mardi, février 24, 2026

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Message de Witkoff et Kushner à Trump : plaidoyer pour éviter les frappes contre l’Iran et privilégier la diplomatie

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Dans un contexte de tensions exacerbées au Moyen-Orient, les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, figures clés de l’administration Trump, ont adressé un message direct au président Donald Trump. Ils l’exhortent à ne pas lancer de frappes militaires contre l’Iran dans l’immédiat, afin de laisser une chance aux efforts diplomatiques en cours. Ce conseil interne, révélé par des sources proches des négociations, intervient alors que les discussions indirectes entre Washington et Téhéran se poursuivent à Genève, sous médiation omanaise. Witkoff, un promoteur immobilier et ami de longue date de Trump, nommé émissaire spécial pour le Moyen-Orient, et Kushner, gendre du président et acteur influent des pourparlers, partagent des préoccupations similaires à celles exprimées par des chefs militaires américains. Ils craignent qu’une escalade armée ne compromette les progrès diplomatiques et n’entraîne les États-Unis dans un conflit prolongé.

Ce message reflète une prudence stratégique au sein de l’entourage présidentiel, alors que Trump a multiplié les déclarations fermes sur l’Iran. Le président a récemment évoqué la possibilité de frappes limitées, tout en fixant des ultimatums serrés pour un accord sur le programme nucléaire iranien. Selon des déclarations officielles, Trump a indiqué que Téhéran disposait de dix à quinze jours pour conclure un « accord significatif », sous peine de « mauvaises choses». Cette position s’inscrit dans une politique de « pression maximale » réinstaurée depuis le retour de Trump à la Maison Blanche en janvier 2025, marquée par un renforcement des sanctions économiques et un déploiement militaire massif dans la région.

Les négociations de Genève : un fil ténu pour la paix

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Les pourparlers à Genève, entamés il y a plusieurs semaines, représentent le principal canal diplomatique entre les deux adversaires. La troisième ronde est prévue pour jeudi, avec la participation attendue de Witkoff et Kushner du côté américain, face au ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Ces discussions indirectes, facilitées par le ministre omanais des Affaires étrangères Badr Al Busaidi, portent essentiellement sur le programme nucléaire iranien. Les États-Unis exigent un arrêt total de l’enrichissement d’uranium et la remise des stocks existants, des conditions qualifiées de « lignes rouges » par Witkoff lors d’une intervention télévisée. Araghchi, de son côté, a affirmé dans une interview à la télévision américaine que l’Iran présentera une proposition détaillée dans les prochains jours, tout en insistant sur le fait que Téhéran ne renoncera pas à son droit à l’enrichissement pour des fins pacifiques.

Ces échanges ont déjà produit des signes encourageants, selon des déclarations officielles. Lors de la session précédente, les deux parties ont convenu de principes directeurs, bien que les divergences persistent sur les garanties nucléaires et les sanctions. Pezeshkian, le président iranien, a déclaré sur les réseaux sociaux que l’Iran est engagé pour la paix régionale, tout en avertissant que Téhéran est préparé à tout scénario. Cette rhétorique équilibrée contraste avec les avertissements plus durs du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, qui a rappelé la capacité de l’Iran à couler un navire de guerre américain si nécessaire. Du côté américain, le porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a réaffirmé que la diplomatie reste la préférence de Trump, mais que toutes les options demeurent sur la table.

Le rôle pivotal de Witkoff et Kushner dans ces négociations illustre l’approche non conventionnelle de l’administration Trump, qui privilégie des émissaires de confiance plutôt que les structures traditionnelles du Département d’État. Witkoff, souvent surnommé « l’émissaire pour tout », a joué un rôle clé dans le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas l’année dernière, bien que les progrès vers une résolution permanente stagnent. Kushner, impliqué dans les accords d’Abraham sous la première présidence Trump, apporte une expertise sur les dynamiques régionales, y compris les relations avec les monarchies du Golfe. Leur message à Trump souligne des craintes partagées avec les chefs militaires : une guerre contre l’Iran pourrait s’enliser, compte tenu de l’arsenal missile de Téhéran et de ses proxies dans la région.

La montée en puissance militaire américaine au Moyen-Orient

Parallèlement aux efforts diplomatiques, les États-Unis ont orchestré un déploiement militaire sans précédent depuis l’invasion de l’Irak en 2003. Deux groupes aéronavals, menés par les porte-avions USS Gerald R. Ford et USS Abraham Lincoln, sont positionnés dans la région, accompagnés de dizaines d’avions de chasse, de ravitailleurs et de systèmes de défense aérienne. Des milliers de troupes supplémentaires ont été envoyées, renforçant les bases américaines en Irak, en Syrie et dans le Golfe. Ce renforcement vise à dissuader l’Iran de toute escalade, tout en préparant des options pour des frappes potentielles sur des sites nucléaires ou militaires.

Le Pentagone, par la voix de son chef d’état-major, le général Dan Caine, a mis en garde contre les risques d’une opération majeure, citant des pénuries en munitions critiques et un manque de soutien allié. Trump a publiquement réfuté ces rapports, affirmant sur son réseau social Truth Social que les informations sur une opposition militaire à une guerre avec l’Iran étaient « 100 % incorrectes ». Il a loué la capacité des forces américaines à « gagner facilement » tout conflit. Cette divergence interne met en lumière les tensions entre l’approche impulsive du président et les évaluations prudentes des experts militaires.

Du côté iranien, la réponse n’a pas tardé. Téhéran a temporairement fermé le détroit d’Ormuz pour des exercices à tirs réels, un geste qui souligne sa capacité à perturber les flux pétroliers mondiaux. Le président Pezeshkian a déclaré que l’Iran ne pliera pas sous la pression, tout en affirmant sa disponibilité pour des négociations équitables. Le ministère des Affaires étrangères iranien a qualifié toute frappe américaine, même limitée, d’« acte d’agression » justifiant une riposte. Ces déclarations s’accompagnent d’une consolidation des défenses : des visites d’inspection par des hauts gradés iraniens aux bases aériennes et navales, visant à évaluer la readiness au combat.

Les implications régionales d’une possible escalade

Les tensions actuelles s’inscrivent dans un cadre géopolitique plus large, marqué par les répercussions des conflits passés. Depuis la sortie des États-Unis de l’accord nucléaire de 2015 sous la première présidence Trump, l’Iran a accéléré son enrichissement d’uranium, atteignant des niveaux proches de ceux nécessaires pour une arme nucléaire, selon des estimations officielles américaines. Witkoff a averti que l’Iran pourrait être à une semaine de produire du matériau de qualité militaire pour une bombe sale, qualifiant la situation de « très dangereuse ». Cette évaluation renforce l’urgence perçue à Washington, où l’administration craint que Téhéran ne franchisse des seuils irréversibles.

Les alliés régionaux des États-Unis, comme Israël et les pays du Golfe, observent ces développements avec vigilance. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a récemment rencontré Witkoff et Kushner, discutant des menaces posées par l’Iran et ses alliés, tels que le Hezbollah au Liban. Israël, qui a conduit des frappes contre des sites iraniens par le passé, pourrait se joindre à une action américaine, bien que les détails restent confidentiels. Les monarchies arabes, quant à elles, soutiennent la pression maximale, craignant les ingérences iraniennes au Yémen et en Irak.

Sur le plan international, l’ONU suit de près la situation. Le secrétaire général António Guterres a appelé à la désescalade, rappelant la résolution 2231 du Conseil de sécurité qui endosse l’accord nucléaire de 2015. Des diplomates européens, comme le haut représentant de l’UE Josep Borrell, ont exprimé leur soutien aux négociations de Genève, tout en condamnant les violations iraniennes. La Russie et la Chine, alliés de Téhéran, ont critiqué le déploiement américain, accusant Washington de provocation. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que les sanctions unilatérales aggravent les tensions, plaidant pour un retour multilatéral à l’accord.

Les défis internes en Iran face à la pression extérieure

Au sein de l’Iran, la situation diplomatique coïncide avec une résurgence des protestations antigouvernementales. Des manifestations ont éclaté dans plusieurs universités, marquant la fin de la période de deuil de 40 jours pour les victimes des répressions de janvier 2025. Des vidéos montrent des étudiants scandant des slogans contre le régime, malgré une répression accrue et des restrictions internet sévères. Trump a affirmé que le régime avait tué 32 000 personnes lors de ces troubles et suspendu l’exécution de 837 protestataires suite à ses avertissements. Des sources officielles iraniennes démentent ces chiffres, mais admettent des sentences à mort pour au moins 26 manifestants.

Cette instabilité domestique affaiblit la position de négociation de Téhéran. Le président Pezeshkian, élu en 2024 sur une plateforme réformiste, doit naviguer entre les exigences des conservateurs et les aspirations populaires à une amélioration économique. L’inflation galopante et le chômage, exacerbés par les sanctions, alimentent le mécontentement. Des analystes estiment que le régime pourrait utiliser les pourparlers pour gagner du temps, tout en renforçant ses bunkers et ses installations nucléaires, comme le montrent des images satellites récentes.

Les perspectives immédiates des pourparlers

À l’approche de la session de jeudi, les enjeux sont élevés. Witkoff et Kushner, dans leur message à Trump, insistent sur la nécessité de tester la volonté iranienne de concessions tangibles. Araghchi a indiqué que l’Iran attend des garanties sur la levée des sanctions en échange de mesures de transparence nucléaire. Des officiels américains anonymes estiment que Téhéran pourrait offrir une dilution de ses niveaux d’enrichissement, sans toutefois abandonner totalement le programme. Cette proposition, si elle se concrétise, testera la flexibilité de Washington, qui maintient une ligne dure sur le « zéro enrichissement ».

Le Département d’État a ordonné l’évacuation partielle de son personnel non essentiel à l’ambassade de Beyrouth, signe d’une préparation à une possible escalade. Des experts militaires soulignent que toute frappe américaine risquerait des représailles contre des bases US, potentiellement via des proxies iraniens. Le marché pétrolier, déjà nerveux, a vu le Brent reculer légèrement en anticipation des pourparlers, mais reste vulnérable à toute perturbation dans le détroit d’Ormuz.

Les dynamiques confessionnelles et régionales

Les tensions avec l’Iran s’entremêlent aux clivages confessionnels au Moyen-Orient. Téhéran, bastion chiite, soutient des milices en Irak et en Syrie, contrant l’influence sunnite des pays du Golfe. Au Liban, le Hezbollah, allié clé de l’Iran, a renforcé ses positions frontalières avec Israël, prêt à répondre à toute agression. Des déclarations du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avertissent que tout conflit impliquant l’Iran entraînerait une mobilisation régionale.

En Irak, où les forces américaines sont stationnées, des attaques sporadiques contre des bases US ont été attribuées à des groupes pro-iraniens. Le gouvernement irakien, pris en tenaille, appelle à la retenue, craignant un embrasement. En Syrie, la présence russe complique toute opération américaine, Moscou ayant renforcé ses défenses aériennes autour de ses bases.

Les implications économiques globales

Sur le plan économique, une escalade aurait des répercussions mondiales. L’Iran exporte environ 1,5 million de barils de pétrole par jour, et toute interruption pourrait faire grimper les prix à plus de 100 dollars le baril, selon des estimations du FMI. Les marchés boursiers ont déjà réagi, avec une volatilité accrue. Les États-Unis, premier producteur mondial grâce au schiste, pourraient atténuer l’impact, mais l’Europe et l’Asie, dépendantes des importations, souffriraient davantage.

Le rôle de l’ONU et des puissances internationales

Le Conseil de sécurité de l’ONU pourrait se réunir en urgence si les frappes étaient lancées, mais les veto potentiels de la Russie et de la Chine limitent les options. Guterres a réitéré l’importance du dialogue, citant les risques pour la stabilité régionale. Borrell a proposé une médiation européenne complémentaire, mais Washington privilégie son approche bilatérale.

Les derniers développements militaires iraniens

En réponse au déploiement US, l’Iran a inspecté ses installations souterraines de missiles, avec des visites du chef d’état-major des forces armées, le général Abdol Rahim Mousavi. Ces mesures visent à assurer une riposte asymétrique, incluant des cyberattaques et des frappes par drones. Des exercices navals récents dans le Golfe persique démontrent la capacité de Téhéran à harceler les navires ennemis.

Les protestations persistantes en Iran

Les manifestations se multiplient, avec des rassemblements de plus de 1 000 personnes dans plusieurs provinces. Des commémorations pour les victimes des répressions passées servent de catalyseur, malgré les coupures internet. Le régime maintient une ligne dure, avec des sentences capitales en suspens, influençant potentiellement les négociations internationales.

Les options stratégiques de Trump

Trump, curieux de savoir pourquoi l’Iran n’a pas « capitulé » face à la pression, évalue les alternatives. Witkoff et Kushner plaident pour une prolongation des pourparlers, estimant que l’histoire montre la difficulté des accords avec Téhéran, mais que la diplomatie reste viable. Leur influence pourrait déterminer si les frappes sont reportées, alors que le déploiement aérien américain atteint son pic depuis des décennies.

Les réparations iraniennes sur les sites endommagés

Des images satellites révèlent que l’Iran répare et fortifie ses sites nucléaires et militaires touchés par des frappes passées. Ces efforts, couplés à une production accrue d’uranium, soulignent la résilience de Téhéran face aux sanctions.

Les avertissements des alliés européens

Les gouvernements français et allemand ont exprimé leur préoccupation, avec des déclarations du Quai d’Orsay appelant à éviter une guerre qui déstabiliserait davantage la région. Paris, impliqué dans des médiations passées, suit de près les évolutions à Genève.

Les implications pour la non-prolifération

Un échec des pourparlers pourrait accélérer la course aux armements au Moyen-Orient, avec des pays comme l’Arabie saoudite envisageant leurs propres programmes nucléaires. L’AIEA, agence onusienne, a rapporté des violations iraniennes, renforçant les arguments américains.

Les derniers signaux diplomatiques

À la veille des discussions de jeudi, Araghchi a confié à des médias occidentaux que l’Iran soumettra une proposition dans deux ou trois jours, ouvrant la voie à des débats sérieux. Des officiels US clarifient que la demande de zéro enrichissement reste ferme, mais invitent Téhéran à détailler ses sauvegardes. Cette phase critique pourrait sceller le sort des tensions, avec Witkoff et Kushner au cœur des délibérations internes à Washington.

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