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Le Ministre des télécommunications, Boutros Harb, a annoncé ce vendredi que 6 compagnies de télécommunications, dont la compagnie koweitienne Zain, l’anglaise Vodafone, l’opérateur historique français Orange ex France-Télécom, la malaysienne Maxis, la Turquie Turkcell et l’entreprise allemande Detecom, auraient déposé leurs dossiers en vue de gérer les 2 réseaux de télécommunication mobile libanais MC1 (actuellement appelé Alfa) et MC2 (Touch). A noter qu’il s’agit donc d’une tentative de retour sur le marché libanais d’Orange puisque France Télécom avait installé le réseau MC1 en 1994 et de l’entreprise Detecom qui avait géré ce même réseau entre 2004 et 2009.

Par ailleurs, 7 autres entreprises dont ORASCOM, l’opérateur actuel d’Alfa  auraient vue leurs dossiers rejetés en raison d’une offre non conforme au cahier de charge.  L’appel d’offre devrait s’achever le 8 septembre prochain.

A l’origine mis en place en 1994 sous un terme de contrat BOT (Build Operate Transfert) d’une durée de 10 ans, les 2 réseaux à l’origine appelé Cellis (France Télécom Mobile) et LibanCell ont été nationalisés en Juin 2001, suite à une décision controversée des autorités Libanaises citant des infractions au contrat initial. La cour d’arbitrage internationale alors saisie par France Télécom donnera cependant tord au Liban. L’appel d’offre qui s’en suivra accordera la gérance du réseau MC1 à Alfa sous supervision de l’entreprise allemande FAL-DETE, elle même filiale de Detecon International GmbH, et Touch au koweitien Zain, pour un montant de 2,5 millions de dollars mensuellement et 8,5% des revenus générés, cela pour une durée de 4 ans. Le contrat sera dès lors renouvelé annuellement à l’issue de ces 4 années. FAL-DETE se retirera du marché en 2009 pour laisser sa place à ORASCOM suite à un conflit avec l’Etat Libanais.

Pour rappel, le secteur des télécommunication est actuellement détenu par l’Etat Libanais et génère plus de 1,6 milliards de dollars de revenu annuellement dont 1,4 seront versés au Trésor Public, généralement au détriment de la maintenance des 2 réseaux. Cette somme représente actuellement 40% des revenus de l’Etat.

François el Bacha