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Nawaf Salam intensifie les démarches pour un cessez-le-feu : le Liban ouvert à toutes les formules de négociations avec Israël

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Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a réaffirmé, dans des déclarations récentes, la détermination constante de l’État à mettre fin aux hostilités qui secouent le pays depuis plusieurs jours. Alors que l’escalade militaire, liée aux tensions plus larges dans la région, a déjà provoqué des centaines de milliers de déplacements et des frappes répétées, le chef du gouvernement a détaillé les initiatives diplomatiques entreprises sans relâche par Beyrouth. Ces efforts s’inscrivent dans un contexte de violations persistantes des engagements antérieurs et d’un conflit dont les racines dépassent largement les frontières libanaises.

Salam a insisté sur le fait que l’État libanais n’a jamais cessé de mobiliser la communauté internationale. « Nous n’avons pas arrêté un seul jour nos efforts pour stopper cette guerre », a-t-il déclaré, soulignant que ces démarches se heurtent toutefois à des obstacles structurels. Le Premier ministre a rappelé que le Liban avait tout mis en œuvre pour éviter l’embrasement, multipliant les appels à la retenue et obtenant des engagements formels de la part du Hezbollah comme d’Israël via des intermédiaires. Ces promesses – non-intervention du parti chiite et absence d’opérations israéliennes en cas de respect de cette ligne – n’ont tenu que quarante-huit heures.

Le gouvernement a ainsi répété à plusieurs reprises qu’aucun intérêt direct ou indirect ne poussait le Liban à s’engager dans ce bras de fer. Malgré cela, les hostilités ont repris avec une intensité inédite, frappant des zones civiles et militaires et entraînant un bilan humain et matériel lourd. Dans ce cadre, le Premier ministre a mis en lumière le lien organique entre la situation libanaise et le conflit plus large opposant les États-Unis et Israël au régime iranien. « Cette guerre est indissociable du bras de fer américano-israélien avec l’Iran », a-t-il expliqué, ajoutant que plusieurs partenaires arabes, préoccupés par leurs propres priorités sécuritaires, peinent à mobiliser un soutien unanime.

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Pour autant, Nawaf Salam n’a pas manqué de saluer les gestes concrets de solidarité reçus. Il a remercié en premier lieu le Royaume d’Arabie saoudite, qui a été le premier à proposer une aide humanitaire d’urgence. Il a également salué le soutien constant de la France, renouvelé par le président Emmanuel Macron tant sur le plan politique qu’humanitaire, et particulièrement en faveur des forces armées libanaises et des services de sécurité. Le chef du gouvernement a appelé les partenaires européens à intensifier leur engagement diplomatique et leur assistance concrète à l’armée et aux forces de l’ordre, seul rempart crédible à la souveraineté nationale.

Aucune initiative formelle n’est pour l’heure sur la table, mais des idées circulent, notamment venues de Paris. Interrogé sur d’éventuelles garanties d’un arrêt des combats en cas de remise des armes du Hezbollah à l’État, Salam a été clair : « Nous n’avons reçu aucun message en ce sens. » Le désarmement du parti constitue selon lui un processus à long terme, alors que l’arrêt immédiat des hostilités relève de l’urgence absolue. « Le cessez-le-feu doit être immédiat », a-t-il martelé, refusant tout lien conditionnel qui retarderait la fin des souffrances.

Sur le front des négociations directes avec Israël, le Premier ministre a rappelé la position unanime du Conseil des ministres lors de sa séance de lundi dernier. Le gouvernement se déclare prêt à reprendre les pourparlers dans un cadre incluant un volet civil et sous parrainage international. « La question des négociations directes n’a pas été posée en tant que telle, et les Israéliens n’ont pas répondu à notre proposition. Néanmoins, nous restons ouverts à toute discussion sur n’importe quel agenda, n’importe quel format et n’importe quel lieu », a-t-il précisé. Cette ouverture conditionnée reflète la volonté de l’État de sortir du cycle de violence sans renier ses principes fondamentaux.

La question du Hezbollah et du déploiement de l’armée dans les zones sous son influence occupe une place centrale dans les déclarations du Premier ministre. Parti politique disposant de députés au Parlement, d’une large base populaire et de dizaines de municipalités, le Hezbollah ne pose problème à l’État que dans sa dimension militaire et sécuritaire, devenue intolérable. « S’il se transforme entièrement en parti politique et cesse ses activités militaires et sécuritaires, nous n’avons aucun problème avec lui », a affirmé Salam. Le gouvernement, réuni en présence du président de la République Joseph Aoun et avec le soutien d’une large majorité des ministres, a qualifié ces activités d’illégales. Cette décision constitue désormais la ligne officielle de l’exécutif.

Le déploiement de l’armée s’inscrit dans la continuité de la feuille de route approuvée en début septembre. La deuxième phase de ce plan, visant à étendre le contrôle étatique au sud du Litani, a été entamée mais se heurte aux contraintes imposées par les opérations en cours. Le commandant en chef des forces armées, le général Rodolphe Haykal, a lui-même reconnu que la guerre entravait l’exécution complète du dispositif. Le Premier ministre a toutefois réaffirmé la constance de la trajectoire : « Nous ne changerons pas de cap. Nous irons, dans tous les cas, vers le monopole complet des armes entre les mains de l’État sur l’ensemble du territoire libanais. »

Interrogé sur les modalités d’application de cette décision, Nawaf Salam a réitéré une position sans ambiguïté : l’État ne cherche pas l’affrontement avec le Hezbollah, mais ne cédera pas au chantage. « Notre position est claire et nous ne dévierons pas de notre route », a-t-il insisté. Le fait que certaines opérations du Hezbollah aient été menées à partir de zones censées être désarmées au sud du Litani n’entame pas, selon lui, la crédibilité du gouvernement. « Nous n’avons perdu aucune crédibilité, au contraire, car nous restons fidèles aux décisions prises et avons commencé à les mettre en œuvre », a-t-il expliqué. Il a rappelé que le parti bénéficie depuis quarante-quatre ans d’un flux continu d’armes et de financements iraniens, rendant illusoire l’idée qu’un gouvernement puisse résoudre cette question en cinq ou six mois. « Nous progressons, même si ce n’est peut-être pas à la vitesse que tout le monde souhaite », a-t-il concédé.

Sur le volet politique plus large, le Premier ministre a rejeté toute idée de paix imposée selon les termes israéliens. « Aucun Libanais n’acceptera une paix aux conditions israéliennes », a-t-il déclaré. Cela ne signifie pas pour autant un refus du dialogue. Le Liban revendique la paix depuis vingt-cinq ans, depuis l’adoption de l’initiative de paix arabe à Beyrouth en 2002. Salam s’est montré attaché à ce cadre régional, fondé sur le principe simple « la terre contre la paix ». « Le paix stable, durable et réelle ne peut être dissociée du contexte régional. C’est pourquoi je m’accroche à cette initiative », a-t-il expliqué, évoquant la destruction de Gaza, la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et l’annexion de Jérusalem-Est par Israël. Aucun autre schéma ne paraît viable à ses yeux.

Face à l’afflux massif de déplacés internes, le Premier ministre a appelé à une mobilisation nationale. L’État s’était préparé à toutes les éventualités et a dû actualiser ses plans en quelques jours seulement. « Aujourd’hui, nous sommes en meilleure position pour assurer un abri digne à chaque personne », a-t-il assuré. Ces civils sont présentés comme les victimes directes de ceux qui ont entraîné le pays dans le conflit. « J’en appelle à la solidarité nationale avec eux, car c’est notre humanité qui est en jeu », a-t-il conclu sur ce point. Jusqu’à présent, les seules garanties obtenues concernent la protection de l’aéroport international de Beyrouth et de l’axe routier y menant contre tout bombardement.

Ces déclarations interviennent au lendemain d’une série de développements militaires qui ont marqué l’escalade actuelle. Les opérations israéliennes, déclenchées après des tirs revendiqués par le Hezbollah en solidarité avec le régime iranien, ont visé des centaines d’objectifs dans le sud et la banlieue sud de Beyrouth. Des ordres d’évacuation ont été diffusés pour des dizaines de localités, provoquant un exode massif. Les autorités libanaises font état de plus de 500 000 personnes déplacées, dont une partie significative hébergée dans des centres d’accueil improvisés. La situation humanitaire s’aggrave d’heure en heure, avec des besoins croissants en abris, nourriture et soins médicaux.

Dans ce contexte, le gouvernement a franchi une étape décisive lors du Conseil des ministres tenu il y a quelques jours. Après avoir qualifié les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah d’illégales, l’exécutif a interdit toute action armée depuis le territoire libanais hors du cadre des institutions étatiques. Des mesures judiciaires et des arrestations sont prévues en cas de violation. Cette décision, prise avec le soutien du président Joseph Aoun, marque une affirmation claire de la primauté de l’État sur l’ensemble du territoire. Elle s’inscrit dans la continuité des efforts engagés depuis la formation du cabinet Salam en février 2025 pour restaurer le monopole de la violence légitime.

Les forces armées libanaises jouent un rôle pivot dans cette stratégie. Le plan « Bouclier de la patrie », examiné en septembre 2025, prévoit un déploiement progressif au sud du Litani et au-delà. La première phase est quasiment achevée ; la seconde, bien qu’entravée par les opérations en cours, reste la priorité. Le général Rodolphe Haykal a confirmé que la guerre complique l’exécution, mais l’armée maintient le cap. Des unités supplémentaires ont été repositionnées pour sécuriser les zones frontalières et les axes stratégiques, en coordination avec les forces de sécurité intérieure.

Sur le plan international, les contacts se multiplient. Le Liban a mobilisé les capitales arabes, européennes et Washington pour obtenir un arrêt immédiat des frappes. La résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en 2006, reste la référence incontournable. Elle prévoit le déploiement exclusif de l’armée libanaise et de la Finul au sud du Litani, le désarmement des groupes armés non étatiques et le respect de la Ligne bleue. Malgré les progrès enregistrés depuis le cessez-le-feu de novembre 2024 – retrait partiel israélien et extension du contrôle libanais –, les violations se sont multipliées ces derniers jours. Des survols, des tirs et même une attaque contre une position de la Finul à Al-Qawzah, ayant grièvement blessé des Casques bleus ghanéens, ont été condamnés avec fermeté.

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a réagi par la voix de son porte-parole, qualifiant l’incident de « grave » et appelant toutes les parties à éviter une spirale incontrôlable. La Finul, forte de près de 10 000 soldats, continue d’assurer sa mission de stabilisation malgré les risques accrus. Le Conseil de sécurité, qui a prorogé son mandat en août 2025, suit de près l’évolution de la situation. Plusieurs membres ont exprimé leur soutien à la souveraineté libanaise et à l’autorité exclusive de l’État sur son territoire.

La France, partenaire historique, a réagi avec une rapidité notable. Le président Emmanuel Macron a annoncé l’envoi immédiat d’une aide humanitaire destinée aux civils fuyant le sud du pays. Cinq tonnes de matériel médical et plusieurs tonnes de fournitures de première nécessité doivent arriver dans les prochains jours. Paris a également promis de renforcer la coopération avec les forces armées libanaises, notamment par la livraison de véhicules blindés de transport et un appui opérationnel et logistique. Ces mesures visent à soutenir l’armée dans sa mission de contrôle du territoire et de protection des populations. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a insisté sur la nécessité d’empêcher le Liban de redevenir le théâtre d’une guerre régionale.

L’Arabie saoudite, de son côté, maintient son rôle de premier plan dans l’aide humanitaire. Au-delà de la première livraison saluée par le Premier ministre, le centre King Salman Relief a poursuivi ses distributions, notamment de bons d’achat et de vêtements d’hiver dans plusieurs régions affectées. Riyad a également exprimé son appui politique à la stabilité libanaise et à la primauté des institutions étatiques.

Sur le terrain, la situation reste extrêmement tendue. Les frappes israéliennes ont touché plus de 500 objectifs présentés comme liés au Hezbollah. Des quartiers de la banlieue sud de Beyrouth ont été évacués sur ordre de l’armée israélienne. Des dizaines de villages du Sud ont reçu des mises en garde similaires. Le nombre de déplacés dépasse désormais les 517 000 personnes selon les chiffres officiels libanais, dont plus de 117 000 hébergées dans des centres collectifs. Les besoins en eau, nourriture, médicaments et abris d’urgence sont critiques. Les organisations humanitaires internationales, en coordination avec les autorités libanaises, tentent d’organiser des convois malgré les restrictions d’espace aérien et les risques sécuritaires.

Le gouvernement a activé l’ensemble de ses mécanismes d’urgence. Des plans de relogement temporaire ont été actualisés en quelques jours. Le ministère du Développement social, dirigé par Haneen Sayyed, coordonne l’accueil et la distribution d’aide avec les municipalités et les organisations de la société civile. Un appel à la solidarité nationale a été lancé pour mobiliser les ressources privées et publiques. Les écoles, les centres communautaires et même certains sites religieux ont été réquisitionnés pour héberger les familles.

Parallèlement, les contacts diplomatiques se poursuivent à tous les niveaux. Le Premier ministre a multiplié les entretiens avec ses homologues arabes et européens. Des réunions techniques sont prévues à Paris et au Caire pour examiner les modalités d’un soutien accru à l’armée libanaise. Washington, via son ambassadeur à Beyrouth, suit également les évolutions de près. L’objectif reste le même : obtenir un cessez-le-feu immédiat et durable, suivi d’un retour au cadre de la résolution 1701.

Au sud du Litani, la présence de l’armée s’est renforcée malgré les contraintes. Des postes de contrôle ont été installés sur les axes principaux. Des patrouilles conjointes avec la Finul se poursuivent, même si les incidents se multiplient. La force onusienne a enregistré des tirs et des survols qui compromettent sa liberté de mouvement. Le commandant de la Finul a réitéré l’engagement de ses troupes à rester impartiales et à soutenir l’autorité de l’État libanais.

Dans les milieux politiques libanais, un consensus se dégage autour de la nécessité de préserver la neutralité du pays. Les principales formations, y compris celles traditionnellement proches du Hezbollah, ont appelé à placer les intérêts nationaux au-dessus de toute autre considération. Le président Joseph Aoun a multiplié les consultations avec le Premier ministre, le commandant de l’armée et les responsables sécuritaires pour coordonner la réponse étatique.

Les autorités insistent sur le fait que le Liban ne cherche pas l’escalade mais refuse toute atteinte à sa souveraineté. Le monopole des armes demeure l’objectif stratégique non négociable. Le processus engagé en septembre 2025 se poursuit, phase après phase, même si la guerre en ralentit le rythme. Le gouvernement reste convaincu que seule une armée forte et un État souverain peuvent garantir la stabilité à long terme.

Les déplacements massifs ont également des répercussions économiques immédiates. Les régions du Sud, déjà fragilisées, voient leur activité agricole et commerciale paralysée. Les infrastructures routières ont subi des dommages. Le coût de la reconstruction s’annonce élevé, mais le Premier ministre a réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner les populations affectées. Des fonds d’urgence ont été débloqués et des mécanismes de compensation sont à l’étude.

Sur le plan sécuritaire, les services de renseignement libanais surveillent de près toute tentative d’infiltration ou d’activité illégale. Des mesures ont été prises pour renforcer le contrôle aux frontières et aux points de passage. La coopération avec les partenaires internationaux, notamment européens, permet d’échanger des informations sensibles sur les flux d’armes et de financements.

Les déclarations du Premier ministre interviennent alors que la communauté internationale suit avec inquiétude l’évolution de la situation. Le Conseil de sécurité de l’ONU a été saisi à plusieurs reprises ces derniers jours. Des membres permanents ont exprimé leur préoccupation face au risque de régionalisation accrue du conflit. La France, qui assure la présidence tournante de plusieurs instances liées au Liban, joue un rôle actif dans la recherche de solutions diplomatiques.

Les efforts libanais pour un retour au calme s’appuient sur une diplomatie tous azimuts. Des émissaires ont été envoyés dans les capitales du Golfe, en Europe et aux États-Unis. L’objectif est double : obtenir un arrêt immédiat des opérations militaires et consolider le soutien à l’armée libanaise comme pilier de la stabilité. Le Premier ministre a insisté sur le fait que le Liban reste fidèle à l’initiative de paix arabe, seule base viable selon lui pour une résolution durable des conflits régionaux.

La crise humanitaire continue de s’aggraver au fil des heures. Les organisations internationales rapportent des besoins croissants en matière de santé mentale, de nutrition infantile et de prise en charge des blessés. Des convois humanitaires sont en préparation, mais leur acheminement dépend de la sécurité des axes routiers. Le ministère de la Santé publique, en coordination avec l’OMS, a activé ses plans d’urgence pour faire face à une éventuelle saturation des hôpitaux.

Les autorités locales dans le Sud et la Bekaa multiplient les initiatives pour accueillir les déplacés. Des écoles ont été transformées en centres d’hébergement. Des distributions alimentaires sont organisées quotidiennement. L’appel à la solidarité nationale lancé par le Premier ministre trouve un écho dans de nombreuses régions du pays, où les municipalités et les associations se mobilisent.

Sur le plan diplomatique, les prochaines heures pourraient être décisives. Des réunions sont prévues à New York au sein du Conseil de sécurité pour examiner les violations de la résolution 1701. La Finul a renforcé ses patrouilles dans les zones les plus sensibles. Le gouvernement libanais maintient un canal ouvert avec toutes les parties pour éviter toute nouvelle escalade.

Le général Rodolphe Haykal a confirmé que l’armée reste mobilisée sur l’ensemble du territoire. Des renforts ont été acheminés vers le Sud malgré les difficultés logistiques. La coordination avec la Finul se poursuit au quotidien. L’objectif reste le rétablissement complet de l’autorité étatique dans toutes les zones frontalières.

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