Une inflation redoutée, décrite comme nocive et inquiétante
La hausse des prix est présentée comme un risque majeur pour 2026. Elle est décrite comme nocive et inquiétante. Elle concerne le Liban et la région. Cette alerte s’inscrit dans un climat où la stabilité des prix n’est pas acquise. Un mouvement externe peut suffire à relancer une spirale.
Cette inquiétude est reliée à des tensions internationales. Le facteur mis en avant est l’énergie. Le pétrole et le gaz sont cités comme déclencheurs possibles d’une nouvelle poussée. L’idée est simple. Quand l’énergie monte, presque tout monte. La hausse n’est pas confinée à un seul poste. Elle se transmet d’un secteur à l’autre.
Dans un pays déjà fragilisé, l’inflation est aussi un sujet social. Elle change les comportements. Elle accroît l’anxiété. Elle réduit la visibilité des ménages. Elle réduit aussi celle des entreprises. La reprise devient alors plus fragile, même si certains indicateurs donnent de l’air.
Le risque est d’autant plus élevé que l’inflation se diffuse vite. Elle passe par des canaux immédiats. Le carburant. Le transport. L’assurance. Le coût de production. La facture finale au consommateur. Chaque canal ajoute une couche. Puis la hausse se voit dans le panier du quotidien.
Énergie: point de départ d’une chaîne qui renchérit toute l’économie
L’énergie est décrite comme la source principale de la pression inflationniste redoutée. Une hausse du pétrole et du gaz renchérit d’abord le coût de l’énergie. Ensuite, elle augmente le coût de production. Elle augmente aussi le coût du transport. Elle pèse enfin sur l’assurance. Tout cela finit par se retrouver dans les prix payés par les ménages.
L’effet ne se limite pas aux secteurs énergivores. Il touche aussi des activités qui consomment peu d’énergie directe. Elles dépendent de fournisseurs. Elles dépendent de la logistique. Elles dépendent de services. Quand l’énergie augmente, leurs fournisseurs augmentent. Quand la logistique augmente, elles paient plus. Elles répercutent ensuite ces hausses, en partie ou totalement.
Cette diffusion est importante pour comprendre la peur de l’inflation. Le problème n’est pas seulement “le prix à la pompe”. Le problème est que le prix à la pompe change le prix de la vie. Le pain. Les produits frais. Les médicaments importés. Les pièces automobiles. Les matériaux. Les services. Le choc énergétique finit par toucher des familles qui ne consomment pas plus, mais qui paient plus.
Le Liban subit aussi une réalité connue des économies ouvertes. Une part importante de l’inflation est importée. Le pays ne fixe pas les cours mondiaux. Il en encaisse les effets. Cette dépendance accroît la vulnérabilité. Elle rend les prix sensibles aux crises géopolitiques, aux tensions maritimes, et aux perturbations logistiques.
Transport: le canal qui transforme l’énergie en hausse de prix généralisée
Le transport apparaît comme un canal central de transmission. Il touche l’importation. Il touche la distribution interne. Il touche aussi l’exportation. Quand le transport monte, le coût d’un produit augmente avant même qu’il arrive sur un étal. Ensuite, le vendeur se retrouve devant un choix. Il augmente le prix. Ou il réduit sa marge. Les deux options fragilisent l’activité.
Si les prix augmentent, la demande baisse. Si les marges baissent, l’investissement recule. Dans les deux cas, la reprise perd de la force. Cette logique est particulièrement dure dans un pays où une partie du commerce dépend de volumes. Quand les volumes baissent, les coûts fixes pèsent plus. Le risque est alors la contraction progressive, sans effondrement spectaculaire, mais avec une érosion continue.
Le transport pèse aussi sur l’alimentation. Il pèse sur la chaîne du froid. Il pèse sur la fréquence des livraisons. Une hausse du carburant peut changer la stratégie d’approvisionnement. Certaines entreprises réduisent les rotations. Elles stockent plus longtemps. Elles achètent moins souvent. Cela peut dégrader la qualité. Cela peut aussi accroître le gaspillage. Le consommateur paie plus, parfois pour moins.
Cette pression sur le transport se voit enfin dans les délais. Quand les coûts montent et que les flux se tendent, les délais se rallongent. Le délai coûte. Il immobilise du capital. Il oblige à prendre des marges de sécurité. Ces marges se traduisent en prix. La hausse n’est donc pas seulement une addition de factures. C’est un changement de fonctionnement de l’économie.
Assurance: un coût moins visible, mais décisif pour les entreprises
L’assurance est citée parmi les postes exposés. Elle accompagne l’exportation. Elle accompagne le transport. Elle accompagne aussi les opérations commerciales. Quand l’environnement international est incertain, les primes augmentent. Quand les risques perçus augmentent, les coûts d’assurance augmentent. Ce coût est ensuite intégré dans le prix final.
Pour une entreprise, l’assurance n’est pas un luxe. Elle protège des marchandises. Elle protège des stocks. Elle protège des expéditions. Une hausse des primes peut pousser à réduire certaines opérations. Elle peut aussi pousser à limiter des routes. Elle peut enfin pousser à renoncer à certains marchés, si la marge ne couvre plus le risque.
L’assurance est aussi un facteur de prudence. Quand elle augmente, les entreprises deviennent plus conservatrices. Elles signent moins de contrats longs. Elles réduisent les engagements. Elles exigent plus de garanties. Cette prudence a un coût collectif. Elle freine la reprise. Elle réduit l’activité. Elle peut aussi accentuer les tensions sur l’emploi.
Ce poste agit donc comme une amplification. Il ajoute une couche de hausse sur une hausse déjà alimentée par l’énergie. Il ajoute aussi une couche de prudence sur une prudence déjà créée par l’incertitude générale. Dans un pays fragile, l’addition de ces couches suffit à casser une dynamique de reprise.
Pouvoir d’achat: la variable qui transforme l’inflation en choc social
Le pouvoir d’achat est présenté comme la variable la plus sensible pour le commerce. Une dégradation du pouvoir d’achat des Libanais est décrite comme un facteur qui amplifierait la prudence et fragiliserait la demande. Cette relation est directe. Si le ménage paie plus pour l’énergie et les produits de base, il réduit d’abord les dépenses non essentielles.
Cette réduction ne se fait pas en une fois. Elle passe par des micro-arbitrages. Moins de sorties. Moins d’achats impulsifs. Moins de produits “plaisir”. Ensuite, le ménage réduit la qualité. Il cherche moins cher. Il change de marque. Il diminue les quantités. Le commerce ressent immédiatement ces mouvements. Il les voit au panier moyen. Il les voit à la rotation des stocks.
Le pouvoir d’achat joue aussi sur la psychologie. Quand les prix montent, les ménages anticipent une hausse future. Ils deviennent plus prudents. Ils évitent les dépenses longues. Ils évitent les engagements. Ils repoussent des achats importants. Cette prudence est rationnelle. Elle a toutefois un effet macroéconomique. Elle ralentit la circulation de l’argent. Elle ralentit donc l’activité.
La hausse des prix peut aussi créer des tensions sociales. Le client accuse le vendeur. Le vendeur accuse les coûts. Les travailleurs réclament des ajustements. Les entreprises disent ne pas pouvoir. Cette tension se déplace dans l’espace public. Elle renforce la fatigue sociale. Elle fragilise la cohésion. L’inflation devient alors un problème politique, même si sa cause est en partie externe.
Industrie: coûts de production, transport, exportation, un triangle de vulnérabilité
Les secteurs productifs sont décrits comme exposés aux défis de coûts. L’industrie est citée. Les difficultés mentionnées sont liées à l’exportation, au transport et à l’assurance. Ces trois éléments dessinent un triangle. Produire coûte plus cher. Acheminer coûte plus cher. Protéger coûte plus cher.
Quand l’industrie est sous pression, elle a peu d’options. Elle augmente ses prix. Elle perd en compétitivité. Elle réduit ses marges. Elle perd en capacité d’investissement. Ou elle réduit la production. Elle perd des emplois. Dans un pays où la reprise est fragile, chacune de ces options a un coût collectif.
L’exportation est particulièrement sensible. Elle dépend de la logistique. Elle dépend des délais. Elle dépend des assurances. Une hausse de coûts peut suffire à faire perdre un contrat, surtout dans des marchés où les marges sont serrées. Quand une entreprise perd un contrat, ce n’est pas seulement une perte de chiffre d’affaires. C’est une perte de devises. C’est aussi une perte de visibilité.
L’effet se répercute ensuite sur le commerce local. Moins d’exportations peut signifier moins de liquidités dans l’économie. Cela peut aussi signifier moins d’investissement. L’inflation agit donc sur deux fronts. Elle augmente les prix. Elle réduit la capacité à produire et vendre à l’extérieur. Cette combinaison fragilise la reprise.
Commerce: croissance modeste, prudence élevée, et fragilité face au choc de prix
Le commerce est décrit comme en développement modeste, avec prudence. Cette prudence est reliée au pouvoir d’achat. Le lien est clair. Si le pouvoir d’achat se détériore, la prudence se transforme en contraction. Le commerce réduit les stocks. Il limite les nouveautés. Il évite les paris. Il privilégie la rotation rapide.
Cette prudence protège la trésorerie. Elle a un coût. Elle réduit la diversité de l’offre. Elle peut réduire la qualité. Elle peut aussi réduire l’emploi. Quand un secteur fonctionne en mode prudence, il évite de recruter. Il évite de former. Il évite d’investir dans des équipements. Cette logique freine la reprise, même si certaines périodes donnent un souffle.
Le commerce est aussi le point de friction avec la société. Il est le lieu où les prix deviennent visibles. Il est le lieu où le client ressent l’inflation. Quand l’énergie renchérit la facture, le commerce doit répercuter ou absorber. Dans un environnement fragile, absorber est rarement possible. Répercuter devient donc la règle. Cela nourrit les tensions.
Le risque décrit est que la hausse des prix casse le pouvoir d’achat, puis casse la demande. Cette séquence peut interrompre une reprise naissante. Elle peut aussi produire un plateau. Le pays avance, puis il s’arrête. Il reste dans un état intermédiaire, sans effondrement, mais sans progression solide.
Inflation importée: une vulnérabilité renforcée par les tensions internationales
L’inflation redoutée est liée à des facteurs extérieurs. Les tensions internationales sont citées comme moteur de hausse. Le pétrole et le gaz sont cités comme déclencheurs possibles. Cela signifie que le pays subit un choc qu’il ne contrôle pas. Il peut agir sur certains mécanismes internes. Il ne peut pas stabiliser le marché mondial.
Cette dépendance accroît l’incertitude. Les acteurs économiques cherchent des repères. Ils surveillent les prix mondiaux. Ils surveillent les routes logistiques. Ils surveillent les assurances. Ils surveillent les délais. Cette surveillance constante crée une gestion au jour le jour. Or une économie ne se reconstruit pas sur le jour le jour. Elle se reconstruit sur la visibilité.
L’effet régional compte aussi. Les économies voisines subissent des dynamiques similaires. Si la région est touchée par une hausse de prix et des tensions, cela influence les flux. Cela influence la consommation des visiteurs. Cela influence les échanges. Le Liban est donc exposé à un choc extérieur et à ses répliques régionales.
Dans ce contexte, l’inflation devient un facteur de fragilité politique. Une hausse durable nourrit le mécontentement. Elle nourrit les demandes d’ajustement. Elle nourrit la défiance. Elle peut aussi fragiliser les réformes économiques, car la société devient moins capable de supporter des choix difficiles.
Croissance attendue et plafond bas: la hausse des prix comme frein immédiat
Une poursuite de la croissance est évoquée, avec une continuité attendue en 2026. Une fourchette de croissance de 4 à 5% est citée. Cette perspective est présentée comme encourageante, mais insuffisante. Dans ce cadre, la hausse des prix apparaît comme un frein qui peut réduire la consommation et dissuader l’investissement.
La relation est directe. Si les prix montent plus vite que les revenus, la demande réelle baisse. Si la demande réelle baisse, les entreprises réduisent. Si les entreprises réduisent, la croissance ralentit. La reprise devient alors fragile. Elle dépend de la stabilité des prix autant que de la stabilité sécuritaire.
Le financement de l’économie est aussi cité comme un enjeu. La reconstruction du secteur financier et bancaire est présentée comme une condition de la reprise. Ce point influe sur l’inflation. Sans financement, les entreprises ne peuvent pas investir pour réduire leurs coûts. Elles ne peuvent pas moderniser. Elles ne peuvent pas amortir un choc externe. Elles répercutent plus vite sur les prix.
Cette fragilité renforce l’importance de l’énergie. Quand le choc énergétique arrive, une économie solide investit pour gagner en efficacité. Une économie fragile réagit en augmentant les prix ou en réduisant l’activité. Dans les deux cas, l’inflation abîme la reprise.
Prix du quotidien: la perception d’injustice et la spirale de prudence
Quand l’énergie augmente, la hausse se diffuse dans des postes du quotidien. Le ménage n’a pas besoin d’un rapport économique pour le comprendre. Il le voit. Il le ressent. Il change ses achats. Il réduit d’abord l’accessoire. Puis il touche l’essentiel. Cette réduction nourrit une prudence générale.
Cette prudence a un effet sur les entreprises. Elles deviennent prudentes elles aussi. Elles commandent moins. Elles embauchent moins. Elles investissent moins. Elles évitent de se projeter. Le pays peut alors entrer dans un cycle de prudence partagée. Le ménage se protège. L’entreprise se protège. L’économie ralentit.
La perception d’injustice peut aussi grandir. Les ménages voient les prix monter. Ils ne voient pas leurs revenus suivre. Ils cherchent un responsable. Ils accusent les commerçants. Les commerçants accusent les coûts. Le débat s’envenime. Cette tension sociale est un coût invisible de l’inflation. Elle affaiblit la confiance. Elle rend toute politique plus difficile.
Cette situation renforce l’idée d’une inflation “nocive”. La nocivité ne se limite pas au panier. Elle touche la cohésion sociale. Elle touche la visibilité économique. Elle touche la reprise. Elle peut enfin pousser à des décisions défensives, comme le repli sur le court terme, au détriment de la reconstruction.
L’énergie comme choc permanent, et la nécessité de réduire la vulnérabilité
L’inflation redoutée est associée à une hausse possible du pétrole et du gaz. Cette association revient comme un fil rouge. Elle dit que l’énergie peut redevenir un choc permanent. Elle peut revenir par vagues. Elle peut s’installer. Elle peut aussi changer de rythme selon l’actualité internationale.
Dans un tel contexte, la vulnérabilité devient le vrai sujet. Une économie vulnérable réagit par la hausse des prix et la contraction. Une économie moins vulnérable amortit. Le problème est que l’amortisseur dépend de structures. Il dépend d’un financement. Il dépend aussi d’une capacité à investir. Or ces éléments sont cités comme des conditions manquantes ou fragiles.
L’industrie et le commerce donnent des signaux concrets. L’industrie est exposée aux coûts de transport et d’assurance. Le commerce reste prudent, car il dépend du pouvoir d’achat. Si l’énergie déclenche une hausse, ces deux secteurs prennent le choc en premier. Ils sont les premiers à réduire. Ils sont aussi les premiers à transmettre.
La hausse des prix, décrite comme inquiétante, reste donc un risque de trajectoire. Elle peut transformer une amélioration fragile en stagnation. Elle peut aussi transformer un espoir en fatigue. Tant que l’énergie reste un déclencheur possible, le pouvoir d’achat restera sous menace, et la reprise restera conditionnelle.



