Le Liban classé 41ᵉ mondial et 3ᵉ arabe en liberté sur Internet selon Freedom...

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Le Liban est classé 41ᵉ mondial et 3ᵉ arabe en liberté sur Internet par le rapport Freedom House 2024, avec un score de 50/100. Le pays combine un accès relativement libre au web avec des pratiques croissantes de surveillance, de pressions judiciaires et d’intimidation numérique. L’absence de loi sur la protection des données et l’augmentation des poursuites pour diffamation compromettent la liberté d’expression en ligne dans un environnement déjà marqué par la méfiance institutionnelle.

L’État libanais peut-il encore assumer ses agents publics sans générer d’inflation ?

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L’État libanais dépense plus de 4 200 milliards LBP par mois pour payer ses 290 000 fonctionnaires, sans budget voté, ni réforme. Ce financement passe par la création monétaire de la BDL, alimentant l’inflation et fragilisant le taux de change. En l’absence d’audit, de rationalisation ou d’aide extérieure conditionnée, le système reste prisonnier d’un équilibre instable où chaque hausse salariale creuse un peu plus la spirale inflationniste.

Réorientation géographique du commerce libanais post-2024 : entre réalignements tactiques et dépendance structurelle

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Depuis 2024, le commerce extérieur libanais s’oriente vers la Chine, la Turquie et les Émirats côté importations, tandis que la Suisse capte près de 30 % des exportations grâce à l’or. Le fret aérien supplante le maritime. Cette mutation traduit moins une stratégie qu’une adaptation sous contrainte, dans un pays sans politique commerciale active. La concentration des flux expose l’économie à des ruptures brutales.

Le Liban classé 13ᵉ sur 16 pays arabes en inclusion financière selon l’ESCWA

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Le Liban se classe 13ᵉ sur 16 pays arabes en matière d’inclusion financière selon l’ESCWA, avec un score de 32,5 sur 100. Ce recul s’explique par l’effondrement du secteur bancaire, la disparition des instruments de paiement, et l’absence de régulation pour les services financiers numériques. Moins de 25 % de la population dispose aujourd’hui d’un compte bancaire, et l’infrastructure reste inadaptée aux besoins des populations vulnérables ou rurales.

Le poids mort du secteur financier dans l’économie réelle libanaise : entre stérilisation des...

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En 2025, les banques libanaises détiennent 93 milliards USD d’actifs mais n’accordent plus que 4,2 % de crédit. Ce système bancaire devenu inopérant agit comme un poids mort sur l’économie. Les liquidités sont stérilisées, la dollarisation bloque toute relance et la fonction d’intermédiation est éteinte. En l’absence de réforme, le secteur bancaire empêche toute reconstruction macroéconomique.
close up of one us dollar

Liban : la dollarisation, solution d’urgence ou piège à long terme ?

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Au Liban, la dollarisation s’est imposée comme un fait accompli. Alors que la livre libanaise s’effondre, les transactions en dollars se généralisent. Ce phénomène, qui s’étend à tous les secteurs de l’économie, reflète autant une tentative de survie face à la dépréciation monétaire qu’un révélateur profond des failles structurelles du pays. Enquête sur une économie de plus en plus dollarisée, entre remède temporaire et risque d’enlisement.

L’activité commerciale au Liban se contracte au 3ᵉ trimestre 2024, confirmant l’essoufflement de la...

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Selon l’enquête de la Banque du Liban, l’activité commerciale au troisième trimestre 2024 a reculé de 17,3 %, avec des chutes marquées dans les ventes d’électroménagers, vêtements et meubles. Les marges se contractent, les stocks diminuent, et les commerçants limitent leurs investissements. L’absence de crédit et de soutien public aggrave la fragilité du commerce de détail, dans un contexte de consommation contrainte et de défiance généralisée face à l’avenir.

Rapport Économique : Analyse de l’impact potentiel d’une mesure rétroactive sur les prêts bancaires...

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La proposition de Karim Souaid, gouverneur de la Banque du Liban, visant à exiger des emprunteurs le paiement rétroactif de la différence entre les remboursements de prêts à 1 500 LL/USD et le taux actuel (90 000 LL/USD), pourrait générer 15 à 20 milliards USD. Cependant, dans une économie en crise (PIB -39,9 %, pauvreté 80 %), cette mesure aggraverait l’insolvabilité, augmenterait les défauts (80-90 % des prêts), et freinerait la reprise, tout en violant la non-rétroactivité des lois.

Inflation en dollars au Liban : Anatomie d’un dérèglement prolongé

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Depuis la stabilisation du taux de change, les prix au Liban continuent pourtant d’augmenter… en dollars. Loin d’être résiduelle, cette inflation reflète une économie disloquée, sans régulation, dominée par les monopoles, les flux informels et une anticipation constante du chaos. Même les biens locaux suivent une logique de survie tarifaire. Le Liban vit aujourd’hui une inflation structurelle en devise étrangère, symptôme d’une perte de souveraineté économique sans précédent.

Les États-Unis ont perdu leur dernier triple A, causes et conséquences sur le Liban

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Le déclassement de la note souveraine américaine par Moody’s marque une rupture historique. Pour la première fois, les États-Unis ne disposent plus de la note maximale auprès des trois grandes agences. Cette décision, motivée par des déséquilibres budgétaires profonds, aura des répercussions internationales, notamment au Liban, où l’économie repose largement sur le dollar. Hausse du coût de financement, inflation importée et contraction des transferts sont à prévoir. Analyse des mécanismes en jeu.

Le Liban élargit sa capacité d’énergie renouvelable à 1 297 MW en 2024

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#FOCUS: En 2024, le Liban a porté sa capacité d’énergie renouvelable à 1 297 MW, contre 298 MW en 2015, soit une hausse de 335 %. Le solaire représente désormais 77,5 % de cette capacité. Le pays se classe 7e dans le monde arabe pour les renouvelables et 5e pour le solaire. Toutefois, sa part mondiale reste marginale, et l’éolien est quasi inexistant. Le rythme d’expansion a ralenti face aux avancées de ses voisins.

Banque du Liban : la hausse des réserves en devises, une illusion de stabilité...

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#ANALYSE: Les réserves de la Banque du Liban atteignent 11 milliards de dollars, un chiffre présenté comme un signe de stabilisation. Pourtant, derrière cette apparente embellie se cachent des mécanismes précaires : contraction monétaire brutale, endettement interne déguisé, dépendance à des flux incertains. En l’absence de réformes et d’un cadre budgétaire solide, cette hausse reste une façade comptable. Une analyse approfondie révèle un équilibre instable, sans impact réel sur la reprise économique nationale.

Analyse économique du tourisme au Liban en 2025

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Le Liban reste l’un des marchés touristiques les plus onéreux, à 1 880 € la semaine (vol inclus), dépassant l’Espagne ou l’Italie. Cette hausse tarifaire s’inscrit dans un contexte où la demande internationale est très élastique : à chaque hausse, les touristes se tournent vers des concurrents mieux organisés. Seuls les Libanais de la diaspora, motivés par un lien émotionnel, continuent de venir à tout prix, creusant davantage un déficit d’image et de rentabilité pour le secteur.

Tourisme de retour, mais pour combien de temps ? Une lecture en incertitude

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La reprise partielle du tourisme arabe au Liban au printemps 2025 nourrit les espoirs d’une relance économique. Vols en provenance du Golfe, réservations en hausse, relance des services hôteliers témoignent d’un frémissement. Mais cette dynamique reste fragile : dépendance aux clientèles du Golfe, infrastructures dégradées, incertitudes politiques et sécurité au Sud menacent sa durabilité. Sans plan national structuré, cette reprise pourrait n’être qu’une embellie temporaire dans une économie encore sinistrée.