Le 23 novembre 2025, une frappe aérienne israélienne a ciblé un immeuble résidentiel dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, tuant au moins cinq personnes et en blessant 28 autres, selon les chiffres provisoires du ministère libanais de la Santé. Parmi les victimes se trouve Haytham Ali Tabatabai, présenté par l’armée israélienne comme le chef d’état-major de facto du Hezbollah et une cible prioritaire en raison de son rôle présumé dans la reconstitution des capacités militaires du mouvement chiite. Cette opération, menée en plein jour et revendiquée par les Forces de défense israéliennes (IDF), marque une escalade notable dans un contexte de cessez-le-feu fragile conclu en novembre 2024 sous les auspices des États-Unis. Elle intervient alors que les violations israéliennes de cet accord se multiplient, avec plus de 10 000 infractions recensées par la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) depuis son entrée en vigueur, incluant des survols aériens quasi quotidiens et des incursions terrestres qui ont causé la mort de 331 personnes et blessé 945 autres au Liban.
Cette attaque n’est pas un incident isolé, mais s’inscrit dans une dynamique où les accords de trêve semblent n’être que des façades perméables, permettant à Israël de poursuivre ses opérations militaires sans entraves significatives. Au Liban comme à Gaza, le concept de cessez-le-feu paraît vidé de sa substance, transformé en un cadre qui autorise, de facto, des actions unilatérales sous prétexte de défense préventive. Les autorités libanaises ont condamné l’acte avec vigueur, mais leur réponse reste confinée à des déclarations diplomatiques, révélant une inertie sur le terrain qui interroge la capacité de l’État à défendre sa souveraineté. Parallèlement, l’absence de réaction ferme de la communauté internationale renforce l’impression d’une impunité accordée à Israël, dont la stratégie semble orientée vers une relance contrôlée des hostilités plutôt que vers une paix durable.
Un incident qui expose les failles du cessez-le-feu libanais
Les circonstances de la frappe du 23 novembre illustrent parfaitement les limites de l’accord de novembre 2024. Les équipes de secours libanaises, incluant la Croix-Rouge et les unités du ministère de la Santé, ont été mobilisées dans les minutes suivant l’explosion, extrayant des survivants des décombres d’un bâtiment de plusieurs étages qui s’est partiellement effondré. Des témoins oculaires ont décrit une déflagration assourdissante, suivie d’un panache de fumée noire visible depuis les quartiers centraux de Beyrouth. L’armée israélienne a justifié l’opération en affirmant qu’elle répondait à des violations présumées par le Hezbollah, notamment des tentatives de réarmement et de déploiement de forces près de la frontière. Tabatabai, sur qui pesait une prime de 5 millions de dollars offerte par les États-Unis depuis 2016, était accusé de coordonner la restauration des unités d’élite du groupe, comme la force Radwan. L’IDF a décrit l’attaque comme une mesure défensive, ciblant un bâtiment où se trouvait le commandant, avec des munitions de précision pour minimiser les dommages collatéraux – une affirmation contredite par le bilan humain rapporté par les autorités libanaises, qui inclut des civils non impliqués, parmi lesquels des résidents ordinaires du quartier, dont une femme d’une quarantaine d’années blessée aux éclats et deux enfants souffrant de fractures.
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Le Hezbollah a confirmé la mort de Tabatabai, le qualifiant de « martyr » et détaillant son engagement sur plusieurs fronts, dont la Syrie et le Yémen. Mahmoud Qmati, un responsable du mouvement, s’est exprimé sur les lieux, déclarant que cette action avait « franchi une ligne rouge et ouvre la porte à une escalade plus large contre tout le Liban ». La direction du Hezbollah étudie la nature d’une riposte, mais pour l’instant, aucune action immédiate n’a été lancée, maintenant une tension latente sans embrasement généralisé. Cette retenue, inhabituelle, pourrait s’expliquer par le contexte régional, mais elle souligne aussi comment le cessez-le-feu permet à Israël de dicter le rythme des confrontations. Des sources au sein du mouvement chiite, citées par des agences de presse internationales, indiquent que Tabatabai supervisait non seulement les unités d’élite mais aussi des transferts logistiques depuis l’Iran, via des routes syriennes, renforçant les capacités en missiles guidés et en drones.
Du point de vue libanais, cette frappe s’ajoute à une litanie de violations israéliennes. La FINUL et le gouvernement libanais recensent plus de 7 500 survols aériens et 2 500 incursions terrestres depuis novembre 2024, causant des dommages systématiques aux infrastructures civiles. Des villages du sud, comme Khiam et Marjayoun, subissent des tirs d’artillerie quasi quotidiens, endommageant des fermes et des systèmes hydrauliques, avec des pertes agricoles estimées à plusieurs millions de dollars pour la saison 2025, selon les rapports du ministère libanais de l’Agriculture. L’armée libanaise a documenté 4 500 infractions aériennes depuis octobre 2025, incluant des drones survolant des zones résidentielles à basse altitude, parfois à moins de 500 mètres, comme rapporté lors d’une réunion conjointe avec la FINUL le 20 novembre. Ces actions, selon des rapports de l’ONU publiés le 22 novembre, minent la résolution 1701 et exposent le Liban à un risque constant, avec des patrouilles conjointes de la FINUL renforcées mais incapables d’empêcher les intrusions, comme en témoigne l’incident du 15 novembre où un véhicule de la FINUL a été visé par des tirs indirects près de la Ligne bleue.
À Gaza, un miroir des dysfonctionnements
Le scénario au Liban trouve un écho saisissant à Gaza, où le cessez-le-feu conclu le 10 octobre 2025 entre Israël et le Hamas, négocié par les États-Unis, l’Égypte et le Qatar, apparaît tout aussi poreux. Les autorités palestiniennes rapportent 497 violations par les forces israéliennes du 10 octobre au 23 novembre, entraînant 342 morts et 875 blessés, avec 35 personnes enlevées lors d’opérations terrestres. Des frappes aériennes et d’artillerie persistent, notamment dans le nord et le sud de l’enclave, tuant plus de 20 Palestiniens lors d’attaques intensives le 22 novembre près de Jabaliya, où des drones ont largué des munitions sur un quartier résidentiel. Israël justifie ces opérations par des incursions présumées de « terroristes armés » franchissant la « ligne jaune » de séparation, mais les rapports de Gaza dénoncent une violence systématique qui défie l’esprit de l’accord, avec des tirs d’artillerie sur des zones agricoles causant la destruction de cultures essentielles pour l’alimentation locale.
Le Bureau des médias gouvernementaux à Gaza a documenté 393 violations du 10 octobre au 20 novembre, incluant des tirs sur des quartiers résidentiels et des kidnappages lors de raids nocturnes. L’accord, qui prévoyait un échange de prisonniers – avec 150 Palestiniens libérés contre 50 otages israéliens dans la première phase – voit Israël repositionner ses troupes derrière la ligne de séparation tout en maintenant des opérations. Des strikes sur Khan Younis le 20 novembre ont tué cinq Palestiniens et blessé 18, justifiés comme réponse à un incident frontalier impliquant un projectile non identifié. L’accès humanitaire reste entravé, avec tous les passages frontaliers fermés depuis le 18 novembre en raison de « menaces sécuritaires », selon un communiqué de l’armée israélienne, laissant des dizaines de milliers de familles déplacées affronter le froid hivernal dans des tentes précaires, exposées à des maladies comme la diarrhée et la pneumonie, comme alerté par l’Organisation mondiale de la santé dans un rapport du 21 novembre.
Cette asymétrie dans l’application des trêves – où Israël opère avec une latitude apparente – interroge la nature même des accords. À Beyrouth comme à Gaza, les cessez-le-feu semblent servir de cadre pour des actions unilatérales, sous couvert de sécurité, sans que les parties adverses ne puissent riposter sans risquer une escalade imputée à elles seules. Des experts de l’ONU, dans un briefing du 22 novembre au Conseil de sécurité, ont noté que les violations israéliennes dominent le tableau, avec seulement une dizaine de projectiles tirés depuis le Liban ou Gaza sur la même période, contre des centaines d’incursions du côté israélien.
Condamnations libanaises : entre fermeté rhétorique et inertie opérationnelle
Les autorités libanaises ont réagi à la frappe de Beyrouth par des déclarations officielles marquées par une fermeté verbale. Le président Joseph Aoun a qualifié l’attaque d’« agression flagrante », accusant Israël de violer la souveraineté libanaise et appelant à une intervention internationale immédiate. « Cette violation de notre territoire et des accords internationaux nécessite une prise de position ferme pour protéger le Liban des attaques répétées », a-t-il déclaré dans un communiqué émis depuis le palais de Baabda le 23 novembre au soir. Le Premier ministre Nawaf Salam a convoqué une réunion d’urgence du cabinet, affirmant que l’incident intervenait à un « moment critique et sensible », et exhortant les forces politiques à se ranger derrière l’État. « La priorité reste la protection des civils, et cette frappe constitue une violation patente de la résolution 1701 », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse le 24 novembre matin, réaffirmant le monopole de l’État sur les décisions de guerre et réitérant l’exigence d’un retrait complet des forces israéliennes des zones contestées au sud.
Joseph Rajji, ministre des Affaires étrangères, a annoncé des démarches auprès des ambassades européennes et arabes, incluant des appels à Paris et Berlin pour une médiation accrue, tandis que le ministre de la Défense a ordonné un renforcement des patrouilles frontalières en coordination avec la FINUL, avec l’ajout de 500 soldats supplémentaires le long de la Ligne bleue dès le 24 novembre. Ces positions, unanimes au sein du cabinet de 24 ministres issus des diverses confessions, invoquent systématiquement la résolution 1701 et appellent à une enquête internationale sous l’égide de l’ONU. Le ministre de l’Intérieur a supervisé les opérations de sécurité sur le site de la frappe, coordonnant avec l’armée pour évacuer temporairement 150 familles des immeubles adjacents, tandis que le ministre de la Santé a mobilisé des équipes médicales supplémentaires pour traiter les blessés, avec 15 cas graves transférés à l’hôpital universitaire américain de Beyrouth.
Pourtant, ces condamnations restent confinées au domaine diplomatique, sans traduction concrète sur le terrain. Aucune mobilisation militaire significative n’a suivi, l’armée libanaise se limitant à sécuriser le site et assister les secours, avec des patrouilles renforcées mais sans confrontation directe. Des sources au sein des forces armées indiquent une posture défensive stricte, évitant tout engagement pour préserver les troupes face à une supériorité technologique israélienne, comme en témoigne l’absence de réponse à trois survols de drones documentés par la FINUL le soir du 23 novembre.
Cette inertie révèle des contraintes structurelles : l’armée libanaise, avec un budget réduit de 30 % depuis 2019 selon les rapports du ministère des Finances publiés en juillet 2025, manque d’équipements aériens avancés, son arsenal étant composé d’armes datant des années 1980 et complété par des donations limitées des États-Unis et de la France. Les divisions confessionnelles au sein des forces armées, avec une forte représentation chiite dans les rangs inférieurs, compliquent les décisions d’engagement, et les commandants ont reçu des ordres prioritaires de non-escalade. Mais elle illustre aussi parallèlement les faiblesses internes de l’état incapable de protéger sa population, faisant le lit de solutions alternatives comme le maintien des armes du Hezbollah au final.
Le Hezbollah, pour sa part, maintient une retenue qui contraste avec ses promesses de riposte, laissant ses unités en alerte sans action immédiate, comme confirmé par un communiqué du mouvement le 24 novembre matin. Cette approche mesurée pourrait être influencée par les dynamiques internes, où le mouvement évalue les risques d’une riposte qui pourrait exposer davantage les civils de la banlieue sud.
Une stratégie israélienne orientée vers l’escalade contrôlée
La frappe de Beyrouth soulève des interrogations sur la stratégie israélienne, qui semble prioriser une pression constante pour empêcher tout réarmement adverse, tout en créant les conditions d’une relance des hostilités, ce qui pourrait être le but ultime du complexe de Massada.
Benjamin Netanyahu a revendiqué l’opération lors d’une allocution télévisée le 23 novembre, déclarant que « Israël continuera à frapper si nécessaire pour protéger ses citoyens et n’autorisera pas le Hezbollah à reconstituer ses forces ». Cette position s’inscrit dans une doctrine de « no war, no peace », où Israël maintient une présence militaire prolongée, occupant cinq avant-postes frontaliers libanais malgré l’obligation de retrait prévue par la résolution 1701, comme documenté par la FINUL dans son rapport mensuel d’octobre 2025. Israel Katz, ministre de la Défense, a ajouté lors d’une conférence de presse le 24 novembre que les forces agissent pour neutraliser les menaces, citant des opérations en Syrie contre des convois iraniens comme modèle, avec au moins trois strikes confirmés depuis le début du mois de novembre.
Des analystes au sein de think tanks internationaux, comme l’Institut international pour les études stratégiques, notent que cette approche maintient Israël en position dominante, avec des frappes préventives qui visent non seulement à affaiblir l’adversaire mais aussi à provoquer des réactions calibrées voire même un nouveau conflit.
Le timing de l’attaque – survenue à peine une semaine avant la visite prévue du pape Léon XIV au Liban, du 30 novembre au 2 décembre 2025 – alimente les spéculations sur une volonté délibérée de relancer le conflit:
Cette visite pontificale, annoncée par le Vatican le 15 octobre 2025 et destinée à promouvoir l’unité chrétienne et le dialogue interconfessionnel dans un pays marqué par les divisions, pourrait être perturbée par une escalade. Des observateurs diplomatiques, cités dans des dépêches d’agences de presse le 24 novembre, se demandent si Israël cherche à amener le Hezbollah à des représailles pour le présenter comme l’initiateur des hostilités, alors que les initiatives de guerre – comme cette frappe unilatérale sur un quartier résidentiel de Beyrouth – proviennent du côté israélien.
Une telle manœuvre exploiterait le contexte international pour isoler le mouvement chiite, renforçant l’image d’Israël comme acteur réactif plutôt qu’agressif dans l’optique d’un whitelisting de son image particulièrement erronée auprès de l’opinion publique mondiale en raison du génocide commis à Gaza et particulièrement à l’approche d’un événement symbolique comme la visite papale, qui inclut des rencontres avec le président Aoun et des représentants de toutes les confessions libanaises, présentant un Liban multiconfessionel et de coexistence pacifique, un projet politique alternatif au projet israélien d’état juif sans création d’état palestinien à ses côtés.
À Gaza, une approche similaire se manifeste : les violations escaladent après des incidents mineurs, comme les frappes sur Jabaliya le 22 novembre. Ces actions contribuent à une instabilité persistante, où les trêves servent de couverture pour des objectifs militaires à long terme, avec Israël maintenant un contrôle strict sur les accès et les mouvements, comme rapporté par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) dans son update du 23 novembre.
Réactions iraniennes et internationales : une condamnation sans suites
L’Iran, principal allié du Hezbollah, a réagi avec véhémence à la frappe. Le ministère des Affaires étrangères à Téhéran a condamné l’assassinat comme un « acte terroriste d’État » dans un communiqué du 23 novembre, appelant la communauté internationale à prendre position contre Israël et à imposer des sanctions pour violations répétées du droit international. Ali Larijani, figure influente du régime, a salué le « martyre de Haytham Ali Tabatabai » dans un message diffusé le 24 novembre, affirmant que « les martyrs atteignent ce qu’ils désirent, mais Netanyahu poursuit ses aventures jusqu’à ce que tous comprennent qu’il ne reste qu’une voie : affronter cet État fictif ». Larijani a présenté ses condoléances au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et aux combattants du mouvement, encadrant l’événement dans la logique de la « résistance » régionale qui inclut des groupes au Yémen et en Irak. Cette rhétorique mais aussi paradoxalement les frappes israéliennes renforce l’axe Téhéran-Beyrouth, avec des promesses implicites de soutien logistique, comme des transferts de technologie militaire via la Syrie, ciblés par Israël dans au moins deux fois le 19 et 21 novembre.
Les réactions internationales restent mesurées, malgré les appels à la retenue. L’Union européenne a réitéré sa condamnation des violations contraires à la résolution 1701 dans un communiqué du Haut Représentant pour les affaires étrangères le 24 novembre, exprimant sa préoccupation face au risque d’embrasement régional et appelant Israël à cesser toute action unilatérale. L’ONU, via son bureau des droits de l’homme à Genève, a qualifié les incidents de menaces pour la paix dans un briefing du 24 novembre, notant l’asymétrie des infractions et rapportant 127 tués au Liban par des attaques israéliennes depuis novembre 2024. Le secrétaire général de l’ONU a déclaré : « Ces violations continues sapent les efforts de paix et exposent les populations civiles à des dangers inacceptables », appelant à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité prévue pour le 26 novembre.
Les États-Unis, médiateurs des accords de 2024 et 2025, ont exprimé leur inquiétude sans condamnation ferme, un porte-parole du département d’État déclarant le 24 novembre suivre la situation de près et appelant toutes les parties à respecter le cessez-le-feu pour éviter une escalade. Des sources diplomatiques américaines indiquent une satisfaction sous-jacente pour l’élimination de Tabatabai, alignée sur les objectifs antiterroristes, avec des discussions bilatérales en cours avec Beyrouth pour renforcer la surveillance frontalière. La France et l’Allemagne ont demandé une enquête indépendante sur les frappes et la protection des civils lors d’un appel conjoint le 24 novembre, tandis que l’Égypte et la Jordanie ont dénoncé l’action comme une agression contre la souveraineté libanaise et palestinienne dans des communiqués du ministère des Affaires étrangères respectifs. Pourtant, aucune mesure concrète – comme des sanctions ou un renforcement de la FINUL, qui opère avec un mandat limité à l’observation – n’a été annoncée, permettant une poursuite des opérations sans conséquences immédiates, comme en témoigne un survol de drones israéliens documenté par la FINUL le 24 novembre matin.
Critiques internes au Liban : une crédibilité érodée
Des sondages menés par l’Institut libanais pour la démocratie, publiés le 20 novembre, indiquent que seulement 35 % des Libanais font confiance au gouvernement pour gérer les crises sécuritaires, en baisse de 10 points depuis le cessez-le-feu de 2024. Dans les communautés chiites, les services du Hezbollah ont été plus efficaces lors des secours post-frappe, distribuant des kits d’urgence à 200 familles le 24 novembre, renforçant son image comme protecteur alternatif à l’État. Cette perception accentue les fractures confessionnelles, avec des figures sunnites et chrétiennes accusant le gouvernement de complaisance envers le Hezbollah, qui refuse de désarmer malgré les exigences de la résolution 1701. Le Parlement libanais, paralysé par les quotas confessionnels, a vu une session prévue pour le 25 novembre reportée en raison de désaccords sur l’ordre du jour, incluant le renforcement du mandat de la FINUL. Les frappes israéliennes éloignent également la question du désarmement du Hezbollah, devenu seul rempart au sein de la communauté chiite face aux agressions israéliennes en dépit d’un affaiblissement apparent suite à l’absence de réaction décisive des autorités libanaises pour mettre fin aux violations israéliennes.



