Dans un contexte marqué par les préparatifs des élections législatives prévues pour le 10 mai 2026 et les efforts du gouvernement libanais pour consolider la souveraineté de l’État face aux défis sécuritaires persistants, l’ancien Premier ministre Saad Hariri a reçu, le 19 février 2026, une série de personnalités politiques, diplomatiques et sociales à sa résidence de Beit al-Wasat, à Beyrouth. Ces entretiens, survenus cinq jours après la commémoration du 21e anniversaire de l’assassinat de son père, le martyr Rafic Hariri, ont été l’occasion pour Saad Hariri de réitérer les principes fondateurs du Courant du Futur : modération, consensus, arabité et priorité absolue accordée au Liban. Ces déclarations interviennent alors que le pays navigue entre la mise en œuvre progressive du plan de désarmement des milices au sud du Litani, approuvé par le cabinet en septembre 2025, et les tensions régionales liées à la chute du régime Assad en Syrie, qui a ouvert de nouvelles perspectives de coopération judiciaire et sécuritaire entre Beyrouth et Damas.
Les rencontres du 19 février, organisées en présence de figures clés du Courant du Futur comme la vice-présidente Bahia Hariri et le secrétaire général Ahmad Hariri, soulignent un regain d’activité politique pour Saad Hariri, qui avait annoncé en 2022 son retrait de la vie publique avant de signaler, lors de la commémoration du 14 février 2026, une possible participation de son parti aux élections à venir. Sans confirmer explicitement sa candidature personnelle, Hariri a insisté sur la nécessité de restaurer une voix modérée dans le paysage libanais, fragmenté par les influences extérieures et les crises internes. Ces échanges, riches en références à l’héritage de Rafic Hariri, mettent en lumière les défis actuels du Liban : reconstruction post-conflit, renforcement des institutions et quête d’un équilibre confessionnel stable.
Une commémoration réussie comme prélude aux échanges
Les discussions du 19 février s’inscrivent dans le prolongement direct de la commémoration du 14 février 2026, où des milliers de partisans du Courant du Futur se sont rassemblés place des Martyrs à Beyrouth, brandissant les drapeaux du parti et scandant des slogans en faveur de Saad Hariri. Lors de cette cérémonie, Hariri avait déclaré que les autres forces politiques « entendraient notre voix et compteraient nos votes » lors des élections législatives, marquant ainsi un potentiel retour sur la scène politique après quatre ans d’absence. Cette mobilisation, la plus importante depuis 2022, a démontré la persistance d’un soutien populaire parmi la communauté sunnite, traditionnellement représentée par le Courant du Futur, mais affaiblie par les divisions internes et l’influence croissante d’autres acteurs comme le Hezbollah et le Mouvement patriotique libre.
Au cours de la rencontre avec les coordinateurs du Courant du Futur provenant de régions clés comme Beyrouth, le Bekaa occidental et central, Arsal, Baalbek, le Mont-Liban sud, Saïda, le Sud, Chbaa et l’Arkoub, Hariri a exprimé sa gratitude pour leurs efforts dans l’organisation de la commémoration. Il a rappelé l’héritage de son père, soulignant sa patience et son engagement pour la modération : « Beaucoup d’entre vous ont connu le président martyr Rafic Hariri et ont vécu avec lui plusieurs étapes. Vous savez à quel point il était patient, tolérant tout avec ouverture d’esprit. Son approche était celle de la modération, et chaque citoyen connaissait son rêve. Il a cherché à réaliser ce rêve à travers ce qu’il a accompli dans les domaines de l’électricité, des communications, de l’aéroport, des routes et de l’économie en général. »
Hariri a également évoqué les campagnes de dénigrement subies par son père et par lui-même, comparant les tentatives de « fermer la maison Hariri » à celles qui ont précédé l’assassinat de 2005. Il a noté : « Ils ont attaqué, tenté de propager l’idée qu’il était fini politiquement et que la maison Hariri était close. Tout cela, ils l’ont répété avec nous, même avant que je ne prenne la tête de mon premier gouvernement en 2010. Depuis lors, je subis la même campagne que celle qu’avait subie le président martyr. Après avoir cru fermer la maison Hariri, ils ont été surpris, le 14 février, par l’ampleur de la foule descendue dans les rues pour répondre par eux-mêmes à ces campagnes. » Ces propos soulignent la résilience du Courant du Futur face aux pressions politiques, particulièrement pertinentes dans le contexte actuel où le gouvernement de Nawaf Salam, formé en février 2025, s’efforce de consolider l’autorité de l’État via le déploiement des Forces armées libanaises (FAL) au sud du Litani, conformément à la résolution 1701 de l’ONU renforcée par l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024 avec Israël.
Principes intangibles : modération, consensus et arabité
Au cœur des déclarations de Hariri figure l’insistance sur les piliers idéologiques du Courant du Futur. Il a affirmé que l’approche du parti resterait ancrée dans « la modération, le consensus et l’arabité », tout en aspirant à des relations optimales avec tous les États arabes et étrangers. Cependant, il a précisé : « Le Liban viendra toujours avant tout autre pays, et le Liban restera en premier. C’est ce qu’a fait le président martyr Rafic Hariri, c’est ce que je fais, c’est ce que fait madame Bahia Hariri. Si seulement tous les partis pensaient de cette manière et plaçaient le Liban en premier, et non leurs partis, puis les États qu’ils suivent, et ensuite l’intérêt national libanais. »
Cette emphase sur la primauté du Liban résonne particulièrement dans le paysage politique actuel, où les débats sur le désarmement des milices, notamment du Hezbollah, dominent l’agenda. Le gouvernement Salam a approuvé, le 17 février 2026, un délai de quatre à huit mois pour la seconde phase du plan de désarmement entre le Litani et l’Awali, une mesure soutenue par les États-Unis mais contestée par le Hezbollah, qui rejette toute dissolution de ses arsenaux. Hariri, en réaffirmant la modération, positionne implicitement son parti comme un contrepoids aux influences extérieures, notamment iraniennes, qui ont marqué la politique libanaise ces dernières années. Cette stance s’aligne avec les efforts du président Joseph Aoun, élu en janvier 2025, pour promouvoir des réformes judiciaires et économiques, comme l’adoption en décembre 2025 d’une loi sur l’indépendance judiciaire, malgré ses limites persistantes.
Rencontre avec Nabil Ahmad : focus sur Tripoli et l’émigration
Parmi les entretiens du jour, celui avec l’homme d’affaires Nabil Ahmad a mis l’accent sur les défis socio-économiques du Liban nord, particulièrement Tripoli. Ahmad, qui a décrit la rencontre comme « du cœur au cœur » à l’occasion de la commémoration du 14 février, a cité un verset coranique : « Et si l’on vous salue, répondez par un salut meilleur ou égal. » Il a ajouté : « Nous sommes venus pour rendre le salut au président Hariri, qui s’est soucié de la sécurité des gens, un salut d’amour, de loyauté et d’appréciation pour son souci d’eux lors de la commémoration du 14 février. Nous considérons l’assassinat du martyr Rafic Hariri comme l’assassinat d’une génération entière de jeunes, comme en témoignent les chiffres de l’émigration entre 2005 et 2009, qui ont de nouveau augmenté de manière dramatique en 2019 et jusqu’à aujourd’hui, en l’absence du président Saad Hariri. »
Les discussions ont porté sur les bâtiments menacés d’effondrement et les quartiers marginalisés de Tripoli, Hariri démontrant une connaissance détaillée de la ville. Ahmad a rapporté : « Ce qui a attiré mon attention, c’est que le président Hariri connaît chaque détail de la ville. Nous avons convenu que Tripoli a besoin d’un plan de sauvetage clair et réalisable, et non de promesses. » Il a également transmis les salutations de la communauté libanaise au Ghana et souligné l’importance de transférer les expériences réussies des expatriés au Liban : « Le meilleur investissement est celui de la personne parmi sa famille, son peuple, son point de départ et sa ville, et le plus grand exemple est l’investissement du martyr Rafic Hariri. »
Ahmad a conclu en exprimant l’affection des habitants de Tripoli et du Nord pour Hariri : « Nous l’aimons d’un grand amour, surtout les gens de Tripoli et du Nord. La foule présente lors de la commémoration du 14 février n’était qu’une petite partie exprimant l’amour que nous lui portons. Nous tirons notre force de sa présence à nos côtés et avec nous ; il nous donne beaucoup de réconfort, d’amour et de sincérité. À la fin, seul le juste prévaut, et nous serons avec le cheikh Saad où qu’il soit, pour l’intérêt de Tripoli et de ses habitants. Tripoli est restée fidèle aux principes nationaux et croit aux institutions et à l’État. » Ces échanges soulignent les enjeux locaux des élections à venir, où le Courant du Futur pourrait reconquérir des sièges dans les régions sunnites, affaiblies par l’émigration massive – estimée à plus de 200 000 départs depuis 2019 – et les crises économiques persistantes.
Diplomatie régionale : l’ambassadeur jordanien et l’ancien Premier ministre irakien
Les aspects diplomatiques n’ont pas été absents de cette journée chargée. Hariri a reçu l’ambassadeur jordanien au Liban, Walid al-Hadid, avec qui il a passé en revue la situation générale et les relations bilatérales entre les deux pays. Cette rencontre s’inscrit dans les efforts du Liban pour renforcer ses liens arabes, particulièrement avec les monarchies du Golfe, après des années de tensions liées à l’influence iranienne via le Hezbollah. Le Jordan, allié traditionnel, joue un rôle clé dans la stabilisation régionale, notamment dans les discussions sur les frontières et la sécurité post-chute d’Assad.
Ensuite, Hariri s’est entretenu avec l’ancien Premier ministre irakien Iyad Allawi, abordant les développements généraux. Allawi, figure sunnite modérée en Irak, partage avec Hariri une vision d’un Moyen-Orient arabisé et éloigné des ingérences extérieures. Ces discussions interviennent alors que l’Irak, stabilisé partiellement après les élections de 2025, observe de près les évolutions libanaises, particulièrement le plan de désarmement qui pourrait inspirer des modèles similaires pour les milices irakiennes pro-iraniennes.
Entretiens avec des députés : Nadim Gemayel, Michel Daher et Karim Kabbara
La série de rencontres s’est poursuivie avec des députés actuels, reflétant les alliances potentielles pour les élections. Hariri a discuté des développements avec le député Nadim Gemayel, fils du président assassiné Bachir Gemayel, représentant une voix chrétienne conservatrice. Ces échanges rappellent les coalitions passées de l’Alliance du 14 Mars, opposée au Hezbollah, et pourraient préfigurer des listes communes dans les circonscriptions mixtes.
Avec le député Michel Daher, les conversations ont porté sur les dernières nouveautés, Daher étant une figure indépendante influente dans le Mont-Liban. Enfin, le député Karim Kabbara, originaire du Nord, a examiné les évolutions, soulignant les préoccupations sécuritaires dans les zones frontalières avec la Syrie, où les comités mixtes libano-syriens, formés en septembre 2025, traitent des questions de prisonniers et de disparus.
Syndicat de la presse et condoléances familiales
L’après-midi, Hariri a reçu le président du syndicat de la presse, Aouni Kaaki, et le rédacteur en chef du magazine Al-Hadil, Bassam Afifi, en présence de Bahia Hariri et du conseiller Ghattas Khoury. Les débats ont couvert la situation générale du pays, avec un accent sur le rôle des médias dans la promotion de la modération. Cette rencontre met en évidence les défis de la liberté de la presse au Liban, où les réformes judiciaires de 2025 visent à renforcer l’indépendance, bien que des obstacles persistent, comme l’annulation en mars 2025 d’une décision bloquant la coopération avec le juge Tarek Bitar dans l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth.
Auparavant, Hariri avait accueilli la famille du député défunt Ghassan Skaff pour des condoléances, un geste soulignant les liens personnels dans la politique libanaise.
Rassemblement familial et religieux : la Ligue des Hariri et le mufti de Rachaya
Hariri a ensuite rencontré le conseil d’administration de la Ligue des Hariri et de leurs alliés de la famille Charif, présidé par Amin Hariri, pour discuter de la situation générale et des affaires de Saïda. Cette réunion familiale renforce l’ancrage local du Courant du Futur dans le Sud, région critique pour le désarmement en cours.
Puis, en présence de Bahia Hariri et du conseiller pour les affaires islamiques Ali al-Janani, Hariri a reçu le mufti de Rachaya, le docteur Wafic Hijazi. À l’issue, Hijazi a déclaré : « Nous sommes venus aujourd’hui dans cette maison honorable pour rencontrer Son Excellence le président Saad Hariri, pour le féliciter de ses positions honorables envers la patrie, de ce qu’il offre pour elle, et pour lui exprimer notre grande affection et notre optimisme pour la patrie, qu’elle ait, avec la permission de Dieu, un avenir brillant, in cha Allah. Et pour confirmer que le sang du président martyr Rafic Hariri ne sera pas versé en vain, car il est le bâtisseur de la patrie et il a des aimés qui restent sur son chemin. Et pour dire que la phase à venir sera, in cha Allah, une phase distinguée. Les positions qu’il a lancées porteront leurs fruits efficaces, et Son Excellence, par ce qu’il représente et qui il représente, cette maison, cette ligne et cette approche nationale arabique honorable, mérite d’être dans la position qu’il convient. Les Libanais ont exprimé, lors de la commémoration du 14 février, l’anniversaire du martyre du président Rafic Hariri, un référendum clair sur cette ligne. Nous croyons en un Liban pour tous ses fils, et in cha Allah, il se stabilise, s’équilibre et prospère. » Ces paroles reflètent le soutien religieux sunnite au Courant du Futur, essentiel dans un système confessionnel où les muftis influencent les dynamiques électorales.
Affaires internationales et anciennes alliances : Mark Ghraib et Mohammad Safadi
Hariri a ensuite reçu le consul Mark Ghraib, conseiller du Premier ministre albanais pour les affaires du Golfe, du Moyen-Orient et de l’Afrique, pour aborder la situation générale et les relations bilatérales. Cette rencontre illustre les efforts du Liban pour diversifier ses partenariats, y compris avec l’Europe balkanique, dans un contexte de reconstruction soutenue par une conférence internationale prévue à Paris en mars 2026 pour appuyer les forces de sécurité libanaises.
Avec l’ancien ministre Mohammad Safadi, la visite a été qualifiée d’« amicale » : « Notre visite aujourd’hui à Son Excellence le président est en réalité une visite fraternelle. Qu’il soit présent ou non, nous le considérons comme le sunnite premier dans ce pays, et pour cette raison, il est la référence sunnite, et in cha Allah, il le reste. Nous espérons que l’avenir lui apporte des choses bonnes pour ce pays, pour son bien, celui des sunnites et celui du Liban. » Safadi, influent dans le Nord, renforce la position de Hariri comme figure unificatrice de la communauté sunnite, fragmentée depuis 2022.
Syndicat des avocats et députés anciens : Imad Martinoss et César Maalouf
Hariri a discuté de la situation générale avec le président du syndicat des avocats de Beyrouth, Imad Martinoss, soulignant les réformes judiciaires en cours, comme la nomination en octobre 2025 de onze juges d’instruction pour les assassinats politiques de 1978 à 2008, facilitée par la coopération avec la Syrie post-Assad.
Avec l’ancien député César Maalouf, ce dernier a déclaré après la rencontre : « La commémoration du 14 février est une commémoration douloureuse dans l’histoire du Liban, mais le rêve de Rafic Hariri, martyr de tout le Liban et père de tous les Libanais, est un rêve qui ne meurt pas. C’est pourquoi nous venons chaque année à cette commémoration pour saluer le cheikh Saad Hariri, le consoler et lui dire que le Liban a besoin de lui. Dans l’espoir que l’original revienne au lieu du mandataire, nous affirmons trois axiomes : d’abord, il n’y a pas d’alternative à Taëf sauf par l’application complète de l’accord de Taëf, nous ne le prenons pas comme un menu où nous commandons ce qui nous plaît et laissons ce qui ne nous plaît pas. Deuxièmement, il n’y a pas d’alternative au dialogue sauf le dialogue, et il n’y a pas d’alternative au cheikh Saad Hariri sauf Saad Rafic Hariri. C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui à Beit al-Wasat, et nous aimons et apprécions cette maison, maison de la modération qui transcende les confessions et les partis, dans l’espoir que le cheikh Saad et le Courant du Futur participent aux élections législatives. Ce n’est pas seulement la noble communauté sunnite qui attend cela, mais tout Libanais honnête l’attend. » Ces mots évoquent l’accord de Taëf de 1989, fondement du système libanais, et appellent à son application intégrale, y compris le désarmement des milices, un enjeu central en 2026.
Affaires locales et bancaires : Abdul Aziz Samad, Sami Fatfat et Antoine Habib
Avec le député Abdul Aziz Samad, les échanges ont couvert la situation générale et les affaires de Tripoli, renforçant l’ancrage nordiste de Hariri.
Le député ancien Sami Fatfat a discuté des développements, tandis qu’avec le président du conseil d’administration et directeur général de la Banque du logement, Antoine Habib, la conversation a porté sur la commémoration et le mois de Ramadan. Habib a déclaré : « Comme chaque année, nous visitons Beit al-Wasat lors de la commémoration du 14 février pour partager cette commémoration avec le président Hariri. Cela coïncide aussi avec l’arrivée du mois béni de Ramadan, nous l’avons félicité pour l’occasion, et nous lui avons souhaité de rester au Liban car le pays a besoin de l’héritage du président martyr Rafic Hariri et de sa famille, surtout le cheikh Saad. Nous l’avons accompagné auparavant en politique et nous apprécions toutes les positions qu’il a prises dans le passé et qu’il prend aujourd’hui. »
Habib a ajouté : « Nous l’avons mis au courant des activités de la Banque du logement, qui fournit aujourd’hui des prêts aux personnes à revenu limité et moyen, et nous lui avons souhaité de soutenir cette banque dans les domaines requis. Louange à Dieu, les opinions étaient concordantes dans ce domaine. Nous lui avons aussi souhaité de rester le plus longtemps possible au Liban car nous avons besoin que cette maison reste ouverte et du cheikh Saad qui représente la modération dont nous avons le plus besoin, et des positions qu’il prend et des sacrifices qu’il a faits. Je lui souhaite de reconsidérer son éloignement du Liban, qui a coûté cher au pays en problèmes et difficultés, et nous espérons qu’il pourra les résoudre par sa présence ici parmi nous. » Ces propos mettent en lumière les défis économiques, avec la Banque du logement jouant un rôle dans le soutien aux classes moyennes, dans un pays où l’inflation et la dette publique restent des plaies ouvertes malgré les engagements du FMI en 2025.
Association pour le développement de Beyrouth et rencontre avec le général Othman
Hariri a reçu une délégation de l’Association pour le développement social de Beyrouth, présidée par Ahmad Hachemiah, pour examiner les projets en cours et futurs de l’association. Ces initiatives sociales rappellent l’héritage reconstructeur de Rafic Hariri, pertinent dans la phase de reconstruction post-2024.
Enfin, en soirée, Hariri s’est entretenu avec l’ancien directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général Imad Othman, sur les développements. Othman, figure clé de la sécurité, incarne les efforts pour renforcer les institutions étatiques, particulièrement dans le cadre de la conférence de Paris en mars 2026 visant à soutenir les FAL face aux défis du désarmement et de la sécurité frontalière. Ces discussions soulignent les implications immédiates des réformes sécuritaires, avec les FAL déployées au sud pour la première fois depuis 1969, comme l’a déclaré le Premier ministre Salam, affirmant que « nous ne permettrons pas à l’Iran de nous entraîner dans une autre guerre ». Cette affirmation reflète les tensions persistantes avec le Hezbollah, qui mène une campagne pour préserver ses activités civiles comme mécanisme de consolidation du pouvoir, tout en critiquant le gouvernement pour ses « concessions » face à Israël.


