Le Président de la République a fait part de son inquiétude quant à l’offensive turque contre les zones kurdes du Nord de la Syrie.
Pour rappel, Ankara compte créer une zone de sécurité dans cette partie de la Syrie où seront implantés 2 millions de réfugiés syriens, en grande partie arabes, ce qui n’est pas sans provoquer de nombreuses inquiétudes pour les kurdes qui y étaient jusqu’à présents majoritaires.
Le Président de la République Libanaise, recevant le Sous-Secrétaire Général de l’ONU en charge des affaires politiques et de la promotion de la Paix, Rosemary DiCarlo et le coordinateur Spécial de l’ONU pour le Liban Jan Kubis, a estimé que cette offensive pourrait provoquer une déstabilisation de la Syrie et une arrivée d’une nouvelle vague de réfugiés dans la région.
Selon le chef de l’état, ce « développement dangereux » pourrait notamment affecter les réfugiés syriens présents sur le sol libanais ainsi que la situation économique déjà en crise du Pays des Cèdres.
Le Général Michel Aoun a également abordé avec les responsables onusiens, le dossier des nombreuses violations de la souveraineté libanaise et de la Résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU par Israël. Il a noté que la tentative d’attentats aux drones piégés visant la banlieue Sud de Beyrouth, serait un précédent dangereux et a souligné que l’état hébreu a toujours été la partie initiant les conflits.
Le Ministère des Affaires Etrangères a également condamné l’offensive turque contre le Nord de la Syrie, estimant qu’il s’agit d’une agression contre « un pays arabe frère et une occupation d’un territoire syrien qui menace de mort et de nettoyage ethnique la population civile locale ».
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