Jeudi, l’armée israélienne s’est retirée des régions de Qantara, Adsheet al-Qusayr et Wadi al-Hujeir, situées au sud du Liban, après une incursion de plusieurs heures. Cet événement, marqué par le déplacement forcé de résidents et l’enlèvement d’un employé libanais de la FINUL qui a également été blessé, a suscité de vives réactions de la part des autorités libanaises.
Selon un communiqué de l’armée libanaise, le retrait israélien a été obtenu grâce à une « série de contacts » initiée par le comité de surveillance à cinq parties supervisant l’accord de cessez-le-feu. Cette structure, connue sous le nom de Mécanisme, regroupe plusieurs acteurs internationaux, notamment la FINUL, pour gérer les violations et maintenir la stabilité.
En parallèle, les troupes libanaises ont entrepris de retirer les barrières de sable érigées par les forces israéliennes pour bloquer l’accès à une route dans la région de Wadi al-Hujeir. L’armée libanaise a également annoncé qu’elle suivait la situation de près en collaboration avec la FINUL et le comité de surveillance, réaffirmant son engagement en faveur de la souveraineté nationale.
Mais des frappes israéliennes à la frontière syro-libanaise
Vendredi, l’armée israélienne a mené des frappes aériennes visant des infrastructures situées à proximité du village de Janta, près de la frontière syro-libanaise. Selon un communiqué de l’armée israélienne, ces frappes ciblaient des installations utilisées pour le trafic d’armes à destination du Hezbollah.
« Plus tôt dans la journée, l’armée de l’air israélienne (IAF) a frappé des infrastructures utilisées pour le trafic d’armes depuis la Syrie vers le Hezbollah au Liban, au passage de Janta, à la frontière syro-libanaise », précise le communiqué. Ces opérations reflètent l’intensification des efforts israéliens pour empêcher le Hezbollah, qu’il considère comme une menace majeure, de renforcer ses capacités militaires.



