dimanche, janvier 18, 2026

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Inflation importée: pourquoi le Liban paie la hausse tout de suite et sort plus lentement de la pression

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L’énergie comme déclencheur, puis une hausse qui se propage partout

Une hausse des prix est redoutée pour 2026. Elle est décrite comme nocive et inquiétante. Le facteur le plus sensible reste l’énergie, avec le pétrole et le gaz comme moteurs possibles d’une poussée.

Le mécanisme part d’un point simple. Quand le pétrole et le gaz montent, l’énergie devient plus chère. Ensuite, la production devient plus coûteuse. Puis le transport renchérit. L’assurance suit souvent la même pente. Enfin, le prix final se retrouve devant le ménage. La hausse n’a pas besoin de beaucoup de temps pour devenir visible.

Cette rapidité tient au fait que l’énergie est une base. Elle nourrit la logistique. Elle nourrit les chaînes d’approvisionnement. Elle nourrit les coûts de fonctionnement. Même une activité qui consomme peu d’énergie directe paie une partie de cette hausse via ses fournisseurs. À la fin, la hausse se voit dans des produits très différents.

Le Liban subit ce choc parce qu’il ne le contrôle pas. Le prix mondial ne se décide pas à Beyrouth. Les tensions internationales, citées comme facteur de pression, ajoutent une incertitude durable. Il suffit d’un épisode régional ou mondial pour relancer une hausse de coûts.

Payer plus vite: la transmission immédiate par le transport

Le transport est un canal de transmission rapide. Il touche l’importation. Il touche la distribution interne. Il pèse aussi sur l’exportation. Quand le transport augmente, le prix d’un produit monte avant même d’arriver au point de vente.

Ce choc est rarement absorbé longtemps. Le vendeur se retrouve devant un choix. Augmenter le prix, ou réduire la marge. Dans une économie fragile, réduire la marge a des limites. Les charges restent. Les factures aussi. La hausse se répercute donc vite.

La hausse est d’autant plus rapide que les coûts de transport sont visibles. Ils se traduisent en carburant. Ils se traduisent en fret. Ils se traduisent en livraisons. Chaque étape ajoute un coût. Ce coût est ensuite intégré au prix final. Le ménage le ressent sans délai.

Cette dynamique accélère une inflation importée. Elle donne aussi une impression d’injustice. Le choc vient de l’extérieur, mais la facture arrive chez le consommateur. Cela alimente une tension sociale. Cela alimente aussi une prudence de la demande.

Assurance: un amplificateur discret de l’inflation importée

Le coût de l’assurance est cité parmi les postes exposés. Il touche l’exportation. Il touche le transport. Il s’ajoute aux coûts de circulation des biens.

Quand l’environnement international est perçu comme risqué, les primes montent. Cela renchérit les opérations. Cela peut aussi limiter certains flux. Une entreprise hésite davantage à expédier, ou à s’engager sur des volumes, si le risque devient trop cher à couvrir.

Cette hausse pèse ensuite sur le consommateur. Elle s’intègre au coût d’un produit importé. Elle s’intègre au coût d’un produit exporté, puis au coût de production local. L’assurance agit donc comme une seconde vague. Elle suit souvent l’énergie et le transport. Elle verrouille la baisse, même si l’énergie se calme ensuite.

Ce point explique une partie du “payer plus vite”. Les coûts additionnels se cumulent. Ils arrivent en même temps. Ils ne sont pas étalés. Dans une économie où les marges sont fragiles, l’ajustement se fait rapidement par les prix.

Pouvoir d’achat: la hausse se voit tout de suite, la réparation prend du temps

Le pouvoir d’achat est présenté comme une variable décisive pour le commerce. Une dégradation du pouvoir d’achat des Libanais fragilise la demande et renforce la prudence du secteur.

Quand les prix montent, le ménage ajuste immédiatement. Il coupe dans les dépenses non essentielles. Il réduit les quantités. Il cherche des produits moins chers. Cette réaction est rapide, car elle est imposée par le budget. Elle affecte aussitôt la rotation des stocks et le panier moyen.

L’inverse est plus lent. Quand les prix cessent de monter, le pouvoir d’achat ne se répare pas automatiquement. Les dépenses perdues ne reviennent pas d’un coup. La confiance ne se rétablit pas en une semaine. Le ménage garde une prudence acquise pendant la crise. Il reste sur la défensive.

Cette asymétrie explique le “récupère plus lentement”. La hausse impose un changement immédiat. La baisse ne crée pas la même impulsion. La peur d’une nouvelle hausse reste présente, surtout si l’inflation est décrite comme un risque récurrent et lié aux tensions internationales.

Commerce: une reprise conditionnelle, bloquée par la prudence

Le commerce est décrit comme en développement modeste, mais prudent. Cette prudence est directement reliée au pouvoir d’achat. Si le pouvoir d’achat se dégrade, la prudence augmente.

Cette prudence change la structure du marché. Les commerçants réduisent les commandes. Ils limitent les nouveautés. Ils évitent les stocks longs. Ils privilégient des produits à rotation rapide. Cela protège la trésorerie, mais cela freine l’investissement et l’élargissement de l’offre.

Une baisse durable de la demande ne se rattrape pas facilement. L’exemple du recul de 80% sur cinq ans, avec un niveau inférieur à 70% de celui de 2018, montre une tendance longue. Elle ne se renverse pas avec une accalmie de quelques semaines.

L’énergie, l’électricité et le transport sont cités comme charges en hausse qui ont modifié l’équation du commerce. Cette hausse des coûts crée une pression continue. Même si la demande remonte un peu, l’entreprise reste coincée entre charges et prix.

Industrie et exportation: quand l’inflation importée réduit la compétitivité

L’industrie est décrite comme exposée à des défis liés aux coûts, notamment via l’exportation, le transport et l’assurance.

Quand ces coûts montent, la compétitivité souffre. L’entreprise peut augmenter ses prix et perdre des marchés. Elle peut réduire ses marges et perdre sa capacité d’investissement. Elle peut réduire la production et affaiblir l’emploi. Dans tous les cas, la sortie de crise devient plus lente.

La logique de l’inflation importée est dure pour les exportateurs. Le coût du transport et de l’assurance est intégré au prix final. Le client externe compare, et il choisit souvent le plus stable ou le moins cher. Une hausse de coûts peut suffire à casser un contrat.

Quand l’exportation ralentit, l’économie perd un soutien potentiel. Cela réduit l’oxygène financier. Cela réduit aussi la confiance. La reprise devient alors plus fragile, car elle dépend davantage d’une demande interne déjà affaiblie par la hausse des prix.

Inflation et tension sociale: le choc extérieur se transforme en conflit intérieur

Une hausse des prix, décrite comme inquiétante, ne reste pas une question de chiffres. Elle devient une expérience sociale. Elle nourrit une tension entre vendeur et acheteur. Elle nourrit aussi une tension entre salariés et employeurs.

Le commerce se retrouve au point de friction. Il est l’endroit où le prix se voit. Il devient aussi le lieu où la colère s’exprime. Pourtant, une partie de la hausse vient d’une chaîne externe. Cette différence entre cause et perception alimente la fatigue sociale.

Cette fatigue a un effet économique. Elle renforce la prudence. Le ménage réduit. L’entreprise attend. L’investissement recule. Le pays peut alors entrer dans un cycle où la hausse des prix casse la demande, puis où la demande faible empêche la reprise de se consolider.

La sortie est lente, car elle exige plus qu’une stabilisation des prix. Elle exige une confiance. Elle exige une visibilité. Or l’inflation importée, liée aux tensions internationales, maintient l’incertitude dans la durée.

Croissance annoncée, mais sous plafond: l’inflation comme frein immédiat

Une poursuite de la croissance est évoquée pour 2026, avec une fourchette de 4 à 5%. Cette perspective est décrite comme encourageante, mais insuffisante.

Cette croissance reste vulnérable à un choc de prix. Si l’énergie relance l’inflation, le pouvoir d’achat se contracte. La demande réelle baisse. Le commerce devient plus prudent. L’industrie devient plus contrainte. La croissance perd sa base.

Le secteur financier et bancaire est cité comme un élément clé du retour de l’activité. Une reconstruction de ce secteur est présentée comme une condition du mouvement économique. Ce point compte pour l’inflation importée. Sans financement, les entreprises ont moins de capacité à amortir un choc de coûts. Elles répercutent plus vite.

L’inflation agit donc comme un plafond. Elle limite l’effet positif d’une croissance annoncée. Elle transforme un gain macroéconomique en bénéfice fragile, car le quotidien peut se détériorer malgré une hausse globale de l’activité.

Pourquoi la baisse est plus lente que la hausse

La hausse arrive vite, car elle suit une chaîne courte. Énergie, transport, assurance, prix final. Elle frappe directement les budgets. Elle oblige à ajuster immédiatement.

La baisse, elle, suit une chaîne longue. Même si l’énergie se stabilise, les autres coûts ne redescendent pas forcément au même rythme. Le transport reste cher si l’assurance reste chère. L’assurance reste chère si l’environnement reste tendu. La prudence reste forte si le pouvoir d’achat reste fragile.

La demande met aussi du temps à se réinstaller. Un ménage qui a réduit ses dépenses pendant une période de hausse ne revient pas immédiatement à ses habitudes. Le commerce, lui, ne se remet pas à investir rapidement. Il a appris la prudence. Il l’applique tant que le risque de hausse est présent.

Enfin, l’inflation importée garde un caractère imprévisible. Les tensions internationales, citées comme facteur de pression, peuvent relancer la hausse sans prévenir. Cette menace maintient une économie sur le court terme, ce qui ralentit mécaniquement la consolidation.

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Newsdesk Libnanews
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