Les derniers articles

Articles liés

Focus sur la situation entre le Liban et Israël

- Advertisement -

Un retrait israélien au Sud-Liban sous haute tension
Selon Al Sharq Al Awsat (07/01/2024) et Nahar (07/01/2025), Israël a amorcé un retrait progressif de certaines zones frontalières du Sud-Liban conformément à un accord signé en novembre 2024. Ce désengagement, qui doit s’achever le 27 janvier 2025, est supervisé par la FINUL et appuyé par des médiateurs internationaux, notamment Amos Hochstein. Bien que ce retrait soit perçu comme une avancée diplomatique, il suscite des inquiétudes majeures sur le terrain. La présence continue du Hezbollah dans certaines zones stratégiques soulève des craintes d’escalade, et des divergences subsistent quant à la manière dont ces zones seront sécurisées après le départ israélien.

Les objectifs de l’accord et ses limites
Cet accord, présenté comme une étape importante pour stabiliser la région, vise à réduire les tensions récurrentes entre Israël et le Liban. Selon Al Quds Al Arabi (07/01/2024), Israël exige des garanties strictes pour que les zones évacuées ne soient pas utilisées comme bases militaires par le Hezbollah. Cependant, la mise en œuvre de ces garanties reste floue. Tandis qu’Israël plaide pour un contrôle renforcé par l’armée libanaise et la FINUL, la capacité du Liban à déployer efficacement ses forces dans ces régions demeure limitée en raison de contraintes économiques et logistiques.

Le rôle de la FINUL dans la sécurisation des zones frontalières
La FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban) joue un rôle crucial dans l’application de cet accord. D’après Nahar (07/01/2025), la mission onusienne a intensifié ses patrouilles dans les zones frontalières et travaille en coordination avec l’armée libanaise pour prévenir tout vide sécuritaire. Toutefois, cette collaboration est parfois entravée par des tensions politiques internes au Liban. La FINUL a également exprimé des préoccupations concernant la sécurité de ses propres forces, régulièrement accusées par certains groupes d’être partiales.

Recommande par Libnanews
Indicateurs économiques du Liban

Suivez les principaux indicateurs économiques en temps réel.

Le Hezbollah et les équilibres régionaux
Le Hezbollah, acteur clé mais controversé, continue de maintenir une forte présence dans le Sud-Liban. Selon Al Sharq Al Awsat (07/01/2024), le groupe a renforcé ses positions dans des zones stratégiques sous couvert de résistance face à Israël. Cette présence alimente les tensions avec l’État hébreu, qui considère le Hezbollah comme une menace majeure. De plus, la polarisation interne au Liban sur le rôle du Hezbollah complique la capacité des autorités à négocier une position commune avec les partenaires internationaux.

Les perspectives pour une stabilisation durable
Malgré l’accord de désengagement, la stabilisation du Sud-Liban reste un défi complexe. D’après Al 3arabi Al Jadid(07/01/2024), la confiance entre les parties demeure limitée, et le risque de violations de l’accord est élevé. Les responsables israéliens, tout en saluant les efforts de la FINUL, restent sceptiques quant à la capacité du Liban à contrôler les activités du Hezbollah. Par ailleurs, des litiges non résolus sur des points frontaliers, comme les fermes de Chebaa, continuent de compliquer les relations bilatérales.

Réactions locales et internationales
La communauté internationale a accueilli cet accord avec prudence. Selon Al Quds Al Arabi (07/01/2024), les Nations Unies et des médiateurs comme Amos Hochstein ont intensifié leurs efforts pour garantir la mise en œuvre des dispositions sécuritaires. Du côté libanais, des figures politiques comme Nabih Berri ont salué ce retrait comme une opportunité pour renforcer la souveraineté du Liban. Cependant, certains responsables israéliens ont exprimé leurs réserves sur les mécanismes de surveillance prévus, estimant qu’ils sont insuffisants pour empêcher une remilitarisation par le Hezbollah.

Les défis économiques liés au retrait
Au-delà des aspects sécuritaires, cet accord a des implications économiques importantes. Selon Nahar (07/01/2025), le Sud-Liban, en raison de sa proximité avec Israël, pourrait bénéficier de nouvelles opportunités de développement si la stabilité était rétablie. Cependant, les tensions actuelles et l’absence d’investissements étrangers dans ces régions freinent tout progrès significatif. La communauté internationale, notamment l’Union européenne, a proposé des initiatives pour revitaliser les infrastructures locales, mais leur succès dépendra largement de la capacité des parties à maintenir une paix durable.

Une coopération régionale nécessaire
Les tensions entre Israël et le Liban ne peuvent être dissociées des dynamiques régionales plus larges. Selon Al Sharq Al Awsat (07/01/2024), des acteurs comme la France et le Qatar ont joué un rôle clé dans la facilitation de cet accord, mais les enjeux restent complexes. La présence de groupes armés et les pressions exercées par des puissances régionales, comme l’Iran, compliquent les efforts pour parvenir à une stabilisation complète. Amos Hochstein, médiateur clé dans ce processus, a récemment appelé à une coopération plus étroite entre le Liban et Israël pour éviter une nouvelle escalade.

Vers un équilibre fragile
En dépit des défis, cet accord représente une opportunité unique pour apaiser les tensions dans le Sud-Liban. Toutefois, sa réussite dépendra de la capacité des deux parties à respecter leurs engagements et de l’implication continue des acteurs internationaux. Comme le souligne Al 3arabi Al Jadid (07/01/2024), l’avenir de cette région repose sur un équilibre fragile entre la sécurité, la coopération économique et la volonté politique de résoudre les différends historiques.

- Advertisement -
Newsdesk Libnanews
Newsdesk Libnanewshttps://libnanews.com
Libnanews est un site d'informations en français sur le Liban né d'une initiative citoyenne et présent sur la toile depuis 2006. Notre site est un média citoyen basé à l’étranger, et formé uniquement de jeunes bénévoles de divers horizons politiques, œuvrant ensemble pour la promotion d’une information factuelle neutre, refusant tout financement d’un parti quelconque, pour préserver sa crédibilité dans le secteur de l’information.

A lire aussi