Une dénonciation des violations répétées du cessez-le-feu
Le ministère des Affaires étrangères du Liban a officiellement déposé une plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU via sa Mission permanente à New York. Cette initiative vise à dénoncer les violations répétées du cessez-le-feuet de la résolution 1701 du Conseil de sécurité par Israël.
Selon l’Agence nationale d’information, Beyrouth accuse l’armée israélienne d’avoir mené des attaques terrestres et aériennes sur son territoire, détruisant des habitations et des quartiers résidentiels. Le gouvernement libanais dénonce également l’enlèvement et le ciblage de citoyens libanais, de journalistes et de membres de l’armée.
Des attaques contre les civils retournant dans leurs villages
Dans sa plainte, le Liban met en lumière les attaques israéliennes contre des civils qui tentaient de rentrer dans leurs villages frontaliers, après l’expiration du délai de retrait de l’armée israélienne du sud du pays. L’accord de cessez-le-feu signé en novembre stipulait que l’armée libanaise devait être déployée aux côtés des Casques bleus de l’ONU, pendant qu’Israël se retirait de la région sur une période de 60 jours.
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Or, ce retrait n’a pas été respecté dans les délais prévus. L’armée israélienne a maintenu sa présence dans plusieurs zones du sud du Liban, entraînant des affrontements meurtriers. Selon les chiffres avancés par les autorités libanaises, 24 personnes ont été tuées et au moins 124 autres blessées alors qu’elles tentaient de retourner chez elles. Face à cette situation, le délai de retrait israélien a été prolongé jusqu’au 18 février.
Un appel au Conseil de sécurité et aux médiateurs internationaux
Le Liban exhorte le Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi que la France et les États-Unis, qui ont joué un rôle clé dans la médiation et la mise en place du cessez-le-feu, à adopter une position claire et ferme contre ces violations israéliennes.
Beyrouth insiste sur l’urgence d’une intervention internationale pour mettre fin aux agressions israéliennes et garantir l’application stricte de la résolution 1701. Cette résolution, adoptée en 2006 après la guerre entre Israël et le Hezbollah, reste le principal cadre juridique encadrant le cessez-le-feu entre les deux parties.
Le non-respect des engagements pris par Israël crée une situation hautement instable et met en péril la fragile trêvemise en place depuis novembre. L’absence d’une réaction ferme de la communauté internationale pourrait favoriser une escalade des tensions et une reprise des hostilités dans la région.
Un cessez-le-feu de plus en plus menacé
Alors que le Liban continue de dénoncer les violations israéliennes, la situation sur le terrain reste préoccupante. Le sud du pays est toujours marqué par une forte présence militaire, tandis que la population locale souffre des conséquences de ces tensions prolongées.
La prolongation du délai de retrait israélien jusqu’au 18 février laisse planer de nombreuses incertitudes. Si Israël ne respecte pas cette nouvelle échéance, le risque d’un conflit ouvert pourrait à nouveau surgir.
Dans ce contexte, la pression exercée par les Nations Unies et les puissances internationales sera déterminante pour garantir la stabilité du Liban et éviter une nouvelle crise humanitaire et sécuritaire.



