Le Premier ministre désigné, Nawaf Salam, a exprimé sa volonté d’ouvrir des canaux de communication directs avec le Hezbollah et le Mouvement Amal. Selon des informations rapportées jeudi, il aurait déclaré vouloir engager un dialogue direct sur toutes les questions clés. Ces initiatives visent à garantir une collaboration politique nécessaire pour la formation du gouvernement libanais.
Les deux partis, selon des sources informées, n’ont pas l’intention de boycotter Salam ou son gouvernement, indépendamment des accords potentiels qui pourraient être conclus. « Nous sommes passés d’une décision de boycott à un dialogue, car tous, y compris le président Michel Aoun et Nawaf Salam, savent qu’une non-participation du Hezbollah et du Mouvement Amal entraînerait non seulement une crise gouvernementale, mais aussi une crise de gouvernance », ont affirmé des sources citées.
Une gouvernance inclusive face aux enjeux
Salam semble privilégier la mise en place d’un gouvernement « techno-politique », combinant des experts techniques et des représentants politiques. Ce modèle est envisagé pour répondre à la fois aux attentes des partenaires internationaux et aux impératifs des équilibres politiques internes. Cependant, la réussite de cette approche dépend fortement de la participation des principales forces politiques, dont le Hezbollah et le Mouvement Amal.
Les défis auxquels Salam est confronté sont nombreux. La crise économique, l’effondrement de la monnaie nationale, et la pression internationale pour des réformes structurelles nécessitent un gouvernement fonctionnel et inclusif. Sans l’appui des blocs politiques majeurs, toute tentative de réforme risque de se heurter à des obstacles importants.
Un dialogue pour éviter une crise
Le Liban traverse une des pires crises politiques et économiques de son histoire. Une absence de participation des forces politiques clés, comme le Hezbollah et le Mouvement Amal, pourrait aggraver l’instabilité. Le dialogue proposé par Nawaf Salam marque une volonté d’inclure toutes les parties afin d’éviter l’impasse institutionnelle.
Les sources proches du dossier indiquent que cette stratégie est perçue comme essentielle pour maintenir la stabilité politique. La communauté internationale suit de près les développements, exigeant des réformes comme condition préalable à tout soutien financier. La formation d’un gouvernement représentatif, capable de prendre des décisions, est un impératif non négociable.
Une techno-politique en réponse à la crise
La perspective d’un gouvernement techno-politique permettrait de conjuguer expertise technique et équilibre politique. Cette structure mixte pourrait restaurer la confiance des bailleurs de fonds et apaiser les tensions locales. Cependant, elle représente aussi un compromis délicat, notamment avec les partis traditionnels, qui restent influents dans les institutions libanaises.
La participation du Hezbollah et du Mouvement Amal, selon les observateurs, pourrait permettre une meilleure acceptation des réformes à travers les diverses communautés du pays. Cela éviterait également une paralysie institutionnelle qui compromettrait la capacité du gouvernement à répondre aux urgences économiques et sociales.



