mercredi, janvier 14, 2026

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Israël frappe la vallée de la Bekaa : une violation du cessez-le-feu avec le Hezbollah ?

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Les tensions entre Israël et le Hezbollah connaissent un nouvel épisode de violence, malgré un cessez-le-feu fragile en vigueur depuis novembre. Dans la nuit de jeudi à vendredi, des frappes aériennes israéliennes ont ciblé plusieurs sites dans la vallée de la Bekaa, à l’est du Liban, tuant deux personnes et blessant dix autres, selon le ministère libanais de la Santé. Ces frappes marquent une escalade dans un contexte déjà tendu, Israël accusant le Hezbollah de violer l’accord de cessez-le-feu en menant des activités militaires clandestines.

Des frappes israéliennes sur la Bekaa : une réponse à une « menace terroriste »

L’armée israélienne a confirmé avoir visé plusieurs cibles du Hezbollah dans la Bekaa, un bastion du groupe libanais pro-iranien. Selon son communiqué, ces frappes auraient touché un site militaire souterrain servant à la fabrication et au développement d’armements, ainsi que des infrastructures utilisées pour le passage clandestin d’armes entre la Syrie et le Liban.

Le village de Janta, proche de la frontière syrienne, a été touché par ces frappes. Cette zone avait déjà été visée le 13 janvier dernier par des raids israéliens, témoignant d’un intérêt stratégique particulier pour Tsahal.

Israël justifie ces attaques en réponse à l’interception d’un drone de surveillance du Hezbollah jeudi, qui aurait pénétré son espace aérien. Selon l’armée israélienne, il s’agirait d’une « violation des accords de cessez-le-feu entre Israël et le Liban », et elle affirme qu’elle « ne permettra aucune activité terroriste de ce type ».

Un cessez-le-feu de plus en plus fragilisé

L’accord de cessez-le-feu signé en novembre 2023 entre Israël et le Hezbollah devait mettre un terme à 14 mois de conflit. Il prévoyait un retrait mutuel des forces de la zone frontalière du sud du Liban dans un délai de 60 jours.

  • Israël devait achever son retrait du Liban avant le 26 janvier, une échéance qu’il n’a pas respectée.
  • Le Hezbollah, de son côté, devait retirer ses forces au nord du Litani, à 30 kilomètres de la frontière israélienne, et démanteler ses infrastructures militaires dans le sud du Liban.

Face aux accusations israéliennes de non-respect du cessez-le-feu par le Hezbollah, Tel-Aviv a obtenu un report du retrait de ses troupes jusqu’au 18 février. Cependant, les tensions persistent, notamment en raison de la présence continue de drones israéliens dans l’espace aérien libanais.

Réactions libanaises : une « agression flagrante »

Le Hezbollah n’a pas tardé à réagir aux frappes israéliennes. Le député du parti chiite Ibrahim Moussawi a dénoncé « une violation très dangereuse et une agression flagrante et explicite » de la souveraineté libanaise.

Il a appelé l’État libanais, représenté par la présidence, le gouvernement et l’armée, à prendre des mesures immédiates pour stopper ces attaques israéliennes.

Le Hezbollah a également condamné le ciblage de points de passage frontaliers entre la Syrie et le Liban. Selon des sources locales, Israël a frappé :

  • Quatre fois le poste frontalier de Janta, en plein cœur de la vallée de la Bekaa,
  • Deux autres passages illégaux entre la Syrie et le Liban, dans le nord du pays.

Ces attaques viseraient à perturber les flux logistiques du Hezbollah, notamment en ce qui concerne le trafic d’armes et de fonds en provenance d’Iran et de Syrie.

Pourquoi Israël intensifie ses frappes en territoire libanais ?

Depuis le début du conflit israélo-palestinien en octobre 2023, le Hezbollah et Israël se sont livrés à plusieurs échanges de tirs transfrontaliers, le mouvement chiite libanais affichant son soutien au Hamas.

Les frappes en Bekaa s’inscrivent dans une stratégie israélienne plus large visant à affaiblir les infrastructures du Hezbollah et réduire l’influence iranienne au Liban. Tsahal craint en effet que :

  • Le Hezbollah renforce son arsenal de missiles en profitant du cessez-le-feu,
  • Des armes sophistiquées soient transférées depuis la Syrie,
  • Le sud du Liban devienne une base avancée de lancement d’attaques contre Israël.

Israël n’exclut pas d’intensifier ses frappes, affirmant que ses opérations sont préventives et défensives.

Les États-Unis tentent d’éviter un embrasement

Face à cette escalade, Washington appelle les deux parties à respecter l’accord de cessez-le-feu.

Un responsable du Département d’État a confirmé que les États-Unis ont joué un rôle dans l’extension de la trêve jusqu’au 18 février. Cependant, les États-Unis restent prudents et s’inquiètent de la persistance des violations de part et d’autre.

  • Israël continue de survoler le Liban avec ses drones,
  • Le Hezbollah maintient des forces actives dans le sud malgré l’accord,
  • Le Liban accuse Israël de prolonger sa présence militaire illégalement.

La situation reste extrêmement tendue, et un retour aux hostilités est possible si aucun compromis n’est trouvé.

Vers une reprise du conflit Israël-Hezbollah ?

Les frappes israéliennes en Bekaa marquent une nouvelle étape dans la détérioration du cessez-le-feu. Malgré les efforts diplomatiques, les violations répétées de l’accord et les accusations mutuelles pourraient mener à une reprise des combats.

Trois scénarios sont possibles dans les semaines à venir :

  1. Une escalade progressive avec de nouveaux échanges de tirs et des frappes ciblées de part et d’autre.
  2. Un retour aux négociations, sous la pression des États-Unis et de l’ONU, pour éviter un conflit total.
  3. Un affrontement direct, si Israël décide de poursuivre sa stratégie offensive contre le Hezbollah.

Avec la date limite du 18 février pour le retrait israélien, les prochains jours seront décisifs pour l’avenir du Liban et la stabilité de la région.

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Newsdesk Libnanews
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