Le Liban figure au 132e rang mondial sur 180 pays dans le classement annuel de la liberté de la presse pour l’année 2025, selon une méthodologie comparative basée sur cinq indicateurs principaux. Ce classement régional le positionne également en 7e position parmi les pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.
L’évaluation repose sur l’analyse de l’indépendance des médias, la transparence, l’environnement législatif, les infrastructures et la sécurité des journalistes. Le score total attribué au Liban est de 40,14 sur 100.
Classement 2025 – Liberté de la presse
| Pays | Rang mondial | Score (sur 100) |
|---|---|---|
| Norvège | 1er | 92,7 |
| Irlande | 2e | 90,3 |
| Danemark | 3e | 89,9 |
| Tunisie | 121e | 44,6 |
| Maroc | 136e | 38,1 |
| Algérie | 139e | 37,0 |
| Égypte | 166e | 26,5 |
| Liban | 132e | 40,1 |
Détail des sous-indices attribués au Liban
| Dimension évaluée | Score Liban (sur 100) |
|---|---|
| Indépendance des médias | 39,2 |
| Cadre juridique | 38,6 |
| Transparence | 41,0 |
| Sécurité des journalistes | 32,9 |
| Qualité des infrastructures | 49,8 |
Le classement est établi par l’agrégation de sources journalistiques, d’ONG, de chercheurs et d’experts locaux, combiné à des questionnaires sur les pratiques professionnelles, les cas d’atteintes aux droits, la censure ou encore l’accès à l’information publique.
Comparez rapidement les prix des vols avec Fly2Leb.
Comparaison avec les classements précédents
| Année | Rang mondial | Rang régional MENA |
|---|---|---|
| 2023 | 119e | 6e |
| 2024 | 125e | 6e |
| 2025 | 132e | 7e |
Le recul de 13 places entre 2023 et 2025 est documenté par une multiplication des signalements relatifs à des arrestations de journalistes, des poursuites judiciaires à caractère politique et des pressions exercées par certaines institutions sur les rédactions locales.
État des législations médiatiques
Le Liban dispose de textes juridiques sur la liberté d’expression, mais plusieurs lois permettent des poursuites pénales pour « diffamation », « atteinte à la réputation » ou « offense à l’autorité publique ». Ces textes sont régulièrement invoqués par les autorités pour restreindre les publications critiques, y compris en ligne.
Les journalistes peuvent également être interrogés ou poursuivis sur la base du code pénal militaire ou des lois antiterroristes. Les cas les plus médiatisés concernent des publications sur les réseaux sociaux ou des enquêtes sur des questions politiques ou financières sensibles.
Infrastructures et accès à l’information
Le score relativement plus élevé dans la catégorie « infrastructures » est lié à la couverture technologique (taux d’accès à internet et à la téléphonie mobile), mais l’accès aux sources officielles reste limité. Les journalistes doivent souvent s’appuyer sur des documents internes, des fuites ou des sources non officielles.
Données complémentaires
| Indicateur | Valeur 2025 |
|---|---|
| Nombre estimé de médias actifs | Environ 75 |
| Nombre de journalistes poursuivis | 11 |
| Accès public aux données publiques | Non garanti par la loi |
Informations sur l’organisme cité
Organisation internationale d’évaluation de la liberté de la presse
Fondée en 1985, elle publie chaque année un rapport mondial couvrant 180 pays. L’indice repose sur des méthodologies d’enquête et des données issues du terrain. Il ne s’appuie pas uniquement sur les législations, mais sur l’application réelle des droits et libertés.



