Actualites et analyses sur pollution
Eaux usées : l’histoire d’un système libanais inachevé
Le chiffre du 19 août 2026 — 35 stations en fonctionnement sur environ une centaine, dont certaines seulement partiellement — ne mesure donc pas seulement une panne. Il mesure l’écart accumulé depuis l’après-guerre entre la politique de construction des infrastructures et celle, beaucoup moins visible, de leur exploitation. Les projets désormais annoncés devront être évalués sur cette différence : non pas combien de stations le Liban possède, mais combien de mètres cubes d’eaux usées sont réellement collectés, épurés au niveau prévu et rejetés sans transférer leur coût sanitaire et environnemental aux rivières et à la Méditerranée.
Baignade à risque au #Liban : le rapport 2026 du CNRS sur la qualité...
Sur 37 sites testés de Nahr el-Kabir à Naqoura, 24 sont propres mais 7 restent dangereux — la rivière Antélias en tête, suivie de Ramlet al-Baida et la baie de Jounieh. À Tripoli, plus de...
Le coût exorbitant des blackouts au Liban : une économie asphyxiée par l’ombre
Au Liban, les blackouts électriques coûtent des milliards et étranglent l’économie. Entre déficits d’EDL, dépendance au carburant et essor des générateurs privés, les coupures détruisent productivité, emploi et pouvoir d’achat, tout en aggravant pollution et inégalités. Sans réformes, le pays risque stagnation et nouvelles pertes dès 2026.
Le ministre de la Santé visite le Centre de cancérologie pour enfants à l’occasion...
À l’occasion de la Journée mondiale du cancer, le ministre de la Santé Rakan Nasser Al-Din a visité le Centre de cancérologie pour enfants du Liban le 4 février 2026. Il a mis en avant l’élargissement des protocoles, la hausse des achats de médicaments et les partenariats soutenant greffes et dépistage précoce.
Polémique autour des risques au site de stockage de Coral dans la zone de...
Une polémique relance les inquiétudes autour du terminal de stockage de Coral à Dora, à proximité de Bourj Hammoud. Les habitants redoutent les risques d’un incident industriel dans une zone urbaine dense. Coral et l’APIC assurent respecter les normes, tandis que les contrôles, l’urgence et l’impact environnemental restent interrogés.
Jeita : Quand l’ignorance cyndinique met en péril un joyau du patrimoine libanais
Le scandale de la vidéo tournée dans la Grotte de Jeita révèle l’absence de culture du risque au Liban. Entre ignorance cyndinique, dérives mercantiles et dysfonctionnement public, ce joyau naturel est menacé. Préserver Jeita exige une gestion scientifique rigoureuse, fondée sur la prévention et la responsabilité environnementale.
L’environnement étouffé : la crise des déchets et la pollution empoisonnent le Liban
Le Liban suffoque sous ses déchets. Dix ans après la première crise, la pollution de l’air, des sols et des eaux s’intensifie, provoquant un désastre écologique et sanitaire. L’État, impuissant et sous-financé, laisse les décharges brûler à ciel ouvert, transformant l’effondrement environnemental en menace existentielle pour la population.
Crise de l’eau : rationnements, contamination et infrastructures défaillantes dans le Grand Beyrouth
Le Grand Beyrouth affronte une crise hydrique sans précédent : rationnement, contamination bactérienne et réseaux vieillissants menacent la santé publique. Faute d’entretien et d’alimentation électrique stable, la distribution d’eau reste insuffisante. Les autorités promettent un plan d’urgence, mais les experts alertent sur l’effondrement du système hydraulique libanais.
Gestion des déchets : prolongation controversée du site de Jdeideh et promesse d’une valorisation...
Le gouvernement prolonge jusqu’à 2026 l’exploitation du site de Jdeideh, suscitant de vives critiques. Présentée comme une mesure transitoire, la décision prévoit la transformation du site en unité de valorisation énergétique supervisée par le CDR. Entre promesse écologique et contestation locale, Jdeideh cristallise les tensions autour de la politique nationale des déchets.
Liban : le pari risqué du gouvernement pour discipliner les seigneurs des générateurs électriques
Le gouvernement libanais, dirigé par Nawaf Salam, lance une offensive pour réguler les générateurs électriques privés, responsables de près de 90 % de l’électricité consommée. Un ultimatum de 45 jours impose compteurs certifiés, filtres anti-pollution et respect des tarifs. Mais dans un contexte de crise économique, d’infrastructure publique défaillante et d’intérêts politico-financiers puissants, cette régulation se heurte à des obstacles majeurs, tandis que l’impact environnemental et économique des générateurs continue de frapper durement les ménages.
Qualité de vie : Beyrouth se classe 263e sur 279 villes mondiales selon l’indice...
#SOCIETE: n 2025, Beyrouth est classée 263e sur 279 villes dans l’indice mondial de qualité de vie de Numbeo. La capitale libanaise occupe la 13e place sur 15 villes arabes. Les principaux freins sont la pollution, le faible pouvoir d’achat, le coût de la vie et la dégradation des infrastructures publiques. Beyrouth devance de justesse Nairobi et Jakarta, mais reste loin derrière Casablanca et Amman. La note globale de Beyrouth atteint 90,4 points contre une moyenne mondiale de 156,2.
La pollution plastique en Méditerranée orientale et plus particulièrement le Liban
La mer Méditerranée, souvent appelée « Mare Nostrum », est l'une des zones maritimes les plus polluées au monde. Parmi les diverses formes de pollution, celle causée par les plastiques est devenue une menace environnementale majeure, touchant la biodiversité, les écosystèmes et la santé humaine. La région orientale de la Méditerranée, qui inclut le Liban, est particulièrement touchée par cette crise, amplifiée par des infrastructures insuffisantes et des défis socio-économiques.
Liban : une explosion des maladies infectieuses menace une population déjà fragilisée
#SOCIETE: Les cas de typhoïde et d’hépatite A ont doublé en un an au Liban, où les réseaux d’assainissement défectueux et la pollution rendent l’eau insalubre. "L’eau potable n’est plus garantie par l’État", aggravant les risques sanitaires pour une population démunie. Sans action rapide, cette crise menace de submerger des hôpitaux déjà fragilisés, dans un pays où 80 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.
Les terres rares : une ressource stratégique au cœur de la technologie moderne
#GEOPOLITIQUE: Les Terres Rares, un groupe de 17 éléments chimiques comme le néodyme et le cérium, sont essentielles à la technologie moderne, des smartphones aux éoliennes. Abondantes dans la croûte terrestre, leur extraction, souvent polluante, est dominée par la Chine, qui contrôle 90 % du raffinage. Leur dispersion et les défis environnementaux compliquent leur exploitation. Utilisées dans les aimants permanents et les batteries, elles soulèvent des enjeux géopolitiques majeurs, avec des prix volatils et une recherche active de substituts.















