Liban : blocage des investissements et infrastructures en déliquescence
Le Liban voit ses projets d’investissement suspendus ou abandonnés face à une administration paralysée par l’instabilité juridique et la lenteur bureaucratique. Les infrastructures essentielles, comme les réseaux d’eau, pâtissent d’un manque criant d’entretien. Le recours aux partenariats public-privé, pourtant envisagé comme solution, est bloqué par l’opacité des marchés et l’absence d’un cadre contractuel fiable.
400 écoles fermées : le système éducatif public libanais au bord de l’effondrement
Plus de 400 écoles publiques sont restées fermées au Liban depuis le début du second trimestre, faute de moyens pour fournir eau et électricité. La désertion des enseignants, les salaires dévalués et l’absence de stratégie éducative creusent les inégalités. Les élèves abandonnent ou dépendent d’initiatives privées de survie. Sans réponse rapide, le système éducatif national risque un effondrement structurel durable, mettant en péril toute une génération.
Fiscalité urbaine, salaires gelés : tensions sociales croissantes au Liban
La mise en place d’un impôt local sur les entreprises en zones denses a déclenché une vague de contestation au Liban, alimentée par le gel prolongé des salaires dans le secteur public. La journée de grève du 29 mai dans plusieurs administrations symbolise une fracture sociale croissante. En l’absence de réponse gouvernementale, les syndicats annoncent une possible escalade des mobilisations cet été, sur fond de pressions économiques et d’inégalités territoriales.
Déficit public libanais : entre blocage fiscal et pari risqué sur la collecte
Le Liban fait face à un déficit budgétaire record, représentant 33 % du PIB. Privé de nouvelles ressources fiscales et d’un appui international suspendu, le gouvernement mise sur une amélioration hypothétique de la collecte pour stabiliser ses finances. Cette stratégie, perçue comme un pari risqué, révèle l’ampleur des blocages politiques et administratifs. Les perspectives d’un redressement durable s’éloignent sans refondation du pacte fiscal et engagement institutionnel fort.
Fractures institutionnelles : la présidence confrontée à l’isolement
Le Liban traverse une période de forte instabilité politique marquée par l’isolement croissant du président Joseph Aoun. Entre frictions avec Nabih Berri, défiance vis-à-vis du Premier ministre Nawaf Salam et reconfigurations partisanes autour du CPL, les institutions s’enlisent dans une dynamique de blocage. Les projets de réforme électorale et judiciaire illustrent une fragmentation du pouvoir, rendant toute gouvernance cohérente de plus en plus difficile.
Euro-obligations libanaises : statu quo persistant sur le marché, dans l’attente d’un accord avec...
Le marché des euro-obligations libanaises reste figé à 17,2 cents par dollar, malgré un rebond de +187 % depuis septembre 2024. Cette inertie reflète une attente tendue d’un accord avec le FMI et d’un cadre clair de restructuration. Les investisseurs internationaux se tiennent à l’écart en raison d’un manque de réformes concrètes, alors que les prix actuels intègrent déjà un optimisme fragile. Sans percée institutionnelle, le risque de rechute demeure.
Entre Emmanuel Macron et Israël, une tension au sommet
#ANALYSE: Le 30 mai 2025, Emmanuel Macron a annoncé à Singapour la possible reconnaissance d’un État palestinien, provoquant une vive réaction israélienne. Les positions s’enveniment entre Paris et Jérusalem, tandis que la colonisation en Cisjordanie et la crise humanitaire à Gaza renforcent l’impasse diplomatique et divisent l’Union européenne internationale et symbolique forte.
Factcheck : Une décision de justice égyptienne menace le monastère historique de Sainte-Catherine au...
Une cour d’appel égyptienne a rendu, le 28 mai 2025, une décision susceptible de transférer les biens du monastère de Sainte-Catherine au Mont Sinaï à l’État, d’expulser les vingt moines orthodoxes et de transformer le site en musée. Si les médias grecs évoquent une menace pour l’autonomie religieuse, Le Caire affirme protéger son statut sacré et maintenir son activité cultuelle. Les autorités grecques attendent le texte officiel pour évaluer l’impact diplomatique de la situation actuelle.
Le Sud en tension : Berri recadre la FINUL et défend les résidents
Le président de la Chambre, Nabeh Berri, alerte sur les tensions croissantes entre la FINUL et les habitants du Sud, dénonçant les comportements intrusifs des patrouilles internationales. Il appelle à un strict respect de la souveraineté libanaise et à une coordination renforcée avec l’armée. Ce positionnement intervient dans un contexte d’intensification des frappes israéliennes et de méfiance locale, soulignant la nécessité d’un encadrement institutionnel rigoureux pour éviter toute dérive sécuritaire.
Clientélisme, rivalités et jeux d’influence : les coulisses du gel des nominations
Blocage prolongé des nominations diplomatiques et administratives au Liban : Joseph Aoun et Nawaf Salam s'opposent sur la répartition des postes stratégiques, affectant ambassades, ministères et institutions-clés. Le ministre Youssef Raji gèle les propositions présidentielles, tandis que les nominations de Georges Maarawi et Ahmed Oueidat suscitent des accusations de clientélisme. Le Conseil des ministres devient le théâtre d’un affrontement institutionnel, paralysant l'État et compromettant la crédibilité du Liban à l’international.
La Banque du Liban augmente ses réserves en devises de 1 milliard USD depuis...
La Banque du Liban a augmenté ses réserves en devises de 1,038 milliard USD depuis janvier 2025, atteignant 11,2 milliards USD mi-mai. Toutefois, cette hausse est contrebalancée par une baisse de 922 millions USD de ses réserves d’or. Si ce signal rassure à l’international, le marché intérieur reste tendu avec un bond de la monnaie en circulation et des taux interbancaires. Sans réformes structurelles, ces gains pourraient rester transitoires.
Désarmement du Hezbollah : un débat explosif au cœur des équilibres politiques libanais
Le débat sur le désarmement du Hezbollah ravive les tensions politiques au Liban. Tandis que le Premier ministre évoque une réforme sécuritaire, le président tente de préserver l’équilibre institutionnel. Le Hezbollah adopte une position de retenue stratégique, tandis que les acteurs internationaux s’impliquent en coulisse. Dans ce contexte, le Liban se trouve confronté à un dilemme entre souveraineté étatique et réalités géopolitiques. Un débat inévitable, mais explosif.
Banque du Liban : pouvoir sans contrôle et rupture avec le FMI
Le Liban fait face à une crise bancaire aggravée par une gouvernance opaque de sa Banque centrale et la rupture de confiance avec le FMI. L’absence de réformes, la concentration des pouvoirs et le gel des financements internationaux plongent le pays dans une impasse économique sans précédent. Déposants piégés, dette incontrôlée, institutions paralysées : la crise révèle l’ampleur du défi structurel que le Liban doit affronter pour restaurer sa souveraineté monétaire.
Emplois en crise et inflation structurelle : le marché du travail libanais sous tension
Le chômage des jeunes au Liban atteint 43 %, poussant des milliers de diplômés à l’émigration. L’économie est paralysée par la hausse des coûts de production et des matières premières, touchant particulièrement les secteurs industriel et agricole. L’inflation des biens de base fragilise les ménages, tandis que l’absence de régulation efficace empêche toute stabilisation. Le marché du travail s’effondre, aggravant l’exode des compétences et la fracture sociale.





















