Le choix de nos rêves.

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On avait perdu l’espoir depuis déjà bien longtemps qu’il était possible de choisir dans un pays qui ne fait que subir.

Subir, oui, à part notre classe politique qui est hors concours, notre cher pays a subi dans le passé le goût amer d’une guerre des autres sur son territoire et il continue à subir ;

L’influence de pays voisins et lointains vraisemblablement puissants, et souhaitant régler leurs différends avec leurs ennemis au prix de notre libre-arbitre et de notre souveraineté et les combattre au prix de la vie de nos hommes.

L’asservissement et les contraintes et astreintes imposées par ces pays mêmes au nom de la protection d’une telle partie de la population ou d’une telle autre.

La subordination à des pays à visée hégémonique qui désirent étaler leur souveraineté sur notre territoire au nom d’alliances moyenâgeuses.

Les menaces assidues de la part de forces occultes et obscures dignes de films d’horreur.

Le maintien exprès de notre population dans la pauvreté et le manque de perspective et ce dans un but bien défini et étudié : une population pauvre n’aura pas de vision pour le long terme. Elle doit penser à se nourrir, à se loger, à se soigner, à garantir l’éducation de ses enfants, bref à assurer ses besoins les plus rudimentaires.

L’assujettissement machiavélique de nos compatriotes à la volonté d’hommes politiques et la consolidation de leurs divisions pour mieux les gouverner et mieux y régner. Et un peuple assujetti est un peuple désuni, vulnérable et fragile. 

Dans leur entreprise du mal leur ils ont réussi, mais jamais à éteindre nos aspirations à vivre dans la dignité et dans la liberté.

Et puis ce fut le réveil, ce matin du 17 octobre, un réveil somptueux, savoureux, sublime, transcendant, féerique, enivrant, prodigieux, mais avant tout et avant tous ces adjectifs mélioratifs et enchantants pour le décrire, ce réveil est déclencheur d’un potentiel astronomique de choix.

Oui de choix, les choix éminents de nos rêves :

Le rêve d’un pays doté d’une sécurité sociale et d’un système de retraite et de santé pour tous.  « Et tous, cela veut dire tous ». En référence à un slogan devenu emblématique lors des dernières manifestations.

Le rêve d’un pays qui se modernise à sa façon grâce à l’ingéniosité et à la créativité de tous ses citoyens. 

Le rêve d’un pays à la hauteur des ambitions de sa jeunesse, prête aux défis majeurs de son époque.

Le rêve d’un pays rayonnant par sa culture, ses musées, ses théâtres et ses opéras.

Tous les rêves seront désormais réalisables, surtout les rêves d’un pays dont les richesses seront utilisées à bon escient, en toute transparence et dans la volonté commune de léguer un meilleur Liban aux générations futures, un meilleur Liban que celui que notre génération a hérité.

Mes compatriotes, le pouvoir de choisir nos rêves est inestimable. Il est si précieux et il est maintenant bien entre nos mains, ne le lâchons pas à mi-chemin.

C’est à mi-chemin que la complexité s’implante machinalement et que les obstacles s’approvisionnent constamment. L’histoire de tous les peuples accédant à la liberté est toujours vivante pour nous le certifier.

Deux options nous sont offertes :

Ou On croule sous les difficultés et On rebrousse chemin.

Ou On les transcende et On s’envole.

Tout est histoire de perspective, c’est à nous de choisir ! 

Pascale Stephan 

Nov. 2019

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1 COMMENTAIRE

  1. Le choix du rêve d’un pays sans domestiques, qui arrête d’exploiter des cohortes de sri-lankaises, éthiopiennes, philippines, sénégalaises…
    AH PARDON, c’était en option ?

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