Les ambassades des États-Unis et de France au Liban, en coordination avec la FINUL, ont tenu une réunion le 18 décembre 2023 à Naqoura. Cette rencontre avait pour but de renforcer les mécanismes de coordination afin d’assurer la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, un accord clé visant à garantir le cessez-le-feu entre le Liban et Israël.
La réunion a rassemblé les Forces armées libanaises (FAL), la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), ainsi que les Forces de défense israéliennes (IDF). La FINUL, sous mandat onusien, a accueilli la réunion en tant que facilitateur principal. Les États-Unis, soutenus par la France, ont réaffirmé leur engagement à la stabilité régionale en appelant toutes les parties à respecter leurs obligations respectives.
Israël persiste dans ses violations du cessez-le-feu
Cependant, malgré ces efforts diplomatiques, Israël continue d’intensifier ses violations du cessez-le-feu dans le sud du Liban. Depuis plusieurs semaines, les bombardements israéliens sur des villages libanais frontaliers ont causé des destructions massives d’infrastructures et déplacé des centaines de civils. Aujourd’hui même, des troupes israéliennes ont franchi la frontière et avancé sur une portion du territoire libanais, en violation flagrante de la résolution 1701.
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Ces avancées ont exacerbé les tensions dans une région déjà fragile, mettant en danger les efforts de médiation menés par la communauté internationale. Depuis la fin du conflit en 2006, la résolution 1701 stipule que les forces israéliennes doivent se retirer intégralement au sud de la Ligne bleue, tracée par les Nations Unies. Or, les incursions et les frappes israéliennes demeurent fréquentes, défiant ainsi les appels réitérés au respect des accords internationaux.
La FINUL et les acteurs internationaux réaffirment leur rôle
Lors de la réunion, la FINUL a réaffirmé son engagement à poursuivre ses activités de médiation et de surveillance dans la région. Le mécanisme de coordination tripartite, qui inclut les forces libanaises et israéliennes sous la supervision des Nations Unies, reste l’un des rares outils permettant d’éviter une escalade majeure. Toutefois, la situation actuelle souligne les limites de ce dispositif face à des violations persistantes.
Les diplomates présents à Naqoura ont souligné l’urgence d’un respect strict du cessez-le-feu pour éviter une détérioration irréversible de la sécurité régionale. Ils ont exhorté Israël à mettre fin immédiatement à ses actions militaires et à respecter les frontières libanaises reconnues par l’ONU. De leur côté, les Forces armées libanaises ont renforcé leur présence dans le sud du pays pour protéger les populations civiles et surveiller les incursions israéliennes.
Le contexte humanitaire préoccupant
Les bombardements israéliens ont aggravé une situation humanitaire déjà critique dans le Sud-Liban. De nombreux villages sont désormais partiellement détruits, laissant des milliers de familles sans abri ni accès aux services essentiels. Des organisations humanitaires présentes sur le terrain alertent sur une augmentation des besoins en aide d’urgence, en particulier pour les enfants et les personnes âgées.
L’incursion israélienne d’aujourd’hui s’ajoute à une série d’événements récents qui marquent une escalade inquiétante. En outre, ces actions remettent en cause les efforts déployés par la FINUL pour maintenir une stabilité fragile. Face à cela, les Nations Unies, les États-Unis et la France, par leur engagement, jouent un rôle crucial dans la réduction des tensions.



