Le secteur électrique libanais, autrefois pilier d’une économie dynamique, est aujourd’hui synonyme de chaos et de pertes colossales qui minent le pays depuis des décennies. Ces interruptions chroniques d’alimentation, communément appelées délestages, ne sont pas de simples pannes passagères ; elles résultent d’une gouvernance défaillante chez Électricité du Liban (EDL), d’une dépendance critique aux importations de carburants fossiles, et d’une série de crises cumulatives comme l’effondrement financier de 2019, la pandémie de COVID-19, l’explosion du port de Beyrouth en 2020, et le conflit dévastateur avec Israël en 2024. Un rapport de la Banque mondiale daté de mars 2025 évalue les dommages et pertes totaux liés à ce dernier conflit à 14 milliards de dollars américains, contribuant à une contraction cumulée du produit intérieur brut (PIB) de près de 40 % depuis 2019. Ces blackouts ne se contentent pas de plonger les foyers dans l’obscurité ; ils freinent la productivité industrielle, gonflent les coûts opérationnels des entreprises et creusent des inégalités socio-économiques profondes, transformant un inconvénient quotidien en un fléau économique majeur.
Pour quantifier ce désastre, les économistes recourent à la valeur de la charge perdue (VOLL), un indicateur qui mesure le coût d’une unité d’électricité non fournie, estimée au Liban à environ 700 dollars par mégawatt-heure (MWh), un chiffre bien supérieur aux normes dans d’autres pays en développement en raison de la vulnérabilité d’une économie tertiaire qui repose sur une énergie fiable. Les évaluations formelles, émanant d’institutions comme la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Fonds monétaire international (FMI), chiffrent ces pertes en milliards de dollars chaque année, tandis que le marché informel des générateurs privés, une économie souterraine évaluée entre 2,5 et 3 milliards de dollars annuels, révèle comment les Libanais s’adaptent à ce vide, au prix d’une pollution galopante et d’une facture écrasante pour les ménages les plus modestes. Sans réformes radicales, le PIB risque de stagner ou de reculer de 2 % en 2026, selon les prévisions du FMI, perpétuant un cycle vicieux de sous-développement que cette analyse décortique en s’appuyant sur des données fraîches jusqu’en 2026. En intégrant des cadres théoriques comme le piège de la pauvreté théorisé par Jeffrey Sachs, on comprend comment ces défaillances énergétiques détournent les ressources vers des palliatifs coûteux au lieu d’investissements productifs, érodant le tissu économique du pays.
La genèse de cette crise remonte à la reconstruction post-guerre civile de 1990, une ère marquée par une absence de vision stratégique et une corruption rampante qui ont laissé le secteur électrique en lambeaux. Électricité du Liban, l’opérateur public chargé de la production, du transport et de la distribution, a accumulé des déficits abyssaux dus à des tarifs figés depuis 1994, calculés sur un baril de pétrole à 25 dollars, ainsi qu’à des pertes techniques et non techniques frôlant les 34 à 40 %, englobant fuites, vols et impayés. Entre 1992 et 2020, les subventions gouvernementales versées à EDL ont culminé à 43 milliards de dollars, soit 46 % de la dette publique totale du Liban. Ces injections annuelles moyennes de 1,5 milliard de dollars entre 2010 et 2018 représentaient 3,8 % du PIB, un gaspillage flagrant qui n’a pas résolu les problèmes sous-jacents. La production reste dramatiquement insuffisante, avec EDL générant en moyenne entre 810 et 1 500 gigawatt-heures (GWh) par mois contre une demande oscillant de 2 000 à 2 500 GWh. Cette faille structurelle s’est aggravée avec la crise financière de 2019, où la livre libanaise a chuté de 98 % de sa valeur, rendant les importations de carburant prohibitivement chères.
En 2021, un blackout national complet a paralysé le pays pendant plusieurs jours, obligeant les citoyens à se tourner massivement vers les générateurs privés. La situation a atteint un paroxysme en août 2024, avec un blackout total provoqué par l’épuisement des stocks de carburant à la centrale de Zahrani, conséquence directe de l’incapacité du gouvernement à régler ses dettes envers l’Irak. Les associations patronales ont alors estimé les pertes à 12 millions de dollars par heure, touchant des infrastructures vitales comme les aéroports, les ports et les prisons. Le conflit de 2024-2025 a porté un coup fatal, endommageant 34 % des réseaux publics et détruisant 4 000 unités solaires, ce qui équivaut à une perte de 150 à 200 mégawatts ou 1,4 à 1,5 % de la capacité installée. En février 2025, EDL affichait des pertes opérationnelles mensuelles de 55,2 millions de dollars, avec une production en repli de 17 % et un taux de recouvrement des factures plafonné à 17 %. Sur le plan macroéconomique, cela a précipité une contraction du PIB de 5,7 à 10 % en 2024, alors qu’une croissance de 0,9 % était anticipée sans ce conflit.
Cette trajectoire historique met en évidence un piège de la pauvreté où le sous-investissement dans les infrastructures maintient une productivité anémique, rendant le pays vulnérable aux chocs externes. Les coupures quotidiennes moyennes de 9 à 12 heures, grimpant jusqu’à 20 heures en 2025 dans certaines régions, ont engendré une économie de survie qui privilégie les rustines temporaires aux stratégies de long terme. Au total, plus de 70 milliards de dollars ont été engloutis dans le secteur énergétique sans rendement notable, propulsant la dette publique à 280 % du PIB en 2022 et au-delà de 357 % en 2025. La pandémie de COVID-19 a ajouté une couche de complexité, réduisant les émissions de gaz à effet de serre de 32 % entre 2019 et 2022 du fait d’une activité économique atone, sans pour autant catalyser des réformes durables. L’explosion du port de Beyrouth en 2020 a infligé des dommages infrastructurels de 390 à 475 millions de dollars, incluant des pertes énergétiques directes. Ces crises entrelacées ont non seulement creusé les déficits d’EDL mais aussi sapé la confiance des investisseurs, accélérant un exode des compétences qui compromet la relance future.
Les estimations formelles, ancrées dans des approches méthodologiques solides comme la VOLL et les évaluations rapides de dommages et besoins (RDNA), offrent un aperçu quantitatif de l’ampleur macroéconomique de ces blackouts. Pour la période 2009-2014, une étude académique les chiffre à 23,23 milliards de dollars, reposant sur une VOLL de 700 dollars par MWh et un déficit annuel moyen de 6 000 à 8 000 GWh. Ces montants se ventilent en coûts directs à 55 %, soit 383 dollars par MWh pour les dépenses en générateurs, et indirects à 45 %, soit 317 dollars par MWh pour les pertes de production et les répercussions sociétales. L’année 2012 marque un sommet avec 5,72 milliards de dollars pour 8 164 GWh non fournis. Depuis l’implosion financière de 2019, les subventions à EDL ont absorbé la moitié du déficit budgétaire, gonflant la dette totale à 100 milliards de dollars, dont 40 milliards dédiés à l’énergie sans résultats tangibles. La Banque mondiale évalue les pertes cumulées du secteur financier à plus de 70 milliards de dollars en 2023, accompagnées d’une contraction du PIB de 40 % depuis 2019. Pour 2024-2025, le conflit a engendré 14 milliards de dollars en dommages et pertes, dont 6,8 milliards pour les destructions physiques avec 4,6 milliards alloués au logement, et 7,2 milliards pour les pertes économiques comme la chute de productivité et les revenus manqués. Le domaine énergétique à lui seul accuse 209 millions de dollars de pertes, incluant 98 millions en dommages matériels. Sans ce conflit, une croissance de 0,9 % était escomptée ; au lieu de cela, une contraction de 7,1 % en 2024 a porté la perte cumulée à 40 % du PIB d’avant 2019.
Human Rights Watch et le PNUD quantifient les coûts environnementaux et sanitaires liés à la pollution des générateurs à 1,4 milliard de dollars par an, soit 1,3 à 4 % du PIB, couvrant les jours de travail évaporés et les dépenses médicales. En 2024-2025, avec une reliance accrue au diesel, ces chiffres pourraient gonfler à 2-3 milliards, amplifiés par les séquelles du conflit. Les projections pour 2025 tablent sur une croissance révisée à 3,5 %, contre 4,7 % initialement prévu, du fait d’une saison touristique morose liée au conflit, à des investissements timides et à une reconstruction hésitante. Pour 2026, une expansion de 4 % est conceivable si les réformes s’enracinent, avec un PIB nominal estimé entre 20 et 28 milliards de dollars, soit 20 % en dessous des niveaux de 2019. L’inflation, stabilisée à 32,9 % en septembre 2024, demeure instable. Théoriquement, ces pertes s’articulent autour du coût d’opportunité, où chaque MWh manquant érode la valeur ajoutée économique ; dans une économie où les services pèsent 40 % du PIB, la VOLL élevée traduit des effets multiplicateurs sectoriels puissants. Une réduction de 1 % des interruptions pourrait propulser la croissance de 2,16 %. Par ailleurs, l’intégration du secteur informel dans les calculs du PIB, environ 30 % de l’activité, indique que les pertes réelles sont sous-estimées, avec un PIB en parité de pouvoir d’achat à 80 milliards de dollars en 2025, projeté à 76 milliards en 2026.
| Année | Pertes annuelles (milliards USD) | % du PIB | Source |
|---|---|---|---|
| 2012 | 5,72 | ~10 | Étude VOLL |
| 2019-2023 | ~70 (cumulées) | 40 (contraction) | Banque mondiale |
| 2024 | 14 (dommages + pertes) | 50-70 | RDNA 2025 |
| 2025 (révisé) | 1-2 (sans réformes) | 5-10 | FMI/Banque mondiale |
Sans mesures décisives, ces pertes pourraient dépasser 20 milliards de dollars en 2026 dans les régions ravagées par le conflit, imposant une urgence absolue pour des réformes.
Les évaluations informelles mettent en lumière l’économie parallèle des générateurs privés, qui pallie 70 à 90 % de la consommation réelle. Avec 32 000 à 37 000 unités actives, ce marché pèse 2,5 à 3 milliards de dollars par an, équivalant à 10-15 % du PIB. Ce secteur informel, constituant 30 à 36,4 % de l’activité économique globale, occulte les pertes véritables tout en aggravant les disparités. Pour les ménages, les dépenses mensuelles moyennes s’élèvent à 200 dollars pour EDL et les générateurs, totalisant 2 400 dollars annuels, ce qui représente un tiers du revenu pour les plus vulnérables. Entre 2021 et 2022, cela absorbait 44 % des salaires mensuels. Dans les zones rurales, les coûts grimpent à 120 dollars par mois pour une connexion basique de 5 ampères, face à un salaire minimum de 180 dollars. Les plus pauvres, soit 82 % de la population en pauvreté multidimensionnelle, endurent des coupures plus prolongées de 11 heures par jour contre 6 pour les aisés, les contraignant à des choix draconiens entre électricité, nourriture et soins médicaux. Les entreprises, quant à elles, déboursent jusqu’à 35 cents par kilowatt-heure pour les générateurs, contre 10 à 15 cents pour le réseau public, augmentant leurs coûts d’intrants de 3 % et érodant leur compétitivité. Le secteur informel accentue ces écarts, avec des cartels imposant des tarifs de 700 livres libanaises par kWh contre 241 à 472 livres réglementés. Avant la crise, un générateur de 500 kVA rapportait 240 000 dollars par an ; aujourd’hui, avec des tarifs fluctuants comme 100 dollars mensuels à Beyrouth pour 5 ampères, cette industrie prospère impose des surcoûts de 10 % en zones rurales.
Cette forme de taxation régressive frappe durement les bas revenus, avec 92 % des foyers impactés et des abonnements absorbant 44 % du revenu pour les plus fragiles en 2024. L’informalité génère une économie en liquide parallèle qui entrave la création d’emplois formels et approfondit la pauvreté, touchant 80 % de la population en pauvreté multidimensionnelle en 2025. De surcroît, la pollution engendrée ajoute 8 millions de dollars annuels en frais de santé. Une étude de 2025 sur la pauvreté énergétique extrême démontre comment l’effondrement économique a amplifié ces inégalités, pénalisant disproportionnellement les groupes vulnérables. Bien que ce marché des générateurs serve de bouée de sauvetage, il entretient un cercle vicieux en canalisant les capitaux vers des solutions onéreuses et polluantes au lieu de développements durables.
Les blackouts infligent des pertes massives en heures de travail, sapant directement la productivité nationale. En moyenne, les ménages subissent 9 heures quotidiennes sans électricité de toutes sources, avec 11 heures pour les plus démunis contre 6 pour les fortunés. Avant 2019, les interruptions variaient de 3 à 12 heures par jour ; en 2014, l’ajout de centrales flottantes avait ramené les heures perdues à environ 1 100 annuelles. En 2024-2025, elles ont escaladé à 20 heures dans certaines régions, dopées par le conflit. Ces défaillances ont provoqué une perte de 25 % des emplois dans le privé, grimpant à 36 % dans les zones de guerre. Les salaires moyens ont plongé de 15 %, et 35 % des travailleurs ont vu leurs revenus chuter de 40 %. Les femmes sont les plus lésées, avec 18 % de pertes d’emplois contre 12 % pour les hommes. Parmi les petites et moyennes entreprises, qui forment 90 % du tissu entrepreneurial, 15 % ont fermé boutique définitivement, et 40 % identifient l’accès à une énergie abordable comme leur priorité absolue. Le déficit énergétique émerge comme le second frein majeur à la croissance privée après l’instabilité politique, générant 5 à 10 % du PIB en coûts indirects comme la congestion infrastructurelle. Dans l’agriculture et la fabrication, les pertes de production ont bondi à 43 % en 2024 à cause des disruptions. À l’échelle globale, chaque augmentation de 1 % de la durée moyenne des interruptions réduit la croissance de 2,16 %.
Un blackout de 5 jours coûte par exemple 15,3 % des ventes aux entreprises, et sans générateurs, ce taux s’alourdit de 14,2 % supplémentaires. Au Liban, ces interruptions récurrentes accélèrent l’émigration des talents, aggravant la fuite des cerveaux et entravant la relance. De plus, 80 % des ménages signalent des perturbations dans des activités essentielles comme la conservation des aliments, l’accès à l’eau ou l’éducation, avec 25 % affectés par au moins quatre de ces domaines. Sur le plan macro, ces pertes contribuent à un recul de l’Indice de développement humain au niveau de 2010, effaçant 14 ans de progrès dus aux crises en cascade. L’investissement étranger direct, déjà anémique de 2,7 milliards en 2018 à 0,58 milliard en 2023, est encore plus découragé par ces instabilités.
Les répercussions varient selon les secteurs, amplifiant les faiblesses structurelles du pays. Dans l’agriculture et l’industrie, le conflit de 2024 a ravagé 14 762 actifs agricoles, entraînant une chute de production de 43 %. L’irrigation et les équipements mécaniques s’arrêtent net, gonflant les coûts via les générateurs. L’agriculture, qui pèse 8 % du PIB, a perdu 2 193 hectares sous les tirs d’artillerie et les agents chimiques, forçant l’abandon de 12 000 hectares dans le sud, avec une réduction de 10 % du cheptel et 30 % vendus à perte. Dans les services et le tourisme, les pertes s’élèvent à 3,4 milliards en 2024. Le tourisme, rétréci à 5,5 % du PIB, a reculé de 20 à 30 % à cause des blackouts et du conflit, avec hôtels et commerces contraints à la fermeture pendant les pannes, amputant les revenus. Sur le front de la santé et de l’environnement, la pollution des générateurs engendre 1,4 milliard de dollars annuels en impacts sanitaires, potentiellement responsable de milliers de décès via des cancers et des maladies respiratoires. S’ajoutent à cela 8 millions en frais médicaux, des montants qui enflent avec les interruptions prolongées. Dans l’éducation, 414 millions de dollars ont été perdus entre 2023 et 2024, avec 769 établissements transformés en abris en 2024, perturbant l’apprentissage de milliers d’élèves. Ces effets sectoriels révèlent une fragilité systémique où l’instabilité énergétique multiplie les dommages des chocs externes comme les guerres et les récessions.
En appliquant la VOLL, on observe que les pertes indirectes en productivité éclipsent souvent les directs, illustrant comment ces blackouts maintiennent le Liban dans un piège de pauvreté à la Sachs. Le secteur informel, résilient en surface, dissimule des inefficacités et forge des inégalités, avec une économie en cash qui bloque la formalisation. Sans réformes, la stagnation s’installe ; avec elles, une croissance de 3,5 à 4 % devient atteignable en 2025-2026. Des analyses quasi-expérimentales sur d’autres pays en développement montrent que les coupures coûtent des millions par heure, avec des impacts inégalement répartis sur le commerce, l’industrie et les ménages. Au Liban, cela se manifeste par une dégradation du capital humain et une érosion de la confiance des investisseurs.
Les horizons restent précaires, avec une croissance de 3,5 % en 2025 et 4 % en 2026 conditionnée aux réformes et à la paix. Le plan de redressement prévoit un ajustement des tarifs, une réduction des pertes, et un investissement de 3,5 milliards pour une alimentation continue d’ici 2026. L’énergie solaire a explosé avec 1 200 à 1 300 mégawatts installés de 2021 à 2024, mais 400 000 panneaux ont été anéantis en 2024. La reconstruction exige 11 milliards de dollars, dont 3 à 5 milliards publics. Des pistes incluent l’interconnexion régionale pour importer de l’énergie bon marché des pays du Golfe, la régularisation du secteur informel, et l’adoption de technologies comme Starlink pour renforcer la connectivité.
| Année | Bénéfice/Perte projeté (millions USD) | Recettes (millions USD) | Dépenses (millions USD) |
|---|---|---|---|
| 2023 | -252 | 772 | -1,024 |
| 2024 | -234 | 868 | -1,102 |
| 2025 | -160 | 1,150 | -1,310 |
| 2026 | -51 | 1,267 | -1,318 |
| 2027 | -11 | 1,314 | -1,325 |
| 2028 | 29 | 1,358 | -1,329 |
Ces blackouts au Liban incarnent un défi titanesque, avec des pertes cumulées surpassant 70 milliards de dollars depuis 2019 et des effets amplifiés par le conflit de 2024. Ils non seulement brident la productivité et intensifient la pauvreté multidimensionnelle qui frappe 80 % de la population, mais ils alimentent aussi un tourbillon d’instabilité macroéconomique. Les évaluations formelles comme informelles insistent sur l’impératif d’une refonte totale du secteur énergétique, englobant la modernisation d’EDL, l’essor des renouvelables et la légalisation des marchés parallèles.
Pour une relance viable, les décideurs libanais doivent miser sur des investissements infrastructurels, fortifier la gouvernance et synchroniser les politiques avec les agendas internationaux de développement durable. Faute de quoi, le spectre de la stagnation plane, compromettant une croissance à 4 % en 2026. Cette exploration plaide pour une mobilisation unie des acteurs nationaux et internationaux afin de transmuter cette épreuve en levier de résilience économique.



