L’État libanais peut-il encore assumer ses agents publics sans générer d’inflation ?
L’État libanais dépense plus de 4 200 milliards LBP par mois pour payer ses 290 000 fonctionnaires, sans budget voté, ni réforme. Ce financement passe par la création monétaire de la BDL, alimentant l’inflation et fragilisant le taux de change. En l’absence d’audit, de rationalisation ou d’aide extérieure conditionnée, le système reste prisonnier d’un équilibre instable où chaque hausse salariale creuse un peu plus la spirale inflationniste.
Benjamin Hassan entre dans l’histoire : premier Libanais qualifié pour le tableau principal de...
En mai 2025, Benjamin Hassan réalise un exploit inédit pour le tennis libanais en se qualifiant pour le tableau principal de Roland-Garros. Cette performance, fruit d'un parcours impressionnant en qualifications, souligne la progression du tennis au Liban et inspire une nouvelle génération de joueurs.
Réorientation géographique du commerce libanais post-2024 : entre réalignements tactiques et dépendance structurelle
Depuis 2024, le commerce extérieur libanais s’oriente vers la Chine, la Turquie et les Émirats côté importations, tandis que la Suisse capte près de 30 % des exportations grâce à l’or. Le fret aérien supplante le maritime. Cette mutation traduit moins une stratégie qu’une adaptation sous contrainte, dans un pays sans politique commerciale active. La concentration des flux expose l’économie à des ruptures brutales.
Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah avec l’appui des États-Unis
Israël a annoncé la poursuite de ses frappes contre le Hezbollah au Liban, bénéficiant d’un « couvert américain ». Cette stratégie vise à contrer les tentatives du Hezbollah de regagner en puissance, notamment par la contrebande d’armes et d’équipements pour drones. Ces actions interviennent malgré un cessez-le-feu en vigueur, suscitant des inquiétudes quant à une possible escalade du conflit et à ses répercussions sur la stabilité régionale.
Les dépôts du secteur privé atteignent 88,7 milliards USD à fin mars 2025
Les dépôts du secteur privé au Liban ont atteint 88,7 milliards USD à fin mars 2025, en légère hausse de 1,6 % sur un an. La dollarisation reste très élevée (74,5 %), traduisant une défiance persistante envers la livre libanaise. Malgré cette stabilité apparente, le crédit bancaire reste gelé, les banques limitant leurs activités à la gestion de liquidités. L’absence de réforme structurelle empêche tout retour d’un cycle financier normal.
Le nombre d’arrivées touristiques au Liban reste stable en début d’année 2025
Le Liban a enregistré 408 989 arrivées touristiques au premier trimestre 2025, un chiffre stable par rapport à 2024. La baisse des visiteurs arabes est compensée par une légère hausse des touristes européens. Toutefois, les dépenses moyennes par touriste diminuent, et les hôtels restent partiellement fermés. Sans stratégie publique coordonnée, le tourisme libanais peine à retrouver sa place comme pilier économique dans un pays toujours en quête de devise et de stabilité.
Commission sécuritaire et désarmement : la visite de Mahmoud Abbas relance les débats sur...
Contexte sécuritaire et initiative diplomatique
La venue du président de l’Autorité palestinienne à Beyrouth a représenté un événement diplomatique majeur dans un climat régional tendu....
Pressions américaines et sécurité régionale : la visite annoncée de Morgan Ortagus à Beyrouth...
La visite annoncée de Morgan Ortagus à Beyrouth souligne l’intérêt stratégique des États-Unis pour la sécurité des camps palestiniens au Liban. Washington souhaite renforcer la coopération avec le gouvernement libanais et demande l’expulsion de figures du Jihad islamique basées à Damas. Cette mission diplomatique s’inscrit dans une stratégie régionale visant à limiter l’influence des réseaux armés et à conditionner l’aide américaine à des engagements sécuritaires concrets.
Les dynamiques électorales à Jezzine, Saïda et dans le Sud : entre acclamations, rivalités...
Les élections municipales de 2025 au Liban révèlent des dynamiques contrastées : dans le Sud, de nombreuses municipalités sont remportées par acclamation, consolidant l'influence des partis chiites. À Jezzine, une bataille symbolique oppose les principales formations chrétiennes, tandis qu'à Saïda, la fragmentation du leadership sunnite se traduit par une compétition électorale intense. Ces scrutins locaux reflètent les tensions et recompositions politiques à l'échelle nationale.
Les élections municipales au Sud du Liban à l’ombre des bombardements israéliens
Entre mobilisation électorale présentée comme acte de résistance et désorganisation logistique due à l’escalade militaire, le scrutin devient un révélateur de la résilience politique locale. Dans un climat de guerre, les dynamiques communautaires, les enjeux de sécurité et la volonté de maintenir un processus démocratique sont au cœur des tensions.
Le secteur bancaire libanais en 2025 selon Fitch Solutions : un système figé entre...
Selon Fitch Solutions, le système bancaire libanais conserve 78 % de ses actifs en liquidités mais n'accorde que 4,2 % en crédits. L’exposition au risque souverain et l’absence de régulation crédible compromettent toute fonction économique. Les dépôts sont instables, la dollarisation incontrôlée et le blocage politique empêche toute réforme. La digitalisation progresse mais ne suffit pas à masquer la paralysie d’un secteur devenu inopérant.
Le Liban classé 13ᵉ sur 16 pays arabes en inclusion financière selon l’ESCWA
Le Liban se classe 13ᵉ sur 16 pays arabes en matière d’inclusion financière selon l’ESCWA, avec un score de 32,5 sur 100. Ce recul s’explique par l’effondrement du secteur bancaire, la disparition des instruments de paiement, et l’absence de régulation pour les services financiers numériques. Moins de 25 % de la population dispose aujourd’hui d’un compte bancaire, et l’infrastructure reste inadaptée aux besoins des populations vulnérables ou rurales.
Le poids mort du secteur financier dans l’économie réelle libanaise : entre stérilisation des...
En 2025, les banques libanaises détiennent 93 milliards USD d’actifs mais n’accordent plus que 4,2 % de crédit. Ce système bancaire devenu inopérant agit comme un poids mort sur l’économie. Les liquidités sont stérilisées, la dollarisation bloque toute relance et la fonction d’intermédiation est éteinte. En l’absence de réforme, le secteur bancaire empêche toute reconstruction macroéconomique.
Liban : la dollarisation, solution d’urgence ou piège à long terme ?
Au Liban, la dollarisation s’est imposée comme un fait accompli. Alors que la livre libanaise s’effondre, les transactions en dollars se généralisent. Ce phénomène, qui s’étend à tous les secteurs de l’économie, reflète autant une tentative de survie face à la dépréciation monétaire qu’un révélateur profond des failles structurelles du pays. Enquête sur une économie de plus en plus dollarisée, entre remède temporaire et risque d’enlisement.





















