Dans un discours prononcé le 29 novembre, Naim Kassem, secrétaire général du Hezbollah depuis l’assassinat de Hassan Nasrallah le 27 septembre dernier, a proclamé une victoire stratégique face à Israël. Ce conflit de 47 jours, déclenché par des affrontements au sud du Liban et une intensification des tensions régionales, s’est terminé par un cessez-le-feu qui marque, selon Kassem, un échec des objectifs israéliens.
Ce discours, l’un des plus importants de la carrière politique de Kassem, s’inscrit dans un contexte marqué par le deuil national suite à la disparition de Nasrallah, décrit comme « le maître des martyrs de la nation ». Kassem a salué la continuité des plans stratégiques établis par son prédécesseur, affirmant que « les sacrifices immenses du peuple libanais n’ont pas été vains ».
Les objectifs israéliens déjoués
Israël avait fixé des objectifs ambitieux : anéantir le Hezbollah, déstabiliser le Liban et redessiner les équilibres géopolitiques au Moyen-Orient. Cependant, selon Kassem, la résistance libanaise a su répondre avec efficacité, causant des pertes importantes à l’armée israélienne. Des milliers de soldats israéliens auraient été blessés ou tués, tandis que des centaines de milliers d’Israéliens ont été contraints de quitter leurs domiciles dans le nord du pays.
Un sondage réalisé en Israël montre que 61 % de la population considère que la guerre n’a pas été un succès. « Nous avons vaincu l’ennemi parce qu’il a été contraint de justifier ses échecs devant son propre peuple », a affirmé Kassem, en référence au discours de Benjamin Netanyahu expliquant le cessez-le-feu. Ce dernier a notamment admis que l’armée israélienne avait besoin de se réarmer et de se réorganiser, un aveu d’affaiblissement selon le chef du Hezbollah.
Un cessez-le-feu sous le signe de la souveraineté libanaise
Le cessez-le-feu, entré en vigueur le 27 novembre, repose sur l’application de la résolution 1701 des Nations unies. Il prévoit le retrait des troupes israéliennes des zones occupées et le déploiement de l’armée libanaise au sud du Litani. Naim Kassem a souligné l’importance de la coordination entre la résistance et l’armée libanaise, qualifiée d’institution nationale essentielle pour garantir la souveraineté et la sécurité du Liban.
« Que personne ne parie sur des désaccords entre la résistance et l’armée. Nous sommes unis dans notre objectif commun de défendre la nation », a-t-il affirmé, tout en saluant les efforts des forces armées libanaises pour sécuriser les frontières.
Une stratégie pour l’avenir : reconstruction et unité nationale
Dans son discours, Kassem a présenté une feuille de route en cinq points pour l’avenir du Hezbollah et du Liban :
- Reconstruction et réhabilitation : La priorité sera donnée à la reconstruction des zones touchées, notamment au sud, et à l’hébergement digne des déplacés. Cela nécessitera la collaboration entre l’État libanais, les organisations internationales et les partenaires étrangers.
- Stabilisation des institutions : L’élection présidentielle prévue le 9 janvier est décrite comme une étape clé pour rétablir la stabilité politique et consolider les institutions constitutionnelles.
- Engagement socio-économique : Le Hezbollah prévoit une implication accrue dans les sphères politique, sociale et économique, afin de répondre aux crises économiques qui touchent durement le pays.
- Dialogue politique : Kassem a appelé à un dialogue inclusif entre toutes les forces politiques pour renforcer l’unité nationale, conformément à l’accord de Taëf. Il a également adressé un message aux adversaires du Hezbollah, affirmant que leurs paris sur un affaiblissement du parti ont échoué.
- Renforcement des capacités défensives : Le Hezbollah s’engage à collaborer avec l’armée nationale pour prévenir toute future agression israélienne et garantir la sécurité des frontières.
Un hommage aux martyrs et aux alliés
Le discours de Naim Kassem a également été marqué par des hommages appuyés aux martyrs, en particulier Hassan Nasrallah, décrit comme l’architecte de la résistance moderne. Kassem a également salué les résistants, les blessés, les familles des martyrs et les déplacés qui ont contribué à la ténacité de la résistance.
Un hommage particulier a été rendu aux alliés régionaux du Hezbollah :
- L’Iran, pour son soutien stratégique et militaire, ainsi que pour le rôle du martyr Qassem Soleimani, présenté comme un acteur clé dans la formation des forces de la résistance.
- La Syrie, pour son accueil des réfugiés libanais et son soutien logistique.
- Le Yémen, pour sa solidarité politique et idéologique, incarnée par Abdul-Malik al-Houthi.
- L’Irak, dont les forces populaires et la référence religieuse ont été saluées pour leur engagement envers la cause palestinienne.
Un message de défiance envers Israël
Tout au long de son discours, Kassem a maintenu un ton de défiance envers Israël, présenté comme l’agresseur déchu. Il a souligné que l’échec israélien réside non seulement dans son incapacité à atteindre ses objectifs, mais aussi dans le sentiment d’impuissance généralisé au sein de sa population. « Regardez les images de notre peuple retournant dans leurs villages, et comparez-les à celles de leurs déplacés, incapables de rentrer chez eux », a-t-il déclaré.
Un héritage et une continuité
Ce discours, bien que prononcé dans des circonstances tragiques, consolide l’héritage de Hassan Nasrallah et marque une étape importante dans le leadership de Naim Kassem. Tout en rendant hommage aux sacrifices du passé, Kassem a présenté une vision d’avenir centrée sur la reconstruction, l’unité nationale et la souveraineté. Le message final est clair : le Liban, malgré ses blessures, reste debout et résilient face aux défis à venir.
Discours intégral de Naim Kassem
Je vais commencer. Depuis le début du front de soutien au Liban, le 8 octobre 2023, ce soutien à Gaza, résistante, combattante et généreuse, nous avons répété à maintes reprises que nous ne voulions pas la guerre, mais que nous souhaitions apporter un soutien. Cela constitue une responsabilité nationale, panarabe, islamique et humanitaire. Cependant, nous sommes prêts à la guerre si l’ennemi israélien l’impose. Depuis 47 jours, l’agression terrestre israélienne a commencé, prenant la forme d’une guerre vaste et totale contre le Liban, avec pour objectif affiché l’anéantissement du Hezbollah, le déplacement des habitants du nord, et la préparation d’un nouveau Moyen-Orient.
Ils ont commencé par nous attaquer à travers des opérations de sécurité, comme l’explosion du beeper et l’assassinat des dirigeants, notamment notre secrétaire général vénéré, le maître des martyrs de la nation, Son Éminence Sayed Hassan Nasrallah (que Dieu lui accorde Sa miséricorde). Ces actes israéliens et cette agression israélienne ont été extrêmement graves, nous causant douleur et désarroi pendant dix jours. Israël pensait atteindre ses objectifs en peu de temps, ayant frappé le système de commandement et une partie de nos capacités. Ils pensaient que nous nous disperserions, permettant ainsi à Israël d’atteindre ses objectifs en quelques jours ou semaines.
Cependant, le parti a retrouvé sa force, son initiative et sa résistance, rétablissant le système de commandement et de contrôle. Nos courageux résistants, honorables et vaillants, ont tenu bon sur le front, infligeant des coups à l’intérieur d’Israël, plongeant leur système défensif dans une situation critique. Les pertes israéliennes ont été énormes, entraînant davantage de déplacements. Au lieu des 70 000 déplacés initiaux dans le nord, ce sont des centaines de milliers de personnes qui ont fui leurs domiciles. De nombreux soldats israéliens ont été tués, blessés, et leurs équipements détruits. En raison de la ténacité de la résistance, Israël s’est retrouvé dans une impasse, incapable d’atteindre autre chose que la mort et la destruction.
La résistance a prouvé qu’elle était prête, et les plans élaborés par notre défunt secrétaire général vénéré, Son Éminence Hassan Nasrallah (que Dieu lui accorde Sa miséricorde), se sont avérés efficaces, prenant en compte les développements, les circonstances et les différentes options. Israël a exercé des pressions sur notre peuple par des meurtres et des déplacements forcés, mais il a échoué face aux gens les plus honorables, les plus résistants et les plus patients. Il a également parié sur la division interne entre nos communautés d’accueil, mais cet espoir s’est avéré vain grâce à la coopération entre les confessions, les régions, les municipalités et les diverses forces politiques, civiles et sanitaires. Cela a privé Israël d’une autre opportunité de victoire. Là est apparue la ténacité légendaire et sacrificielle des résistants, qui ne craignent pas la mort. Cette ténacité a étonné le monde, terrifié l’armée israélienne et semé le désespoir parmi ses politiciens et son peuple.
Tous ces facteurs, centrés sur le champ de bataille, ont conduit l’ennemi à accepter de mettre fin à l’agression sans atteindre ses objectifs. Nous ne voulions pas la guerre dès le début, mais nous l’avons conclue d’une position de force, sous le feu des combats. Quelle est la conclusion ? J’aurais souhaité prononcer mon discours dès le premier jour pour célébrer cette victoire, mais lorsque j’ai vu notre peuple retourner dans leurs villages et leurs villes, dès la première heure du cessez-le-feu, le 27 novembre, j’ai préféré attendre pour m’inspirer de leurs réactions et exprimer leurs sentiments plutôt que de projeter les miens. Ces témoignages reflètent une reconnaissance d’une grande victoire. Chaque personne, malgré la destruction de sa maison, de son village, ou la perte d’un proche, s’exprimait avec fierté, déclarant que ces sacrifices étaient offerts à la résistance et à la voie de Son Éminence Hassan (que Dieu lui accorde Sa miséricorde). Nous sommes honorés et victorieux.
J’ai vu des femmes parler avec confiance et fierté. Elles ont donné, sacrifié, vécu dans le déplacement et sont revenues constater la destruction de leurs maisons, tout en gardant leur foi en Dieu. Elles disent avoir gagné en dignité et en honneur, des valeurs qui ne peuvent être compensées par rien. Les maisons peuvent être reconstruites, et ceux qui sont morts sont devenus martyrs, accueillis dans la miséricorde de Dieu. Quant à ceux qui souhaitent vivre, ils veulent une vie digne.
C’est pourquoi j’ai décidé d’annoncer officiellement et clairement que nous faisons face à une grande victoire, dépassant celle de juillet 2006, en raison de la durée de la bataille, de sa brutalité et des énormes sacrifices consentis. En outre, nous avons combattu des hordes d’ennemis bénéficiant d’un soutien américain et occidental. Malgré cela, nos résistants ont formé un rempart infranchissable et accompli cet exploit. Nous avons gagné parce que nous avons empêché l’ennemi de détruire le Hezbollah. Nous avons gagné parce que nous avons empêché l’ennemi de neutraliser ou d’affaiblir la résistance au point de l’empêcher de bouger. Nous avons vaincu l’ennemi car il a été contraint de justifier ses actes. Netanyahu lui-même a dû s’adresser aux Israéliens pour expliquer l’accord et les convaincre. Il a déclaré, dans la deuxième clause de ses raisons pour cet accord, qu’il voulait reconstruire son armée et rétablir ses capacités militaires. Cela signifie qu’ils admettent avoir été affaiblis et vaincus dans cette bataille.
Cette victoire appartient à la résistance, qui a persévéré et persévérera. Ces sacrifices ont été immenses, mais ils sont la réponse à une agression sans précédent, visant à nous humilier, occuper notre terre et voler les rêves de nos enfants. À qui appartient cette victoire ? Elle appartient à tous ceux qui y ont contribué, par des balles, des sacrifices, des blessures, des prières, des mots, et du soutien. Cette victoire appartient à tous ceux qui l’ont aimée et souhaitée, à tous ceux qui soutiennent la résistance et condamnent l’agression israélienne de quelque manière que ce soit.
Nos ennemis sont vaincus. Observez leurs déclarations. J’ai choisi celle de Lieberman, affirmant que « le gouvernement israélien brandit le drapeau blanc pendant que les drapeaux du Hezbollah continuent de flotter au Liban ». Un sondage révèle que 61 % de la population israélienne reconnaît qu’elle n’a pas remporté la victoire et demande la fin de cette affaire. Comparez les images de notre peuple retournant chez eux, avec celles de leurs déplacés, qui ne peuvent revenir. Regardez la joie, le bonheur indescriptible de notre côté, contre les pleurs, le désespoir et l’atmosphère tragique chez l’ennemi israélien. La défaite entoure cet ennemi de toutes parts.
Le résultat ? Un accord de cessez-le-feu et d’arrêt des hostilités. Cet accord n’est pas un traité ou un nouvel accord nécessitant une signature d’États. Il s’agit d’un programme d’exécution lié à l’application de la résolution 1701, avec un point central : la région au sud du Litani. Cet accord stipule le retrait de l’armée israélienne de toutes les zones qu’elle a occupées et le déploiement de l’armée libanaise au sud du Litani, qui assumera la responsabilité de la sécurité et de l’expulsion de l’ennemi israélien de cette région. Grâce à Dieu, la coordination entre la résistance et l’armée libanaise sera d’un haut niveau pour assurer la mise en œuvre des engagements de cet accord.
Que personne ne parie sur des problèmes ou des désaccords. Nous voyons l’armée libanaise comme une armée nationale – commandement, officiers et soldats – déployée dans notre pays, pour défendre notre patrie. Ce sont nos fils, accomplissant une mission sacrée : préserver la sécurité au Liban et aux frontières avec l’ennemi israélien. Cet accord s’inscrit dans le cadre de la souveraineté libanaise. Nous y avons consenti, avec une résistance forte sur le terrain et nos têtes hautes, affirmant notre droit à la défense.
Je tiens à exprimer ma gratitude. Tout d’abord, envers Dieu Tout-Puissant, qui nous a donné force, soutien et guidance. Nous avons constamment senti la présence divine à nos côtés sur le champ de bataille, nous accordant succès et victoire. Demandez aux résistants ; ils vous parleront de miracles survenus après qu’ils ont accompli leur devoir. Toute louange à Dieu pour cette victoire. Et merci aux hommes de la résistance sur le terrain, ces hommes de Dieu qui ont humilié l’ennemi par une confrontation légendaire. Vous êtes le sommet du jihad, la quintessence du sacrifice, la fierté et la dignité, la force et la bravoure. Vous êtes la pureté de la terre et la lumière du ciel. Je m’incline devant vos sacrifices.
Merci à nos martyrs, ces grands martyrs qui ont pavé la voie de la force et de la dignité. Tous nos martyrs sont grands, car ils ont transcendé ce monde, rejetant l’humiliation. Tous les martyrs, des résistants comme des civils, hommes et femmes, sont les purs de notre nation. À leur tête, le maître des martyrs de la nation, notre secrétaire général vénéré, Son Éminence Hassan Nasrallah (que Dieu sanctifie son âme). Merci, Monsieur, pour avoir été l’étincelle de cette victoire et pour avoir tracé cette voie de résistance et de jihad. Avec vous, votre compagnon de route, Son Éminence Sayed Hashem Safieddine (que Dieu lui accorde Sa miséricorde), et avant vous, Sayed Abbas et Sheikh Ragheb.
Merci aussi aux autres figures de la résistance, comme Sheikh Nabil Qaouq, Fouad Shukr, Ibrahim Aqil, Ali Karaki, Imad Moughniyeh, Mohamed Afif, Hassan Lakkis, et Mustafa Badreddine, ainsi qu’à tous les résistants connus ou inconnus. Salutations respectueuses aux martyrs de l’armée libanaise, qui ont résisté, sacrifié et contribué dans chaque bataille. Salutations également aux martyrs des équipes sanitaires, des services d’urgence et de la défense civile de toutes les organisations, qui ont œuvré sur le terrain. Salutations aux blessés, à qui nous demandons à Dieu une guérison rapide, et aux prisonniers, pour qui nous espérons une libération prochaine.
Nous nous inclinons avec respect et gratitude. Merci à notre peuple, le peuple le plus honorable, le plus pur et le plus loyal. Nous louons vos sacrifices, votre constance et votre capacité à contrecarrer les objectifs de votre ennemi. Merci aux déplacés, à ceux dont les maisons et villages ont été détruits, aux familles des martyrs et des blessés, et aux résistants sur la ligne de front. Merci aux hommes, aux femmes et aux enfants de nos régions : au sud fier, à la Békaa fidèle, à la banlieue résistante, à Beyrouth, cœur des libres, à la montagne majestueuse et au nord solidaire.
Vous êtes l’âme de la résistance et l’amour de la libération. Merci aux citoyens de notre pays, toutes confessions, partis et régions confondus, qui ont soutenu la résistance en protégeant et renforçant la force, la dignité et la libération du Liban. Ceux qui ont cherché à vous soumettre ont échoué, et ceux qui ont tenté de vous intimider ont été vaincus. Les destructeurs ont été contraints d’arrêter leur barbarie par votre fermeté. Merci également aux négociateurs politiques résistants, notamment le président Nabih Berri, ainsi qu’au Premier ministre et aux ministres pour leurs efforts.
Merci à l’armée, son commandement, ses officiers et ses soldats, ainsi qu’à toutes les forces de sécurité. Merci aux médias honnêtes qui ont défendu notre cause avec vérité et professionnalisme, renforçant notre unité et notre espoir. Merci aux équipes médicales, aux médecins, aux secouristes et à la défense civile. Je tiens à saluer spécifiquement le Mouvement Amal – ses dirigeants, membres et citoyens – qui, avec le Hezbollah, forme une seule âme dans deux organisations, un seul cœur dans la résistance et la défense du Liban. Nous sommes tous les enfants de l’Imam des libres, Sayed Moussa Sadr (que Dieu le ramène sain et sauf avec ses compagnons).
*Nous sommes tous ensemble sous la bannière de l’Imam de la résistance au Liban, Sayed Moussa Sadr. Merci à la République islamique d’Iran, son leadership, son peuple et ses Gardiens. Merci à l’Imam Khamenei (que Dieu prolonge sa vie), qui guide, soutient et encourage dans la voie tracée par l’Imam Khomeiny (que Dieu sanctifie son âme). Merci aux Gardiens de la Révolution islamique, en particulier au martyr commandant Qassem Soleimani, qui a fondé et bâti cette résistance. Merci au peuple iranien, aimant et bienveillant, et à la République islamique dans son ensemble, son président, son gouvernement et tous ceux qui y œuvrent.
Merci également au Yémen, fier et résistant, à son peuple et à son leadership, en particulier à Son Éminence Abdul-Malik al-Houthi, courageux et audacieux, qui soutient les causes de la nation, notamment celle de la Palestine. Merci à l’Irak, l’Irak de la dignité, avec sa référence religieuse, ses Hachd al-Chaabi et son peuple, symbole de générosité. Nous nous souvenons ici du martyr Abu Mahdi al-Muhandis.
Merci à la Syrie, son leadership et son peuple, pour leur accueil de la résistance et de son peuple. Nous espérons rester toujours solidaires sur ce chemin, le chemin de la libération.
Quelle est la synthèse de cette scène ? Notre soutien à la Palestine ne cessera pas et prendra différentes formes. Nous considérons la Palestine et Jérusalem comme les cibles sacrées des libres, et la libération comme un objectif atteignable par divers moyens. Ce soutien a déjà été évident sur le terrain et se poursuivra de manière appropriée.
Pour conclure, je veux aborder les prochaines étapes en cinq points :
- Nous continuerons avec notre peuple et nos familles le processus de reconstruction et de réhabilitation. Cette phase, qui nécessite un abri digne, est une entreprise majeure exigeant des efforts, de la coopération et de la patience. Nous avons les mécanismes appropriés, et nous collaborerons avec l’État ainsi qu’avec toutes les nations et organisations souhaitant aider le Liban à se relever et à redevenir plus beau qu’il ne l’était, en application de la promesse de notre leader.
- Nous nous attacherons à compléter les institutions constitutionnelles, en particulier l’élection du président de la République, prévue, si Dieu le veut, à la date fixée du 9 janvier.
- Notre présence dans la vie politique, sociale et économique sera active et influente, en tenant compte des besoins du pays, qui exige une véritable renaissance.
- Notre action nationale se fera en coopération avec les forces politiques qui croient que le pays appartient à tous ses enfants. À ceux qui ont parié sur l’affaiblissement du parti, nous disons que leurs paris ont échoué, et que notre retour, victorieux face à Israël, est salué grâce à Dieu. Nous travaillerons et dialoguerons avec toutes les forces désirant construire un Liban uni et indépendant, conformément à l’Accord de Taëf.
- Enfin, nous veillerons à préserver l’unité nationale et la souveraineté, à protéger la paix civile et à renforcer les capacités défensives du Liban. La résistance restera prête à empêcher l’ennemi d’exploiter le Liban, en coopération avec nos partenaires nationaux, notamment notre armée nationale.
Cette victoire est la nôtre à tous, et elle appartient à tous ceux qui l’ont aimée. Paix et bénédictions de Dieu sur vous.



