du soutien à l’armée

An Nahar du 25 février 2026 présente la réunion du Caire comme un moment préparatoire structurant en amont de la conférence internationale annoncée à Paris le 5 mars 2026, consacrée au soutien à l’armée libanaise et aux Forces de sécurité intérieure. Le quotidien insiste sur la dimension préventive de l’initiative, conçue pour identifier les besoins immédiats des institutions de sécurité et préparer une mobilisation financière et technique plus large à Paris. Dans ce récit, l’enjeu dépasse la simple assistance matérielle. Il s’agit de consolider un pilier institutionnel afin de préserver la stabilité de l’État dans une phase jugée dangereuse, marquée par la tension au Sud et par des risques de débordement. An Nahar du 25 février 2026 met aussi en avant le niveau de représentation internationale, présenté comme un message de solidarité envers la « réalité étatique » libanaise, avec une logique explicitement assumée: soutenir l’armée et les forces de sécurité revient à soutenir l’État face au risque de désordre. Le quotidien ajoute un point révélateur du contexte diplomatique. Le Liban aurait demandé que la protection ne se limite pas à la frontière sud et qu’elle prenne en compte les besoins liés à la frontière nord, signe que les préoccupations sécuritaires sont abordées dans une lecture globale du territoire. Cette manière de poser le sujet montre que la diplomatie du jour ne se contente pas d’un slogan de soutien. Elle s’efforce de définir une doctrine d’aide, articulée autour de la souveraineté de l’État et de sa capacité à exercer un contrôle effectif.  

Le même An Nahar du 25 février 2026 donne des éléments concrets sur la mise en scène diplomatique de la réunion. Le quotidien cite la présence de représentants d’un format diplomatique restreint, de l’Organisation des Nations unies et de pays européens, ce qui inscrit le rendez-vous du Caire dans une architecture multilatérale. Cette dimension est importante car elle montre que les capitales impliquées cherchent à harmoniser leurs priorités, à parler d’une même voix, et à éviter les initiatives dispersées. Elle montre aussi que le soutien annoncé est conçu comme une marche, non comme un acte unique. Le Caire fixe des lignes directrices, Paris doit traduire en engagements, puis des mécanismes doivent suivre pour la mise en œuvre. Or, au Liban, l’expérience des conférences de soutien a souvent montré une faille: la distance entre les annonces et les décaissements, entre le discours et la capacité d’absorption de l’État. En insistant sur le caractère préparatoire, An Nahar du 25 février 2026 laisse entendre que les partenaires veulent réduire ce risque. Ils veulent connaître les besoins, prioriser, cadrer, puis obtenir des engagements plus crédibles. Ce cadrage n’est pas neutre politiquement. Il place l’armée et les forces de sécurité au centre, donc il oriente le soutien vers des institutions considérées comme plus stables que la sphère partisane. Il offre aussi à l’exécutif un levier de légitimité, car être présent dans un format multilatéral de soutien signifie rester un interlocuteur reconnu. Dans le contexte du 25 février 2026, où la question du calendrier électoral et les tensions sécuritaires dominent l’actualité, cette reconnaissance devient un enjeu interne. Les responsables peuvent brandir la réunion du Caire comme preuve que l’État reste soutenu. Les opposants peuvent, au contraire, y lire un dispositif de conditionnalité et de pression. Cette ambiguïté est constitutive de la diplomatie libanaise: l’aide protège, mais elle encadre.  

Paris, « commission des cinq » et mécanismes de coordination: vers une aide conditionnée

Al Liwa du 25 février 2026 relie explicitement la réunion du Caire au lancement de la conférence de Paris du 5 mars 2026, en insistant sur un objectif central: permettre à l’armée d’assumer ses missions dans le cadre d’une stratégie de renforcement de l’État. Le journal décrit un climat où l’engagement arabe et international est présenté comme réel mais orienté vers un résultat attendu: l’affermissement des institutions publiques et la consolidation de la souveraineté. Al Liwa du 25 février 2026 met en avant le rôle de l’Égypte et évoque des échanges en marge de la réunion, dont une rencontre entre le chef de la diplomatie égyptienne et l’envoyé personnel du président français pour le Liban. Cette mention souligne la place du canal franco-égyptien dans la préparation de Paris, et rappelle la constance d’une diplomatie française qui cherche à structurer des formats de soutien autour de l’armée et de la stabilité institutionnelle. Le journal insiste aussi sur l’attente d’engagements concrets, tout en signalant une question de crédibilité: la réussite d’une conférence se mesure à sa capacité à produire des moyens, pas seulement des déclarations. En filigrane, Al Liwa du 25 février 2026 laisse apparaître un point de tension: l’aide est envisagée comme un outil de stabilité, mais elle s’inscrit dans une trajectoire où l’État est attendu sur des dossiers sensibles, notamment la capacité à étendre son contrôle effectif.  

Al Akhbar du 25 février 2026 éclaire ce cadrage avec une précision utile sur la mécanique diplomatique. Le journal décrit une participation large qui inclut des représentants d’un mécanisme de coordination militaire associant plusieurs pays occidentaux, ainsi que des représentants de la Ligue des États arabes, de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, du bureau du coordonnateur spécial de l’Organisation des Nations unies au Liban et du service européen d’action extérieure. Al Akhbar du 25 février 2026 insiste sur la portée politique du message égyptien. Le cœur du message ne serait pas seulement l’augmentation des capacités « défensives » de l’armée au sens classique. L’objectif affiché serait de permettre à l’État de renforcer son monopole de la force légitime, avec une approche graduelle et organisée, parallèlement à des attentes liées à l’arrêt des violations et à un retrait israélien complet des points contestés. Cette articulation est centrale car elle lie l’assistance à une équation politique: avancer vers la consolidation de l’État, mais dans un cadre qui exige aussi des engagements sur le front sud. Le journal laisse ainsi entendre qu’il existe une logique de conditionnalité équilibrée. Les partenaires n’exigent pas un mouvement unilatéral du Liban sans contreparties. Ils parlent d’un chemin progressif, associé à des garanties attendues d’Israël. Pour Beyrouth, ce type d’équation est à la fois une opportunité et un risque. C’est une opportunité, car elle permet de plaider que la souveraineté ne se construit pas sous pression unilatérale. C’est un risque, car elle expose l’État à une obligation de résultats dans un contexte où la décision intérieure reste disputée.  

Données de besoins, poids des bailleurs et divergences du Golfe

Al Binaa du 25 février 2026 complète le tableau en donnant une lecture plus opérationnelle de la réunion du Caire. Le journal rapporte que le commandement de l’armée libanaise a présenté ses besoins pour achever les étapes de son déploiement sur l’ensemble du territoire, et que des chiffres ont été discutés pour quantifier l’effort nécessaire. Dans cette présentation, l’armée apparaît comme un acteur qui cherche à parler le langage des bailleurs, en hiérarchisant les besoins, en les étalant dans le temps et en défendant une logique de progression. Al Binaa du 25 février 2026 insiste aussi sur la présence d’une délégation française comprenant l’envoyé présidentiel et un représentant associé à des mécanismes techniques liés au Liban, ce qui confirme la volonté de Paris de rester au centre de l’architecture de soutien. Cette densité française n’est pas un détail. Elle signale que la conférence de Paris n’est pas conçue comme une rencontre symbolique, mais comme un pivot de coordination, où les priorités doivent être alignées entre partenaires arabes et occidentaux. Al Binaa du 25 février 2026 suggère aussi que la discussion sur les besoins de l’armée et des forces de sécurité intérieure vise à transformer l’aide en plan de financement, avec une logique de phases. Ce type de dispositif a une implication directe pour la diplomatie libanaise. Plus le plan est précis, plus il est difficile pour les partenaires de se contenter d’annonces vagues. Mais plus le plan est précis, plus l’État libanais est attendu sur des indicateurs de mise en œuvre, donc sur sa capacité administrative et politique.    

Ad Diyar du 25 février 2026 apporte une autre dimension, centrée sur la cartographie des bailleurs et sur les nuances du soutien. Le quotidien évoque des positions du Golfe jugées globalement positives mais variables selon les pays, en citant un rôle important attendu pour le Qatar, tandis que l’ampleur de l’aide saoudienne resterait, dans cette présentation, une question ouverte. Ad Diyar du 25 février 2026 souligne aussi un leadership européen attribué à la France, et mentionne un montant associé à une contribution initiale de l’Union européenne en faveur de l’armée. Cette lecture met en évidence un point diplomatique classique: l’argent suit rarement une logique unique. Il suit des priorités, des rapports bilatéraux, et des évaluations du risque. Les divergences au sein du Golfe ne signifient pas nécessairement un retrait. Elles signifient une pluralité de conditions, de calendriers et de canaux. Pour Beyrouth, cela se traduit par une diplomatie de démarchage, où l’État doit multiplier les interlocuteurs, défendre un même message, et éviter que les rivalités régionales ne se répercutent sur les engagements. Le même passage d’Ad Diyar du 25 février 2026 laisse entendre que l’aide militaire et sécuritaire se superpose à un autre sujet sensible: la gestion des armes hors contrôle de l’État et la nécessité d’avancer vers une « seconde étape » de déploiement et de consolidation. Cette superposition explique pourquoi la diplomatie autour de l’armée est toujours plus qu’une question budgétaire. Elle est une question de souveraineté, donc une question de conflit potentiel entre la logique de l’État et les équilibres internes.  

La diplomatie libanaise sous tension: quand une parole officielle devient un enjeu

Al Binaa du 25 février 2026 illustre aussi une vulnérabilité typiquement libanaise: la fragilité du message diplomatique lorsque les déclarations publiques créent elles-mêmes une onde de choc. Le journal rapporte une controverse autour de propos attribués au ministre des Affaires étrangères Youssef Rajji, au sujet de menaces israéliennes visant des infrastructures libanaises et même l’aéroport international de Beyrouth, menaces ensuite niées, selon le journal, par une source israélienne, ce qui aurait déclenché des critiques sur la « sagesse » de relayer des menaces non confirmées. Cette séquence, telle qu’elle est présentée, révèle un problème de fond. Dans une période où la dissuasion et la rumeur jouent un rôle, une phrase officielle peut peser sur l’économie, sur l’assurance, sur le trafic aérien et sur la perception du risque. La diplomatie ne se joue donc pas uniquement dans les salles de conférence. Elle se joue aussi dans la maîtrise des messages. Lorsqu’un ministre évoque une menace sur un aéroport, il modifie la psychologie des acteurs, même si la menace est ensuite relativisée. Dans un Liban en crise, cette psychologie a des effets immédiats. Elle touche les compagnies, les voyageurs, les investisseurs et, plus largement, l’opinion publique. La critique rapportée par Al Binaa du 25 février 2026 montre que les acteurs politiques libanais s’affrontent aussi sur le style de diplomatie. Faut-il dramatiser pour mobiliser un soutien. Ou faut-il calmer pour éviter de paniquer. Ce dilemme est constant, mais il devient plus dangereux quand les partenaires internationaux cherchent à stabiliser et à encadrer. Une diplomatie perçue comme alarmiste peut compliquer la mobilisation, car elle accroît la perception du risque. Une diplomatie perçue comme trop prudente peut, à l’inverse, être accusée de minimiser des dangers réels. Dans les deux cas, le coût est politique et économique. Cette tension explique pourquoi la réunion du Caire et la conférence de Paris sont aussi des exercices de communication: elles doivent montrer la gravité sans provoquer la panique, et la volonté d’agir sans promettre l’impossible.  

Al Liwa du 25 février 2026 relie explicitement la dynamique de soutien à une trajectoire interne sensible, celle du renforcement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Le journal évoque, dans son traitement, une logique où l’extension du déploiement et la stabilisation passent par un processus graduel, en partie arrimé aux résultats attendus de la conférence de Paris. Cette manière de présenter les choses place la diplomatie au cœur de la politique locale. Elle signifie que certaines décisions d’exécution intérieure sont, au moins partiellement, conditionnées par ce que Paris produira comme ressources et garanties. Elle signifie aussi que la diplomatie devient un calendrier parallèle au calendrier institutionnel libanais. Le soutien se prépare au Caire, se négocie à Paris, puis se traduit en capacités sur le terrain. Or, pendant ce temps, le Liban débat aussi de son calendrier électoral et de ses réformes financières. Cette superposition augmente la fragilité du message: un partenaire extérieur veut des signes de cohérence, mais la cohérence se heurte aux divisions internes. Le résultat est une diplomatie de gestion du risque plutôt qu’une diplomatie de transformation. Les partenaires cherchent d’abord à éviter le pire, à empêcher un effondrement institutionnel, et à réduire les chances d’escalade. Ils ne promettent pas, dans ces récits, une refondation complète. Ils promettent un soutien ciblé et conditionné. C’est ce que la presse du 25 février 2026 met en lumière en liant le Caire, Paris, la coordination multilatérale et la question du monopole de l’État.  

En somme, la diplomatie telle qu’elle apparaît dans An Nahar, Al Akhbar, Al Binaa, Al Liwa et Ad Diyar du 25 février 2026 est structurée par un même objectif: stabiliser l’État à travers ses institutions de sécurité, dans un cadre multilatéral, avec une aide qui vise des résultats et s’accompagne d’attentes explicites sur la souveraineté et sur la gestion du front sud. Elle est aussi traversée par un enjeu de communication: chaque phrase publique, chaque annonce de besoin, chaque signal sur les divergences entre bailleurs peut, au Liban, produire des effets immédiats sur la politique intérieure et sur l’économie, ce qui rend la maîtrise du message presque aussi importante que la négociation des montants.

Politique internationale: Genève comme point de bascule et durcissement des rapports de force au Levant

Washington et Téhéran, diplomatie sous menace et signaux de préparation

Ad Diyar du 25 février 2026 décrit une phase dominée par l’attente d’une nouvelle étape de discussions entre Washington et Téhéran à Genève, avec un climat de pression maximale où la diplomatie est affichée tout en restant encadrée par une menace explicite de recours à la force. Le quotidien rapporte des déclarations attribuées à la porte-parole de la présidence américaine, Caroline Leavitt, selon lesquelles Donald Trump privilégie la voie diplomatique, tout en affirmant que l’option militaire demeure disponible si la négociation échoue. Dans cette présentation, le langage américain cherche à produire un double effet. Il doit rassurer les partenaires qui veulent un accord et une désescalade. Il doit aussi dissuader l’adversaire en rendant crédible la possibilité d’une frappe. Ce double registre nourrit un climat d’anticipation dans toute la région, car il transforme les discussions de Genève en moment à haut risque. Le même Ad Diyar du 25 février 2026 évoque des mesures de prudence attribuées aux États-Unis, avec un resserrement de procédures pour leur représentation et une réduction de mouvements de personnels, présentées comme des précautions dans un environnement jugé plus dangereux. Ces gestes, qu’ils soient dictés par une menace réelle ou par une volonté de renforcer la pression, produisent un effet public immédiat. Ils alimentent l’idée que l’escalade est possible à court terme. Ils influencent aussi les calculs des acteurs régionaux, qui ont tendance à lire ce type de mouvements comme des signaux précurseurs. Al Binaa du 25 février 2026 installe la même dramaturgie en parlant d’une région suspendue au verdict de Genève, où la préparation au pire progresse en parallèle du canal politique. Le quotidien insiste sur le fait que l’option militaire n’est pas seulement un discours. Elle est présentée comme prête, ce qui augmente le poids de la moindre phrase et la nervosité des marchés. Dans ces récits, Genève n’est pas seulement un rendez-vous diplomatique. C’est un point de bascule potentiel qui peut changer le niveau de risque sur les routes commerciales, sur les prix de l’énergie et sur la stabilité politique de plusieurs pays. Al Akhbar du 25 février 2026 ajoute une dimension de politique intérieure américaine, en décrivant des divergences et des tensions autour de la ligne à suivre, ce qui rend le signal envoyé au reste de la région moins stable qu’une position monolithique. Cette instabilité du signal a un effet direct sur la probabilité d’erreur. Plus le message est ambigu, plus l’adversaire peut mal interpréter. Plus l’adversaire peut mal interpréter, plus il peut se préparer à une réponse anticipée. Dans le paysage décrit par Ad Diyar, Al Binaa et Al Akhbar du 25 février 2026, la région entre donc dans une logique de dissuasion nerveuse. La diplomatie reste ouverte, mais elle est encadrée par des gestes et des menaces qui donnent à l’option militaire un statut de possibilité immédiate, et cette proximité de la force reconfigure la manière dont chaque théâtre périphérique est évalué, dont le Liban, la Syrie et les frontières sensibles du Levant.

Al Binaa du 25 février 2026 met aussi en avant une lecture où Israël chercherait à peser sur l’issue du bras de fer, en exploitant l’ombre de la frappe pour pousser vers une confrontation plus large ou pour obtenir des gains politiques et sécuritaires. Même lorsqu’une frappe n’est pas décidée, la possibilité d’une frappe devient un outil de pression. Elle permet à certains acteurs d’exiger des alignements. Elle permet aussi de justifier des postures plus agressives sur des fronts secondaires. C’est là que la politique internationale du 25 février 2026 se lit comme une mécanique d’engrenage. Une négociation au sommet, entre Washington et Téhéran, produit des tensions sur les marges, parce que les marges servent d’instruments de dissuasion et de démonstration. Dans ce cadre, les pays fragiles deviennent des espaces d’exposition, non parce qu’ils décident, mais parce qu’ils peuvent subir des effets de chaîne. La presse libanaise de ce jour-là décrit précisément ce problème. La politique internationale n’est pas isolée du Liban. Elle se projette sur le Liban, car le Liban est situé dans une zone où les alliances, les capacités militaires et les calculs de prestige sont imbriqués. Le sens de l’actualité internationale, tel que rapporté par Ad Diyar et Al Binaa du 25 février 2026, est donc celui d’une phase où l’on négocie sous menace, où l’on parle de désescalade tout en préparant l’escalade, et où la région entière ajuste sa posture avant même de connaître le résultat de Genève.

Israël, menaces, front sud et fragilisation des cadres onusiens

Al Joumhouriyat du 25 février 2026 insiste sur un climat de menaces attribuées au leadership israélien, présenté comme une campagne récurrente mais intensifiée, dans un contexte où la possibilité d’une offensive de grande ampleur contre le Hezbollah est évoquée comme un scénario discuté, qu’il y ait ou non une frappe contre l’Iran. Le journal rapporte aussi l’idée que le timing d’une telle décision resterait contrôlé par Benjamin Netanyahu, avec la perspective d’un feu vert américain évoquée dans le débat politique. En politique internationale, ce type de séquence a deux effets. Il augmente la pression psychologique sur les sociétés exposées, dont le Liban, et il élargit l’espace de calcul des acteurs régionaux, car la menace devient un paramètre durable et non un incident ponctuel. Al Joumhouriyat du 25 février 2026 présente en parallèle une discussion sur la possibilité de tenir l’État libanais à l’écart d’une confrontation, ce qui souligne un point sensible du droit et de la diplomatie. L’idée d’une guerre présentée comme ciblée, dissociée de l’État, vise à rendre l’action plus « acceptable » dans certains discours, mais elle rend aussi plus difficile la protection institutionnelle du pays visé, car l’État se retrouve alors pris entre la nécessité de se défendre politiquement et l’accusation de ne pas contrôler l’ensemble du territoire. Dans ce cadre, le Liban devient exposé à une logique de récit imposée de l’extérieur, où l’on demande à l’État de prouver un contrôle qu’il ne peut pas toujours exercer dans les mêmes termes que des États plus centralisés.

An Nahar du 25 février 2026 traite un autre volet majeur, celui de la relation entre Israël et la Force intérimaire des Nations unies au Liban, en décrivant une montée des tensions depuis le début de la guerre à Gaza et une accélération récente. Le quotidien insiste sur la crispation autour des modalités de surveillance, des accusations de violations et des points contestés au sud, en indiquant que la persistance de positions occupées et la continuité des tensions empêchent une application pleine des engagements. Dans ce traitement, le problème dépasse la relation bilatérale entre un État et une mission onusienne. Il touche à l’architecture internationale de stabilisation. Une mission onusienne sert d’amortisseur, de mécanisme de vérification et de canal pour réduire les malentendus. Quand son rôle est contesté, le risque de lecture contradictoire augmente. Chaque camp peut produire sa version des faits. Chaque version peut être utilisée pour justifier une action. La conséquence est une fragilisation des garde-fous. Dans un contexte où Al Joumhouriyat du 25 février 2026 évoque des menaces d’escalade, la fragilisation des garde-fous devient un facteur de danger immédiat, car elle réduit la capacité des acteurs internationaux à freiner une montée aux extrêmes. L’actualité internationale, vue depuis les journaux du 25 février 2026, dessine ainsi une convergence. La crise Washington–Téhéran augmente la tension régionale. Cette tension régionale se traduit par des menaces et des postures plus dures autour du front sud. Et le front sud se trouve dans un cadre onusien que certains acteurs cherchent à affaiblir ou à marginaliser, ce qui rend l’escalade plus probable.

Al Akhbar du 25 février 2026, en évoquant des cadres de coordination au Caire et des discussions autour de la résolution 1701, renforce indirectement cette lecture internationale. La stabilisation du sud et le rôle des institutions libanaises y sont décrits comme des sujets de coordination entre capitales arabes et occidentales. Or, si des partenaires investissent du capital diplomatique dans un cadre, et que ce cadre est fragilisé sur le terrain, leur marge d’action devient plus étroite. Cela signifie que les acteurs internationaux, pour maintenir une capacité d’influence, peuvent être tentés de renforcer leur pression politique ou de modifier leurs instruments. Dans les crises régionales, ce basculement est fréquent. On passe d’un soutien au cadre multilatéral à une recherche de canaux bilatéraux ou de leviers plus directs. Le traitement d’An Nahar du 25 février 2026 sur les frictions avec la mission onusienne suggère précisément ce risque. Si la mission est contestée, la gestion de crise repose davantage sur des contacts directs, donc sur des rapports de force, et moins sur un arbitrage ou une observation neutre. En résumé, la politique internationale, telle que décrite par Al Joumhouriyat et An Nahar du 25 février 2026, montre un durcissement de la logique de puissance au détriment des mécanismes de stabilisation, avec un impact immédiat sur le Liban, non seulement par la menace, mais aussi par l’affaiblissement des instruments censés réduire cette menace.

Syrie, combattants étrangers et jeu des parrains: Moscou et Ankara en gestion prudente

Al Akhbar du 25 février 2026 ouvre un dossier syrien présenté comme un facteur direct de risque pour le Levant, en décrivant la dispersion de combattants au sein de structures armées, avec des formations courtes, un équipement incomplet et des lacunes importantes en armement lourd, en munitions et en maintenance. Le journal affirme que la Russie n’aurait pas fourni, à ce stade, les munitions et pièces de rechange nécessaires pour maintenir ce qui reste des capacités de l’ancien appareil militaire syrien, et que l’appui turc serait limité, davantage centré sur des moyens de transport et des matériels légers. Dans une lecture internationale, ces éléments renvoient à une réalité structurante. Quand les parrains modulent leur soutien, ils modulent les équilibres internes. Une force fragile devient plus perméable aux influences et plus difficile à discipliner. Cette fragilité augmente le risque d’incidents et de poches autonomes. Elle augmente aussi le risque que des acteurs locaux cherchent des ressources par des économies parallèles, dont la contrebande et les trafics, avec un effet direct sur les frontières. Pour le Liban, ce type de dynamique est critique, car une frontière instable peut devenir un canal d’importation de tensions, de récits et de violences.

Al Akhbar du 25 février 2026 insiste aussi sur le dossier des combattants étrangers, présenté comme revenu au premier plan, avec une promesse attribuée à Damas de retirer certains éléments de la zone frontalière avec le Liban dans un délai annoncé. Dans le contexte régional décrit par les autres titres, une telle promesse a une valeur diplomatique autant que sécuritaire. Elle peut servir à rassurer Beyrouth et à répondre à des inquiétudes locales. Elle peut aussi servir à envoyer un message à des partenaires internationaux, en montrant une volonté de contrôle. Mais l’expérience régionale montre que ces promesses se heurtent souvent à des réalités de terrain. Les loyautés sont multiples. Les chaînes de commandement sont fragmentées. Les intérêts économiques pèsent sur les décisions. Le traitement d’Al Akhbar du 25 février 2026 souligne précisément ce problème en mettant l’accent sur le manque de ressources et sur la nature incomplète de l’équipement. Dans ce cadre, la capacité d’une autorité syrienne à imposer un retrait durable peut être contestée, ou dépendre d’une négociation avec des groupes locaux. Cette réalité rend la frontière libano-syrienne particulièrement sensible, car un incident peut être lu comme une provocation, ou être instrumentalisé par des acteurs internes au Liban.

Al Akhbar du 25 février 2026 relie enfin ce dossier syrien à une cartographie plus large de coordination régionale, en évoquant des divergences entre capitales et des discussions où l’Égypte, Paris et d’autres partenaires sont cités dans le contexte des efforts liés au sud libanais et à la stabilisation. Cette juxtaposition est éclairante. Elle montre que la Syrie, le Liban et le front sud sont traités comme un ensemble de vases communicants. Si la Syrie est instable, le Liban est exposé. Si le Liban est exposé, la gestion du front sud devient plus complexe. Et si le front sud devient plus complexe, les partenaires internationaux cherchent à renforcer l’État libanais par des soutiens ciblés, tout en exigeant une cohérence politique difficile à produire. Ainsi, la politique internationale décrite ce 25 février 2026 n’est pas faite de dossiers séparés. Elle est faite d’imbriquations. Genève pèse sur le Levant. Le Levant pèse sur les missions onusiennes. Les missions onusiennes pèsent sur les calculs d’Israël. La Syrie pèse sur les frontières. Les frontières pèsent sur la stabilité de l’État libanais. Les journaux Ad Diyar, Al Akhbar, Al Binaa, Al Joumhouriyat et An Nahar du 25 février 2026 décrivent, chacun à sa manière, une région qui se durcit, où la diplomatie reste active mais encadrée par la menace, et où les cadres de stabilisation sont testés au moment même où ils devraient amortir les chocs.

Économie: choc fiscal, crise du pouvoir d’achat et bataille sur les dépôts

Essence, taxe sur la valeur ajoutée et inflation importée dans chaque facture

Al Joumhouriyat du 25 février 2026 décrit une hausse de 300 000 livres sur l’essence et la place au cœur d’un enchaînement qui touche tout le reste. Le quotidien insiste sur un mécanisme simple. Le carburant n’est pas un produit isolé. Il est un coût de base. Il entre dans le transport des personnes. Il entre dans la livraison des marchandises. Il entre dans la logistique des pharmacies, des boulangeries et des supérettes. Il pèse aussi sur les ateliers et les services. Le journal explique ainsi que la hausse finit par se diffuser, même quand les commerçants ne changent pas tous leurs prix le même jour. Le choc apparaît d’abord dans les trajets. Il apparaît ensuite dans les coûts de transport public. Il apparaît enfin dans le fret, donc dans les prix finaux. Cette lecture s’inscrit dans une économie libanaise où la dépendance à l’importation reste forte et où la moindre hausse d’énergie se transforme vite en hausse généralisée. Le même numéro d’Al Joumhouriyat du 25 février 2026 évoque la taxe sur la valeur ajoutée, portée à 12 %. Le journal présente ce relèvement comme un impôt qui frappe la consommation au même taux, quel que soit le revenu. Il souligne donc son caractère socialement lourd. Il insiste sur la pression subie par les ménages modestes et la classe moyenne. Il rappelle que ces ménages consacrent une part élevée de leurs revenus aux dépenses courantes. L’effet psychologique est aussi important. Quand la taxe grimpe, le consommateur a l’impression de payer deux fois. Il paie la hausse des coûts. Il paie aussi la hausse fiscale sur ces mêmes coûts. Dans un pays où la confiance dans l’action publique est fragile, ce sentiment compte. Il nourrit l’idée d’un État qui prélève, mais ne rend pas. Il nourrit aussi l’idée d’un effort demandé sans protection suffisante contre l’inflation.

Al Joumhouriyat du 25 février 2026 lie enfin cette séquence fiscale à la question des salaires, en évoquant des ajustements pour le secteur public. Le journal reconnaît l’argument de base. Les salaires ont été laminés. Il faut donc corriger. Mais il met en avant un paradoxe. Si la correction est financée par des taxes et des hausses de prix, une partie du gain nominal est reprise par l’inflation. Le résultat peut être une amélioration faible, voire une stagnation, pour une partie des bénéficiaires. Le quotidien insiste aussi sur le secteur privé. Les hausses de salaires n’y suivent pas nécessairement le même rythme. Cela crée un écart. Certains ménages voient une correction. D’autres voient une hausse des prix sans compensation. Cette divergence nourrit une tension sociale. Elle nourrit aussi une tension entre salariés, car chacun compare sa situation à celle de l’autre. Dans ce cadre, la hausse de l’essence et de la taxe sur la valeur ajoutée devient plus qu’un sujet économique. Elle devient un sujet politique. Elle oblige le gouvernement à justifier la structure de ses recettes. Elle oblige aussi les partis à se positionner, car la campagne électorale se nourrit de la vie chère. Le débat n’est alors plus technique. Il devient moral. Il oppose ceux qui disent que l’État doit financer ses obligations, même au prix d’une taxe plus élevée. Il oppose ceux qui disent que l’État doit d’abord protéger la consommation et frapper d’autres sources de revenus. Cette polarisation est visible dans la presse du 25 février 2026, car le choc fiscal est présenté comme immédiat et diffus, donc impossible à ignorer.

Contrôle des prix, protection du consommateur et limites d’un État sous contrainte

Ad Diyar du 25 février 2026 rapporte une action du ministère de l’Économie et du Commerce par la Direction de la protection du consommateur, avec des inspections visant des sociétés fournisseurs de viande et de volaille ainsi que des points de vente à Beyrouth et au Mont-Liban. Le journal présente l’opération comme préventive et orientée vers la protection du consommateur. Il indique que des procès-verbaux ont été dressés contre cinq grandes entreprises pour des hausses jugées injustifiées. Il mentionne aussi des engagements écrits exigés d’autres acteurs pour respecter des marges considérées comme autorisées et ne pas exploiter la conjoncture. Ce type de démarche traduit une réalité de la crise. Quand les prix montent, l’État cherche un instrument de réponse rapide. Les inspections servent à montrer qu’un contrôle existe. Elles servent aussi à produire un effet dissuasif. Elles visent enfin à rassurer l’opinion, au moins symboliquement. Dans le contexte décrit par les autres titres, ce symbolique est important. Le choc de l’essence et de la taxe sur la valeur ajoutée nourrit un sentiment d’injustice. Les contrôles cherchent à répondre à ce sentiment en ciblant un secteur vital, l’alimentation. La viande et la volaille sont des marqueurs. Elles signalent la vie chère. Elles signalent aussi les arbitrages douloureux dans les foyers. Dans ce cadre, la presse donne à l’opération une portée plus large que la simple sanction. Elle la présente comme un signal de l’État, au moment où l’État est attendu sur tous les fronts.

Cette stratégie a toutefois une limite évidente, que la situation générale met en lumière. Un contrôle administratif peut freiner certains abus. Il ne peut pas annuler des coûts réels. Le carburant a augmenté. Le transport coûte plus cher. Certaines matières premières coûtent plus cher. L’importation reste chère. Les acteurs économiques cherchent donc à répercuter. L’État, lui, tente de distinguer entre répercussion et spéculation. Or cette distinction est difficile, surtout quand la transparence des coûts est faible et quand les marchés sont fragmentés. La pression devient alors double. Si l’État contrôle trop, il peut être accusé d’étouffer l’activité et de pousser certains vers la pénurie ou vers des circuits informels. Si l’État contrôle trop peu, il est accusé d’abandonner le consommateur. Dans un Liban où l’économie informelle s’est renforcée, cette tension est permanente. Elle s’ajoute à un autre facteur évoqué dans la presse. L’administration a des moyens limités. Elle manque d’inspecteurs. Elle manque parfois de capacité de suivi. Elle manque aussi de capacité de sanction rapide et crédible. Sans sanction, le contrôle perd de la force. Sans suivi, il devient un épisode médiatique. Dans cette configuration, l’action rapportée par Ad Diyar du 25 février 2026 apparaît comme nécessaire, mais insuffisante. Elle montre une volonté. Elle ne prouve pas un renversement de tendance. Elle ne peut pas compenser une fiscalité plus lourde et une énergie plus chère. Elle ne peut pas non plus répondre à la question centrale, celle des revenus. Tant que les salaires réels restent faibles, chaque hausse de prix devient une crise. Et tant que la réforme financière n’a pas produit une stabilisation durable, la perception de risque reste élevée, ce qui pèse sur l’investissement et sur la consommation. Le contrôle des prix devient alors un pansement. Il peut calmer un secteur. Il ne répare pas l’économie.

Dépôts, réforme bancaire et bataille des chiffres entre gouvernement, Parlement et Banque du Liban

La question des dépôts reste un nœud de l’économie libanaise, et les journaux du 25 février 2026 la relient directement aux débats institutionnels. Ad Diyar du 25 février 2026 rapporte une réunion de la commission des Finances et du Budget, présidée par le député Ibrahim Kanaan, consacrée à des textes de réforme des banques et à la restitution des dépôts, avec la présence de ministres, de députés et du gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid. Le quotidien insiste sur l’examen d’amendements à un texte de réforme, avec une attention portée aux remarques du Fonds monétaire international et aux exigences de cohérence juridique, y compris celles liées à des réserves du Conseil constitutionnel. Cette mention est lourde. Elle signifie que la réforme ne se joue pas seulement sur une intention. Elle se joue sur une architecture légale solide. Une loi fragile peut être contestée. Une loi contestée peut bloquer l’ensemble du chantier. Or, dans un dossier aussi explosif, le blocage nourrit la colère. Il nourrit aussi la défiance envers les institutions. Ad Diyar du 25 février 2026 met en avant une insistance sur la vérification des chiffres et sur la nécessité de restaurer la confiance dans le secteur bancaire. Le point est central. Sans chiffres partagés, il n’existe pas de solution acceptée. Chacun choisit alors ses chiffres. Chacun choisit sa narration. Les déposants veulent une restitution. Les banques veulent limiter leur perte. L’État veut éviter une explosion sociale et une faillite totale. La Banque du Liban est attendue sur la clarté. Chaque acteur a donc une incitation à défendre sa propre lecture.

Al Sharq du 25 février 2026 décrit, dans le même esprit, une séquence de dialogue entre le Premier ministre Nawaf Salam et l’Association des banques, présidée par Salim Sfeir, autour d’une étude portant sur un projet de loi lié aux pertes financières transmis par le gouvernement au Parlement. Le journal rapporte que le secteur bancaire met en avant des difficultés d’application et que le Premier ministre rappelle les principes du texte tout en se disant ouvert à des améliorations, en renvoyant la discussion au Parlement. Cette formulation éclaire la stratégie de l’exécutif. Le gouvernement veut apparaître comme réformateur. Il veut aussi apparaître comme responsable. Mais il ne veut pas être seul à porter le coût politique. En renvoyant au Parlement, il impose aux blocs de se positionner. Cela force une clarification. Cela peut aussi ralentir, car le Parlement est un espace de compromis difficile, surtout à l’approche d’une campagne. Le calendrier électoral, très présent dans l’actualité du 25 février 2026, pèse donc sur la réforme. Plus on approche de l’échéance, plus les postures augmentent. Plus les postures augmentent, plus le compromis technique est dur. Or, sans compromis technique, le dossier des dépôts reste bloqué. Ce blocage devient ensuite un carburant politique, car chaque camp accuse l’autre d’avoir volé, caché ou trahi. Dans cette logique, la réforme bancaire n’est pas seulement une réforme de secteur. C’est un test de légitimité de l’État. Il s’agit de dire qui paie, comment, et selon quelles priorités.

Le rôle de la Banque du Liban, mentionné par Ad Diyar du 25 février 2026 à travers la présence de Karim Souaid, renvoie à une autre dimension. L’économie libanaise a besoin de règles claires. Elle a besoin d’un cadre monétaire lisible. Elle a besoin aussi d’une capacité à relancer le crédit productif, même de façon graduelle. Or, sans solution sur les pertes et sur les dépôts, il n’y a pas de confiance bancaire. Et sans confiance bancaire, le crédit reste limité. Cela pèse sur les entreprises. Cela pèse sur l’emploi. Cela pèse aussi sur les recettes fiscales, car une économie qui ne croît pas ne finance pas l’État. Le cercle est donc vicieux. La fiscalité augmente pour financer l’État. La fiscalité alourdit le coût de la vie. Le coût de la vie nourrit la contestation. La contestation complique le compromis sur la réforme. Et l’absence de réforme maintient l’économie dans une dynamique faible. C’est pourquoi les journaux du 25 février 2026 traitent les dépôts comme une question qui dépasse le secteur financier. Elle touche à la stabilité sociale. Elle touche à la crédibilité du gouvernement. Elle touche aussi à la capacité du Parlement à produire un texte qui tienne face aux exigences juridiques et aux attentes des bailleurs.

Recettes publiques, propriétés maritimes et logique de financement sous surveillance internationale

Au-delà des taxes de consommation, Al Sharq du 25 février 2026 rapporte un chantier que l’exécutif présente comme une piste de recettes, celui des propriétés maritimes. Le journal évoque une réunion au Sérail entre Nawaf Salam, le ministre des Finances Yassine Jaber et le ministre des Travaux publics Fayez Rassamni, autour d’un plan visant à traiter le dossier des empiètements, à collecter des redevances impayées et à réévaluer des tarifs. Ce type de dossier est politiquement sensible. Il touche à des rentes. Il touche à des intérêts installés. Il touche aussi à une question de justice fiscale. Dans l’opinion, frapper les empiètements et récupérer des redevances peut être vu comme plus légitime que frapper la consommation. Le gouvernement peut donc y gagner un capital symbolique. Mais il affronte aussi un risque. Les bénéficiaires de ces situations ont souvent des relais. Ils peuvent bloquer. Ils peuvent ralentir. Ils peuvent aussi transformer le dossier en bataille politique. Dans un Liban déjà polarisé, ce risque est réel. Pourtant, ce chantier a une cohérence économique. L’État cherche des recettes. Il cherche aussi à montrer qu’il ne se contente pas de taxes faciles. Il tente de prouver qu’il s’attaque à des zones de rente. Cette volonté s’inscrit dans un contexte où les partenaires internationaux, y compris financiers, regardent la structure des recettes et la capacité de l’État à collecter.

Al Sharq du 25 février 2026 mentionne aussi les échanges du gouvernement avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, avec des thèmes comme la reprise du crédit au secteur privé, le soutien à l’industrie, aux petites et moyennes entreprises et aux énergies renouvelables, ainsi que l’assistance technique à la modernisation de la gouvernance de certaines entreprises publiques. Cette séquence montre un autre niveau de l’économie. Il ne s’agit plus seulement de taxes et de prix. Il s’agit de réformes de gouvernance et de relance productive. Or, cette relance productive dépend de la stabilité politique, de la confiance bancaire et de la clarté réglementaire. Les journaux du 25 février 2026, en juxtaposant les hausses fiscales et les discussions de réformes, dessinent une économie sous surveillance. Les bailleurs attendent des signaux. Ils attendent des textes. Ils attendent des mécanismes de suivi. Dans le même temps, la population attend un soulagement rapide. Cette tension est difficile à gérer. Les réformes de gouvernance sont lentes. Les hausses de prix sont immédiates. Le gouvernement doit donc naviguer entre un impératif de court terme et un impératif de long terme. Cette navigation explique aussi la centralité du Parlement dans les récits. Le Parlement est l’espace où les lois se font. Mais le Parlement est aussi un espace de rivalités. Or la rivalité augmente à l’approche d’une échéance électorale, elle-même discutée dans la presse du même jour.

Dans ce paysage, l’économie libanaise du 25 février 2026 apparaît comme une économie de contraintes. Elle cherche des recettes. Elle cherche une réforme bancaire. Elle cherche une stabilisation sociale. Mais elle avance avec des outils imparfaits. La fiscalité sur la consommation apporte des recettes rapides, mais elle frappe le pouvoir d’achat. Le contrôle des prix peut calmer des abus, mais il ne change pas les coûts. La réforme bancaire est indispensable, mais elle est politiquement toxique. Les chantiers de recettes comme les propriétés maritimes sont légitimes, mais ils déclenchent des résistances. Enfin, la relance productive est nécessaire, mais elle dépend d’un cadre politique et financier encore instable. Les journaux Ad Diyar, Al Sharq et Al Joumhouriyat du 25 février 2026 convergent ainsi sur une même réalité. L’économie est au centre de l’équation libanaise, parce qu’elle mesure immédiatement la crédibilité de l’État. Une hausse de taxe se voit en caisse. Une hausse d’essence se voit à la pompe. Une réforme bancaire se juge à la capacité de récupérer des dépôts. Et un plan de recettes se juge à la capacité de collecter, pas à la capacité d’annoncer.

Justice: affrontement sur la peine de mort, contentieux électoraux en gestation et bataille juridique autour des réformes financières

Peine de mort, Parlement et fracture des blocs: une réforme symbolique prise dans les calculs politiques

Al Akhbar du 25 février 2026 consacre un dossier explicite à la peine capitale, en présentant une bataille parlementaire autour d’une proposition visant l’abolition de la peine de mort. Le quotidien situe ce débat dans un contexte politique fragmenté, où les positions de principe se heurtent à des réflexes de bloc et à des considérations d’opportunité. Le journal décrit une dynamique de « camp » plutôt qu’un débat strictement juridique, avec une difficulté à construire une majorité stable sur un sujet pourtant ancien dans l’espace public. Al Akhbar du 25 février 2026 souligne que le dossier ne se limite pas à une discussion morale. Il touche à la crédibilité de l’État, à la cohérence du droit, et à la façon dont le Parlement assume ses choix pénaux dans une société traversée par la peur de l’insécurité et par la colère sociale. Cette mise en perspective est importante, car elle rappelle que la peine de mort, au Liban, n’est pas seulement un article de code. Elle devient un révélateur de la relation entre justice et politique. Lorsqu’une proposition d’abolition arrive en discussion, elle force les blocs à choisir entre deux registres qui s’entrechoquent. Le registre des droits, qui met en avant le caractère irréversible de la sanction et la nécessité de garanties maximales. Le registre de l’ordre public, qui associe la sévérité pénale à une réponse aux crimes et à la demande de protection. Le journal du 25 février 2026 insiste sur le fait que cette tension traverse aussi la société. Une partie de l’opinion demande une justice ferme. Une autre souligne les risques d’erreur judiciaire et l’exigence de standards plus élevés. Le traitement d’Al Akhbar du 25 février 2026 laisse ainsi entendre que l’abolition devient difficile non parce que le sujet serait secondaire, mais parce qu’il est trop chargé symboliquement. Il touche à la peur du crime. Il touche à la confiance dans les institutions. Il touche enfin à une question que le journal rend implicite: un État en crise, dont la justice est contestée et dont l’administration est fragile, peut-il porter une réforme pénale de cette ampleur sans déclencher une polarisation plus forte.

Dans le récit d’Al Akhbar du 25 février 2026, le débat parlementaire est aussi ralenti par la logique des équilibres politiques. Une réforme de cette nature demande un effort de persuasion, un consensus minimal et une capacité à sortir de la rivalité des camps. Or, la scène politique est déjà saturée par d’autres conflits, dont la question des élections législatives et la compétition sur la légitimité. Dans ce contexte, un dossier comme l’abolition de la peine de mort peut devenir un instrument de positionnement. Certains peuvent l’utiliser pour se présenter comme modernisateurs. D’autres peuvent l’utiliser pour accuser leurs adversaires de faiblesse face au crime. Le quotidien du 25 février 2026 suggère aussi que la question des alliances pèse sur le vote, car les blocs hésitent à offrir à l’autre camp une victoire symbolique, surtout à l’approche d’une échéance électorale discutée dans la presse du même jour. Le résultat est une justice prise en étau. Le droit pénal devient un terrain de bataille politique. La réforme devient un test d’image. Le Parlement devient un espace où l’on calcule le coût d’une position plutôt que la cohérence d’une doctrine pénale. En consacrant un dossier à ce sujet, Al Akhbar du 25 février 2026 met donc en lumière une réalité judiciaire plus large. La justice ne se réforme pas seulement par des textes. Elle se réforme par une capacité à produire une majorité qui assume un choix de société. Et cette capacité, dans la conjoncture libanaise décrite par les journaux du 25 février 2026, est affaiblie par la superposition des crises, par la défiance entre camps et par l’absence d’un cadre politique apaisé.

Contentieux électoraux à venir: la mécanique juridique comme champ de conflit avant même le scrutin

La dimension judiciaire ne se limite pas au pénal. Elle se manifeste aussi dans le risque de contentieux électoral, déjà visible dans les débats sur le vote des Libanais de l’étranger. Ad Diyar du 25 février 2026 décrit une controverse juridique autour du mécanisme de vote de la diaspora et de la question des six sièges dédiés, souvent associés à la « circonscription 16 ». Le journal explique que des inscrits se sont enregistrés à l’étranger selon un cadre légal précis, mais que l’application administrative de ce cadre reste discutée, ce qui ouvre la porte à une bataille d’interprétation. Ad Diyar du 25 février 2026 évoque un avis transmis au ministre de l’Intérieur par la Direction de la législation et des consultations, avis présenté comme non contraignant, mais susceptible d’orienter la décision administrative. Le quotidien avertit que toute décision jugée contradictoire avec le texte pourrait déclencher un recours et une contestation du scrutin. Cette alerte met en évidence un aspect central du champ « justice » au Liban: l’élection n’est pas seulement un événement politique, c’est aussi un objet juridique. La moindre faille de procédure peut devenir une arme. La moindre ambiguïté peut devenir une contestation structurée, surtout si le résultat est serré ou si un camp cherche à délégitimer l’issue.

An Nahar du 25 février 2026 confirme que cette question pèse déjà sur la crédibilité du processus. Le quotidien rappelle que les dates annoncées pour le vote à l’étranger existent et que l’incertitude sur la forme du vote des non-résidents crée une impasse entre institutions. Le journal insiste aussi sur un fait politique qui devient immédiatement juridique: certains acteurs préfèrent une formule de vote parce qu’elle peut modifier l’impact des voix de l’étranger sur l’ensemble des circonscriptions. Cette dimension est cruciale, car elle montre que le débat de droit est contaminé par le calcul. Quand le calcul entre dans la règle, la règle devient contestable. Et quand la règle devient contestable, le juge, le Conseil constitutionnel ou les instances compétentes deviennent des acteurs centraux de la crise. La justice est alors appelée non seulement à dire le droit, mais à arbitrer un rapport de force. Or, un arbitrage de rapport de force est toujours plus explosif qu’un arbitrage technique. Il expose la justice à l’accusation de politisation. Il expose aussi les institutions à une crise de confiance si la décision est perçue comme orientée. Dans un pays où la confiance institutionnelle est fragile, ce risque est majeur.

Al Sharq du 25 février 2026 renforce cette lecture en traitant le vote des Libanais de l’étranger comme un droit politique indivisible, ce qui place la controverse sur un terrain de principes et non seulement de procédures. Dans ce type de cadrage, une décision administrative qui réduirait l’effectivité du vote est plus facilement contestée, car elle peut être attaquée comme atteinte à l’égalité et à la participation. Ce glissement du technique au principiel est l’un des mécanismes par lesquels la justice devient centrale. Un litige sur un décret peut se transformer en litige sur un droit. Un litige sur un calendrier peut se transformer en litige sur la légitimité du Parlement. Dans cette perspective, la mise en garde d’Ad Diyar du 25 février 2026 sur la possibilité d’un recours prend un sens plus large. Le recours ne serait pas un simple épisode. Il pourrait devenir un moment de rupture, car il toucherait à la représentation nationale. Il pourrait aussi geler une partie du calendrier politique, surtout si le débat électoral est déjà traversé par la rumeur d’un report. Ainsi, la justice électorale et la justice administrative se trouvent au cœur d’un même enjeu: préserver la crédibilité des règles du jeu dans un pays où les camps soupçonnent en permanence l’autre de manipulation. Ad Diyar, An Nahar et Al Sharq, dans leurs éditions du 25 février 2026, décrivent cette fragilité avec des angles différents, mais ils convergent sur un point: avant même l’ouverture officielle de la campagne, la bataille juridique est déjà en gestation.

Réformes financières et État de droit: Conseil constitutionnel, cohérence juridique et risque de judiciarisation des décisions économiques

La section justice s’étend enfin au champ des réformes économiques, car les grands textes financiers deviennent des objets juridiques susceptibles d’être contestés, amendés ou invalidés. Ad Diyar du 25 février 2026 rapporte que des discussions parlementaires portent sur des lois de réforme bancaire et sur le dossier des dépôts, avec une attention explicite à la cohérence du texte au regard des remarques du Fonds monétaire international et du Conseil constitutionnel. Le journal mentionne un travail sur des amendements et sur la nécessité de vérifier les chiffres, dans une logique de restauration de la confiance et d’évitement des surenchères politiques. Cette référence au Conseil constitutionnel n’est pas un détail. Elle montre que la réforme n’est pas seulement une négociation économique. Elle doit passer le filtre de la constitutionnalité et de la solidité juridique. Or, dans un Liban où les décisions économiques touchent directement aux droits des déposants et aux responsabilités des banques et de l’État, la probabilité de contentieux est élevée. Un texte perçu comme injuste ou incohérent peut être attaqué. Un texte mal rédigé peut être contesté. Un texte qui transfère trop de charges vers une catégorie peut déclencher une bataille devant les institutions compétentes. La justice devient alors un prolongement de la crise économique. Elle devient un espace où se rejoue le conflit social, mais sous forme de procédure.

Cette judiciarisation potentielle est renforcée par la nature même des dossiers. La crise des dépôts touche à la propriété, à la sécurité juridique des contrats, à la responsabilité des institutions. Une loi de réforme bancaire doit trancher des questions sensibles: quels types de pertes sont reconnus, comment elles sont réparties, quelles priorités sont retenues, et comment les recours sont encadrés. Si ces éléments sont flous, les tribunaux sont sollicités. Si ces éléments sont clairs mais contestés, les tribunaux sont aussi sollicités. Dans les deux cas, le système judiciaire se retrouve au cœur d’un conflit qu’il n’a pas créé, mais qu’il doit absorber. Ad Diyar du 25 février 2026, en rappelant la présence du gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, dans des réunions de commission, montre aussi que le dialogue institutionnel sur ces textes implique des acteurs dont la parole a une portée juridique. La Banque du Liban n’est pas seulement un acteur technique. Elle est une autorité de régulation. Ses positions peuvent influencer la rédaction des textes. Elles peuvent aussi être invoquées dans des contestations futures. Dans ce cadre, la question de la « vérification des chiffres » devient une question de droit autant que d’économie. Si les chiffres de base sont contestés, la légitimité du texte est affaiblie. Si les chiffres sont acceptés, le texte gagne une assise, mais il peut tout de même être contesté sur la répartition des charges.

Al Sharq du 25 février 2026 décrit, de son côté, une réunion entre le Premier ministre Nawaf Salam et l’Association des banques, autour d’une étude portant sur un projet de loi lié aux pertes financières transmis au Parlement, avec une ouverture déclarée à des améliorations et un renvoi du débat à la représentation nationale. Cette séquence a une dimension judiciaire implicite. Lorsque l’exécutif renvoie au Parlement, il cherche aussi à renforcer la légitimité procédurale du texte. Une loi votée après débat parlementaire est plus difficile à attaquer sur le terrain politique, même si elle peut être attaquée sur le terrain juridique. Mais en même temps, la proximité d’une échéance électorale, largement discutée dans la presse du 25 février 2026, accroît le risque de textes imparfaits. Plus les camps sont en posture, plus le compromis technique est difficile. Plus le compromis technique est difficile, plus les formulations deviennent ambiguës. Et plus les formulations deviennent ambiguës, plus les contentieux futurs sont probables. La justice se retrouve alors à gérer les conséquences d’une loi produite dans un climat de tension.

Ce lien entre réforme économique et justice est encore renforcé par la question de la légalité administrative, déjà visible dans le dossier des élections et du vote de la diaspora. Dans les deux cas, la même fragilité apparaît. Le Liban débat sur des règles du jeu, qu’elles soient électorales ou financières, dans un contexte de crise et de méfiance. Et dans les deux cas, la moindre faille d’écriture, la moindre ambiguïté de décret, la moindre contradiction entre un avis et un texte peut déclencher une contestation. La justice devient alors le lieu où l’on tranche ce que la politique n’a pas su stabiliser. Cette situation n’est pas soutenable sans coût. Elle expose les juges à la pression. Elle expose les institutions à la suspicion. Elle expose enfin l’État à un risque de paralysie si les recours se multiplient. Les journaux du 25 février 2026, en reliant les réformes financières aux remarques du Conseil constitutionnel et en mettant en avant le risque de recours dans le dossier du vote des non-résidents, dessinent ainsi une même réalité: l’État de droit est au centre des crises libanaises, non comme horizon abstrait, mais comme mécanisme de survie institutionnelle. Sans règles claires, la politique s’enferme dans la rumeur. Sans textes solides, l’économie s’enferme dans la défiance. Et lorsque ces deux enfermements se produisent en même temps, la justice devient le dernier champ d’arbitrage, avec une responsabilité lourde et des marges étroites.

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