Le secteur bancaire libanais, jadis pilier de l’économie du pays du Cèdre, fait face à une interrogation existentielle. Un rapport publié en octobre 2025 par l’Université américaine de Beyrouth, rédigé par les chercheurs Mohamad Faour, Sami Geadah et Ibrahim Jamali, conclut que, dans des conditions de marché réalistes, seule une poignée d’établissements pourrait demeurer viable sans une injection massive de capitaux ou une réduction drastique des passifs. Cette analyse, qui s’appuie sur des données publiques et une évaluation banque par banque, met en lumière un déficit colossal de 72 milliards de dollars dans le secteur commercial, imputable à une exposition excessive à l’État et à la Banque centrale, tous deux insolvables. Alors que le Liban navigue dans une crise économique prolongée, marquée par une dépréciation de la livre de plus de 98 % depuis 2019 et une inflation à trois chiffres, ce document interroge directement la survivabilité des banques : vont-elles survivre, ou assisterons-nous à une liquidation généralisée qui plongerait l’économie dans un chaos plus profond ?
Les racines d’une crise triple et inédite
La crise financière qui étreint le Liban depuis 2019 n’est pas un accident isolé, mais le fruit de dysfonctionnements structurels identifiés depuis des années, comme le soulignent Mohamad Faour, Sami Geadah et Ibrahim Jamali. Qualifiée de triple – associant effondrement monétaire, défaut sur la dette souveraine et insolvabilité bancaire –, elle se distingue par son ampleur exceptionnelle. Les pertes estimées à 72 milliards de dollars surpassent trois fois le produit intérieur brut du pays, un record mondial en termes relatifs. La majeure partie de ces pertes provient des placements des banques auprès de la Banque centrale, complétés par des détentions d’obligations internationales en défaut, un portefeuille de prêts privés non performants et les conséquences de la dépréciation drastique de la monnaie nationale.
Les auteurs critiquent sévèrement les pratiques des banques, qui ont accumulé des risques systémiques en déposant massivement leurs fonds auprès de la Banque centrale. Dès 2018 et 2019, ces dépôts représentaient sept et six fois leur capital de premier niveau, tandis que leur exposition à la dette gouvernementale atteignait 178 % et 146 % de ce même capital. Les opérations d’ingénierie financière initiées par la Banque centrale en 2016, destinées à défendre le maintien du taux de change fixe, ont renforcé ce lien toxique entre le secteur privé et l’État, transformant les banques en instruments de financement public. Mohamad Faour, Sami Geadah et Ibrahim Jamali pointent également du doigt l’acceptation par les banques de remboursements de prêts libellés en devises étrangères convertis en monnaie nationale au taux officiel de 1 500 livres par dollar, bien inférieur au taux de marché, entraînant un transfert massif de richesse des épargnants vers les emprunteurs.
Cette crise diffère des précédentes par plusieurs aspects. D’abord, l’ampleur des pertes, attribuables à 86 % aux placements auprès de la Banque centrale selon les estimations du Fonds monétaire international en 2023, et qui laissent cette institution avec une équité négative d’environ 60 milliards de dollars et une position ouverte en devises du même ordre. Ensuite, l’absence d’un cadre institutionnel adéquat pour la résolution des crises bancaires : le Liban ne dispose pas d’une autorité dédiée, contrairement aux recommandations du Conseil de stabilité financière. Les lois existantes, comme l’article 110/91 du Code de la monnaie et du crédit, n’ont été appliquées que sporadiquement, principalement contre des établissements impliqués dans le blanchiment d’argent ou le financement d’activités terroristes. Depuis 2019, seules quelques banques mineures, telles que la Banque fédérale du Liban ou la Banque de crédit, ont été placées sous tutelle.
Les élites politiques, souvent liées aux cercles bancaires, ont délibérément entravé les réformes, favorisant une inaction qui transfère le fardeau sur les déposants et la population. Les revenus gouvernementaux ont chuté de 20,8 % du produit intérieur brut en 2019 à 6,1 % en 2022, ne représentant que 1,3 milliard de dollars en termes nominaux. La Banque centrale, avec une position nette en devises négative dépassant 60 milliards de dollars à fin 2023, est incapable d’offrir un soutien en liquidités. L’accord au niveau technique avec le Fonds monétaire international en avril 2022 reste lettre morte, privant le Liban d’un appui financier international vital. En décembre 2025, cette impasse persiste, aggravant la dé-dollarisation de l’économie et l’émergence d’un circuit parallèle en espèces, qui élève les risques de blanchiment et de financement d’activités illicites.
Des crises internationales comme miroirs
Pour contextualiser la débâcle libanaise, Mohamad Faour, Sami Geadah et Ibrahim Jamali examinent des crises bancaires mondiales, distinguant celles qui ont touché l’ensemble du secteur de celles plus hétérogènes. Dans les cas où toutes les banques étaient affectées, comme en Grèce en 2012, la restructuration de la dette souveraine a rendu l’ensemble du système insolvable, nécessitant des dépenses budgétaires équivalant à 27,3 % du produit intérieur brut pour recapitaliser quatre grandes banques et liquider les autres. Les déposants ont été protégés, mais les actionnaires et détenteurs de dette subordonnée ont subi des pertes totales. Trois vagues de recapitalisation, entre juillet 2013 et novembre 2015, ont impliqué des soutiens en liquidités du Mécanisme européen de stabilité et de la Banque centrale européenne, transformant les structures de propriété des banques, qui sont passées sous contrôle privé après des renflouements internes.
En Islande, la crise de 2008 a vu les trois principales banques s’effondrer sous le poids de passifs libellés en devises étrangères. Les autorités ont séparé les actifs domestiques sains des actifs toxiques, transférant les dépôts domestiques vers de nouvelles entités recapitalisées. Les déposants étrangers, comme dans l’affaire Icesave, ont subi des pertes, entraînant des disputes internationales avec le Royaume-Uni et les Pays-Bas. La récupération globale a dépassé 58 %, mais seulement 29 % pour les créances générales. Le soutien en liquidités de la banque centrale s’est révélé insuffisant face à la taille du secteur bancaire, équivalente à plusieurs fois le produit intérieur brut, un parallèle frappant avec le Liban. La restructuration a été hybridée, évitant la création d’un véhicule unique de gestion d’actifs en raison de sa complexité opérationnelle, et s’est appuyée sur un programme du Fonds monétaire international pour stabiliser les marchés.
En Irlande, l’explosion de la bulle immobilière en 2008 a conduit à une garantie générale des dépôts et à la création de l’Agence nationale de gestion d’actifs pour absorber les prêts toxiques, avec des coûts budgétaires de 40,7 % du produit intérieur brut. Des nationalisations, comme celle de la Banque anglo-irlandaise en 2009, ont suivi, malgré des injections initiales de capitaux par l’État. Le passage des responsabilités du gouvernement à la banque centrale via des assistances en liquidités d’urgence a marqué la réponse, exacerbée par la contagion de la crise grecque en 2010, menant à un programme d’ajustement avec le Fonds monétaire international, le Mécanisme européen de stabilisation financière et des prêts bilatéraux.
Dans les crises hétérogènes, où toutes les banques n’étaient pas touchées uniformément, les coûts ont été moindres. En Italie en 2015, un renflouement interne des dépôts non garantis a été combiné à la création de banques temporaires et de véhicules pour actifs toxiques, protégeant les dépôts jusqu’à 100 000 euros. Les actionnaires et détenteurs de dette subordonnée ont absorbé les pertes, avec un recours limité aux fonds publics, limitant les dépenses budgétaires à 0,3 % du produit intérieur brut. Au Portugal, la faillite de la Banque Espírito Santo en 2014 a mené à une séparation entre actifs sains et toxiques, avec des pertes pour les actionnaires et la dette subordonnée, sous un programme du Fonds monétaire international et de l’Union européenne. En Espagne, les banques ont été classées en quatre groupes, avec transferts d’actifs toxiques vers une société de gestion et des renflouements internes limités, pour un coût de 3,8 % du produit intérieur brut. À Chypre, le renflouement interne des dépôts non garantis en 2013 a été le plus sévère, avec des pertes de 62 % pour la Banque populaire et 47,5 % pour la Banque de Chypre, marquant la première application stricte de cet outil à des dépôts, sans recours massif aux fonds publics.
Mohamad Faour, Sami Geadah et Ibrahim Jamali critiquent les banques libanaises pour leur manque de diversification et leur dépendance excessive au souverain, contrastant avec ces cas où l’hétérogénéité a permis des interventions ciblées et des coûts budgétaires réduits. Ils recommandent l’adoption d’outils comme le renflouement interne, les banques temporaires et les véhicules pour actifs toxiques, en ligne avec la directive européenne sur la récupération et la résolution des banques de 2014, pour minimiser l’impact sur les contribuables et promouvoir la discipline de marché.
Les multiples propositions de restructuration au Liban
Depuis le défaut souverain de mars 2020, une multitude de plans ont été avancés pour restructurer le secteur bancaire, mais aucun n’a été mis en œuvre en raison d’un blocage politique persistant. Mohamad Faour, Sami Geadah et Ibrahim Jamali en passent en revue plusieurs, critiquant les banques pour leur insistance sur l’utilisation d’actifs publics sans assumer pleinement leurs pertes. Le plan gouvernemental d’avril 2020, souvent appelé plan Diab ou Lazard, visait à protéger les petits déposants et les organisations professionnelles, convertissant les dépôts supérieurs à un seuil en capitaux bancaires, parts dans un fonds de récupération financé par la récupération d’actifs illicites, et obligations subordonnées à faible intérêt. Les actionnaires subiraient un renflouement interne total, avec récupération d’actifs volés, retour des dividendes et intérêts excessifs, et réévaluation des biens immobiliers à prix de marché. Les profits des banques issus des opérations d’ingénierie financière de la Banque centrale seraient restitués à cette dernière.
L’accord au niveau technique avec le Fonds monétaire international en avril 2022 limitait l’utilisation d’actifs publics, protégeant les dépôts jusqu’à 100 000 dollars par déposant et par banque pour les soldes antérieurs au 31 mars 2022, sous réserve d’une évaluation de la viabilité de l’établissement. Les dépôts excédentaires seraient soumis à un renflouement interne par effacement ou conversion en capitaux, avec conversion de devises étrangères en monnaie nationale à des taux non marchands. Une recapitalisation significative effacerait le capital existant, la dette subordonnée et les dépôts liés. La version modifiée de septembre 2022 introduisait un fonds de récupération des dépôts financé par les retours d’entreprises d’État au-delà d’un seuil de référence, estimé à 30 milliards de dollars. Les auteurs notent que ce plan visait à atténuer l’impact sur les déposants face à l’opposition des banquiers, incluant un retour des intérêts excessifs payés depuis 2015, lirafisés à 1 500 livres par dollar (estimé à 12 milliards de dollars), et des dépôts convertis en dollars après octobre 2019, lirafifiés à 8 000 livres par dollar (16 milliards de dollars).
Le plan gouvernemental le plus récent, daté d’août 2024, classait les dépôts en éligibles (40 milliards de dollars) et non éligibles (46 milliards), réduisant les remboursements via une vérification des sources et un retour des intérêts excédant 1 % de 2015 à 2020. Les dépôts garantis jusqu’à 100 000 dollars (éligibles) seraient remboursés en dollars sur 11 ans, financés à parts égales par les banques et la Banque centrale ; jusqu’à 36 000 dollars (non éligibles) partiellement en livres à 89 500 par dollar. Les dépôts jusqu’à 500 000 dollars seraient lirafisés à 45 000 livres (éligibles) ou 30 000 livres (non éligibles). Les grands déposants seraient compensés par des actions bancaires (taux double pour éligibles), dette bancaire à 12 ans et 0,5 % d’intérêt, obligations gouvernementales à 20 ou 30 ans sans intérêt, et retours du fonds de récupération. Les banques insolvables seraient liquidées, les solvables recapitalisées avec renflouement interne limité à 33 % du nouveau capital, et les dépôts en devises auprès de la Banque centrale compensés par une obligation perpétuelle en livres à un taux réduit.
Les plans émanant des banques, comme celui de l’Association des banques du Liban en mai 2020, prônaient l’utilisation d’actifs d’État pour régler les obligations gouvernementales envers la Banque centrale, via un fonds financé par 40 milliards de dollars d’actifs publics émettant des certificats à long terme. En septembre 2021, l’Association proposait des actions préférentielles non votantes en échange, transférant essentially la propriété d’actifs d’État à la Banque centrale. Le plan de LIBank et Nicolas Chikhani de juin 2020 visait à minimiser les pertes sans réduction sur dépôts, via actifs d’État et retour d’intérêts excessifs, avec restructuration des prêts et réévaluation des actifs pour conformité aux normes internationales.
D’autres plans, comme celui de Gérard Charvet et Ziad Hayek en mai 2020, appelaient à un fonds d’actifs libanais financé par 25 milliards de dollars d’actifs publics, émettant des certificats pour échanger obligations internationales et certificats de dépôt de la Banque centrale. Les dépôts excédant 100 000 dollars seraient compensés par des certificats bancaires à 5 ou 10 ans ou obligations convertibles. Le plan Lebanon Opportunities Revival 2021 de janvier 2020 (mis à jour en décembre) optait pour une approche graduelle, séparant dépôts pré et post-crise, avec récupération de fonds illicites et utilisation d’actifs d’État pour recapitaliser la Banque centrale, incluant des réductions sur grands dépôts ou leur conversion en capitaux.
La Fondation Adenauer en avril 2022 proposait une séparation entre banques saines et mauvaises, plaçant petits dépôts dans la saine et grands dans la mauvaise, avec récupération de fonds illicites transférés après 2019. L’Association économique libanaise en novembre 2022 défendait la protection totale des dépôts via corporatisation d’actifs d’État, estimant que cela induirait un retour de 8 milliards de dollars en espèces détenues par les ménages. Le Laboratoire de croissance de Harvard en novembre 2023 recommandait d’absoudre banques et Banque centrale de leurs obligations de dépôts, compensant par dette gouvernementale restructurée avec réduction de 82-90 %, assumant des excédents primaires de 3 % du produit intérieur brut d’ici 2030. Le plan D3M de Mohamad Farida en décembre 2023 critiquait les autres pour charger le public, protégeant petits déposants via actifs liquides, retour d’intérêts excédant 3 % depuis 2015 et exclusion de dépôts illicites, avec conversion des restants en capitaux et fonds de récupération incluant obligations internationales et actifs de la Banque centrale.
L’analyse empirique des établissements
Mohamad Faour, Sami Geadah et Ibrahim Jamali mènent une analyse empirique sur 21 banques représentatives, couvrant 90 % des actifs et 87 % des dépôts du secteur. Utilisant des données publiques jusqu’en 2020, complétées par l’audit d’Alvarez & Marsal sur la Banque centrale, ils estiment les expositions souveraines : en moyenne, 14 % aux obligations d’État, 62 % à la Banque centrale, total 76 % des actifs. Sous un premier scénario (lirafication des expositions en dollars à la Banque centrale à 45 000 livres par dollar – réduction de 50 %, réduction de 60 % sur obligations internationales, prêts non performants à 15 %), les pertes agrégées atteignent 73,2 milliards de dollars (60 % des dépôts), toutes banques en équité négative.
Sous un second scénario plus réaliste (lirafication à 15 000 livres par dollar, réduction de 80 % sur obligations internationales, prêts non performants à 30 %), les pertes montent à 105,6 milliards (84 % des dépôts), avec équité négative accrue. Un renflouement interne de 83 % des dépôts en dollars rend toutes les banques viables sous le premier scénario (sauf une), mais 10 insolvables sous le second. Garantir les dépôts jusqu’à 100 000 dollars coûterait 7,4 milliards sous le second scénario, basé sur une distribution où 17 % des dépôts en dollars sont inférieurs à ce seuil selon la Commission de contrôle bancaire en mars 2021.
Les auteurs critiquent l’approche consolidée des plans précédents, ignorant l’hétérogénéité bancaire, et appellent à une évaluation individuelle pour une allocation équitable des pertes. Ils soulignent que les bilans, basés sur le taux officiel de 1 515 livres par dollar, masquent la réalité, et que la viabilité dépend de réductions drastiques ou d’injections massives, rendant la plupart des banques vulnérables.
Les réflexions finales sur la restructuration
Le rapport insiste sur la nécessité d’une autorité de résolution indépendante, avec représentation limitée de la Banque centrale et de la Commission de contrôle bancaire, sans implication des banques, dotée des pouvoirs du Conseil de stabilité financière. Une séparation claire entre supervision et résolution est recommandée : une fois une banque déclarée défaillante, le transfert à l’autorité de résolution. Un exercice de valorisation rapide et indépendant, en coopération avec la commission de contrôle, est essentiel pour lever l’incertitude sur la viabilité, comme exigé dans l’accord de 2022 avec le Fonds monétaire international.
Les autorités devraient envisager un véhicule spécial pour gérer les prêts non performants, exploitant les économies d’échelle si l’hétérogénéité est faible. La restructuration bancaire doit s’inscrire dans un plan global de résolution de crise, incluant réformes macro-budgétaires ambitieuses. Des institutions plus fortes – lutte contre la corruption, amélioration de l’État de droit, système légal et efficacité bureaucratique – accéléreraient la reprise, selon des études empiriques citées.
Le processus devrait réduire les capitaux et les créances des détenteurs de dette (autres que déposants) à zéro, respectant la hiérarchie des créances pour payer les déposants avant les actionnaires. Plusieurs plans suggèrent un retour des dividendes, mais cela pourrait être redondant si la hiérarchie est observée. Réduire les passifs bancaires via retour d’intérêts excessifs passés et investigation de dépôts illicites fait partie de la solution. Le renflouement interne des dépôts excédant 100 000 dollars est crucial pour la solvabilité, laissant les déposants pas pire qu’en liquidation, conforme aux attributs clés du Conseil de stabilité financière.
Même avec renflouement interne, financer le remboursement de 100 000 dollars par tranche reste massif : 33,136 milliards selon le Fonds monétaire international en 2023 pour toutes les tranches, 16,761 milliards pour celles de 100 000 dollars ou moins (88 % des comptes, 18 % des dépôts). Une approche phasée, honorant d’abord les petits dépôts, est suggérée. Tout remboursement étalé implique pertes en valeur actuelle nette, favorisant une récupération rapide.
Améliorer la gouvernance corporative – compositions des conseils, pouvoirs des présidents, indépendance des membres, restrictions sur transactions liées et personnes politiquement exposées – est nécessaire. Établir de nouvelles banques pourrait soutenir la reprise économique. Toute solution doit considérer aspects politiques et sociaux, mais urgence s’impose malgré oppositions de politiciens, banquiers et déposants, vu implications économiques larges.
Les auteurs notent que les crises bancaires systémiques ont été plus faciles à gérer quand certaines banques restaient viables post-intervention. Au Liban, l’insolvabilité généralisée complique cela, sans fonds publics disponibles, contrairement à la Grèce ou l’Irlande. La pratique d’autoriser les emprunteurs à régler leurs obligations en dollars en livres au taux officiel a endommagé les bilans, pas seulement les hauts intérêts de la Banque centrale. En décembre 2025, ces éléments persistent, avec une économie privée de financement essentiel, et des mesures ad hoc comme les fermetures temporaires et contrôles de capitaux prolongeant l’agonie sans résolution.



