Le ministre de l’Industrie, Joe Issa El Khoury, a pris une décision marquante en émettant le décret numéro 16/1, qui annule les obligations de calibration des appareils de mesure imposées aux établissements industriels par les décrets 58/1 du 10 août 2022 et 68/1 du 14 septembre 2022. Cette mesure, justifiée par la nécessité de réduire les charges administratives et financières pesant sur un secteur déjà fragilisé, intervient dans un contexte où l’économie libanaise tente de se redresser après des années de crise profonde. Fondée sur le décret 53 du 8 février 2025, modifié par le décret 278 du 7 mai 2025, ainsi que sur la loi 642 du 2 juin 1997 et le décret 13173 du 8 octobre 1998, cette annulation prend effet immédiat et prime sur tout texte contraire. Elle repose sur une proposition du directeur général du ministère de l’Industrie, visant explicitement à atténuer les contraintes bureaucratiques dans un environnement économique marqué par une croissance estimée à 3,5 % pour 2025 par la Banque mondiale, après une contraction de 7,5 % en 2024 due aux tensions régionales.
Cette initiative s’inscrit dans les priorités du gouvernement formé le 8 février 2025 sous la direction du Premier ministre Nawaf Salam, un cabinet de 24 ministres incluant cinq femmes et excluant les membres directs de partis politiques, avec des figures comme Ghassan Salamé au ministère de la Culture et Yassine Jaber aux Finances. Joe Issa El Khoury, expert en finance ayant géré des émissions d’eurobonds et affilié aux Forces libanaises, occupe le portefeuille de l’Industrie dans une optique de relance productive, avec un accent sur la digitalisation du ministère et la création de zones industrielles pour attirer les investissements en nearshoring. Lors d’un événement à Riyad en novembre 2025, le ministre a plaidé pour considérer le Liban comme une destination stratégique pour les investissements industriels, soulignant sa position géographique favorable.
Un contexte de relance industrielle sous pression
Le secteur industriel libanais, représentant environ 12 % du PIB en 2025, a subi des pertes cumulées de près de 40 % depuis 2019, exacerbées par les conflits de 2024 qui ont causé 3,4 milliards de dollars de dommages dans le commerce, l’industrie et le tourisme. Les bombardements au sud ont détruit des infrastructures agricoles et industrielles, contaminant des sols et nécessitant des années de réhabilitation. En 2025, les exportations de ferraille ont atteint 274 millions de dollars, reflétant un virage vers le recyclage mais privant les usines locales de matières premières essentielles, avec des risques pour les fonderies et les fabricants de produits métalliques. Les entreprises ont adapté leurs opérations aux pénuries d’énergie, investissant dans des générateurs autonomes et diversifiant vers des marchés africains et européens.
Le décret 16/1 répond à des plaintes récurrentes des associations industrielles, comme l’Association des industriels libanais (ALI), qui dénoncent les coûts des calibrations périodiques imposées en 2022 pour standardiser les appareils comme les balances, thermomètres et instruments de précision. Ces vérifications, effectuées par des organismes accrédités souvent étrangers faute d’infrastructures locales, généraient des frais d’inspection, de certification et de maintenance estimés à plusieurs milliers de dollars par usine. Dans l’agroalimentaire, secteur clé avec des exportations vers les pays arabes, ces obligations pesaient sur des marges minces, aggravées par les coupures d’électricité et les hausses du prix du fuel depuis 2019.
Des risques inhérents à la suppression des normes de mesure
Si cette annulation offre un soulagement immédiat, elle soulève des interrogations sur les implications à moyen terme pour la fiabilité des processus industriels. Sans calibration régulière, les instruments de mesure risquent de dériver avec le temps, dues à l’usure mécanique, aux chocs électriques ou aux environnements hostiles comme les huiles et copeaux métalliques. Ces déviations peuvent entraîner des erreurs de production, avec des conséquences directes sur la qualité des produits. Par exemple, une balance mal calibrée peut mener à des dosages inexacts dans la fabrication, augmentant les rebuts et les coûts opérationnels. Dans un pays où l’industrie opère à 45 % de capacité pour 45 % des entreprises, selon des données récentes, de tels dysfonctionnements pourraient aggraver la contraction monétaire et l’inflation persistante, estimée à 14 % en mai 2025.
Les normes internationales, comme celles alignées sur l’ISO 9001 ou les bonnes pratiques de fabrication (cGMP), exigent souvent des étalonnages pour garantir la traçabilité et la sécurité. L’absence de ces vérifications expose les exportateurs libanais à des rejets sur les marchés étrangers, particulièrement dans l’agroalimentaire et les produits pharmaceutiques, où des mesures erronées pourraient compromettre la conformité aux standards d’hygiène et de qualité. Le ministre a lui-même souligné, lors du lancement du projet 2Circular financé par l’UE en février 2026, l’importance d’un secteur industriel innovant et durable, aligné sur les priorités nationales pour réduire l’émigration des jeunes et le déficit commercial. Pourtant, sans mécanismes alternatifs pour maintenir la précision des appareils, cette mesure pourrait contrecarrer ces objectifs, en rendant les produits libanais moins compétitifs face à des concurrents respectant des protocoles stricts.
Les implications sécuritaires et sanitaires pour les travailleurs et consommateurs
Au-delà de la qualité, l’annulation pose des risques pour la sécurité. En milieu industriel, des instruments non calibrés peuvent causer des accidents, comme des surchauffe dues à des thermomètres défaillants ou des explosions liées à des pressiomètres imprécis. L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) souligne que dans une démarche de prévention des risques professionnels, la précision des mesures est cruciale pour évaluer des valeurs comme les expositions chimiques, avec des protocoles analytiques de plus en plus complexes pour détecter des concentrations proches des limites d’appareils. Au Liban, où les conflits de 2024 ont déjà contaminé des sols par des agents chimiques, négliger la calibration pourrait amplifier les expositions toxiques dans les usines du sud, régions chiites majoritaires, ou à Tripoli, zone sunnite, sans adaptations locales documentées.
Pour les consommateurs, des produits défectueux issus de mesures inexactes augmentent les risques sanitaires. Dans le pharmaceutique ou l’agroalimentaire, des erreurs de dosage pourraient mener à des rappels coûteux ou des incidents de santé publique, érodant la confiance dans un secteur cherchant à exporter pour compenser un déficit commercial de 12,3 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de 2025. Des experts notent que sans étalonnage, les entreprises risquent une non-éligibilité à certains marchés, avec des conséquences financières graves dans un contexte de paralysie bancaire, où les pertes estimées à 75 milliards de dollars paralysent le crédit.
Une mesure contestée dans un budget sous tension
Cette décision s’inscrit dans un cadre budgétaire controversé. Le 16 février 2026, le Conseil des ministres a adopté des hausses salariales pour le secteur public, financées par des taxes sur les carburants et une avance de 1,5 % sur les importations, mesures dénoncées par le ministre Issa El Khoury lui-même pour leur discrimination entre civils et militaires. Béchara Asmar, président de la Confédération générale du travail, a rejeté ces taxes, arguant qu’elles érodent le pouvoir d’achat dans une économie où le PIB par habitant reste à 3 477 dollars et le chômage à 11 %. Gebran Bassil a critiqué le gouvernement pour son mépris face à ces hausses, tandis que le PMI BLOM a reculé à 50,1 en janvier 2026, signalant une expansion marginale.
Dans ce climat, l’annulation de la calibration apparaît comme un allègement ciblé, mais elle pourrait alourdir les vulnérabilités. Le FMI, lors d’une visite en février 2026, a exigé des amendements à la loi sur les pertes bancaires, soulignant que l’absence de restructuration prolonge la paralysie. Sans calibration, les usines risquent des arrêts dus à des dysfonctionnements, augmentant les rebuts et impactant l’efficacité opérationnelle.
Les défis persistants du secteur face à l’assouplissement réglementaire
Le secteur industriel, adapté aux crises par des investissements en énergie solaire et des chaînes régionales, bénéficie de transferts de la diaspora à 7 milliards de dollars en 2025, soutenant les importations d’intrants. Cependant, les destructions de 2024 au sud ont causé 4,6 milliards de dollars de pertes en terres et équipements. L’annulation permet une réallocation vers la production, mais des experts avertissent d’une baisse de qualité sans alternatives. Lors du Salon de l’industrie 2025, des entrepreneurs ont présenté des solutions locales, mais le ministre a insisté sur l’innovation comme nécessité.
En juin 2025, Issa El Khoury a réaffirmé la neutralité du Liban pour attirer les investisseurs, notant que la stabilité est clé. Pourtant, avec des exportations en hausse mais un déficit persistant, l’absence de calibration pourrait freiner cette dynamique. Les tensions géopolitiques, stabilisées post-2024, affectent encore les chaînes, avec des retards portuaires et coûts accrus. Le gouvernement priorise la reconstruction avec 250 millions de dollars de la Banque mondiale en juin 2025.
Les indicateurs du troisième trimestre 2025 montrent une croissance de 5 %, mais des risques subsistent, comme la dépendance aux capitaux étrangers. Opérant en numéraire due à la paralysie bancaire, le secteur navigue ces dynamiques, avec une dévaluation de la livre de 98 % depuis 2019. En 2026, les scénarios varient de 4,3 % de croissance en stabilité à une stagnation si réformes tardent. L’annulation réduit les coûts de 10-15 % pour petites usines, mais expose à des pertes si erreurs de mesure surviennent.
Les dynamiques régionales et les ajustements opérationnels récents
Les usines, concentrées à Beyrouth et au Mont-Liban, rapportent des retards dus aux anciennes vérifications, aggravés par la pandémie et l’explosion du port en 2020. Sans calibration, la flexibilité augmente, mais le risque de non-conformité aux normes d’exportation persiste, particulièrement pour les produits transformés. Le rapport de la Banque mondiale de janvier 2026 maintient 3,5 % de croissance pour 2025, avertissant d’un rebond fragile dû à des lacunes statistiques et réformes inachevées. L’inflation recule mais reste élevée, avec des dépenses publiques sous pression et une dette persistante.
En février 2026, le ministre a critiqué des décisions budgétaires, refusant des hausses non planifiées et questionnant leur utilité pour financer des salaires via taxes supplémentaires. Cette position reflète les tensions internes, où l’allègement industriel pourrait être vu comme une mesure isolée sans vision globale. Les régions confessionnelles, comme Tripoli ou le sud, adaptent localement pour maintenir l’emploi, mais sans calibration, les expositions à risques chimiques pourraient s’accroître, selon des évaluations post-conflit. Le FMI insiste sur des réformes fiscales pour éviter un creusement du déficit, tandis que le secteur industriel fait face à des importations en hausse de 20 % en 2025, soulignant la vulnérabilité aux devises et prix énergétiques.
Le ministre de l’Industrie, Joe Issa El Khoury, a pris une décision marquante en émettant le décret numéro 16/1, qui annule les obligations de calibration des appareils de mesure imposées aux établissements industriels par les décrets 58/1 du 10 août 2022 et 68/1 du 14 septembre 2022. Cette mesure, justifiée par la nécessité de réduire les charges administratives et financières pesant sur un secteur déjà fragilisé, intervient dans un contexte où l’économie libanaise tente de se redresser après des années de crise profonde. Fondée sur le décret 53 du 8 février 2025, modifié par le décret 278 du 7 mai 2025, ainsi que sur la loi 642 du 2 juin 1997 et le décret 13173 du 8 octobre 1998, cette annulation prend effet immédiat et prime sur tout texte contraire. Elle repose sur une proposition du directeur général du ministère de l’Industrie, visant explicitement à atténuer les contraintes bureaucratiques dans un environnement économique marqué par une croissance estimée à 3,5 % pour 2025 par la Banque mondiale, après une contraction de 7,5 % en 2024 due aux tensions régionales.
Cette initiative s’inscrit dans les priorités du gouvernement formé le 8 février 2025 sous la direction du Premier ministre Nawaf Salam, un cabinet de 24 ministres incluant cinq femmes et excluant les membres directs de partis politiques, avec des figures comme Ghassan Salamé au ministère de la Culture et Yassine Jaber aux Finances. Joe Issa El Khoury, expert en finance ayant géré des émissions d’eurobonds et affilié aux Forces libanaises, occupe le portefeuille de l’Industrie dans une optique de relance productive, avec un accent sur la digitalisation du ministère et la création de zones industrielles pour attirer les investissements en nearshoring. Lors d’un événement à Riyad en novembre 2025, le ministre a plaidé pour considérer le Liban comme une destination stratégique pour les investissements industriels, soulignant sa position géographique favorable.
Un contexte de relance industrielle sous pression
Le secteur industriel libanais, représentant environ 12 % du PIB en 2025, a subi des pertes cumulées de près de 40 % depuis 2019, exacerbées par les conflits de 2024 qui ont causé 3,4 milliards de dollars de dommages dans le commerce, l’industrie et le tourisme. Les bombardements au sud ont détruit des infrastructures agricoles et industrielles, contaminant des sols et nécessitant des années de réhabilitation. En 2025, les exportations de ferraille ont atteint 274 millions de dollars, reflétant un virage vers le recyclage mais privant les usines locales de matières premières essentielles, avec des risques pour les fonderies et les fabricants de produits métalliques. Les entreprises ont adapté leurs opérations aux pénuries d’énergie, investissant dans des générateurs autonomes et diversifiant vers des marchés africains et européens.
Le décret 16/1 répond à des plaintes récurrentes des associations industrielles, comme l’Association des industriels libanais (ALI), qui dénoncent les coûts des calibrations périodiques imposées en 2022 pour standardiser les appareils comme les balances, thermomètres et instruments de précision. Ces vérifications, effectuées par des organismes accrédités souvent étrangers faute d’infrastructures locales, généraient des frais d’inspection, de certification et de maintenance estimés à plusieurs milliers de dollars par usine. Dans l’agroalimentaire, secteur clé avec des exportations vers les pays arabes, ces obligations pesaient sur des marges minces, aggravées par les coupures d’électricité et les hausses du prix du fuel depuis 2019.
Des risques inhérents à la suppression des normes de mesure
Si cette annulation offre un soulagement immédiat, elle soulève des interrogations sur les implications à moyen terme pour la fiabilité des processus industriels. Sans calibration régulière, les instruments de mesure risquent de dériver avec le temps, dues à l’usure mécanique, aux chocs électriques ou aux environnements hostiles comme les huiles et copeaux métalliques. Ces déviations peuvent entraîner des erreurs de production, avec des conséquences directes sur la qualité des produits. Par exemple, une balance mal calibrée peut mener à des dosages inexacts dans la fabrication, augmentant les rebuts et les coûts opérationnels. Dans un pays où l’industrie opère à 45 % de capacité pour 45 % des entreprises, selon des données récentes, de tels dysfonctionnements pourraient aggraver la contraction monétaire et l’inflation persistante, estimée à 14 % en mai 2025.
Les normes internationales, comme celles alignées sur l’ISO 9001 ou les bonnes pratiques de fabrication (cGMP), exigent souvent des étalonnages pour garantir la traçabilité et la sécurité. L’absence de ces vérifications expose les exportateurs libanais à des rejets sur les marchés étrangers, particulièrement dans l’agroalimentaire et les produits pharmaceutiques, où des mesures erronées pourraient compromettre la conformité aux standards d’hygiène et de qualité. Le ministre a lui-même souligné, lors du lancement du projet 2Circular financé par l’UE en février 2026, l’importance d’un secteur industriel innovant et durable, aligné sur les priorités nationales pour réduire l’émigration des jeunes et le déficit commercial. Pourtant, sans mécanismes alternatifs pour maintenir la précision des appareils, cette mesure pourrait contrecarrer ces objectifs, en rendant les produits libanais moins compétitifs face à des concurrents respectant des protocoles stricts.
Les implications sécuritaires et sanitaires pour les travailleurs et consommateurs
Au-delà de la qualité, l’annulation pose des risques pour la sécurité. En milieu industriel, des instruments non calibrés peuvent causer des accidents, comme des surchauffe dues à des thermomètres défaillants ou des explosions liées à des pressiomètres imprécis. L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) souligne que dans une démarche de prévention des risques professionnels, la précision des mesures est cruciale pour évaluer des valeurs comme les expositions chimiques, avec des protocoles analytiques de plus en plus complexes pour détecter des concentrations proches des limites d’appareils. Au Liban, où les conflits de 2024 ont déjà contaminé des sols par des agents chimiques, négliger la calibration pourrait amplifier les expositions toxiques dans les usines du sud, régions chiites majoritaires, ou à Tripoli, zone sunnite, sans adaptations locales documentées.
Pour les consommateurs, des produits défectueux issus de mesures inexactes augmentent les risques sanitaires. Dans le pharmaceutique ou l’agroalimentaire, des erreurs de dosage pourraient mener à des rappels coûteux ou des incidents de santé publique, érodant la confiance dans un secteur cherchant à exporter pour compenser un déficit commercial de 12,3 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de 2025. Des experts notent que sans étalonnage, les entreprises risquent une non-éligibilité à certains marchés, avec des conséquences financières graves dans un contexte de paralysie bancaire, où les pertes estimées à 75 milliards de dollars paralysent le crédit.
Une mesure contestée dans un budget sous tension
Cette décision s’inscrit dans un cadre budgétaire controversé. Le 16 février 2026, le Conseil des ministres a adopté des hausses salariales pour le secteur public, financées par des taxes sur les carburants et une avance de 1,5 % sur les importations, mesures dénoncées par le ministre Issa El Khoury lui-même pour leur discrimination entre civils et militaires. Béchara Asmar, président de la Confédération générale du travail, a rejeté ces taxes, arguant qu’elles érodent le pouvoir d’achat dans une économie où le PIB par habitant reste à 3 477 dollars et le chômage à 11 %. Gebran Bassil a critiqué le gouvernement pour son mépris face à ces hausses, tandis que le PMI BLOM a reculé à 50,1 en janvier 2026, signalant une expansion marginale.
Dans ce climat, l’annulation de la calibration apparaît comme un allègement ciblé, mais elle pourrait alourdir les vulnérabilités. Le FMI, lors d’une visite en février 2026, a exigé des amendements à la loi sur les pertes bancaires, soulignant que l’absence de restructuration prolonge la paralysie. Sans calibration, les usines risquent des arrêts dus à des dysfonctionnements, augmentant les rebuts et impactant l’efficacité opérationnelle.
Les défis persistants du secteur face à l’assouplissement réglementaire
Le secteur industriel, adapté aux crises par des investissements en énergie solaire et des chaînes régionales, bénéficie de transferts de la diaspora à 7 milliards de dollars en 2025, soutenant les importations d’intrants. Cependant, les destructions de 2024 au sud ont causé 4,6 milliards de dollars de pertes en terres et équipements. L’annulation permet une réallocation vers la production, mais des experts avertissent d’une baisse de qualité sans alternatives. Lors du Salon de l’industrie 2025, des entrepreneurs ont présenté des solutions locales, mais le ministre a insisté sur l’innovation comme nécessité.
En juin 2025, Issa El Khoury a réaffirmé la neutralité du Liban pour attirer les investisseurs, notant que la stabilité est clé. Pourtant, avec des exportations en hausse mais un déficit persistant, l’absence de calibration pourrait freiner cette dynamique. Les tensions géopolitiques, stabilisées post-2024, affectent encore les chaînes, avec des retards portuaires et coûts accrus. Le gouvernement priorise la reconstruction avec 250 millions de dollars de la Banque mondiale en juin 2025.
Les indicateurs du troisième trimestre 2025 montrent une croissance de 5 %, mais des risques subsistent, comme la dépendance aux capitaux étrangers. Opérant en numéraire due à la paralysie bancaire, le secteur navigue ces dynamiques, avec une dévaluation de la livre de 98 % depuis 2019. En 2026, les scénarios varient de 4,3 % de croissance en stabilité à une stagnation si réformes tardent. L’annulation réduit les coûts de 10-15 % pour petites usines, mais expose à des pertes si erreurs de mesure surviennent.
Les dynamiques régionales et les ajustements opérationnels récents
Les usines, concentrées à Beyrouth et au Mont-Liban, rapportent des retards dus aux anciennes vérifications, aggravés par la pandémie et l’explosion du port en 2020. Sans calibration, la flexibilité augmente, mais le risque de non-conformité aux normes d’exportation persiste, particulièrement pour les produits transformés. Le rapport de la Banque mondiale de janvier 2026 maintient 3,5 % de croissance pour 2025, avertissant d’un rebond fragile dû à des lacunes statistiques et réformes inachevées. L’inflation recule mais reste élevée, avec des dépenses publiques sous pression et une dette persistante.
En février 2026, le ministre a critiqué des décisions budgétaires, refusant des hausses non planifiées et questionnant leur utilité pour financer des salaires via taxes supplémentaires. Cette position reflète les tensions internes, où l’allègement industriel pourrait être vu comme une mesure isolée sans vision globale. Les régions confessionnelles, comme Tripoli ou le sud, adaptent localement pour maintenir l’emploi, mais sans calibration, les expositions à risques chimiques pourraient s’accroître, selon des évaluations post-conflit. Le FMI insiste sur des réformes fiscales pour éviter un creusement du déficit, tandis que le secteur industriel fait face à des importations en hausse de 20 % en 2025, soulignant la vulnérabilité aux devises et prix énergétiques.



