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L’illusion des dépôts bancaires libanais avant 2019, un cas typique de Ponzi de haute volée
Le système bancaire libanais fonctionnait comme une pyramide de Ponzi à deux niveaux : les banques attiraient les déposants avec des rendements artificiels (10-15 %), financés par des placements à la BDL, qui elle-même dépendait de nouveaux dollars pour honorer ses engagements à 15-20 %. Les dépôts nominaux de 170 milliards USD n’étaient qu’une façade, soutenue par un schéma de Ponzi d’une ampleur exceptionnelle. Avec une parité réelle estimée à 3 000 LBP/USD en 2018 – contre 1 507,5 LBP/USD nominal – les dépôts réels se situaient entre 45 et 65 milliards USD, soit 26-38 % du total. L’écart de 105-125 milliards USD reflétait une richesse fictive, composée d’intérêts excessifs (40-50 milliards USD), de surévaluation monétaire (10-15 milliards USD), et de profits fictifs ou fraudes (~30-45 milliards USD).
Hausse du salaire minimum au Liban : un remède au pouvoir d’achat ou une bombe inflationniste ?
#FOCUSECO: Un projet de loi au Liban propose un salaire minimum à 550 dollars pour relancer le pouvoir d’achat face à l’inflation. Mais cette mesure risque d’alimenter une spirale inflationniste et de détruire des emplois dans un secteur privé exsangue, incapable de suivre. Loin de doper la consommation durablement, elle pourrait creuser les inégalités et aggraver la crise, faute d’un plan économique solide dans un pays en ruines.
Essence en chute au Liban : une baisse sous surveillance
#ECO: Les prix des carburants baissent au Liban ce 4 mars 2025 : l’essence 95 et 98 octane perdent 7 000 livres, le mazout 2 000, tandis que le gaz reste à 1 115 000 livres. Une détente liée aux marchés pétroliers et au taux de change offre un répit fragile. Dans une économie exsangue, cette réduction soulage sans régler les failles structurelles d’un pays dépendant et exposé.
Fitch Solutions prévoit une amélioration de la consommation au Liban en 2025
Fitch Solutions prévoit une croissance de 4,1 % de la consommation au Liban en 2025, après une contraction de 18 % du PIB en 2024. Cette reprise serait portée par un cessez-le-feu stabilisateur, une baisse de l’inflation à 25,0 %, et une reprise des secteurs clés. Toutefois, la consommation réelle resterait 30 % inférieure à son niveau de 2019, nécessitant des réformes économiques durables pour assurer une croissance soutenue.
L’inflation annuelle atteint 12 % en 2024 au Liban, portée par l’éducation et l’alimentation
L’inflation au Liban a atteint 12 % en 2024, avec une hausse marquée des prix de l’éducation (+30,5 %) et de l’alimentation (+14,4 %). L’indice des prix à la consommation a augmenté de 11,7 % en décembre, impactant directement le pouvoir d’achat des ménages. Le coût des services financiers a explosé (+569,7 %), contribuant à l’inflation globale. L’absence de réformes économiques et les tensions monétaires laissent présager une poursuite de cette tendance en 2025.
L’activité commerciale au Liban en recul au deuxième trimestre 2024, un secteur toujours en...
Le secteur commercial libanais est en recul, avec une baisse de 18,2 % des ventes au deuxième trimestre 2024. L’effondrement du pouvoir d’achat, la dévaluation monétaire et la faillite du système bancaire ont réduit la consommation, notamment dans les secteurs de l’électroménager (-25,4 %), du textile (-21,7 %) et des produits électroniques (-19,8 %). Une relance du secteur dépendra de réformes économiques, d’un accès facilité aux devises et d’une stabilisation monétaire.
L’indice des prix alimentaires au Liban en hausse de 9,7 % sur un an...
L’indice des prix alimentaires (MFPI) au Liban a atteint 135,7 points en décembre 2024, en hausse de 9,7 % sur un an et de 2,8 % sur un mois. Les catégories les plus touchées sont les fruits (+25 %), les boissons (+15,4 %) et les légumes (+12,4 %). La crise économique, la dépendance aux importations et les tensions géopolitiques aggravent la situation. Le ministère de l’Économie et du Commerce et le PAM surveillent ces évolutions pour atténuer l’impact sur les ménages libanais.
Liban: L’indice des prix à la consommation augmente de 18 % en glissement annuel...
L’inflation au Liban a atteint 18 % en décembre 2024, marquant un ralentissement par rapport aux années précédentes. Ce résultat s’explique par la stabilisation du taux de change et la dollarisation croissante des transactions. Les prix alimentaires ont augmenté de 22 %, tandis que les frais d’éducation ont bondi de 30 %. Cependant, des disparités régionales et des pressions sur les ménages persistent, soulignant la nécessité d’un contrôle renforcé des prix et de politiques économiques structurelles.
Perspective: l’illusion d’un ralentissement de l’inflation au Liban en 2024
En 2024, l’inflation au Liban a ralenti à 60 %, mais cette accalmie masque une crise monétaire prolongée et des pressions structurelles persistantes. Les secteurs essentiels, comme l’énergie (+72 %) et la santé (+58 %), restent durement touchés. La dépendance aux importations et l’absence de politiques monétaires efficaces aggravent la situation. En 2025, sans réformes, le pays pourrait basculer de nouveau vers l’hyperinflation, menaçant davantage le pouvoir d’achat des ménages déjà en difficulté.










