Tag: dépôts
Reconstruction: prêts annoncés, conditions durcies, et retour des créanciers
Le Liban veut lancer la reconstruction depuis le Sud, mais avance sous contrainte: les financements évoqués sont des prêts (75 millions d’euros côté français, 120 millions de dollars via un fonds koweïtien) assortis de conditions durcies. Réformes, transparence, énergie et système financier redeviennent les clés pour convaincre bailleurs et créanciers.
« Abu Omar »: une escroquerie qui a exposé la classe politique et le...
L’affaire « Abu Omar », faux « prince saoudien », révèle une escroquerie d’influence ayant atteint responsables politiques et circuits bancaires. L’enquête, menée après des arrestations, explore des appels ayant pesé sur des choix gouvernementaux et des demandes de libération de fonds. Le dossier expose un système sensible aux pressions et fragilise la confiance.
Trump, Netanyahou, Beyrouth: comment une phrase change le climat
Une phrase attribuée à Donald Trump, prononcée sur fond de rencontre avec Benjamin Netanyahou, suffit à durcir le climat à Beyrouth. Interprétée comme avertissement contre le Hezbollah et jugement sur l’exécutif, elle accélère la politique des “signaux”, renforce l’horloge du Sud et fragilise la confiance nécessaire aux réformes.
Le Liban et le FMI en 2025 : des lois enfin, mais la crédibilité...
En 2025, le Liban relance sérieusement le dossier FMI : loi sur le secret bancaire, cadre de résolution bancaire, et projet de “financial gap” pour répartir les pertes. Mais la crédibilité reste fragile : chiffres vieillissants, absence de contrôle des capitaux, exécution incertaine et lutte sur “qui perd”. Le FMI reste l’arbitre de la confiance.
La recapitalisation fantôme: comment les banques veulent survivre sans capital, et faire payer l’attente
Au Liban, la “recapitalisation fantôme” permet aux banques de survivre sans capital frais en transformant l’attente en transfert de pertes. Derrière les promesses de stabilité, la crise se prolonge par décote, délais et instruments papier. Sans tri bancaire ni apports réels, les déposants restent les otages.
Karim Souaid et l’affrontement banques–FMI: la bataille de la conformité
Le procureur financier Chaito lance une offensive sur les archives bancaires, réclamant des données détaillées et la levée du secret pour éclairer les transferts de la période critique. Les banques ripostent en invoquant la procédure via la BDL, tandis que le FMI exige traçabilité et conformité. Bataille pour la vérité.
Face à lui le gouverneur de la BDL lance la riposte des banques.
Pourquoi la faillite bancaire asphyxie l’économie réelle
La faillite bancaire étouffe l’économie réelle : bilans non assainis, correspondants prudents et pression GAFI bloquent crédits documentaires, paiements d’intrants et investissements. Résultat : usines à l’arrêt, exportations agro en recul, tourisme en reflux. Trois clés urgentes : trancher le sort des banques, pré-vérifier les L/C PME, livrer des réformes AML/CFT.
Le poids mort du secteur financier dans l’économie réelle libanaise : entre stérilisation des...
En 2025, les banques libanaises détiennent 93 milliards USD d’actifs mais n’accordent plus que 4,2 % de crédit. Ce système bancaire devenu inopérant agit comme un poids mort sur l’économie. Les liquidités sont stérilisées, la dollarisation bloque toute relance et la fonction d’intermédiation est éteinte. En l’absence de réforme, le secteur bancaire empêche toute reconstruction macroéconomique.
La levée partielle des sanctions américaines sur la Syrie provoque une détente immédiate sur...
La levée partielle des sanctions américaines sur la Syrie a provoqué un rebond des eurobonds libanais (+2 à 3 points) et un regain de dépôts et d’échanges boursiers. Mais cette détente reste psychologique : aucun moteur économique durable n’a émergé. Le marché réagit à l’annonce, pas aux fondamentaux. Sans réformes, budget ou plan de restructuration, cette dynamique reste transitoire.
Pas de réforme fondamentale du secteur financier, pas de confiance des investisseurs
#ECO: Le Parlement libanais, paralysé, retarde les réformes et le budget 2025, menaçant les finances publiques. La confiance des investisseurs reste faible, et le secteur bancaire, sans fonds locaux pour se recapitaliser, stagne. Les fonds étrangers refusent d’intervenir sans garanties et avec les acteurs actuels, limitant l’accès aux dépôts et freinant la croissance. Cette incertitude institutionnelle aggrave une crise économique déjà profonde dans un pays en quête de stabilité.
Chronique: Le déposant libanais, mise, déni et banco fatal comme au casino
Histoire qui pourrait être celle de tout déposant au Liban:
Elias pense être devenu riche – un nouveau riche, clinquant et arrogant. Il s’imagine à Mykonos, sabrant le champagne sur des yachts, ignorant que tout ça n’est qu’une illusion, un Ponzi. Ses cousins, éblouis, investissent aussi. Mais l’argent file en Suisse, et la famille, ruinée, le maudit à mort.
Focus: évolution de la liquidité bancaire au liban entre 2019 et 2024
Entre 2019 et 2024, la liquidité bancaire libanaise a chuté de moitié, passant de 8,3 milliards USD à 4,15 milliards USD. Les retraits massifs, la perte de confiance des déposants, et la domination des actifs toxiques dans les bilans ont exacerbé la crise bancaire. En 2024, les dépôts convertis en "lollars" et l’absence de restructuration de la dette publique soulignent l’urgence de réformes structurelles pour éviter un effondrement total du système financier.













