jeudi, janvier 29, 2026

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Revue de presse: Montée des tensions entre Washington et Téhéran et effets en chaîne au Moyen-Orient

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Ultimatum américain et fenêtre de négociation qui se rétrécit

La séquence du jour s’organise autour d’un durcissement américain face à l’Iran. Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026 rapporte que Donald Trump agite la menace d’une frappe « plus dure » si Téhéran ne conclut pas d’accord. Le journal ajoute que l’Iran affirme rester prêt à négocier, mais sans accepter une discussion sous menace. Il cite aussi un avertissement de l’armée iranienne contre une « diplomatie des navires de guerre » et une annonce de préparation à tous les scénarios. 

Dans le même mouvement, Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 décrit une pression américaine qui joue sur l’option militaire pour forcer l’ouverture d’un canal politique. Le quotidien présente aussi un démenti iranien, qui nie l’existence de contacts avec un représentant américain évoqué dans le débat public. L’écart entre menaces et démentis nourrit une incertitude sur l’état réel des échanges. 

Cette incertitude prend une dimension régionale. Plusieurs capitales cherchent à éviter un basculement. Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026 évoque un « mouvement diplomatique » accéléré dans la région, avec une série de contacts entre capitales influentes. L’objectif est de réactiver des voies de médiation et de pousser à une reprise du dialogue politique entre Washington et Téhéran. 

Montée en puissance militaire et messages de dissuasion

La menace se lit aussi dans les déploiements. Ad Diyar du 29 janvier 2026 parle d’un rassemblement militaire américain, naval et aérien, présenté comme inédit par son ampleur au Moyen-Orient. Le quotidien décrit un « tsunami diplomatique » destiné à contenir l’explosion possible entre Washington et Téhéran. Il souligne un climat qui considère la frappe comme « inévitable », et pose une question centrale sur l’objectif, pression de négociation ou renversement de régime. 

En face, la réaction iranienne se place sur le terrain des exercices et des signaux. Al Arabi Al Jadid du 29 janvier 2026 indique que l’Iran annonce des manœuvres avec munitions réelles dans l’espace aérien du détroit d’Ormuz. Le journal relie cette annonce à la montée des tensions avec les États-Unis, et met en avant la crainte d’effets directs sur l’énergie et sur les marchés financiers. 

Ces démonstrations ont un double rôle. D’abord, elles construisent une dissuasion. Ensuite, elles structurent le récit politique interne des deux camps. Les sources convergent sur un point. Les messages sont destinés aux adversaires, mais aussi aux opinions publiques et aux partenaires.

Lignes rouges régionales et divergence des lectures internationales

Dans ce contexte, la ligne saoudienne attire l’attention. Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026 rapporte que l’Arabie saoudite affirme qu’elle ne permettra pas l’usage de son espace aérien dans des actions militaires contre l’Iran. Le journal présente cette position comme un signal de prudence, dans une région où l’extension d’une guerre reste le risque majeur. 

Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 met en parallèle des réactions européennes et chinoises. Le quotidien rapporte des propos du chancelier allemand Friedrich Merz, selon lesquels un régime qui ne tient que par la violence verrait ses jours comptés. Dans le même ensemble, il mentionne un avertissement chinois contre une « aventure militaire » au Moyen-Orient. Cette juxtaposition illustre deux priorités. La première est la pression politique. La seconde est la stabilité. 

Le contraste est important. Il indique que, même chez les acteurs influents, l’ordre des urgences diffère. Certains insistent sur la contrainte. D’autres redoutent l’effet domino. Les mêmes textes décrivent aussi une région déjà saturée de crises, ce qui amplifie le coût d’une escalade.

Gaza: trêve contestée, destructions dans la “ligne jaune” et urgence humanitaire

Sur le front palestinien, la guerre à Gaza reste au centre. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 rapporte des avertissements d’organisations onusiennes sur la dégradation humanitaire. Le quotidien décrit des frappes et des destructions de maisons dans des zones classées « ligne jaune ». Il indique aussi qu’un centre de droits a recensé environ 1300 violations de l’accord de trêve depuis sa signature. 

Le même numéro détaille un bilan sanitaire communiqué par les autorités de Gaza. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 écrit que le total atteint 71 667 morts et 171 343 blessés depuis octobre 2023. Le journal ajoute que des victimes restent sous les décombres et sur les routes, dans un contexte où les secours peinent à atteindre certains secteurs. 

Al Sharq du 29 janvier 2026 décrit la continuité des tirs et des bombardements dans la « ligne jaune », près de Jabalia, de Beit Lahia et de l’est de la ville de Gaza. Le quotidien cite aussi le centre des droits sur la série de violations, et lie ces attaques à la hausse du nombre de victimes. 

L’hiver aggrave encore la crise. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 évoque une pénurie d’équipements d’hébergement. Le journal cite le Comité international de la Croix-Rouge, qui avertit que les conditions hivernales créent des défis nouveaux et dangereux. Il évoque le froid et la pluie, ainsi que des familles réfugiées dans des bâtiments instables. 

Ces éléments posent un enjeu immédiat. La question n’est pas seulement celle des combats. C’est aussi celle de la capacité à survivre. La pression humanitaire devient un facteur politique, car elle pèse sur les médiations et sur la crédibilité des engagements.

Cisjordanie: extension des opérations, arrestations et montée des violences

La Cisjordanie apparaît comme un autre foyer en expansion. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 rapporte une intensification des opérations israéliennes, avec arrestations, démolitions et mesures militaires renforcées. Le journal mentionne aussi la hausse des attaques de colons. Il rapporte la mort d’un Palestinien près d’un point de contrôle au sud de Bethléem, dans un climat décrit comme durci. 

Ce basculement vers une pression plus large change la lecture régionale. Même lorsque la diplomatie parle de trêve à Gaza, la Cisjordanie devient un indicateur de l’état réel de la tension. Les sources insistent sur une accumulation de faits. Ils alimentent la peur d’une extension durable.

Dans ce contexte, Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026 rapporte que le Hamas reçoit des « confirmations » de médiateurs, dont les États-Unis, sur une réouverture du passage de Rafah. Le même texte indique que des médias israéliens parlent d’une volonté de ralentir cette étape. Cette coexistence de signaux opposés entretient un climat instable. 

Frontière jordano-palestinienne: militarisation et tensions politiques

Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 décrit une militarisation croissante de la frontière entre la Jordanie et les territoires palestiniens. Le quotidien évoque un projet de mur sur au moins 90 kilomètres, avec caméras et radars, et des mesures associées comme l’entretien d’abris et la gestion d’anciens champs de mines. Il présente ces choix comme une « militarisation » de la frontière, interprétée à Amman comme provocatrice et politisée. 

Le même texte insiste sur le décalage entre le récit et les chiffres. Il indique que les infiltrations et incidents ne seraient pas au-dessus des niveaux habituels, et que la Jordanie gère rapidement ces dossiers. Il décrit, en revanche, une amplification israélienne du discours sur le trafic, pour justifier le renforcement. Cette lecture souligne que la bataille se joue aussi dans les mots. 

Liban: budget 2026, souveraineté et dossier des armes

Au Liban, la discussion du budget 2026 structure une partie de l’actualité. Annahar du 29 janvier 2026 met en avant l’image de sièges de députés restés vides pendant la deuxième journée de débats. Le quotidien titre sur une idée forte, « l’arme traverse le budget », et suggère que la loi de finances est rattrapée par la question des armes et de l’autorité de l’État. 

Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 rapporte aussi que le budget 2026 reste au cœur des discussions parlementaires, avec des intentions de vote divergentes selon les blocs. Le journal décrit une séance appelée à se conclure par un vote après plusieurs jours de débats. 

Le débat prend une forme plus explicite dans Al Sharq du 29 janvier 2026. Le quotidien cite une intervention qui conteste une « mوازنة صف أرقام », une budgetisation réduite à une suite de chiffres. Il rapporte l’idée qu’un budget doit suivre une vision et un objectif. Le même passage donne un exemple direct. Si l’objectif est la souveraineté, alors il faut renforcer l’armée. 

Toujours dans Al Sharq du 29 janvier 2026, la question électorale surgit au milieu du débat financier. Le journal rapporte une déclaration d’Adib Abdel Massih, qui dit considérer que l’élection ne se tiendra pas à la date prévue, et annonce une proposition de loi pour un report d’un an. Le même article cite un avertissement d’Elias Bou Saab sur un risque de crise électorale, avec une critique de la loi actuelle et un appel à revenir à l’esprit de l’accord de Taëf. 

Sur le dossier des armes, une évolution opérationnelle est mise en avant. Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026 indique que l’armée doit présenter une vision pour le nord du Litani, avec un calendrier mentionné dans le récit du journal. Le quotidien relie cette présentation à un « mouvement politique et militaire » autour de deux dossiers, les armes et un mécanisme de mise en œuvre. Il associe aussi cette dynamique à un objectif de stabilité et à une préparation de démarches extérieures, dont une visite du commandant de l’armée aux États-Unis, et un calendrier lié à une conférence de soutien à Paris. 

Le lien entre souveraineté et diplomatie apparaît aussi dans Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026. Le journal rapporte que le ministre des Affaires étrangères du Qatar souligne l’importance de la stabilité du Liban lors d’un échange avec Jean-Yves Le Drian. Il rapporte aussi une position attribuée au ministre libanais des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib Raji, qui privilégie une solution diplomatique et non militaire, en raison d’un déséquilibre de forces avec Israël. 

Ukraine: négociations annoncées à Abou Dhabi sur fond de guerre

Enfin, l’Ukraine s’invite dans l’agenda international, comme une autre crise active. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 rapporte que Washington annonce une deuxième ronde de pourparlers trilatéraux entre les États-Unis, la Russie et l’Ukraine, prévue dimanche à Abou Dhabi. Le journal mentionne aussi des frappes russes ayant causé trois morts, dont deux près de la capitale, selon les autorités militaires ukrainiennes citées. 

Cette information souligne une réalité. Les crises avancent en parallèle. Certaines s’enfoncent dans la violence. D’autres cherchent une voie de discussion. Or, le même jour, les sources décrivent une région moyen-orientale où l’escalade Iran–États-Unis pourrait modifier les équilibres, y compris sur d’autres fronts.

Politique locale: Le budget 2026 transforme l’hémicycle en champ politique et ravive le débat sur la souveraineté

Le budget 2026, une discussion qui déborde les tableaux

Le débat parlementaire sur le budget 2026 occupe le centre de la scène. Annahar du 29 janvier 2026 décrit une deuxième journée de discussion où l’examen des chiffres cède vite la place à une confrontation sur le rôle de l’État, ses limites, et sa capacité à gérer l’économie comme à protéger la souveraineté. Le quotidien insiste sur le fait que la séance ne reste pas dans un cadre technique. Il évoque une scène politique plus large, où chaque bloc tente de relier la loi de finances à sa propre lecture de la crise nationale.

Dans la même tonalité, Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026 rapporte que le Parlement discute le budget pour le deuxième jour consécutif. Le journal note que les interventions se dispersent, des critiques des taxes aux demandes de réformes financières et administratives, jusqu’au dossier des armes, de la guerre et de la stabilité. Il cite l’intervention du député Sami Gemayel, qui lie directement l’absence d’investissements au fait que le pays vit, selon lui, dans un climat de guerre et de présence d’armes hors de l’État.

La séance est aussi une vitrine de méthodes politiques. Ad Diyar du 29 janvier 2026 insiste sur le rôle du président de la Chambre Nabih Berri dans la régulation du ton et dans la gestion d’une joute qui peut déraper. Le journal rapporte que le même schéma se répète entre le premier et le deuxième jour, avec des axes qui reviennent et se renforcent, dont l’équité fiscale et le dossier des salaires, mais aussi la question électorale.

Fiscalité, justice sociale et demandes salariales

Au cœur de la discussion, une ligne domine. Elle porte sur la répartition des charges et sur la capacité de l’État à tenir une promesse de justice sociale. Ad Diyar du 29 janvier 2026 rapporte que plusieurs interventions se concentrent sur l’équité fiscale, sur l’augmentation des salaires et pensions, et sur la question d’un “rattrapage” pour les fonctionnaires, les retraités et les catégories militaires comme civiles. Le journal décrit des demandes visant à corriger des déséquilibres, en particulier après l’effondrement du pouvoir d’achat.

Al Binaa du 29 janvier 2026 reprend cette tension sociale à travers des prises de parole qui demandent une correction “immédiate et sérieuse” de plusieurs articles du budget. Le journal cite un discours qui insiste sur le fait que “le développement équilibré” et la “dignité” des militaires ne doivent pas rester des slogans. Il rapporte aussi une annonce de rejet du budget, au motif qu’il contiendrait une injustice sociale et qu’il ignorerait des droits essentiels.

Al Liwaa du 29 janvier 2026 décrit une sortie de séance marquée par des “ententes financières” et par une orientation vers l’introduction de revendications liées aux militaires dans les ajustements. Le quotidien relie cette dynamique aux négociations internes entre blocs et à une tentative d’absorber la colère de catégories jugées les plus touchées par la crise.

Le débat ne se limite pas à l’addition de dépenses. Il devient un test de crédibilité. Les journaux décrivent une question simple, mais lourde. Le budget est-il un outil de stabilisation ou une administration de la pénurie. Ad Diyar du 29 janvier 2026 emploie la formule d’une “muwazana de gestion de crise”, ce qui place la loi de finances dans une logique défensive, plus que dans une logique de relance.

Souveraineté, armes et rôle de l’armée dans l’agenda intérieur

Le thème des armes n’est pas traité comme un sujet séparé. Il traverse les débats financiers. Annahar du 29 janvier 2026 souligne cette imbrication en mettant en avant l’idée que la question des armes “traverse” le budget. Le quotidien décrit un Parlement où l’on parle d’impôts et de recettes, mais où la discussion revient sans cesse à l’autorité de l’État et à la capacité de l’institution militaire à agir dans un cadre national.

Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026 observe le même glissement. Le journal explique que les débats passent des demandes de réformes aux discussions sur la stabilité et sur la guerre, ce qui renvoie à la frontière sud, mais aussi à la cohérence du discours de l’État.

Cette tension prend une dimension opérationnelle au niveau de l’exécutif. Annahar du 29 janvier 2026 indique qu’une séance du Conseil des ministres est prévue au palais de Baabda, sous la présidence du chef de l’État Joseph Aoun. Le journal précise qu’elle doit précéder la visite du commandant de l’armée à Washington. Il souligne que l’ordre du jour contient un point central, la présentation d’un plan de l’armée libanaise pour le déploiement et l’action au nord du Litani.

Dans une lecture plus politique, Ad Diyar du 29 janvier 2026 rapporte des positions qui défendent le dialogue interne sur la question des armes. Le journal évoque une approche qui insiste sur le fait que le dossier doit rester une affaire nationale, traitée dans le cadre d’une stratégie de sécurité nationale et d’un accord interne, plutôt que sous injonction extérieure. Il relie cette idée au contexte régional, et au risque que la guerre autour de l’Iran se répercute sur le Liban, dans un climat d’escalade israélienne au sud et dans la Békaa.

Présidence, institutions et gestion du climat politique

L’activité présidentielle apparaît en arrière-plan du débat parlementaire, mais elle participe à la gestion du moment. Al Binaa du 29 janvier 2026 évoque des rencontres du président Joseph Aoun à Baabda, dans un registre qui mêle dossiers de service public, enjeux judiciaires et suivi institutionnel. Le journal évoque une attention à la question des détenus et au fonctionnement de la justice, tout en montrant une présidence qui cherche à donner un cadre de normalité institutionnelle.

Dans l’hémicycle, Ad Diyar du 29 janvier 2026 met l’accent sur Nabih Berri, qui “règle” l’atmosphère du débat. Cette gestion apparaît comme une réponse au risque d’un affrontement verbal, au moment où les thèmes de souveraineté et de guerre entrent dans la discussion budgétaire.

En parallèle, la question du rapport entre le gouvernement et le Parlement se lit dans la façon dont le budget est présenté et défendu. Les articles insistent moins sur une victoire de camp que sur une compétition de récits. Chaque intervention cherche à prouver que l’autre camp échoue à relier finances publiques, stabilité et protection sociale.

Échéances électorales et débat sur la loi en vigueur

La politique locale ne se limite pas à la loi de finances. Les échéances électorales et la loi électorale reviennent dans la même séance, comme un signe de nervosité. Ad Diyar du 29 janvier 2026 rapporte que le Parlement “confirme” que la loi électorale en vigueur est applicable, ce qui indique un effort pour dissiper les doutes, tout en reconnaissant que la question est devenue un sujet de débat en soi.

Dans le même temps, Annahar du 29 janvier 2026 montre que la scène politique se prépare déjà à des rendez-vous symboliques qui influencent le calendrier. Le quotidien évoque l’approche du 14 février, date liée à la mémoire de Rafic Hariri, et décrit les interrogations autour d’une possible présence de Saad Hariri pour cette commémoration. Il précise que les préparatifs se poursuivent et que la base du courant politique concerné suit de près les signaux, sans connaître le contenu d’une éventuelle prise de parole.

Cette question de leadership se relie à l’électoral. Quand les partis réactivent leurs bases, ils replacent l’État dans un débat de légitimité. Le budget devient alors un espace de mobilisation, autant qu’un texte financier.

Recompositions partisanes et concurrence des récits

La séance budgétaire donne aux partis une scène pour rejouer des lignes de fracture. Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026 illustre cette concurrence par une formule simple. Le journal cite Sami Gemayel, qui explique que les recettes de l’État dépendent de l’activité économique, mais que l’investissement se retire si le pays est perçu comme étant “en guerre” et marqué par des armes hors de l’État. Dans cette logique, la souveraineté devient un argument économique. L’idée est que la sécurité et l’exclusivité de la force conditionnent la croissance.

À l’inverse, Ad Diyar du 29 janvier 2026 insiste sur une approche qui met le dialogue au centre, y compris avec le Hezbollah, et qui veut traiter la question des armes comme une composante d’un accord national global. Le journal présente une lecture qui refuse que l’extérieur impose les termes du débat, et qui veut d’abord lier tout plan militaire à des objectifs de souveraineté, de libération du territoire et de gestion de la frontière.

La divergence apparaît aussi dans le regard porté sur l’État social. Al Binaa du 29 janvier 2026 relaie un discours partisan qui décrit les grèves et les sit-in du secteur public comme le symptôme d’une crise plus profonde, politique et sociale, et pas seulement salariale. Le texte insiste sur le fait que les mobilisations actuelles expriment un effondrement de la fonction de l’État et de sa responsabilité envers les citoyens.

Dans ces récits, la politique locale se structure autour d’un triptyque. La réforme et la fiscalité. La souveraineté et le monopole de l’État. La justice sociale et la capacité à payer des salaires décents. Les journaux du 29 janvier 2026 montrent que ces trois thèmes se croisent, et qu’aucun camp ne peut les isoler sans perdre l’initiative.

Un Parlement qui cherche un équilibre entre urgence et orientation

Les descriptions convergent sur un point. La discussion du budget 2026 agit comme un révélateur. Elle montre l’ampleur de la crise sociale. Elle expose les conflits sur la souveraineté. Elle mesure aussi la capacité de l’État à produire un compromis, sans sombrer dans une paralysie.

Al Liwaa du 29 janvier 2026 insiste sur la dimension de négociation, avec l’idée d’“ententes financières” et d’ajustements possibles pour intégrer des demandes sensibles, notamment celles liées aux militaires. Cette logique vise à limiter la casse sociale, mais elle pose une question plus large, celle de la cohérence budgétaire dans un État en manque de ressources.

De son côté, Annahar du 29 janvier 2026 met en scène un Parlement où l’absentéisme de certains députés devient un fait politique, au moment même où le pays discute d’une loi de finances lourde de conséquences. Le journal présente cet élément comme un symptôme d’un système politique qui peine à produire une discipline collective face à l’urgence.

Enfin, l’articulation entre Parlement et Conseil des ministres devient un élément central. La séance gouvernementale annoncée à Baabda, autour du plan de l’armée au nord du Litani, montre que la politique locale ne se joue pas seulement dans les discours. Elle se joue aussi dans des décisions, des calendriers et des engagements opérationnels, qui s’inscrivent dans un environnement régional instable.

Citations et discours des personnalités politiques: Le budget 2026 déclenche une bataille de mots sur l’État, la souveraineté et l’échéance électorale

Dans l’hémicycle, les chiffres se transforment en discours de rupture

Le débat sur le budget 2026 devient une scène de confrontation verbale. Annahar du 29 janvier 2026 décrit une deuxième journée où les interventions quittent vite le registre technique. Le quotidien insiste sur une bascule vers des discours plus politiques. Les députés parlent de l’État, de ses limites, et de sa capacité à restaurer l’autorité publique. Cette tonalité explique la place prise par les formules choc et les attaques directes. La discussion ne porte plus seulement sur les recettes et les dépenses. Elle devient une épreuve de crédibilité pour les institutions. 

Ad Diyar du 29 janvier 2026 rapporte, dans le même esprit, que les prises de parole reviennent sur des thèmes répétés. Le journal cite l’équité fiscale, le sort des fonctionnaires et des retraités, et la question des salaires et pensions. Il souligne aussi la gestion de séance par Nabih Berri, présenté comme un acteur qui encadre le ton et évite l’escalade verbale. Ce point compte, car il montre que le débat est jugé suffisamment tendu pour nécessiter une régulation politique. 

Ces descriptions convergent vers une même image. La loi de finances sert de prétexte à des discours de positionnement. Chaque camp cherche à fixer un récit simple. Un budget sans vision devient, dans cette rhétorique, un symbole de l’échec. Un budget qui ignore la justice sociale devient un signe d’abandon. Un budget qui n’aborde pas l’autorité de l’État est présenté comme un texte déconnecté de la réalité sécuritaire.

Le monopole des armes: un axe de discours qui s’invite dans le budget

La question des armes occupe une place centrale dans les citations rapportées. Dans Al Sharq du 29 janvier 2026, le député Ziad Hawat lie directement l’idée d’un État fort à l’exclusivité de la décision sécuritaire. Le journal rapporte qu’il défend l’idée qu’aucune structure armée ne doit décider seule de la guerre et de la paix. Il relie ce point à la confiance économique, en citant le dossier des déposants. L’argument vise à montrer que la souveraineté ne serait pas seulement une question politique. Elle serait aussi une condition de stabilité financière et d’investissement. 

Dans Al Sharq du 29 janvier 2026, un autre registre revient souvent dans les interventions citées. Il s’agit de la critique d’un budget réduit à une suite de chiffres, sans orientation. Le journal rapporte une idée répétée en séance. Si l’objectif proclamé est la souveraineté, alors le budget devrait renforcer l’armée et les institutions. Cette formulation transforme un débat de dépenses en débat sur l’architecture de l’État. 

Ce thème est renforcé par une parole diplomatique relayée par la presse. Annahar du 29 janvier 2026 publie un entretien avec l’ambassadeur de France, Herve Magro. Le quotidien lui attribue l’idée que le moment serait venu pour que l’État monopolise les armes. Le propos est intégré au débat local comme une référence extérieure, qui appuie une ligne interne sur la souveraineté. Ce type de citation pèse, car elle vient d’un acteur international lié aux discussions sur le soutien au Liban. 

Ces citations montrent une logique de cadrage. Certains orateurs font de l’exclusivité de l’armement un préalable à tout redressement. D’autres, au contraire, craignent qu’un débat uniquement centré sur ce point écrase la dimension sociale. La séance devient alors une bataille de priorités, exprimée par des phrases courtes et des oppositions nettes.

Quand un mot déclenche une crise: bataille sur le vocabulaire et lignes rouges

Les discours ne se distinguent pas seulement par les thèmes. Ils se distinguent aussi par les mots choisis. Annahar du 29 janvier 2026 rapporte un incident révélateur. Un mot employé en séance, “milice”, provoque une réaction du député Ali al Miqdad, du bloc du Hezbollah. Le quotidien indique que Nabih Berri intervient pour préciser que l’orateur visait “la resistance”. L’épisode montre comment un terme peut modifier la dynamique d’une séance, en touchant à des lignes rouges identitaires et politiques. 

Dans le même passage rapporté par Annahar du 29 janvier 2026, le discours met aussi en avant l’idée de partenariat national. L’orateur cité appelle à rassurer les Libanais entre eux. Il met en garde contre l’illusion qu’un acteur extérieur à l’État puisse garantir durablement une sécurité collective. Ce type de formulation cherche à déplacer le débat du conflit partisan vers une notion d’intérêt commun. Il s’agit de présenter l’État comme la seule protection durable, dans un pays traversé par les peurs et les mémoires de guerre. 

Ce jeu sur le vocabulaire n’est pas un détail. Il dit quelque chose du rapport de forces. Il montre aussi une difficulté. Les acteurs ne se disputent pas seulement sur des décisions. Ils se disputent sur la définition même des réalités. Ce conflit de mots devient un événement politique, car il signale ce qui peut être dit et ce qui doit être corrigé publiquement, en direct.

La dénonciation de la “mauvaise gestion”: procès politique des budgets successifs

Une autre famille de citations se structure autour du procès de la méthode. Al Sharq du 29 janvier 2026 rapporte une intervention du député Simon Abi Ramia, qui affirme vouloir parler sans détour. Le journal restitue un discours qui critique des décennies de budgets sans réforme. L’idée est que l’État aurait accumulé des textes de gestion de crise, sans stratégie de relance. Ce type de phrase vise à délégitimer la routine budgétaire et à exiger un changement de cap. 

Toujours dans Al Sharq du 29 janvier 2026, des citations insistent sur la nécessité de reconstruire la crédibilité de l’État. Le journal évoque la question de l’économie informelle et la difficulté à attirer de nouveaux capitaux. Le registre est celui de la confiance. Les mots employés décrivent une tâche lourde, qui dépasse la simple écriture d’articles budgétaires. Le discours suggère une relation directe entre cadre légal, transparence et retour de l’activité. 

Al Binaa du 29 janvier 2026 met, de son côté, en avant un registre plus social. Le journal cite un discours appelant à une correction immédiate et sérieuse de plusieurs articles. Il insiste sur le fait que le développement équilibré et la dignité des militaires ne doivent pas rester des slogans. Dans ce récit, la loi de finances est jugée injuste, car elle ne répondrait pas aux droits des catégories les plus touchées. Le journal rapporte aussi une annonce de refus du budget, présentée comme un geste politique contre l’injustice sociale. 

Le même article d’Al Binaa du 29 janvier 2026 cite le député Abdel Rahman al Bizri. Il dit espérer un changement réel et qualitatif dans le budget 2026, tout en constatant ne pas le voir. Le journal rapporte aussi une stratégie de vote article par article. Cela traduit une posture. Ne pas rompre totalement avec le processus, mais garder un levier pour corriger, rejeter, et marquer des lignes rouges sur des dispositions jugées inacceptables. 

Ces discours dessinent une même accusation, avec des styles différents. Certains attaquent l’absence de vision. D’autres attaquent l’injustice. D’autres dénoncent un État qui ne ferait que survivre. L’ensemble forme un jugement public, qui dépasse la majorité et l’opposition.

Échéance électorale: le discours du report comme signal politique

La séance budgétaire devient aussi une tribune sur le calendrier électoral. Al Sharq du 29 janvier 2026 rapporte la déclaration du député Adib Abdel Massih. Il affirme que les élections ne se tiendront pas à la date prévue. Il annonce une proposition de loi pour un report d’un an. Dans la citation rapportée, il présente l’idée que maintenir la date sans capacité réelle d’organisation reviendrait à mentir aux Libanais. Cette phrase transforme un débat de calendrier en débat de vérité politique. 

Dans le même article, Al Sharq du 29 janvier 2026 rapporte les propos d’Elias Bou Saab, vice président du Parlement. Il met en garde contre une crise électorale. Il insiste sur la nécessité d’un accord politique. Il critique la loi électorale actuelle et la décrit comme déformée, en appelant à revenir à l’esprit de l’accord de Taef. Dans ce discours, la loi n’est plus un simple cadre. Elle devient un facteur de risque institutionnel. 

Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026 reprend la même séquence, en rapportant l’avertissement d’Elias Bou Saab et la déclaration d’Adib Abdel Massih sur un report. La reprise par plusieurs titres augmente la portée du signal. Ce n’est plus une opinion isolée. C’est un thème installé dans l’agenda politique du jour. 

Ces déclarations jouent aussi un rôle préventif. Elles servent à préparer des justifications, à tester les réactions, et à déplacer le débat vers les règles du jeu. Le budget devient ainsi un espace où l’on parle d’élections, parce que les deux sujets touchent à la légitimité de l’État.

Exécutif et armée: du discours à la promesse de planification

À côté des citations de l’hémicycle, un autre registre apparaît. Il s’agit d’une parole d’action, associée à l’exécutif et à l’armée. Annahar du 29 janvier 2026 rapporte la préparation d’une séance du Conseil des ministres à Baabda, sous la présidence de Joseph Aoun. Le quotidien indique que l’ordre du jour inclut la présentation d’un plan de l’armée pour un déploiement et une action au nord du Litani. Il relie ce rendez vous à la visite annoncée du commandant de l’armée à Washington, ce qui donne au dossier une dimension politique et diplomatique. 

Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026 précise les contours de cette présentation. Le journal indique qu’elle doit couvrir la planification, les phases d’exécution, les missions assignées aux unités, et les besoins logistiques et sécuritaires. Ce type de détail transforme la parole en outil politique. Il vise à montrer que l’État n’est pas seulement dans la déclaration. Il cherche à produire un calendrier et une mécanique. 

Dans les journaux, cette articulation est centrale. Une partie des discours parlementaires exige des actes concrets sur la souveraineté. Les annonces autour d’un plan militaire sont alors utilisées comme réponse. Elles servent à dire que l’État peut reprendre l’initiative, au moins dans la forme, et à demander un soutien extérieur sur cette base.

Parole diplomatique sur le Liban: stabilité et solution politique

Le débat local s’inscrit aussi dans une rhétorique extérieure. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 cite le ministre des Affaires étrangères du Qatar, qui souligne l’importance de la stabilité du Liban lors d’un échange avec Jean Yves Le Drian. Le même texte rapporte une déclaration attribuée au ministre libanais Abdallah Bou Habib Raji, qui insiste sur une solution diplomatique et non militaire, en raison d’un déséquilibre de forces avec Israël. Cette formule vise à rassurer sur l’orientation générale, dans un moment régional tendu. 

Cette parole s’adresse à deux publics. Elle vise le public local, inquiet d’un embrasement. Elle vise aussi les partenaires extérieurs, dont le soutien dépend de la perception de stabilité. Dans ce contexte, la diplomatie devient une extension du discours interne. Elle cherche à fixer une ligne qui évite l’aventure.

Une journée de citations comme photographie du rapport de forces

Les citations rapportées par Annahar, Ad Diyar, Al Sharq, Al Binaa, Asharq Al Awsat et Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 dessinent une photographie nette. La souveraineté est exprimée par des formules tranchantes sur l’exclusivité de l’État. La réforme est décrite comme une promesse répétée, souvent jugée non tenue. La justice sociale est un argument frontal contre un budget présenté comme injuste. L’échéance électorale, enfin, passe du statut de calendrier au statut de conflit politique.

Diplomatie: Médiations régionales face au risque d’escalade et repositionnements autour du Liban

Course aux canaux de médiation entre Washington et Téhéran

La diplomatie régionale se met en mouvement sur un objectif simple, éviter qu’une confrontation ouverte entre les États-Unis et l’Iran ne se transforme en crise incontrôlable. Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026 décrit un “horizon d’escalade” qui pousse plusieurs capitales à activer des contacts en série. Le journal insiste sur une tentative de réactiver des voies de médiation et de pousser à la reprise d’un dialogue politique, dans un climat où la menace militaire est affichée et où les signaux de dissuasion se multiplient.

Dans cette dynamique, la diplomatie se heurte à une difficulté classique. Chaque camp veut négocier sans donner l’impression de céder sous pression. Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026 rapporte que Téhéran affirme une disponibilité à discuter, mais sans accepter une négociation sous menace. Dans le même ensemble, le journal met en avant une posture américaine plus dure, ce qui transforme la médiation en exercice d’équilibre. Les acteurs régionaux cherchent alors à éviter le piège d’un dialogue qui serait perçu comme un simple ultimatum.

Ad Diyar du 29 janvier 2026 décrit ce moment comme une vague de contacts diplomatiques destinée à contenir un choc possible. Le quotidien insiste sur l’ampleur d’un déploiement militaire américain et sur l’effet mécanique qu’il produit, à savoir un réflexe d’alerte dans les capitales de la région. Le journal présente un climat d’attente anxieuse, où la question posée n’est plus seulement “y aura-t-il une frappe”, mais aussi “quand” et “avec quel objectif”. Cette perception pèse directement sur les médiations, car elle renforce la crainte d’une fenêtre de temps courte.

La diplomatie régionale se construit donc sur un double message. D’un côté, il faut ralentir l’escalade par des canaux actifs. De l’autre, il faut éviter de donner des garanties publiques qui exposeraient les médiateurs à des critiques internes. Cette contrainte explique la multiplication des contacts, mais aussi la prudence sur les résultats annoncés.

Arabie saoudite: une ligne de neutralité opérationnelle et un signal aux alliés

Dans ce paysage, la position saoudienne occupe une place centrale. Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026 rapporte que l’Arabie saoudite affirme qu’elle ne permettra pas l’utilisation de son espace aérien pour des actions militaires contre l’Iran. Ce message a une portée diplomatique directe. Il vise à empêcher un glissement vers une régionalisation automatique du conflit, et il sert aussi à rassurer les opinions publiques du Golfe sur le risque d’être entraînées dans une guerre.

Cette ligne agit comme un instrument de dissuasion indirecte. Elle dit à Washington que l’environnement régional n’est pas un simple théâtre logistique. Elle dit aussi à Téhéran que Riyad ne veut pas être une plateforme d’attaque. Dans le même temps, elle n’efface pas les tensions de fond, mais elle réduit un facteur d’accident stratégique. Pour les médiateurs, ce type de position facilite un argument. Il devient possible de défendre l’idée que la désescalade est aussi un intérêt des alliés des États-Unis.

En pratique, cette posture saoudienne peut aussi être lue comme une manière de préserver des priorités internes et économiques. Même sans entrer dans des chiffres, les capitales du Golfe savent que tout choc militaire autour du détroit d’Ormuz peut frapper l’énergie, l’assurance maritime et la stabilité des marchés. Dans ce contexte, la diplomatie saoudienne cherche à verrouiller un principe, éviter toute implication opérationnelle qui amplifierait la confrontation.

Diplomatie multilatérale: avertissements et divergences entre puissances

La gestion du risque ne se joue pas seulement au niveau régional. Elle passe aussi par des messages multilatéraux et des divergences entre grandes puissances. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 souligne ce contraste en rapportant, d’un côté, une lecture européenne plus agressive sur la fragilité du régime iranien et, de l’autre, une alerte chinoise contre une “aventure militaire” au Moyen-Orient. Cette juxtaposition met en évidence une fracture diplomatique. Certains acteurs considèrent la pression maximale comme un outil. D’autres redoutent un embrasement qui dépasserait le cadre Iran–États-Unis.

Cette divergence n’est pas théorique. Elle influence la manière dont les médiations sont reçues. Quand des voix européennes décrivent une faiblesse imminente de Téhéran, elles renforcent l’idée que le temps joue contre la négociation. Quand Pékin appelle à éviter l’option militaire, il légitime, au contraire, l’idée qu’il faut élargir les canaux et ralentir la logique de confrontation. Les diplomaties régionales naviguent entre ces deux impulsions.

La conséquence est visible. Les médiateurs doivent convaincre que parler n’est pas reculer. Ils doivent aussi démontrer que la négociation n’est pas une perte de prestige. Dans ce type de crise, la diplomatie se mesure donc à sa capacité à créer une zone intermédiaire, assez large pour éviter l’irréparable, mais assez crédible pour que chaque camp puisse sauver la face.

Le Liban au cœur d’un discours de stabilité: partenaires, médiateurs et messages publics

À côté du grand dossier Iran–États-Unis, la diplomatie autour du Liban se structure autour de la stabilité et de la gestion du risque sécuritaire. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 rapporte un message qatari centré sur l’importance de la stabilité du Liban lors d’un échange avec Jean-Yves Le Drian. Le journal mentionne aussi une position libanaise, attribuée au ministre des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib Raji, qui affirme que la solution sera diplomatique et non militaire, en raison d’un déséquilibre des forces avec Israël.

Ce type de déclaration est un outil diplomatique classique. Il sert à encadrer les attentes internes et externes. Sur le plan interne, il cherche à rassurer une opinion publique inquiète d’une escalade régionale. Sur le plan externe, il signale aux partenaires que Beyrouth veut éviter une aventure et privilégie un chemin de négociation. Cette ligne permet aussi de maintenir ouverts des canaux d’aide, car la stabilité et la prévisibilité sont souvent des conditions implicites du soutien.

Le message qatari, tel que rapporté par Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026, s’inscrit dans un registre de médiation et de stabilisation. Il s’agit de rappeler qu’un Liban fragile devient rapidement un facteur de désordre régional, et que sa stabilité ne concerne pas seulement Beyrouth. Le fait que cet échange se fasse avec Jean-Yves Le Drian donne au signal une dimension européenne, même si l’objectif immédiat reste la gestion de la tension au sud.

Le dossier nord du Litani: la diplomatie appuyée sur une feuille de route sécuritaire

La diplomatie libanaise ne se limite pas aux déclarations. Elle cherche aussi à s’appuyer sur une planification opérationnelle, car les partenaires veulent des engagements concrets. Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026 rapporte qu’un “mouvement politique et militaire” vise à préparer un cadre de stabilisation. Le journal insiste sur un enchaînement de démarches destinées à soutenir l’armée, à consolider la stabilité et à préparer un rendez-vous international de soutien.

Selon Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026, l’armée doit présenter une vision liée au nord du Litani, avec une logique d’étapes, de mécanismes et de besoins. Le journal relie ce dossier à une séquence diplomatique, notamment une visite annoncée du commandant de l’armée aux États-Unis. Cette articulation est centrale. Elle transforme un sujet de sécurité en argument diplomatique. L’idée est simple. Montrer un plan et des besoins permet de demander un soutien, et de le justifier devant les partenaires.

Cette même approche vise aussi à construire une crédibilité vis-à-vis des alliés européens. Quand un État annonce une feuille de route, il donne aux partenaires un langage commun. Cela facilite les discussions techniques, sur la logistique, la formation, l’équipement, et le financement. Cela permet aussi de déplacer le débat de la polémique politique vers une question de capacités.

Dans ce cadre, le discours diplomatique prend un ton plus concret. Il s’agit moins de proclamer des principes que d’exposer une méthode. Cette méthode vise à rassurer sur deux points. D’abord, l’État veut reprendre l’initiative. Ensuite, il veut le faire dans un cadre compatible avec les attentes des partenaires, qui demandent souvent une clarté sur l’exécution et sur le contrôle.

Paris et Washington: la diplomatie du soutien conditionné

Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026 met en avant un objectif précis, la réussite d’un rendez-vous de soutien à Paris, lié à l’armée libanaise. Le journal indique que ce rendez-vous nécessite aussi un appui américain. Cette mention éclaire une réalité diplomatique. Les initiatives européennes peuvent apporter des moyens, mais elles ont souvent besoin d’un alignement, au moins partiel, avec Washington pour devenir pleinement efficaces.

Dans cette logique, la visite annoncée du commandant de l’armée aux États-Unis, rapportée par Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026, prend un sens plus large. Elle n’est pas un simple déplacement protocolaire. Elle sert à ancrer l’idée que le soutien à l’armée est un dossier partagé, et que la stabilisation du Liban est un intérêt commun, même dans un contexte régional volatil.

Cette diplomatie du soutien est aussi une diplomatie de conditions. Les partenaires demandent des garanties de bonne gouvernance, de traçabilité, et d’efficacité. Même lorsque ces termes ne sont pas détaillés dans les articles, la structure des démarches le suggère. Présenter un plan, exposer des besoins, et lier ces besoins à un calendrier, ce sont des façons de répondre aux attentes implicites des bailleurs.

Dans le même temps, l’État libanais doit gérer un équilibre interne. Une diplomatie trop alignée sur l’extérieur peut être attaquée comme une perte de souveraineté. Une diplomatie trop vague peut être jugée inefficace. La stratégie consiste alors à afficher une souveraineté procédurale, un plan national présenté par l’armée, tout en recherchant un soutien externe pour l’exécuter.

Dossiers diplomatiques parallèles: Syrie et mémoire franco-algérienne

En marge du Liban et de l’axe Iran–États-Unis, d’autres dossiers diplomatiques occupent l’agenda, et ils influencent l’équilibre régional. Al Liwaa du 29 janvier 2026 rapporte une séquence de contacts liée au dossier syrien, en mentionnant un échange téléphonique entre le président syrien Ahmad al Sharaa et Donald Trump. Le journal rattache cet échange à une discussion sur la stabilité de la Syrie et sur les équilibres régionaux, ce qui illustre la circulation des dossiers entre capitales, même quand les fronts restent distincts.

Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026 évoque aussi un dialogue russo-syrien, avec une dimension militaire et sécuritaire, notamment autour de la gestion de dossiers sensibles et d’une coordination régionale. Même lorsque le détail opérationnel est traité dans d’autres sections, la dimension diplomatique est claire. Les grandes puissances cherchent à conserver des leviers en Syrie, et à encadrer la transition par des arrangements qui passent par des capitales extérieures.

Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 ouvre un autre registre diplomatique, celui de la mémoire entre la France et l’Algérie. Le journal rapporte que Segolene Royal dit vouloir mener des démarches vers l’Élysée pour la restitution d’objets et de biens historiques à l’Algérie. Le texte présente cette initiative comme un outil d’apaisement dans une relation chargée, où les symboles peuvent servir de levier politique. Ce type de dossier rappelle que la diplomatie régionale ne se limite pas à la sécurité. Elle inclut aussi la gestion du passé, qui pèse sur les relations contemporaines.

Ces dossiers parallèles renforcent une même idée. La région vit une superposition de négociations, de médiations et de signaux. Certaines crises se traitent par des canaux sécuritaires. D’autres passent par des gestes symboliques. Dans tous les cas, la diplomatie du 29 janvier 2026 est décrite comme une diplomatie de prévention, qui tente de contenir les chocs, de préserver des marges de discussion, et de maintenir des points d’équilibre dans un environnement très instable.

Politique internationale: Escalade États-Unis–Iran, guerre à Gaza et fractures géopolitiques sur plusieurs fronts

États-Unis–Iran: l’ultimatum comme méthode et la peur d’un choc irréversible

La tension entre Washington et Téhéran s’impose comme le dossier qui recompose les priorités diplomatiques. Ad Diyar du 29 janvier 2026 décrit une montée en puissance militaire américaine au Moyen-Orient, jugée sans précédent par son ampleur. Le quotidien insiste sur l’état d’alerte diplomatique qu’elle déclenche, car plusieurs capitales redoutent qu’une confrontation prenne des dimensions incontrôlables. Le journal relève aussi une idée qui circule dans les milieux suivis par la presse, celle d’une frappe américaine devenue probable. La question, dans ce récit, n’est plus de savoir si une frappe aura lieu, mais quand et avec quel objectif.

Cette logique d’ultimatum, centrée sur un accord à obtenir sous pression, est aussi visible dans Al Joumhouria du 29 janvier 2026. Le quotidien présente l’actualité comme dominée par l’axe américain–iranien et note que plus le temps passe, plus le risque d’une frappe militaire augmente. Le journal attribue à Donald Trump une volonté de provoquer un choc politique, en jouant sur l’Iran, tout en évoquant l’idée d’une manœuvre tournée vers l’opinion publique américaine.

La réponse iranienne, telle qu’elle apparaît dans les journaux, vise à construire une dissuasion à bas bruit. Al Arabi Al Jadid du 29 janvier 2026 rapporte l’annonce iranienne de manœuvres militaires avec tirs réels dans l’espace aérien du détroit d’Ormuz, sur fond de tensions avec les États-Unis et de mobilisation militaire dans la région. Le texte insiste sur l’effet immédiat de cette annonce, car elle nourrit des craintes directes sur l’énergie et sur les marchés. Dans cette séquence, la diplomatie et le militaire se répondent. La menace de frappe structure les médiations. Les exercices structurent la riposte symbolique.

Le message iranien est aussi politique. Al Arabi Al Jadid du 29 janvier 2026 insiste sur une idée formulée dans le débat iranien, celle d’un sécurité régionale qui ne se partage pas de façon sélective. Cette logique, rapportée dans le même numéro, présente la stabilité comme un bien collectif et dénonce une approche où certains seraient protégés et d’autres exposés. Le propos sert à justifier une posture ferme, tout en préparant l’opinion à la possibilité d’une crise prolongée.

Gaza: violations répétées de la trêve, bilans lourds et urgence humanitaire aggravée par l’hiver

La guerre à Gaza demeure un second centre de gravité, avec une trêve décrite comme contestée sur le terrain. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 indique que les autorités sanitaires de Gaza annoncent 71 667 morts et 171 343 blessés depuis octobre 2023. Le journal ajoute que des victimes restent sous les décombres et sur les routes, alors que les secours peinent à atteindre plusieurs zones. Cette description associe le bilan humain à une réalité opérationnelle, l’accès reste limité et la récupération des corps demeure incomplète.

Le même quotidien, le 29 janvier 2026, rapporte que des attaques et des destructions se poursuivent dans des zones désignées comme “ligne jaune”. Il cite un centre de défense des droits à Gaza, qui affirme qu’environ 1300 violations de l’accord de trêve ont été enregistrées depuis son annonce, avec 490 morts et 1345 blessés associés à ces manquements. Le texte relie ces violations à des frappes, des tirs et des destructions de maisons, ce qui nourrit l’idée d’une trêve qui existe dans le langage diplomatique mais pas dans une pleine réalité de terrain.

Al Sharq du 29 janvier 2026 reprend, sur un mode similaire, le récit des attaques dans la “ligne jaune”, en évoquant bombardements d’artillerie, tirs d’armes lourdes et opérations de destruction. Le journal reprend aussi l’affirmation sur les 1300 violations, en l’intégrant à une description plus large d’une crise humanitaire persistante.

Un élément aggrave la situation, l’hiver. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 souligne une pénurie d’équipements d’hébergement et cite le Comité international de la Croix-Rouge, qui alerte sur les risques nouveaux créés par le froid et la pluie. Le journal décrit des familles réfugiées dans des bâtiments jugés instables, avec un danger direct sur la santé et la survie des déplacés. La question de l’aide ne se limite plus à la nourriture et aux soins. Elle inclut désormais l’abri, la chaleur et la protection contre les intempéries.

Al Sharq du 29 janvier 2026 ajoute un cadre onusien à cette alerte, en rapportant une mise en garde de l’agence de coordination humanitaire des Nations unies sur l’état “misérable” de la situation, ainsi que sur le besoin d’un soutien urgent en matière d’hébergement pour plus d’un million de personnes. Le journal évoque aussi des distributions de tentes et d’équipements à des milliers de familles, ce qui souligne l’écart entre l’ampleur des besoins et le rythme des réponses.

Cisjordanie: élargissement des opérations, logique de contrôle et peur d’une extension durable

En Cisjordanie, le durcissement apparaît comme une trajectoire parallèle. Al Arabi Al Jadid du 29 janvier 2026 rapporte la mort d’un jeune Palestinien touché par balle lors d’une opération à Al Dhahiriya, au sud d’Al Khalil. Le journal décrit aussi des attaques de colons contre des habitations dans Masafer Yatta et évoque une logique de transformation d’Al Khalil en zone à contrôle renforcé, avec des positions fixes. Dans ce récit, la violence n’est pas seulement ponctuelle. Elle s’inscrit dans une reconfiguration de la présence sécuritaire sur le terrain.

Asharq Al Awsat du 29 janvier 2026, en première page, signale aussi l’élargissement des opérations israéliennes en Cisjordanie, en évoquant une extension vers le centre et le sud. Le journal associe cette intensification à un climat où la Cisjordanie devient un espace de confrontation continue, même lorsque le débat international se concentre sur Gaza. Cette simultanéité renforce l’impression d’un conflit qui se déplace sans se réduire.

Le débat autour des frontières prend alors une dimension régionale. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 décrit une militarisation de la frontière jordano-palestinienne, avec un projet de mur sur une portion importante, ainsi que des dispositifs de surveillance. Le journal présente ce durcissement comme une stratégie qui dépasse le seul impératif sécuritaire, car elle alimente des tensions politiques et des perceptions de provocation. Ce type de transformation frontalière pèse sur les relations régionales, car il touche un partenaire central, la Jordanie.

Dans Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026, un autre angle insiste sur la réception américaine du récit israélien autour des “risques de la frontière orientale”. Le journal pose l’idée d’une bataille de narration, où les arguments sécuritaires s’adressent aussi à Washington et à l’opinion internationale. Dans ce cadre, le débat n’est pas seulement militaire. Il est aussi diplomatique, car il vise à justifier des choix et à encadrer les réactions.

Yémen: blocages politiques et décision du Conseil de sécurité sur Hodeidah

La crise yéménite apparaît sous l’angle d’une fragmentation politique persistante. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 rapporte les tensions autour de la formation du gouvernement reconnu internationalement. Le journal indique que des acteurs de Hadramout refusent toute solution qui ne traite pas la province comme une partie distincte, ni totalement rattachée au nord ni totalement rattachée au sud. Le quotidien mentionne aussi les positions d’un courant du sud qui rejette certains compromis, ce qui illustre la difficulté de produire une architecture institutionnelle stable.

Dans le même temps, Al Arabi Al Jadid du 29 janvier 2026 rapporte une décision du Conseil de sécurité, prolongeant une dernière fois le mandat de la mission des Nations unies chargée de soutenir l’accord de Hodeidah, jusqu’au 31 mars. Le journal précise que la résolution est adoptée avec 13 voix, tandis que la Russie et la Chine s’abstiennent. Il cite aussi une position américaine, selon laquelle l’intransigeance des Houthis aurait vidé la mission de sa substance et qu’il faudrait donc y mettre fin. Cette séquence montre une fatigue diplomatique, où la prolongation est présentée comme terminale, et où l’ONU apparaît en difficulté pour maintenir une présence utile.

Ce double tableau, fragmentation politique interne et mission onusienne sous pression, renforce une réalité. Le Yémen reste un conflit où les équilibres locaux bloquent les arrangements internationaux. La décision du Conseil de sécurité, telle que rapportée, indique que même l’outil multilatéral de suivi devient contesté, ce qui accroît le risque d’un vide de supervision sur un dossier déjà instable.

Ukraine: reprise annoncée des discussions à Abou Dhabi et persistance des frappes

Hors du Moyen-Orient, la guerre en Ukraine reste un dossier actif, avec une diplomatie qui tente de s’organiser. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 rapporte que Washington annonce une nouvelle ronde de pourparlers trilatéraux entre les États-Unis, la Russie et l’Ukraine, prévue dimanche à Abou Dhabi. Le journal indique aussi que des frappes russes ont causé la mort de trois personnes, dont deux près de la capitale, selon les autorités militaires ukrainiennes citées. Cette juxtaposition décrit une réalité familière, les discussions se préparent pendant que les attaques continuent.

Al Arabi Al Jadid du 29 janvier 2026 complète cette séquence en évoquant une augmentation du débat autour d’une possible rencontre entre les présidents ukrainien et russe, dans un contexte où le coût humain de la guerre est central dans les récits. Le journal mentionne aussi des estimations de pertes cumulées, ce qui souligne l’ampleur de l’usure. Dans cette narration, Abou Dhabi apparaît comme un lieu de discussion possible, mais la guerre demeure le cadre dominant.

La “doctrine Trump” et le malaise mondial: récits de puissance, institutions contestées et peur d’un choc systémique

Au-delà des théâtres de guerre, plusieurs textes abordent une transformation plus large du climat international. Al Arabi Al Jadid du 29 janvier 2026 publie une analyse sur un projet attribué à Donald Trump, présenté comme une tentative de construire un dispositif international alternatif aux règles issues de l’après-guerre. Le texte insiste sur une logique de rupture avec les institutions et les cadres juridiques hérités, et utilise la guerre à Gaza comme exemple de bataille de narration. Cette lecture s’inscrit dans un débat plus large sur la façon dont les crises sont mobilisées pour justifier des réorganisations politiques globales.

Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026, dans sa rubrique d’opinion, reprend aussi l’idée d’un monde qui se prépare à des confrontations plus dures, avec une mise en garde contre une politique qui joue “au bord des crises”. Le journal évoque un risque d’embrasement non prévu, ce qui reflète une inquiétude de fond, celle d’un système international où plusieurs crises se superposent et où les mécanismes de retenue paraissent fragiles.

Dans ce contexte, la séquence États-Unis–Iran prend une portée qui dépasse la région. Les manœuvres autour du détroit d’Ormuz, la pression militaire, les débats multilatéraux, et les crises parallèles à Gaza, en Cisjordanie, au Yémen et en Ukraine, construisent une même impression. La diplomatie est omniprésente, mais elle agit dans un environnement où le risque d’accident augmente, parce que les fronts sont multiples et les récits politiques sont de plus en plus polarisés.

Économie: Le budget 2026 expose les failles de l’État fiscal, la crise de confiance bancaire et l’urgence sociale

Budget 2026, entre gestion de crise et absence de cap économique

La discussion du budget 2026 s’impose comme le principal fait économique du jour, parce qu’elle révèle la manière dont l’État gère la pénurie et tente de stabiliser ses recettes. Plusieurs interventions, rapportées par Ad Diyar du 29 janvier 2026, décrivent un texte perçu comme un prolongement de la crise plutôt qu’un plan de relance. Des députés y voient un budget sans vision, réduit à une collecte rapide de recettes, ou encore un texte qui ne corrige pas les déséquilibres sociaux. Le journal rapporte aussi des critiques sur l’absence de transparence et sur une méthode jugée fermée, loin d’un débat public clair.

Dans Al Sharq du 29 janvier 2026, la critique devient plus structurelle. Des interventions relayées par le journal affirment que, depuis des décennies, le pays n’a pas produit de budget réellement réformateur. Le budget est présenté comme un exercice comptable, centré sur une seule question, combien dépenser et comment couvrir les dépenses. Cette lecture met l’accent sur une continuité de méthode, qui nourrit l’idée que l’État s’est habitué au provisoire.

Al Binaa du 29 janvier 2026 renforce, de son côté, la dimension sociale de la contestation. Le journal rapporte des prises de parole qui demandent une correction immédiate de dispositions budgétaires et dénoncent une injustice sociale. La formule mise en avant insiste sur le fait que la dignité des militaires et le développement équilibré ne doivent pas rester des slogans. Il s’agit, dans ce récit, d’un budget qui risque d’approfondir la rupture entre l’État et ses agents, au lieu de la réparer.

L’État fiscal sous critique: impôt progressif, niches et économie informelle

Au-delà de la séance parlementaire, Al Akhbar du 29 janvier 2026 place le budget 2026 dans un débat de gouvernance fiscale et de transparence. Le journal rapporte l’analyse de la Banque mondiale, qui considère que le budget 2026 devrait être l’occasion d’améliorer la préparation budgétaire et l’ensemble des politiques fiscales et financières. La Banque mondiale, telle que citée, évoque une marge pour adopter une fiscalité plus progressive, en commençant par des mesures qui élargissent l’assiette et réduisent des régimes préférentiels.

Dans le même article, Al Akhbar du 29 janvier 2026 liste des pistes évoquées par la Banque mondiale. On y retrouve la suppression d’exemptions, la révision de régimes avantageux accordés à certaines structures juridiques, la mise à jour de l’impôt sur les sociétés, ainsi qu’un durcissement de règles de résidence fiscale. Le texte évoque aussi l’idée d’un régime simplifié pour les petites entreprises en dessous d’un seuil d’assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée, et la mise en place de prélèvements sur certaines professions.

Le débat va plus loin avec la question de la richesse et de l’inégalité. Al Akhbar du 29 janvier 2026 rapporte que la Banque mondiale pointe une forte concentration des revenus. Le journal cite des ordres de grandeur où une petite fraction des plus hauts revenus capterait une part importante du revenu national. Dans ce contexte, l’absence d’un impôt sur la fortune est posée comme une question explicite. Le texte évoque aussi la possibilité de taxer des richesses et revenus situés à l’étranger, en s’appuyant sur des échanges d’informations et des standards internationaux.

Cette discussion fiscale bute toutefois sur une contrainte centrale, l’économie informelle. Al Akhbar du 29 janvier 2026 insiste sur le fait qu’un système fiscal, même bien conçu, ne peut pas produire des recettes significatives si l’assiette échappe largement à l’impôt. Le journal rapporte l’idée que la réforme fiscale doit aller de pair avec une capacité de contrôle et une réduction de l’économie non déclarée. Cette dimension renvoie à l’efficience de l’administration, mais aussi au rétablissement de la confiance, car la pression fiscale est difficile à défendre quand l’injustice de l’application est perçue comme chronique.

Sur ce point, Al Sharq du 29 janvier 2026 reprend un discours qui oppose “économie noire” et “économie blanche”. Le journal rapporte qu’un député appelle à réduire la taille de l’économie non déclarée et à agrandir celle qui paie l’impôt. La formule est simple, mais elle place l’économie au centre d’un contrat social, payer en échange de services et de règles équitables. Elle souligne aussi un angle politique, tant que l’État ne prouve pas qu’il peut faire respecter la loi de manière égale, il peine à demander des sacrifices.

Transparence budgétaire et comptes publics: un blocage ancien qui fragilise l’État

L’un des points les plus lourds concerne la transparence et la régularité des comptes publics. Al Akhbar du 29 janvier 2026 évoque un “blocage constitutionnel et financier” lié à l’absence de comptes approuvés et au non-respect de procédures de clôture des exercices. Le journal rappelle, à travers le rapport de la commission des finances, qu’une nouvelle loi de finances ne devrait pas être adoptée sans validation des comptes de l’année précédente, car cela conditionne le contrôle parlementaire des fonds publics.

La Banque mondiale, dans le même ensemble rapporté par Al Akhbar du 29 janvier 2026, critique une préparation budgétaire jugée opaque, avec des budgets adoptés sans règlement des comptes et une absence de données publiques depuis 2021, telle que citée. L’impact est direct. Quand la base d’information manque, la discussion budgétaire ressemble à un débat à l’aveugle. Cela alimente aussi la suspicion, car l’État apparaît incapable de démontrer la trajectoire réelle des dépenses et des engagements.

Dans cette optique, un détail technique devient un sujet politique, la prise en compte des engagements hors budget. Al Akhbar du 29 janvier 2026 rapporte que la Banque mondiale estime que les dépenses présentées ne couvrent pas certains engagements, dont des mécanismes liés à un accord de carburant, avec un montant mentionné par le journal. Le texte évoque aussi l’absence d’intégration de dépenses financées par des prêts extérieurs. Cette critique renforce une idée, la loi de finances ne reflète pas toujours l’intégralité de la réalité budgétaire, ce qui réduit sa crédibilité comme outil de pilotage.

Fonction publique, salaires et retraites: la pression sociale au cœur de l’équation

L’économie libanaise, telle qu’elle apparaît dans les journaux du jour, est dominée par la question sociale. Ad Diyar du 29 janvier 2026 rapporte que de nombreuses interventions se concentrent sur les salaires, les pensions et la situation des retraités. Le journal insiste sur l’idée d’une justice fiscale qui doit financer une protection minimale, alors que les contribuables paient sans recevoir des services publics élémentaires, dont l’électricité et l’eau, selon une citation rapportée. La critique vise l’État prestataire, pas seulement l’État collecteur.

Le même titre, Ad Diyar du 29 janvier 2026, cite des propositions liées à une réforme du secteur public, à la réduction de la précarité contractuelle, ainsi qu’à la rationalisation d’organismes publics. Dans ce récit, l’ajustement social est indissociable d’une réforme administrative. Les hausses salariales sont réclamées, mais elles sont présentées comme intenables sans contrôle, sans rationalisation et sans une lutte plus ferme contre les fuites de recettes.

Al Binaa du 29 janvier 2026, en insistant sur la dignité des militaires et l’injustice sociale, illustre une dimension sensible. Les militaires sont souvent décrits comme une catégorie que l’État ne peut pas laisser s’effondrer, car cela touche à la cohésion, à la sécurité et à la capacité de l’État à agir. Dans ce cadre, la revendication salariale dépasse l’économie au sens strict. Elle devient un élément de stabilité nationale.

Banques, placements et confiance: l’essor des offres d’investissement comme symptôme

La crise de confiance bancaire reste une toile de fond constante. Annahar du 29 janvier 2026 consacre un article aux banques d’investissement, en posant une question simple, rendements attractifs ou risque calculé. Le journal indique que ces structures ne relèvent pas d’un mécanisme de garantie des dépôts, et qu’il n’existe pas de protection complète en cas de défaillance ou de mauvaise gestion. Il souligne que ce point n’est pas propre au Liban, même si l’expérience libanaise rend la prudence plus forte.

Annahar du 29 janvier 2026 précise aussi que la Banque du Liban a émis des circulaires imposant, à certaines entités, de conserver une partie des fonds sous forme de comptes bloqués afin d’assurer une liquidité partielle en cas de besoin. Le journal présente cette mesure comme une réduction du risque, sans constituer une garantie intégrale. Le texte décrit un marché où des épargnants cherchent des alternatives à la détention de cash ou au dépôt classique, faute de rendements sur les dépôts dans le système bancaire traditionnel.

L’article d’Annahar du 29 janvier 2026 mentionne enfin une gamme de produits, allant d’instruments jugés plus prudents à des placements à rendement supérieur, mais assortis d’un risque plus élevé. L’enjeu est clair. Le comportement d’épargne et de placement change, non pas parce que l’économie est redevenue attractive, mais parce que le système de dépôt classique a perdu son rôle. Ce déplacement du risque vers les ménages et les particuliers devient un fait économique majeur, car il reflète une économie où la confiance institutionnelle n’est pas restaurée.

Aide internationale et filets sociaux: transferts, numérique et accès aux services

Dans l’arrière-plan, l’aide internationale apparaît comme un levier de survie et de modernisation, à condition d’être bien exécutée. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 évoque un financement destiné à des transferts monétaires pour des familles libanaises pauvres, présenté comme un outil pour augmenter les opportunités économiques et améliorer des services sociaux, notamment pour les femmes, les jeunes et les catégories vulnérables. Le journal mentionne aussi une enveloppe dédiée à l’accélération de la transformation numérique, afin d’améliorer l’accès aux services publics et de développer un environnement numérique plus sûr pour les entreprises.

Ce type de financement illustre une tension. D’un côté, l’État manque de marges budgétaires. De l’autre, la modernisation des services et la protection sociale sont devenues indispensables pour réduire l’économie informelle et restaurer un minimum de contrat fiscal. La logique est circulaire. Sans services, l’impôt est rejeté. Sans impôt, les services se dégradent. Les programmes ciblés et la numérisation sont présentés comme des moyens de briser ce cercle, au moins partiellement.

Budget, contrôle et crédibilité: le même test pour l’économie et la politique

Au final, les textes du 29 janvier 2026 convergent sur une idée forte, la question économique au Liban n’est pas seulement une question de chiffres. C’est une question de crédibilité de l’État. Quand Ad Diyar rapporte des discours qui dénoncent un budget de prolongation de crise, et quand Al Akhbar relaie les critiques sur l’opacité des comptes et l’absence de données, le diagnostic est similaire. L’économie ne peut pas se stabiliser si la règle du jeu reste floue, si l’impôt est perçu comme inégal, et si la loi de finances ne reflète pas l’ensemble des engagements.

Dans le même temps, la pression sociale impose des arbitrages immédiats sur les salaires et les retraites, tandis que la crise bancaire pousse les particuliers à chercher des alternatives de placement, parfois plus risquées. Annahar, en détaillant les limites de protection dans les placements via banques d’investissement, met en lumière un déplacement du risque vers les ménages. Cela rappelle que la reconstruction de la confiance bancaire est une condition de normalisation économique, au même titre que la réforme fiscale et la transparence budgétaire.

Justice: Projet d’accord de transfèrement des détenus avec la Syrie, contentieux de légalité et dossiers de sécurité sous contrôle judiciaire

Accord Liban–Syrie sur le transfèrement des détenus: un texte qui déclenche une controverse de légalité

Al Akhbar du 29 janvier 2026 publie le texte d’un projet d’accord de transfèrement de détenus vers la Syrie. Le journal présente ce document comme un point de friction, car il ouvre la voie à des transferts larges, y compris pour des condamnés dans des affaires graves, selon la lecture critique proposée.

Dans les extraits reproduits par Al Akhbar du 29 janvier 2026, l’accord repose sur une logique simple. Un condamné qui exécute une peine privative de liberté dans un pays pourrait demander à être transféré dans l’autre pays pour y exécuter sa peine. Le texte décrit aussi un mécanisme de demande, qui peut être initié vers l’un ou l’autre État, avec une procédure encadrée par l’accord.

Le document, tel que publié, définit des notions centrales. Il précise ce qu’est une décision de justice exécutoire et comment l’accord traite les sanctions. Il évoque aussi la peine capitale, en indiquant qu’un condamné à mort pourrait être transféré, sous condition que la peine ne soit pas exécutée par l’un ou l’autre des deux États. Al Akhbar du 29 janvier 2026 insiste sur ce point, car il touche à la nature des garanties attendues et à la portée politique du texte.

La controverse ne tient pas seulement à la technique juridique. Elle tient au contexte. Al Akhbar du 29 janvier 2026 rappelle que le dossier des détenus et des condamnés liés à la Syrie est un sujet sensible au Liban. Il mêle justice pénale, relations bilatérales et mémoire politique. Dans ce cadre, chaque clause est lue comme un signal. L’accord peut être présenté comme une solution administrative. Il peut aussi être interprété comme un instrument de gestion politique.

Un angle majeur apparaît dans le titre mis en avant par Al Akhbar du 29 janvier 2026, qui évoque une libération de tous, sans exception, selon la lecture critique. Le journal donne à comprendre que l’accord, dans sa forme envisagée, pourrait permettre des issues jugées trop larges, notamment pour des profils condamnés dans des dossiers lourds. Cette inquiétude renvoie à une question de fond. Un transfèrement est-il un simple changement de lieu d’exécution, ou un chemin indirect vers une remise en liberté.

Dans ce type de débat, deux risques juridiques reviennent souvent. Le premier concerne l’égalité devant la peine. Si le transfert aboutit à des conditions d’exécution très différentes, la sanction perd son sens pour les victimes et pour l’opinion. Le second concerne la traçabilité des décisions. Si l’État ne peut pas suivre précisément l’exécution de la peine après transfert, la crédibilité du système pénal se fragilise. Al Akhbar du 29 janvier 2026 construit son récit autour de cette crainte de perte de contrôle.

Peines lourdes, garanties et souveraineté judiciaire: la question du suivi après transfert

Les passages publiés par Al Akhbar du 29 janvier 2026 montrent un texte qui s’appuie sur des définitions et sur une mécanique de demande. Cette mécanique, dans les accords de transfèrement, exige en général des garanties de suivi. Or, dans un environnement libano-syrien marqué par la défiance, la question du suivi devient immédiatement politique. Le public veut savoir qui décide. Il veut savoir qui contrôle.

Le point sur la peine capitale, relevé dans Al Akhbar du 29 janvier 2026, est révélateur. Il suggère une volonté de neutraliser le risque d’exécution. En même temps, il pose une question pratique. Que devient une condamnation à mort après transfert, si elle ne peut pas être exécutée. Est-elle convertie. Est-elle suspendue. Est-elle remplacée. Le texte cité par le journal ne suffit pas, à lui seul, à dissiper toutes les ambiguïtés. Cela alimente la polémique, car ce type de clause touche au cœur de la peine et à son sens.

Un autre débat se dessine, celui des condamnés pour crimes graves. Al Akhbar du 29 janvier 2026 évoque explicitement la question des condamnés pour homicide ayant déjà passé dix ans en prison, dans le cadre du dossier. Le journal y voit une dérive possible, car la peine peut être perçue comme raccourcie ou vidée de sa portée. Cette crainte nourrit une tension entre deux objectifs. D’un côté, réduire la surpopulation carcérale et gérer des dossiers bilatéraux. De l’autre, préserver l’idée de justice, pour les victimes et pour la société.

Dans le débat libanais, la justice pénale ne se limite pas au verdict. Elle inclut la perception de l’exécution. Si la société estime que l’exécution peut être contournée, la sanction perd sa valeur dissuasive. Ce point pèse encore plus dans les affaires graves, car elles cristallisent la demande de justice et la peur d’impunité.

Marchés publics et contentieux de légalité: l’affaire de l’aéroport de Qlayaat comme dossier administratif à forte charge

Al Akhbar du 29 janvier 2026 met aussi en avant un autre sujet qui relève d’une justice au sens institutionnel. Le journal accuse le gouvernement de Nawaf Salam d’avoir enfreint la loi dans un dossier de marché public, en attribuant à Middle East une mission liée à l’exploitation ou à la réhabilitation de l’aéroport de Qlayaat. Le quotidien présente ce choix comme un “projet contraire à la loi” et comme une nouvelle entorse.

Ce type d’accusation renvoie à deux niveaux. Il y a d’abord la légalité de la procédure. Qui a le droit d’attribuer. Sur quelle base. Avec quels appels d’offres. Il y a ensuite la responsabilité politique. Car un marché public devient vite un symbole. Il peut être lu comme une décision de relance. Il peut aussi être lu comme une décision opaque.

La justice administrative, au Liban, est souvent perçue comme le terrain où se joue la lutte contre la corruption. Or, quand un grand dossier d’infrastructure est décrit comme irrégulier, cela réactive immédiatement la question du contrôle. Qui audite. Qui valide. Qui conteste. Même sans jugement rendu à ce stade, l’accusation médiatique produit un effet concret. Elle alimente la méfiance, et elle pousse les institutions à se justifier.

Dans un climat de crise financière, ces dossiers prennent un poids supplémentaire. Ils touchent à l’usage de fonds publics. Ils touchent aussi à l’image de l’État, au moment où il demande des sacrifices. Une décision perçue comme arbitraire fragilise la capacité de l’État à gouverner.

Contrôle des finances publiques et responsabilité: le blocage des comptes comme crise de l’État de droit

La justice n’est pas seulement pénale. Elle est aussi un système de contrôle. Al Akhbar du 29 janvier 2026 décrit un “blocage constitutionnel et financier” lié à l’absence de comptes publics approuvés et certifiés selon les règles. Le journal rappelle l’exigence de la Constitution, en citant l’obligation de ne pas adopter un nouveau budget sans validation du compte de l’année précédente par les institutions compétentes, condition jugée essentielle au contrôle parlementaire des fonds publics.

Le quotidien explique que ce principe a été contourné dans la pratique, sous des justifications d’exception et de nécessité. Il souligne que l’exception est devenue une routine, sans trajectoire claire de correction. Ce point relève d’une justice institutionnelle. Il touche au contrôle du pouvoir exécutif. Il touche aussi au droit des citoyens à savoir comment l’argent public est dépensé.

Le débat est sensible, car il lie économie et justice. Quand les comptes ne sont pas clos et contrôlés, la responsabilité devient floue. Or, dans un pays frappé par un effondrement financier, la demande de responsabilité est forte. Elle vise les décisions passées. Elle vise aussi la capacité à éviter de nouvelles dérives.

Ce thème rejoint, de façon indirecte, le débat sur la corruption. La corruption, dans l’opinion, n’est pas seulement un acte pénal isolé. Elle est aussi un système permis par l’opacité. La mise en place d’un contrôle régulier est donc perçue comme une condition d’assainissement. Al Akhbar du 29 janvier 2026 présente ce blocage comme un symptôme profond de la crise de l’État.

Dossiers de sécurité et procédure judiciaire: un réseau de trafic de drogue sous supervision du parquet

La rubrique justice inclut aussi les affaires pénales en cours, notamment celles liées aux réseaux criminels. Ad Diyar du 29 janvier 2026 rapporte des éléments d’enquête sur un groupe soupçonné d’avoir établi un réseau organisé de trafic de drogue depuis la Turquie vers l’Arabie saoudite, avec coordination avec des parties extérieures et contre rémunération. Le journal indique que les suspects ont été soumis à des investigations sécuritaires sur indication de l’autorité judiciaire compétente.

Le quotidien précise que les investigations auraient mis au jour des méthodes jugées professionnelles, utilisées lors de plusieurs opérations. Il ajoute que les preuves mentionnées dans le récit lient directement les suspects aux faits. Il indique enfin que les personnes arrêtées et les saisies ont été remises aux autorités compétentes, sous la supervision du parquet près la cour d’appel du Mont-Liban.

Dans un État fragilisé, ce type de dossier joue un rôle particulier. Il montre une chaîne d’action. Des services de sécurité enquêtent. Un parquet supervise. Des saisies sont réalisées. Le dossier passe aux instances compétentes. Cette séquence est importante, car elle touche à l’image de l’État. Elle donne à voir une capacité de répression ciblée. Elle montre aussi une coopération entre appareils, au moins sur des affaires pénales.

Elle pose toutefois une question récurrente. La justice poursuit-elle jusqu’au bout. Car l’opinion libanaise a été marquée par des affaires qui s’arrêtent à mi-chemin. Dans ce contexte, la mention de la supervision du parquet, telle que rapportée par Ad Diyar du 29 janvier 2026, vise à affirmer une solidité procédurale.

Entre justice pénale et justice institutionnelle: un même test de crédibilité

Les trois dossiers mis en avant par la presse du 29 janvier 2026 convergent vers un test commun. Le premier dossier est pénal et politique à la fois, celui du projet d’accord de transfèrement avec la Syrie. Le second est administratif, celui de la légalité d’un choix de marché public autour de Qlayaat. Le troisième est pénal pur, celui du réseau de trafic, mais il devient politique par son impact sur l’ordre public.

Al Akhbar du 29 janvier 2026, en publiant un projet d’accord et en le critiquant, place la justice au centre d’un débat sur l’État. Ad Diyar du 29 janvier 2026, en décrivant une affaire de trafic sous supervision du parquet, met en scène une justice qui agit. Enfin, le rappel constitutionnel sur l’absence de clôture des comptes, tel que présenté par Al Akhbar du 29 janvier 2026, souligne une justice de contrôle, sans laquelle les discours de réforme perdent leur substance.

Société: Grèves du secteur public, colère salariale et sentiment d’abandon face aux urgences sociales

Mobilisation du secteur public: la rue comme dernier espace de négociation

La mobilisation des employés de l’administration publique, des enseignants et des retraités s’installe comme un fait social majeur. Al Binaa du 29 janvier 2026 décrit les grèves et les sit-in comme un tournant. Le journal insiste sur l’idée que la rue n’est plus un épisode ponctuel. Elle devient un espace durable de pression. Le texte présente cette dynamique comme l’expression d’une crise plus profonde que des revendications de pouvoir d’achat. Il s’agit, selon la lecture rapportée, d’un effondrement de la fonction de l’État et de sa responsabilité envers les citoyens.

Dans le même journal, le 29 janvier 2026, un autre passage met en avant une formule qui résume l’enjeu social. Il n’y aurait pas d’État sans administration. Il n’y aurait pas d’administration sans salaire juste. Il n’y aurait pas de justice sans une grille salariale qui redonne sens au service public. Cette construction souligne une peur collective. Si les agents de l’État se sentent abandonnés, le service public s’arrête. Or, quand il s’arrête, ce sont les citoyens qui paient le prix, surtout les plus vulnérables.

Ce récit insiste aussi sur l’unification des revendications. L’idée n’est pas seulement de défendre une catégorie. Elle est de défendre un principe de survie institutionnelle. Dans cette logique, les sit-in ne sont plus présentés comme une “demande de plus”. Ils sont présentés comme une condition minimale pour éviter une désintégration complète de l’administration, de l’école publique et des services sociaux.

Salaires, retraites, dignité: la crise sociale devient une crise de statut

La question salariale, telle qu’elle apparaît dans la presse, dépasse le simple niveau du revenu mensuel. Elle touche au statut et à la dignité. Al Binaa du 29 janvier 2026 souligne que le débat porte sur le sens même de la fonction publique. Le journal relie cette tension à un projet discuté autour du Conseil de la fonction publique, présenté comme un chantier qui pose des questions de philosophie, de calendrier et d’adéquation avec la réalité sociale actuelle. Le message central est que réformer sans restaurer un minimum de revenu peut être perçu comme une réforme contre les agents, et non pour l’État.

Ad Diyar du 29 janvier 2026 décrit, dans ses comptes rendus, une scène politique où les interventions insistent sur l’équité, les salaires et les pensions. Le journal cite la situation des employés, des militaires et des civils, ainsi que celle des retraités. Même lorsque ces points apparaissent dans le cadre d’un débat budgétaire, ils renvoient à une réalité sociale très concrète. Les revenus ont été laminés. Les dépenses de base ont explosé. L’écart entre le coût de la vie et le salaire réel nourrit une colère qui ne se limite plus à un secteur.

Cette tension sociale se diffuse ensuite dans d’autres secteurs. Quand les grèves se multiplient, les écoles, les services municipaux, les guichets administratifs et les institutions sociales ralentissent. L’effet est cumulatif. Les citoyens qui n’ont pas de solutions privées se retrouvent sans accès stable à l’éducation, à certains soins et à certaines démarches essentielles. Le conflit social devient donc un conflit d’accès aux droits.

Santé et protection sociale: l’usure du système et la peur de la rupture

La fragilité sociale se lit aussi dans la santé. Ad Diyar du 29 janvier 2026 évoque une tension autour des relations entre organismes publics et professions médicales, en mentionnant la question du contrat avec des médecins et un climat de contestation. Le journal rapporte aussi une prise de parole liée à la situation des boulangeries, ce qui renvoie au panier alimentaire et à la pression sur les produits de base. Même lorsque ces sujets sont traités comme des faits sectoriels, ils dessinent une même image. La vie quotidienne est devenue un enchaînement de crises, où chaque corps professionnel craint de porter seul le coût de l’effondrement.

Dans ce contexte, la protection sociale devient un mot central, mais souvent vide. La société se fragmente entre ceux qui peuvent payer des solutions privées et ceux qui dépendent d’un État affaibli. Cette fracture nourrit un sentiment d’injustice, car elle transforme l’accès à la santé en privilège, alors qu’il devrait être un droit.

Pauvreté et aide ciblée: transferts monétaires et promesse de services numeriques

Le débat social ne concerne pas seulement l’État. Il concerne aussi les dispositifs d’aide. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 rapporte un financement destiné à fournir des transferts monétaires aux familles libanaises pauvres. Le journal précise que l’objectif est d’améliorer des opportunités économiques et des services sociaux, avec une attention aux femmes, aux jeunes et aux catégories les plus vulnérables. Cette approche indique une priorité, la survie immédiate. Elle vise à soutenir des ménages qui ne peuvent plus absorber l’inflation, les loyers et les coûts de base.

Le même article d’Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 mentionne aussi un volet consacré à l’accélération de la transformation numerique. L’objectif annoncé est d’améliorer l’accès aux services gouvernementaux et aux opportunités économiques, et de développer un environnement numerique plus sûr pour les entreprises. Dans le cadre social, cette promesse a un double visage. D’un côté, la numerisation peut réduire certaines formes d’arbitraire et faciliter l’accès. De l’autre, elle peut exclure ceux qui n’ont pas d’équipement, de connexion ou de compétences. Le défi social devient alors de moderniser sans marginaliser.

Cette logique d’aide ciblée révèle aussi une limite. Elle peut amortir le choc, mais elle ne remplace pas un service public fonctionnel. Si l’administration est en grève, si l’école publique est bloquée, et si la santé publique recule, les transferts monétaires deviennent une réponse courte. Ils évitent l’effondrement immédiat. Ils ne reconstruisent pas la confiance.

Tripoli et l’abandon urbain: quand l’effondrement d’un immeuble devient un symbole

La société libanaise se raconte aussi par la ville et par l’habitat. Al Arabi Al Jadid du 29 janvier 2026 consacre un sujet à Tripoli, après l’effondrement d’un bâtiment. Le journal rapporte un sentiment largement partagé parmi les habitants, celui d’un abandon chronique et d’une négligence persistante. La comparaison est brutale. Certains habitants cités assimilent la destruction du sud par la guerre à la destruction de Tripoli par l’oubli et l’absence d’État. Cette mise en parallèle souligne une douleur sociale spécifique. La violence peut être militaire. Elle peut aussi être administrative, quand l’État ne répare pas, ne contrôle pas et ne protège pas.

Le même texte d’Al Arabi Al Jadid du 29 janvier 2026 aborde la question du coût des réparations et du renforcement des bâtiments. Il mentionne une réalité juridique et sociale. Les travaux devraient, en principe, être financés par le propriétaire. Or, une partie des immeubles relève d’anciens régimes de location. Les propriétaires perçoivent peu. Les locataires paient peu, mais n’ont pas les moyens de financer des travaux lourds. Il en résulte un piège. Personne ne répare, et le risque grandit. Le problème n’est pas seulement technique. Il est social et juridique.

Ce dossier met en lumière un point essentiel. La sécurité du logement devient un indicateur de l’égalité. Dans les quartiers populaires, le risque d’effondrement n’est pas une abstraction. Il est une menace. Or, sans inspection, sans sanction, et sans mécanisme public de soutien aux rénovations, l’habitat devient un lieu de danger quotidien.

Vie quotidienne: alimentation, services et sentiment d’injustice

Le climat social se lit dans les détails du quotidien. La question des boulangeries, évoquée dans Ad Diyar du 29 janvier 2026, rappelle que l’alimentation est un front sensible. Quand le pain devient un sujet de conflit, cela signifie que les ménages sont déjà à la limite. Dans une société marquée par une crise monétaire et salariale, la moindre perturbation des circuits de production et de distribution crée une tension immédiate.

Al Binaa du 29 janvier 2026, en reliant les grèves à une crise politique et sociale plus vaste, insiste sur l’idée que la société ne demande plus seulement une hausse. Elle demande une règle. Elle demande un minimum de justice et de prévisibilité. La colère naît aussi de la comparaison. Ceux qui ont des revenus en devises ou des réseaux privés s’en sortent. Ceux qui vivent de la fonction publique, d’un petit commerce ou d’une retraite s’effondrent. Cette divergence alimente le sentiment que la crise n’est pas seulement économique. Elle est morale.

Solidarité et initiatives: le rôle des dons et des partenariats caritatifs

Dans ce paysage, la solidarité privée et associative reste un filet. Al Liwaa du 29 janvier 2026 rapporte une initiative de distribution de viande issue d’un programme de dons, destinée à des familles les plus démunies à Beyrouth. Le journal présente cette action comme un signe de soutien continu, avec un discours insistant sur la régularité de l’aide et sur une logique de partenariat. Ce type d’initiative souligne à la fois une force et une faiblesse. La force est la capacité de la société à se soutenir. La faiblesse est que l’aide caritative devient un substitut, quand l’État ne peut plus garantir un minimum.

Ce point est important, car il touche à la dignité. Beaucoup de familles acceptent l’aide par nécessité, mais avec un sentiment d’humiliation. Or, une société stable ne peut pas reposer durablement sur la charité. Elle a besoin de droits, de règles et de services.

Une société entre fatigue et résistance: la demande d’un Etat present

Les textes du 29 janvier 2026 convergent vers une même impression. La société libanaise est dans une phase de fatigue profonde, mais elle reste capable de se mobiliser. Les grèves, les sit-in et les protestations ne sont pas seulement des gestes de colère. Ils sont aussi des rappels de présence. Ils disent que le secteur public existe encore. Ils disent que les enseignants, les employés et les retraités refusent de disparaître en silence.

Dans le même temps, les drames urbains, comme celui de Tripoli rapporté par Al Arabi Al Jadid du 29 janvier 2026, rappellent que la crise n’est pas seulement dans les salaires. Elle est dans la sécurité des bâtiments, dans la gestion municipale, et dans la capacité de l’État à prévenir plutôt qu’à pleurer après.

Enfin, l’aide ciblée décrite par Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 montre que les partenaires extérieurs tentent de limiter la casse sociale. Cependant, ces dispositifs ne résolvent pas la question centrale. La société demande un État présent. Elle demande des services. Elle demande une justice dans l’impôt et dans les dépenses. Sans cela, la mobilisation sociale risque de s’installer, non comme une parenthèse, mais comme une normalité.

Culture: Agenda de Beyrouth, expositions et cinema, tandis que les foires du livre alimentent les polemiques

Musee Sursock: une soiree musicale pour clore une exposition sur les voix feminines

Le Musee Sursock continue d’occuper une place centrale dans l’agenda culturel de Beyrouth, en reliant exposition et performance. Al Akhbar du 29 janvier 2026 annonce une soiree de la chanteuse libanaise Jahida Wehbe, prevue le vendredi 29 janvier a 21 heures, en cloture de l’exposition intitulee “Divas”, consacree a l’histoire des grandes voix feminines du vingtieme siecle. Le journal souligne que l’exposition est construite comme un parcours multimedia, combinant enregistrements, extraits de films, images, costumes et documents d’archives.

Al Akhbar du 29 janvier 2026 insiste aussi sur la dimension de soutien au Musee Sursock, encore engage dans un chantier de restauration apres les degats subis lors de l’explosion du port de Beyrouth. Dans ce cadre, la soiree est presentee comme un geste artistique et un acte de solidarite culturelle. Le journal rapporte que Jahida Wehbe met en avant l’importance de maintenir une presence culturelle en temps de crise, en liant l’art a l’idee d’elevation du debat public et de reduction de la violence sociale.

Le meme article d’Al Akhbar du 29 janvier 2026 decrit une mise en scene adaptee au lieu, avec un travail sur la scenographie, la lumiere, les costumes et les accessoires, afin de recreer un climat artistique associe aux figures mises a l’honneur. Le journal note aussi la participation de deux danseuses, Sahr Abi Khalil et Jacqueline Braga, dans une evocation des grandes danseuses arabes, ce qui elargit l’hommage au-dela du chant et renforce l’idee d’une memoire artistique plurielle.

Dans la lecture proposee, l’enjeu depasse la simple programmation. Il s’agit de tenir une ligne de continuite culturelle a Beyrouth, malgre la fatigue sociale et les incertitudes politiques. Le Musee Sursock devient ainsi un espace de refuge symbolique, mais aussi un espace de debat implicite sur l’identite, la modernite et la place des femmes dans les recits artistiques.

Galerie Tanit: l’exposition de Christiana De Marchi comme meditation sur la memoire et les frontieres

La scene des arts visuels se distingue, ce 29 janvier 2026, par une proposition qui articule creation contemporaine et questionnement politique. Al Akhbar du 29 janvier 2026 annonce l’ouverture de l’exposition de l’artiste et autrice italo-libanaise Christiana De Marchi a la Galerie Tanit, a Mar Mikhael, sous un titre traduit en francais comme “Espaces actifs de l’absence”. Le journal explique que l’exposition se prolonge jusqu’au 5 mars et qu’elle rassemble des travaux realises sur environ cinq ans, avec des medias varies, dont le textile, la video et la performance.

Al Akhbar du 29 janvier 2026 decrit la methode de l’artiste, qui reemploie des materiaux simples, comme des journaux et des bandes sonores, et les transforme par des gestes precis, comme la broderie et le tissage. Cette approche est presentee comme une maniere de faire apparaitre le sens par la matiere, et de relier des objets du quotidien a des questions plus vastes. Le journal cite des themes abordes, dont la separation forcee des terres et la violence environnementale, et insiste sur des notions de limites, d’appartenance et de memoire.

Dans un second passage, Al Akhbar du 29 janvier 2026 approfondit l’idee directrice de l’exposition. L’absence y est decrite comme un espace de reaction politique et d’exigence ethique, mais aussi comme une forme poetique. Le journal explique que le travail interroge la lecture, l’interpretation, les silences, l’effacement et les histoires contestees. Cette insistance sur l’ambiguite et la mauvaise comprehension renvoie a un climat plus general, ou la culture cherche des mots et des formes pour dire ce qui ne se dit plus facilement dans l’espace public.

En filigrane, la programmation de la Galerie Tanit, telle que rapportee, montre une tendance lourde a Beyrouth. Les artistes ne se contentent plus de “faire beau”. Ils travaillent sur les traces, la disparition et les frontieres. Ils s’adressent a une ville marquee par les ruptures et les departures, mais aussi par une capacite persistante a produire du sens.

Musique: une soiree au Theatre Monnot pour “raviver la memoire”

La musique libanaise apparait aussi dans l’agenda sous une forme patrimoniale assumee. Al Akhbar du 29 janvier 2026 annonce une soiree du musicien libanais Firas Andari, prevue le jeudi 6 fevrier a 20 heures 30 au Theatre Monnot, a Gemmayze. Le journal presente l’evenement comme une soiree consacree aux “tresors” de la musique classique et populaire, avec une attention particuliere a la tradition et a sa transmission.

Al Akhbar du 29 janvier 2026 donne des elements sur le parcours de Firas Andari, en evoquant un apprentissage precoce et une formation autour du oud et du chant, ainsi qu’une experience au sein d’une institution specialisee dans les archives musicales, ce qui aurait enrichi son “capital d’ecoute” et sa connaissance des enregistrements anciens. Le journal insiste sur une approche contemporaine, mais “enracinee”, qui cherche a relier le present a une memoire musicale longue.

Cette proposition souligne un point important pour la scene culturelle libanaise. Dans un contexte d’instabilite, la reference au patrimoine devient une maniere de restaurer une continuite. Elle peut aussi etre un choix esthetique. Mais elle est souvent percue comme une forme de soin collectif, un rappel d’un fonds commun qui survit aux crises.

Cinema: la “semaine du film latin” comme pari sur la salle et la ville

Le cinema retrouve, lui aussi, une place explicite dans l’agenda, avec une initiative qui mise sur la salle historique et sur le collectif. Al Binaa du 29 janvier 2026 annonce le lancement d’une semaine du film latin au Theatre national libanais de Beyrouth, dans la salle du Cinema Colisee, a Hamra, du 14 au 16 fevrier. Le journal precise que la programmation rassemble des films de fiction, des documentaires et des films d’animation, en formats courts et longs, provenant notamment du Bresil, du Mexique, d’Argentine, du Chili et de Colombie.

Al Binaa du 29 janvier 2026 attribue l’initiative a l’association Tiro pour les arts et au Theatre Istanbuli, en la reliant a une dynamique plus large de festivals et d’actions culturelles. Le choix du Cinema Colisee est significatif, car il replace la projection dans un espace urbain connu, a une periode ou une partie de la consommation culturelle s’est deplacee vers les ecrans domestiques.

Dans la logique de cette programmation, la culture n’est pas seulement une offre. Elle devient aussi une maniere de retisser un lien social. La salle cree une rencontre. Elle impose un rythme commun. Elle rebat les cartes entre quartiers, generations et habitudes. A Hamra, ce type d’evenement prend une valeur supplementaire, car il active une memoire de la ville et une idee de Beyrouth comme carrefour.

Debats et idees: philosophie et discussion publique dans la ville

La culture se manifeste egalement par des rendez-vous de discussion et de formation de l’esprit critique. Al Akhbar du 29 janvier 2026 mentionne une rencontre intitulee “La philosophie dans la ville: le portique de Socrate”, prevue le 7 fevrier a 11 heures a la Bibliotheque Elias Khoury, a Bachoura. Le journal presente l’evenement comme un espace de dialogue et de reflexion, visant a ramener la philosophie dans l’espace public, et a ouvrir la porte des grandes questions a un public large.

Le meme numero d’Al Akhbar du 29 janvier 2026 evoque aussi un debat sur le theme “Que peut faire l’Etat face a l’agression”, organise en soiree dans un centre municipal, et anime par des intervenants issus du monde academique, politique et des centres d’etudes. Meme si le sujet est politique, il s’inscrit dans une logique culturelle au sens large, celle des idees, de la parole publique et de la deliberation.

Ces rendez-vous donnent une lecture utile de la culture, au-dela des arts. Ils montrent un besoin de cadres de discussion. Ils montrent aussi une recherche de lieux neutres, souvent municipaux ou associatifs, qui remplacent partiellement les grandes institutions quand celles-ci sont affaiblies.

Livre et controverses: le Salon du livre du Caire entre rumeurs de censure et communication officielle

L’actualite culturelle du jour est aussi marquee par les foires du livre et par les polemiques. Annahar du 29 janvier 2026 rapporte une controverse au Salon international du livre du Caire, autour de l’ecrivain egyptien Youssef Zeidan et de son roman intitule “Safar al adhara”. Le journal explique que l’auteur a evoque un retrait de son livre et l’annulation d’une seance de dedicace, en affirmant que l’editeur aurait recu des instructions d’autorites de securite.

Annahar du 29 janvier 2026 indique toutefois que la direction du Salon a nie cette version. Le journal rapporte la publication d’un communique du directeur executif, accompagne d’une photo du livre expose dans le stand, pour affirmer qu’il reste disponible au public. Cette sequence illustre une mecanique recurrente. La rumeur de censure circule vite. La reponse officielle se fait par une preuve visuelle et par une communication rapide.

Le sujet prend un relief particulier, car il touche a la place de la litterature dans les societes en tension. Une foire du livre est une fete, mais elle est aussi un espace de controle symbolique. Les polemiques autour d’un titre, d’un contenu, ou d’un auteur deviennent souvent des tests de limites, et des moments ou l’opinion mesure la marge de liberte.

Le Salon du livre du Caire: des “questions contemporaines” au centre de la programmation

Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 propose une lecture plus large de cette meme foire, en soulignant que l’edition 2026 est traversee par des questions contemporaines, dans les domaines de la pensee, de la culture, de la politique et des sciences sociales. Le journal affirme que ces questions ont influence les themes des tables rondes, des soirees et des etudes discutees au fil des jours.

Dans un autre passage, Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 donne un exemple de ces themes, en evoquant des discussions sur des infrastructures et des enjeux economiques, comme le Canal de Suez, et en reliant ce type de sujet a des perturbations geopolitiques recentes qui ont affecte des routes maritimes et provoque des pertes financieres. Cette approche montre que le Salon du livre n’est plus seulement un espace litteraire. Il devient un lieu ou l’actualite mondiale est traduite en conferences, en essais et en prises de parole d’intellectuels.

Cette evolution est importante pour comprendre la culture dans la region. Les livres, les debats et les foires se positionnent comme des lieux de lecture du monde. La culture y sert de passerelle entre la politique et le public, mais aussi entre l’expertise et la curiosite. Elle devient un outil pour “faire societes” dans un moment de polarisation.

Cinema et memoire: centenaire de naissance de Youssef Chahine, regard depuis Paris

Enfin, Annahar du 29 janvier 2026 consacre un texte au centenaire de la naissance du cineaste egyptien Youssef Chahine, en revenant sur son rapport au cinema et sur une forme de quete de liberte dans une oeuvre marquee par la contestation, l’autobiographie et la tension entre le personnel et le politique. Le journal evoque aussi un souvenir rapporte d’une rencontre a Beyrouth, ce qui replace Chahine dans une relation durable avec la ville et avec son public.

Cette mise en avant rappelle un point. Dans l’espace culturel libanais, les figures arabes majeures du cinema et de la musique restent des references actives. Elles alimentent des commemoration, des discussions et des relectures. Elles servent aussi a relier le present a une histoire artistique commune, au moment ou les publics sont fragmentes et les institutions fragiles.

Agenda culturel en continu: Beyrouth maintient ses rendez-vous malgre la crise

Pris ensemble, les elements rapportes par Al Akhbar, Al Binaa, Annahar et Al Quds Al Arabi, tous en date du 29 janvier 2026, dessinent une scene culturelle qui refuse l’interruption. Les expositions et les concerts s’adossent a des institutions comme le Musee Sursock et la Galerie Tanit. Les initiatives de cinema misent sur la salle et sur la ville, comme a Hamra. Les rendez-vous d’idees cherchent des lieux accessibles, comme une bibliotheque ou un centre municipal. Les foires du livre, enfin, restent des barometres de liberte et des lieux de politisation du debat culturel.

Technologie: Intelligence artificielle, transformation numerique et nouvelle bataille autour des regles du jeu

L’intelligence artificielle comme sujet politique et economique

La technologie occupe une place croissante dans les recits du jour, surtout a travers l’intelligence artificielle et ses usages publics. Annahar du 29 janvier 2026 aborde ce champ comme un terrain de promesses et de risques, en soulignant que les outils d’intelligence artificielle ne sont plus seulement des instruments techniques. Ils deviennent des acteurs indirects de la decision, de l’information et du travail. Le journal insiste sur une tension simple. Les performances augmentent vite, mais les cadres de controle, eux, avancent plus lentement.

Dans la meme logique, Al Akhbar du 29 janvier 2026 evoque l’intelligence artificielle dans un climat plus large de contestation des regles, ou la technologie est presentee comme un levier de puissance et de domination economique. Le journal souligne que les outils numeriques et les plateformes peuvent imposer une realite de fait, avant que le droit ne suive. Cette lecture met l’accent sur une question centrale. Qui fixe les normes, les Etats, ou les grandes entreprises.

Dans ces textes, l’intelligence artificielle n’est pas seulement associee a des gains de productivite. Elle est aussi associee a un choc sur la confiance. Quand une machine peut produire du texte, de l’image, ou des analyses, la question devient immediatement sociale. Qui controle la source. Qui verifie l’exactitude. Qui assume la responsabilite. Ces enjeux apparaissent en filigrane dans les recits, car ils touchent au coeur des institutions, medias, administration, education, justice, et services publics.

Regulation, transparence et responsabilite: un cadre encore flou

L’un des points les plus sensibles, tel qu’il ressort des articles, concerne la regulation. Annahar du 29 janvier 2026 traite l’intelligence artificielle comme un domaine ou la transparence devient une exigence. Le journal met en avant l’idee que des systemes capables de decision ou de recommandation peuvent produire des biais, et que l’utilisateur final n’en voit pas toujours les mecanismes. Dans cette approche, l’enjeu n’est pas de refuser la technologie. Il est de la rendre lisible, contestable, et encadree.

Ce debat rejoint une inquietude plus large sur la responsabilite. Quand une decision automatisée influence un credit, une embauche, une aide sociale ou une orientation scolaire, l’erreur n’est pas un simple bug. Elle peut devenir une injustice. Ce point explique pourquoi plusieurs pays cherchent des cadres de conformite. Mais les textes du jour montrent surtout une chose. Le monde avance par a-coups. Les outils se diffusent vite. Les regles arrivent apres, souvent sous la pression d’un scandale ou d’une crise.

Dans Al Akhbar du 29 janvier 2026, la question du pouvoir technologique est aussi liee a une critique des rapports de force mondiaux. Le journal presente les innovations comme des armes de concurrence, ou les donnees, les logiciels, les brevets et les infrastructures de calcul deviennent des ressources strategiques. Cette lecture renforce une conclusion pragmatique. Sans capacite nationale, un pays devient dependants de solutions importees, et donc vulnerable dans ses choix.

Plateformes, information et manipulation: la guerre de l’attention

La technologie est aussi abordee par son impact sur l’information et sur l’opinion. Annahar du 29 janvier 2026 insiste sur les transformations de l’espace public, ou la circulation rapide des contenus accelere la polarisation et fragilise la verification. Les outils automatises, y compris les outils de generation de contenus, peuvent amplifier des messages sans controle humain direct. Le journal souligne ainsi un risque democratique. L’opinion peut etre guidee par des contenus convaincants mais faux, produits a grande echelle.

Al Akhbar du 29 janvier 2026 rejoint ce sujet par une critique des grandes plateformes et de leur role politique. Le journal insiste sur une economie de l’attention, ou la priorite devient la captation du temps et la maximisation de l’engagement. Dans ce modele, le contenu le plus viral n’est pas le plus vrai. Il est souvent le plus emotionnel. Cette logique nourrit une instabilite sociale, car elle transforme les tensions en spectacles permanents.

Ces deux approches convergent sur une question concrete. Comment proteger un espace public minimal, ou les citoyens peuvent distinguer le fait, l’opinion, la rumeur et la manipulation. La reponse n’est pas uniquement technique. Elle est aussi educative et institutionnelle. Elle passe par l’education aux medias, par des standards de transparence, et par des mecanismes de responsabilite.

Liban: transformation numerique, acces aux services et risque d’exclusion

Dans le contexte libanais, la technologie apparait aussi a travers le prisme des services publics et de l’aide sociale. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 mentionne un financement visant a accelerer la transformation numerique afin d’ameliorer l’acces aux services gouvernementaux et de renforcer un environnement numerique plus sur pour les entreprises. Le journal relie ce volet a un objectif de modernisation, qui vise a faciliter des procedures et a reduire certaines lourdeurs.

Cet angle est important, car la numerisation est souvent presentee comme une reponse aux dysfonctionnements. Elle peut limiter les files d’attente, reduire la discretion, et faciliter le suivi des demandes. Dans un Etat fragilise, c’est un outil de rationalisation. Mais la numerisation peut aussi creuser une fracture. Ceux qui n’ont pas d’acces stable a internet, pas d’ordinateur, ou pas de competences numeriques risquent de se retrouver exclus de services essentiels.

C’est pourquoi la transformation numerique est aussi un sujet de societe. Elle oblige a penser l’accompagnement, la simplification des interfaces, et la disponibilite de guichets alternatifs. Dans un pays ou les crises successives ont appauvri de larges categories, le risque d’une administration “tout en ligne” sans filet social est reel. L’enjeu devient donc de moderniser sans abandonner.

Securite numerique: protection des donnees et confiance des entreprises

La reference a un environnement numerique “plus sur” pour les entreprises, rapportee par Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026, renvoie a un autre probleme. Les entreprises ne peuvent pas investir, echanger ou exporter si elles pensent que leurs donnees et leurs paiements sont exposes. La securite numerique n’est plus un luxe. Elle devient une condition de competitivite et de survie.

Ce point rejoint aussi le sujet bancaire et financier, car les paiements numeriques et les services en ligne exigent une confiance minimale. Or, la confiance a ete brisee par la crise financiere. Toute modernisation numerique doit donc montrer des garanties. Qui heberge les donnees. Qui y a acces. Comment elles sont protegees. Comment les incidents sont traites. Sans cela, la numerisation peut accelerer des usages, mais pas restaurer la confiance.

Dans les textes du jour, ce besoin de confiance revient souvent, meme lorsqu’il n’est pas presente comme un sujet purement technologique. La technologie est un accelerateur. Elle rend les failles plus visibles. Elle rend aussi les erreurs plus couteuses. C’est pourquoi les politiques publiques doivent associer la transformation numerique a une gouvernance claire.

Travail, education et nouveaux desequilibres

Annahar du 29 janvier 2026 aborde egalement les effets de l’intelligence artificielle sur le travail, en soulignant que certains metiers vont se transformer rapidement. Le journal met l’accent sur une evolution des competences, ou la valeur se deplace vers la capacite a verifier, encadrer, et corriger. Dans cette logique, l’intelligence artificielle n’elimine pas forcement l’humain. Elle deplace le travail humain vers le controle de qualite, la supervision et la decision finale.

Ce basculement est un enjeu social majeur. Il peut creer des opportunites, mais aussi des frustrations. Les travailleurs qui ne sont pas formes risquent d’etre marginalises. Les entreprises qui adoptent ces outils sans accompagnement risquent d’augmenter la precarite. Dans le contexte libanais, ou la crise a deja fragilise l’emploi et les salaires, l’introduction rapide d’outils automatises peut etre percue comme une menace si elle n’est pas encadree.

Dans le meme temps, l’intelligence artificielle peut soutenir l’education et la formation, si elle est utilisee comme outil pedagogique et non comme substitut. Mais cela exige des regles claires. Il faut proteger l’integrite academique. Il faut aussi eviter que les inegalites d’acces creent une education a deux vitesses, ou certains eleves ont des outils avances et d’autres non.

Souverainete technologique: dependance, infrastructures et choix stratégiques

Al Akhbar du 29 janvier 2026 revient sur un theme de fond, la souverainete dans un monde numerique. Le journal suggere que l’independance ne se limite plus a l’energie ou aux armes. Elle inclut les infrastructures de donnees, les logiciels, les standards et les outils de calcul. Dans cette lecture, un Etat qui ne maitrise pas ses systemes devient dependants de decisions externes, y compris dans des domaines sensibles.

Pour un pays comme le Liban, l’enjeu est double. D’une part, il s’agit de developper des competences locales, afin de reduire la dependance. D’autre part, il s’agit d’eviter des projets numeriques fragiles, qui exposeraient l’Etat a des fuites, des sabotages ou des pannes. La souverainete technologique n’est pas un slogan. C’est une question de capacite. Elle depend de l’education, de la formation, de la retention des talents, et d’une politique publique coherente.

La question de la fuite des competences est implicite. Les pays en crise perdent des ingenieurs et des techniciens. Cela affaiblit la capacite a construire des systemes robustes. Cela renforce aussi la dependance a des prestataires externes, parfois couteux et peu transparents. Ce cercle peut etre casse, mais il exige des investissements et une stabilite minimale.

Une technologie omnipresente, mais un besoin urgent de regles et de protection

Les articles du 29 janvier 2026 montrent une technologie omnipresente dans les crises contemporaines. Elle est au coeur des rapports de force internationaux, comme le suggere Al Akhbar du 29 janvier 2026. Elle est aussi au coeur des transformations du travail et de l’information, comme l’expose Annahar du 29 janvier 2026. Enfin, elle est un outil de modernisation des services publics et de l’aide, comme le mentionne Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026.

Ce tableau dessine une conclusion factuelle. La technologie ne peut plus etre traitée comme un secteur separe. Elle traverse l’economie, la societe, la securite et la politique. C’est pourquoi le besoin de regles devient central, regles de transparence, de responsabilite, de protection des donnees, et d’acces equitable. Sans ces garde-fous, l’innovation risque d’accroitre les inegalites et de fragiliser la confiance. Avec ces garde-fous, elle peut devenir un outil de reconstruction, y compris dans un pays en crise.

Sport: Ski libanais face au choc des blessures, football en changement d’ere et volley en vitrine regionale

Manon Ouaiss, une chute qui ferme la porte olympique et ouvre une autre etape

Le récit le plus marquant du jour, côté sport libanais, est celui d’une trajectoire stoppée net par une blessure. Annahar du 29 janvier 2026 publie un entretien avec la skieuse libanaise Manon Ouaiss, présenté comme le récit d’un rêve olympique brisé par un seul instant. Le journal situe le point de bascule au 15 janvier 2026, date à laquelle la sportive dit avoir vécu la “moment le plus difficile” et annonce que le rêve des Jeux d’hiver de Milano Cortina 2026 s’est arrêté. La force du témoignage tient à sa simplicité. Le corps ne suit plus, et une carrière bascule. 

Annahar du 29 janvier 2026 rappelle aussi des éléments de contexte qui éclairent ce que représente ce projet pour une athlète libanaise. Ouaiss est née en 2000, a étudié le droit pendant plusieurs années, et a dû concilier des études longues avec une préparation de haut niveau. Le journal insiste sur ce point, car il montre une réalité fréquente dans le sport libanais, surtout dans des disciplines moins structurées localement. Les athlètes doivent souvent construire leur parcours en parallèle d’une autre vie, sans filet stable. Le “haut niveau” n’est pas une profession pleine et continue. Il devient un effort d’équilibre, fragile, qui peut être rompu par une blessure. 

Dans la narration d’Annahar du 29 janvier 2026, la chute n’est pas traitée comme un simple accident sportif. Elle est présentée comme une épreuve identitaire, parce qu’elle arrive au moment où l’objectif devient concret et proche. Le journal rappelle qu’en avril 2024, il avait déjà présenté la sportive comme une figure de détermination, précisément parce que le ski reste une discipline moins populaire au Liban et que chaque athlète visible devient, de fait, un symbole. La chute du 15 janvier 2026 vient casser cette montée en puissance, mais l’article insiste sur un autre mouvement, celui de la reconstruction personnelle. 

Ce type de récit dit beaucoup sur la réalité du sport d’hiver libanais. D’abord, il montre l’importance des trajectoires individuelles. Une qualification ou une participation internationale repose souvent sur quelques personnes, pas sur une base très large. Ensuite, il montre un coût psychologique particulier. Quand tout repose sur un objectif unique, les Jeux, une blessure ne retire pas seulement une course. Elle retire une raison d’être sportive. Enfin, il rappelle que la formation et la protection des athlètes, notamment sur le plan médical et de la prévention, deviennent des sujets aussi importants que l’entraînement. Annahar du 29 janvier 2026 n’entre pas dans un débat technique, mais le simple fait de relier un rêve olympique à une chute suffit à replacer la question de la fragilité au centre. 

L’entretien donne aussi une lecture plus large. Dans un pays traversé par des crises répétées, la persévérance sportive est souvent présentée comme une forme de résistance. Or, cette résistance a ses limites. Le corps a ses limites. La fatigue mentale aussi. Le texte montre donc une tension permanente entre le récit public, porter le drapeau, inspirer, et le vécu intime, la douleur, la fin d’un cycle, la nécessité de se réinventer. C’est précisément cette tension qui rend ce témoignage socialement important, parce qu’il dépasse le ski et parle, au fond, du rapport libanais à l’effort dans un environnement instable. 

Football: nomination de Madjid Bougherra et pression d’un match decisif contre le Yemen

Le football libanais vit, au même moment, un changement de cap qui vise à relancer une sélection sous pression. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 annonce que la Fédération libanaise de football a nommé l’Algérien Madjid Bougherra comme nouveau sélectionneur de l’équipe première, en remplacement de Miodrag Radulovic, dont le départ est lié à de mauvais résultats. Le quotidien présente cette nomination comme une décision prise par le comité exécutif. Il situe aussi l’enjeu immédiat, la sélection des Cèdres joue bientôt un match décisif contre le Yemen, en mars, dans le cadre des qualifications pour la Coupe d’Asie 2027. Le journal précise que le Liban est en tête de son groupe avec deux points d’avance sur le Yemen et qu’un match nul suffirait pour se qualifier. 

Cette donnée, “un nul suffit”, change la nature de la pression. Elle peut être vue comme une chance, parce que l’objectif est accessible. Elle peut aussi être vue comme un piège, parce que l’équipe risque de jouer avec la peur de perdre plutôt qu’avec l’envie de gagner. Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 présente le match comme un test fondateur du nouveau cycle, car il arrive très vite après la nomination. Le sélectionneur n’a pas un long temps d’installation. Il doit gérer un rendez-vous vital, avec un objectif de résultat immédiat. 

Al Arabi Al Jadid du 29 janvier 2026 confirme la nomination de Bougherra et cite le communiqué officiel de la Fédération libanaise de football, qui annonce la décision du comité exécutif et présente l’arrivée du technicien comme le début d’une nouvelle phase. Le journal met en avant un élément d’image, Bougherra est décrit comme un entraîneur qui a mené l’Algérie au titre de la Coupe arabe 2021. Cette référence n’est pas anodine. Elle associe la nomination à une crédibilité régionale et à une idée de “culture de victoire”, même si la réalité libanaise impose ses contraintes propres. 

Al Quds Al Arabi du 29 janvier 2026 fournit aussi un portrait de Bougherra, en rappelant des éléments de sa carrière de joueur et d’entraîneur. Le journal évoque ses passages comme joueur, dont une expérience au Royaume-Uni et en Écosse, puis une carrière dans des clubs arabes, avant son parcours d’entraîneur et son expérience avec la sélection algérienne A’. Ces éléments servent à construire un récit d’autorité. Le Liban choisit un technicien perçu comme expérimenté et habitué à des environnements de pression. 

Dans la presse, le calendrier devient un élément central du discours sportif. Al Liwaa du 29 janvier 2026 insiste sur l’attente du public libanais, qui espère plus de stabilité et une approche fondée sur la discipline et le travail de fond. Le journal annonce aussi la date du rendez-vous, le match contre le Yemen est prévu le 31 mars 2026, et il est décrit comme décisif pour la qualification asiatique, avec l’idée qu’un match nul suffirait. Cette précision complète le tableau, car elle met noir sur blanc l’échéance et la nature du résultat attendu. 

Ce match, tel qu’il est décrit par Al Quds Al Arabi et Al Liwaa le 29 janvier 2026, est donc plus qu’un simple match de qualification. Il devient un test de méthode. Dans ce type de situation, un sélectionneur doit faire deux choses à la fois. Il doit sécuriser le résultat. Il doit aussi commencer à imprimer une identité, même minimale. Or, la tentation, quand un nul suffit, est de réduire le jeu au strict contrôle. C’est là que la dimension psychologique et stratégique devient centrale. Un match “à ne pas perdre” peut être plus difficile qu’un match “à gagner”, parce qu’il déplace l’équipe dans une logique défensive, où la moindre erreur peut coûter très cher. 

La nomination de Bougherra s’inscrit donc dans une séquence où la Fédération cherche un choc positif rapide, mais aussi une reconstruction de confiance. Quand un sélectionneur est remplacé pour mauvais résultats, cela signifie que l’équipe est déjà sous critique. Le nouveau coach arrive avec une mission double, calmer la pression et transformer l’urgence en point de départ. Les journaux du 29 janvier 2026, en insistant sur le caractère “décisif” du match contre le Yemen, montrent que la marge d’erreur est faible et que l’opinion jugera très vite. 

Volley: Shabab al Batroun a la Coupe des clubs d’Asie de l’Ouest, un enjeu de representation regionale

Le sport libanais ne se résume pas au football, et la presse du jour met aussi en avant une vitrine régionale pour le volley. Ad Diyar du 29 janvier 2026 annonce la participation du club Shabab al Batroun, champion du Liban de volley, à la quatrième édition du Championnat des clubs d’Asie de l’Ouest masculin, organisé au Koweit. Le journal précise que la délégation quittera Beyrouth le lundi matin suivant via l’aéroport Rafic Hariri, et situe la compétition du 4 au 14 février 2026. 

Ad Diyar du 29 janvier 2026 donne aussi une information importante sur le niveau de la compétition. Onze clubs y participent, avec des équipes de plusieurs pays de la région, notamment du Qatar, d’Oman, du Bahrein, de l’Irak, de l’Arabie saoudite et du Koweit, en plus du club libanais. Cette liste sert à une chose simple. Elle montre que le tournoi n’est pas symbolique. Il rassemble un plateau régional large, avec une diversité de styles et de contextes sportifs. 

Pour un club libanais, ce type de participation a une portée particulière. D’abord, elle offre des matchs à forte intensité, ce qui manque souvent quand le calendrier local est perturbé par des crises économiques ou logistiques. Ensuite, elle donne une visibilité à une discipline qui, au Liban, ne bénéficie pas toujours de la même couverture que le football ou le basket. Enfin, elle devient un marqueur de normalité sportive, dans un pays où la normalité est devenue rare. Partir, jouer, représenter, revenir, cela ressemble à une routine. Or, cette routine est précisément ce que les clubs cherchent à préserver.

La participation de Shabab al Batroun, telle que rapportée par Ad Diyar du 29 janvier 2026, pose aussi une question de profondeur. Un club champion doit se mesurer à plus fort que lui pour progresser. La compétition régionale sert à cela. Elle expose les limites, mais elle révèle aussi des forces. Même sans entrer dans des pronostics, le simple fait que le journal présente le voyage, les dates, et le cadre du tournoi souligne que l’événement est traité comme une étape structurante de la saison. 

Dans le sport libanais, ces déplacements ont aussi une dimension économique implicite. Voyager avec une délégation, supporter des coûts, organiser une logistique, cela devient un acte de gestion. Les clubs capables de le faire envoient un signal de solidité organisationnelle. Dans une période où les budgets sont fragilisés, cette capacité à maintenir une présence régionale devient un indicateur de résilience sportive.

Un meme fil conducteur: la pression du resultat et la fragilite des parcours

Pris ensemble, les trois récits sportifs du 29 janvier 2026, tels que rapportés par Annahar, Al Quds Al Arabi, Al Arabi Al Jadid, Al Liwaa et Ad Diyar, dessinent un même paysage. Le sport libanais avance, mais il avance sous pression. La pression du corps dans le ski, avec la chute qui met fin au rêve olympique de Manon Ouaiss. 

La pression du résultat dans le football, avec la nomination de Madjid Bougherra et l’échéance d’un match décisif contre le Yemen, où un nul est présenté comme suffisant pour la qualification asiatique. 

La pression de la représentation régionale dans le volley, avec Shabab al Batroun engagé dans un tournoi d’Asie de l’Ouest, sur une période courte mais dense, face à onze clubs. 

Dans chacun de ces dossiers, la question de la continuité revient. Les athlètes et les clubs existent, mais leur stabilité dépend de facteurs fragiles, santé, calendrier, encadrement, financement, logistique. Les articles du jour ne construisent pas un récit triomphal. Ils construisent un récit de combat. Le sport apparaît comme un espace où le Liban cherche encore des raisons de se projeter, même quand les conditions sont dures. Et c’est précisément cette tension, entre ambition et fragilité, qui fait du sport un sujet social à part entière, pas seulement un divertissement.

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