Crédit Photo: François el Bacha pour Libnanews.com. Tous droits réservés
Les chrétiens du Liban célèbrent les Rameaux. Photo prises à Jounieh

« Non. Après y avoir pensé sérieusement, je ne pourrais plus jamais mettre ma confiance en un Libanais. J’ose le dire, avec les critiques que je récolterais à la pelle et la dose de méchancetés à laquelle je risque de m’exposer une fois ce texte rendu public.

Non, pas l’homo libanicus. Et je n’ai pas non plus peur de généraliser. Parce que s’il existe des exceptions à la règle, ces exceptions ne seront jamais la règle générale, et ne constitueront aucunement un phénomène de masse.

Il suffit de regarder ce qui se passe autour de soi: la gente masculine au pouvoir est corrompue. Ses membres ont lâché leurs ancres dans le marécage de la politique et y demeurent grâce à la voix des hommes … et des femmes obéissant à leurs lascars. (Oui, oui, j’entends déjà la voix des féministes clamer haut et fort le contraire, mais désolée mesdames, le résultat pour le moment démontre la triste réalité dans laquelle on macère et l’inexistence des valeurs que vous prônez corps et âmes. Mais là n’est pas mon sujet).

Les Libanais ne sont pas dignes de confiance. Ils sont insensibles, insouciants, superficiels, et se plaisent dans la merde. Le Libanais moyen dilapident l’argent du pays par les fenêtres en se contentant de toucher au max 1500$/mois et se noyer dans les dettes, tout acceptant de payer des salaires à des députés qui ne font pas leur boulot – mais qui touchent le décuple de son salaire – sans même se gêner et aller à leur lieu de travail.

Le Libanais est passé maître dans les valeurs de la coexistence … il vit avec l’instabilité, la corruption, la précarité, la discrimination, l’inégalité des chances, la soumission, la traîtrise … mais se met sur son trente-et-un quand il s’agit de se pavaner  et bramer que tout va très bien, madame la marquise.

Les hommes  de céans, lorsque tout ne va plus au Liban, ne se battent pas pour récupérer le pays, en renversant les polichinelles au pouvoir, mais baissent les bras et vont jouer aux citoyens modèles ailleurs, et reviennent en vacances jeter de nouveau les déchets par les fenêtres de leurs voitures qu’ils conduisent comme des détraqués pour aller assister à un match sportif où l’on s’entre-tue à coups de pieds, ou pour rentrer chez soi et attendre que l’électricité et l’eau reviennent en refaisant bêtement le monde derrière un écran intelligent.

Comment avoir confiance en ces hommes qui piétinent tous les jours la terre arrosée par le sang des rares preux qui continuent à mourir depuis des décennies pour une cause-fantôme ? Comment confier l’avenir de son pays à ces énergumènes qui se plaisent dans un pays sans voix, sans lois, et sans droits, sans un atome de volonté et d’action pour que tout cela change ? Comment donner du crédit à ceux qui ne bougent pas d’un pouce pour exiger la libération d’une vingtaine de leurs soldats prêts normalement à mourir pour eux, et qui se trouvent entre les mains de Daech depuis plus de six mois ?

Bref, cela ne les empêche pas – aux mâles libanais – d’être parmi les meilleurs amants du monde. Oui, ils ont de quoi se vanter physiquement… Cependant, on a beau les classer, depuis plus d’un an, en cinquième position mondiale par rapport à la taille du symbole de leur virilité, mais leur honneur et leur efficacité vis-à-vis de l’avenir du pays démontrent qu’ils sont à la dernière position quant à la taille de leurs autres attributs, parce qu’ils n’en ont pas, tout simplement… »

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Marie-Josée Rizkallah est une artiste libanaise originaire de Deir-el-Qamar. Versée dans le domaine de l’écriture depuis l’enfance, elle est l’auteur de trois recueils de poèmes et possède des écrits dans plusieurs ouvrages collectifs ainsi que dans la presse nationale et internationale. Écrivain bénévole sur le média citoyen Libnanews depuis 2006, dont elle est également cofondatrice, profondément engagée dans la sauvegarde du patrimoine libanais et dans la promotion de l'identité et de l’héritage culturel du Liban, elle a fondé l'association I.C.H.T.A.R. (Identité.Culture.Histoire.Traditions.Arts.Racines) pour le Patrimoine Libanais dont elle est actuellement présidente. Elle défend également des causes nationales qui lui touchent au cœur, loin des équations politiques étriquées. Marie-Josée est également artiste peintre et iconographe de profession, et donne des cours et des conférences sur l'Histoire et la Théologie de l'Icône ainsi que l'Expression artistique. Pour plus de détails, visitez son site: mariejoseerizkallah.com son blog: mjliban.wordpress.com et la page FB d'ICHTAR : https://www.facebook.com/I.C.H.T.A.R.lb/

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