vendredi, février 13, 2026

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Revue de presse: Conseil des ministres décisif sur le monopole des armes et suspense autour du discours de Saad Hariri

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Conseil des ministres sous tension autour de la feuille de route sécuritaire

La séance du Conseil des ministres annoncée pour lundi au palais de Baabda est décrite comme un rendez-vous de clarification. Le commandant de l’armée, Rodolphe Haykal, doit y présenter son rapport mensuel et les axes d’une « deuxième étape » du plan visant à établir le monopole des armes par l’État. Annahar, daté du 13 février 2026, insiste sur l’enjeu immédiat de cette étape, centrée sur le nord du Litani, car elle pèsera sur la mobilisation des bailleurs lors du prochain rendez-vous international de soutien à l’armée à Paris, prévu le 5 mars.

Al Joumhouriyat, daté du 13 février 2026, met l’accent sur la forme attendue de l’exposé. Le journal évoque une présentation des grandes lignes de la seconde phase, sans calendrier détaillé et sans délimitation précise des zones. Le texte souligne aussi que la séance pourrait ne pas produire de décisions qui lient directement l’institution militaire, ce qui renvoie à une recherche d’équilibre entre pilotage politique et marge d’action opérationnelle.

Al Akhbar, daté du 13 février 2026, décrit un climat beaucoup plus conflictuel. Le quotidien parle d’une séance annoncée comme « mouvementée », où les adversaires de la « résistance » chercheraient à relever le niveau d’affrontement pour mettre sous pression le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam. Le journal relie cette dynamique aux contacts extérieurs et au retour d’initiatives visant à encadrer le dossier des armes.

Al Shar, daté du 13 février 2026, rattache ce débat au calendrier diplomatique immédiat. Le journal rappelle que la séance intervient avant la conférence de Paris du 5 mars. Il note aussi une phase de consultations extérieures, ce qui place la question sécuritaire au centre d’un échange implicite entre attentes internationales et contraintes internes.

Paris et la conditionnalité de l’aide: l’armée comme test de crédibilité

La conférence prévue à Paris apparaît comme un verrou politique et financier. Plusieurs articles la présentent comme un test pour la crédibilité du plan sécuritaire et pour la capacité de l’État à convaincre qu’il peut mettre en œuvre des engagements difficiles. Al Sharq Al Awsat, daté du 13 février 2026, souligne l’approche française. Selon cette lecture, le monopole des armes constitue un point d’entrée pour réussir une conférence de soutien à l’armée libanaise. Il ne s’agit plus d’un appui institutionnel routinier, mais d’un soutien adossé à une trajectoire.

Al Quds Al Arabi, daté du 13 février 2026, pousse plus loin la logique de conditionnalité. Le quotidien explique que, avant la guerre, les bailleurs demandaient surtout des réformes économiques pour financer la reconstruction. Désormais, une condition supplémentaire est mise en avant comme explosive, car elle s’ajoute aux réformes: avancer sur le désarmement du Hezbollah, au moins dans un premier temps, pour débloquer un soutien international. Le journal évoque aussi des besoins logistiques et technologiques présentés par Rodolphe Haykal à Washington et à Riyad, ce qui ramène la question des capacités militaires au cœur du débat sur l’aide.

Annahar, daté du 13 février 2026, relie ce rendez-vous à une réunion préparatoire reprogrammée au 15 février. Le journal cite la présence attendue des cinq pays parrains, France, États-Unis, Arabie saoudite, Qatar et Égypte, ainsi que d’autres États et organisations. Cette séquence installe un calendrier serré, où chaque étape interne devient un signal adressé aux partenaires.

Munich et Berlin: diplomatie accélérée autour de Joseph Aoun et Nawaf Salam

Le dossier sécuritaire se superpose à un agenda diplomatique dense. Annahar, daté du 13 février 2026, indique que Nawaf Salam s’est rendu à Munich pour participer à la Conférence sur la sécurité, avec un retour prévu avant la séance gouvernementale. Le même texte annonce la visite du président fédéral allemand Frank-Walter Steinmeier à Beyrouth, pour trois jours. Des entretiens sont annoncés avec Joseph Aoun, Nabih Berri et Nawaf Salam, ainsi qu’une visite à la composante navale allemande de la Finul.

Al Shar, daté du 13 février 2026, reprend la séquence munichoise avec un détail symbolique. Le journal note que le départ de Nawaf Salam s’est fait sans protocole visible, comme un voyageur ordinaire. Le fait est présenté comme un signal de normalité institutionnelle, avant de ramener l’attention sur la séance de lundi et sur le rapport du commandant de l’armée.

Al Liwaa, daté du 13 février 2026, rapporte de son côté des messages politiques de Joseph Aoun. Le président y réaffirme sa détermination à tenir les élections législatives à leur date. Il insiste aussi sur le rôle de la justice et sur l’ouverture de dossiers longtemps considérés comme intouchables, ce qui l’inscrit dans une logique de restauration de l’autorité de l’État.

14 février: commémoration et discours attendu, entre retrait et retour politique

La seconde actualité dominante concerne la commémoration du 14 février, avec une attente forte autour de la prise de parole de Saad Hariri. Annahar, daté du 13 février 2026, décrit une période de suspension de la vie politique sur quarante-huit heures, liée à la 21e commémoration de l’assassinat de Rafic Hariri. Le journal insiste sur la mobilisation et sur l’inquiétude du public, dans l’attente d’un discours qui doit trancher la question de la participation ou non du Courant du Futur aux prochaines législatives.

Le même quotidien évoque une offensive annoncée sur les réseaux sociaux et une polarisation alimentée par des spéculations. Toutefois, l’article insiste sur l’incertitude, car la décision finale resterait concentrée autour de Saad Hariri, sans signaux publics suffisamment clairs pour conclure à l’avance.

Al Bina, daté du 13 février 2026, met en avant la dimension religieuse et symbolique de la séquence. Le journal mentionne la visite du mufti de la République, Abdel Latif Deriane, au mausolée de Rafic Hariri. Il insiste sur une image du défunt comme référence morale et politique. Le quotidien confirme aussi l’arrivée de Saad Hariri à Beyrouth pour la commémoration.

Al Quds Al Arabi, daté du 13 février 2026, rappelle le contexte de la suspension annoncée par Saad Hariri en janvier 2022. Le quotidien explique que le dirigeant avait invoqué le poids des équilibres régionaux, l’hésitation internationale et les fractures internes. Le journal ajoute que les changements régionaux, notamment en Syrie, sont présentés comme un facteur qui modifie l’environnement et redonne à cette commémoration une portée politique plus directe.

Washington, Tel-Aviv, Téhéran: négociations et effets de ricochet sur le Liban

Les unes reflètent l’impact des discussions entre Washington et Téhéran, ainsi que des divergences exposées entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou. Al Bina, daté du 13 février 2026, analyse la visite de Netanyahou comme un indicateur de désaccord sur le périmètre des négociations. Le journal avance que Donald Trump accepterait un cadre centré sur le nucléaire, alors que Netanyahou voudrait faire du programme balistique une priorité équivalente. Le texte évoque aussi une séquence de pressions et de menaces d’arrêt des discussions, suivie d’une reprise, interprétée comme une concession américaine liée au jeu des alliés régionaux.

Al Shar, daté du 13 février 2026, insiste sur la « souplesse » affichée dans les discussions américano-iraniennes. Le journal attribue à Donald Trump des déclarations mettant en avant sa volonté de poursuivre les pourparlers. Le texte évoque aussi un contexte de démonstration de force, avec une présence navale américaine accrue et une multiplication de signaux militaires.

Dans un autre registre, Al Bina, daté du 13 février 2026, met en avant un redéploiement américain en Syrie. Le journal évoque un retrait « surprise » de la base d’Al-Tanf, présenté comme un fait qui ouvre des questions sur les objectifs et les priorités stratégiques dans la région.

Pression du Fonds monétaire et réformes financières: l’urgence d’un cadre de crise

À côté du dossier sécuritaire, la pression sur le front financier reste centrale. Al Akhbar, daté du 13 février 2026, décrit des discussions au Liban avec des représentants du Fonds monétaire international. Le quotidien présente cette séquence comme une étape critique, associée à un calendrier contraignant avant les réunions de printemps. L’article insiste sur l’obligation d’avancer sur une loi d’ordre financier et sur des modifications attendues dans les textes relatifs au secteur bancaire, avec une dimension technique qui devient politique par ses effets sur les déposants et sur la capacité de l’État à restaurer la confiance.

Dans la même édition, Al Akhbar, daté du 13 février 2026, mentionne une contestation devant le Conseil d’État du prolongement du mandat du mufti Abdel Latif Deriane. Le journal rappelle que la procédure vise une décision du Conseil islamique supérieur et que le débat touche aux règles internes, à l’âge de la retraite et aux mécanismes de prolongation. Ce dossier, même distinct, reflète un climat de judiciarisation et de contestation des décisions institutionnelles.

Tripoli et l’aide d’urgence: réponse privée, fragilité publique

Un fil social apparaît avec l’annonce d’un soutien financier direct à Tripoli. Annahar, daté du 13 février 2026, rapporte la décision de la Fondation CMA CGM de créer un fonds d’urgence d’un million de dollars, après une catastrophe ayant touché la ville. Le journal mentionne une coordination avec le ministère des Affaires sociales, dirigé par Hanine El Sayed, pour définir les modalités de dépense et répondre aux besoins humanitaires. L’initiative est décrite comme rapide, mais elle met aussi en lumière les limites de la réponse publique face aux chocs locaux.

Al Bina, daté du 13 février 2026, évoque également une poursuite d’actions « de terrain » décidées lors d’une réunion gouvernementale du 9 février 2026, en lien avec la sécurité publique et une réponse sociale, sanitaire et technique. Le journal ne détaille pas l’ensemble des mesures, mais inscrit l’action gouvernementale dans une logique de gestion de crise.

Politique locale: Conseil des ministres sous pression, compte à rebours électoral et repositionnements partisans

Baabda, lundi: une séance à 30 points qui concentre les lignes de fracture

La séance du Conseil des ministres prévue lundi au palais de Baabda est présentée comme un test de cohésion gouvernementale. Annahar, daté du 13 février 2026, indique que le premier point à l’ordre du jour porte sur la présentation par le commandant de l’armée, Rodolphe Haykal, du rapport mensuel lié au plan de « limitation des armes » sur l’ensemble du territoire. Le journal précise que cette présentation s’inscrit dans l’exécution d’une décision gouvernementale antérieure, et que la séance devra, dans le même temps, traiter un dossier social brûlant, celui des salaires du secteur public.

Al Quds Al Arabi, daté du 13 février 2026, confirme la structure de cette séance et l’ampleur de l’ordre du jour, évoquant trente points. Le quotidien insiste sur la place centrale du volet sécuritaire, avec l’exposé de l’armée sur le plan de limitation des armes, et sur l’arrivée immédiate de dossiers financiers, notamment des propositions du ministère des Finances sur la correction des salaires et sur l’octroi d’une aide mensuelle aux militaires en service et à la retraite.

Al Joumhouriyat, daté du 13 février 2026, ajoute un élément de contexte institutionnel. Le journal explique que la séance a été décalée à lundi en raison du déplacement du Premier ministre Nawaf Salam et du commandant de l’armée à la conférence de Munich. Cette précision renforce l’idée d’un enchaînement direct entre consultations extérieures et arbitrages internes, ce qui tend à politiser davantage les dossiers techniques, car les attentes des partenaires pèsent sur les marges du gouvernement.

Monopole des armes: consensus affiché, divergences sur le rythme et les garanties

Sur le dossier de la limitation des armes, les journaux décrivent moins un débat sur le principe qu’un bras de fer sur le calendrier, le périmètre et la façon de procéder. Al Akhbar, daté du 13 février 2026, rapporte que des ministres et des forces politiques opposées à la « résistance » se préparent à demander un calendrier précis pour la mise en œuvre, et à transformer la séance en confrontation politique. Le quotidien insiste sur la volonté de certains acteurs d’élever le niveau de pression sur le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, au moment où les contacts extérieurs reprennent.

Al Joumhouriyat, daté du 13 février 2026, met en avant la difficulté centrale de l’équation. Le journal présente la « deuxième étape » du plan, qui concerne le nord du Litani, comme un défi politico-militaire. Le texte explique que Rodolphe Haykal revient d’une visite jugée importante à Washington, et que les demandes américaines sont décrites comme exigeant une mise en œuvre stricte. Dans le même temps, le journal souligne la nécessité, pour le gouvernement, de préserver une relation de travail avec Hezbollah, présenté comme opposé à ces demandes.

Al Quds Al Arabi, daté du 13 février 2026, détaille un risque de crise interne durant la séance. Le quotidien évoque l’hypothèse d’un retrait des ministres du « tandem chiite » si la discussion se transforme en mise en cause frontale. Il rapporte aussi que Joseph Aoun a mené des contacts incluant Nabih Berri afin de préserver un climat calme, ce qui montre un effort de prévention d’un incident institutionnel pendant la réunion.

Ad Diyar, daté du 13 février 2026, introduit un autre angle, celui d’une médiation arabe. Le journal affirme que l’Égypte tente de capitaliser sur ce qu’elle décrit comme un refroidissement des tensions internes, via des canaux de dialogue ouverts avec Hezbollah. Le quotidien évoque une stratégie de « gel des armes » et mentionne un rôle attribué à l’ambassadeur d’Égypte à Beyrouth, présenté comme un intermédiaire jugé acceptable, travaillant à retisser le lien entre Baabda et Haret Hreik, tout en accompagnant les efforts de Nabih Berri.

Le même Ad Diyar, daté du 13 février 2026, souligne cependant les limites de ce scénario. Le journal évoque l’absence de garanties américano-saoudiennes pour soutenir l’approche graduelle proposée par l’Égypte. Il décrit des milieux diplomatiques estimant que Riyad et Washington ne voient pas d’un bon œil un « alignement » récent entre la présidence, le gouvernement et Hezbollah, et préféreraient maintenir une logique de pression.

Le dossier social comme « bombe »: salaires du secteur public et aide aux militaires

L’autre point dur de la séance touche aux salaires et à la soutenabilité budgétaire. Annahar, daté du 13 février 2026, indique que le deuxième point de l’ordre du jour porte sur des propositions du ministère des Finances visant à corriger les salaires et les rémunérations du secteur public. Le journal ajoute qu’un point distinct concerne un projet de décret pour accorder une aide mensuelle aux militaires en service et aux retraités bénéficiaires d’une pension.

Al Joumhouriyat, daté du 13 février 2026, dramatise l’arbitrage financier. Le journal rapporte que le ministre des Finances Yassine Jaber discute avec une mission du Fonds monétaire international, et que les demandes de revalorisation salariale et d’aides aux militaires sont décrites comme une « bombe à retardement ». Le texte cite l’argument selon lequel l’État n’aurait pas la capacité de payer, et souligne le risque politique d’un non-respect d’engagements pris, notamment vis-à-vis des militaires, si les promesses de février ne se concrétisent pas.

Al Akhbar, daté du 13 février 2026, insiste sur le décalage entre attentes sociales et contraintes de caisse. Le journal affirme que le dossier des salaires figure en bonne place à l’ordre du jour, alors même que l’État, par la voix de Yassine Jaber, admet une incapacité à payer. Il souligne que des promesses avaient été émises lors de discussions budgétaires, ce qui augmente le risque d’une crise de crédibilité et d’une escalade de la contestation.

Al Quds Al Arabi, daté du 13 février 2026, relie ces mesures à une logique d’apaisement social. Le quotidien évoque explicitement la correction des salaires et l’aide mensuelle aux militaires, ce qui confirme que l’exécutif tente de traiter, en parallèle de la question sécuritaire, un front social susceptible d’alimenter la rue, et donc de fragiliser l’ensemble de la séquence politique.

Élections législatives: l’échéance de mai, les fractures et le casse-tête du vote à l’étranger

Le compte à rebours électoral devient un thème transversal, car il pèse sur chaque camp. Al Joumhouriyat, daté du 13 février 2026, note que le dossier des élections commence à s’imposer dans le débat public, à mesure que la marge de temps se réduit avant la date prévue au premier semestre de mai. Le journal souligne que cette échéance s’insère dans un empilement de crises, ce qui rend la préparation plus conflictuelle et plus sensible.

Annahar, daté du 13 février 2026, met en lumière une difficulté opérationnelle qui devient politique. Le journal rapporte que le ministère de l’Intérieur a donné une indication claire sur l’impossibilité d’achever correctement l’organisation du vote des expatriés. Le texte place cette question dans une dynamique de renvoi de responsabilité entre institutions, ce qui ouvre un espace de contestation et de soupçons, alors que chaque modification technique peut être perçue comme un avantage pour un camp.

Le même Annahar, daté du 13 février 2026, souligne un volet de procédure qui alimente les controverses. Le journal évoque le décret d’appel des collèges électoraux et la question de la répartition des sièges liés au vote à l’étranger, en soulevant des incohérences de classification géographique de certains pays. Même présentée sous forme de remarque, l’idée met en évidence un risque de litige sur la représentation des expatriés et sur les modalités d’attribution.

Dans Al Shar, daté du 13 février 2026, Joseph Aoun réaffirme sa volonté de tenir les élections à leur date. Le journal rapporte aussi qu’il insiste sur le rôle de la justice dans l’ouverture des dossiers et sur la fin d’une logique de protection tacite de certains responsables. Cette rhétorique relie la promesse électorale à une promesse de reddition de comptes, ce qui vise à crédibiliser l’État au moment où les citoyens jugent les institutions sur des actes concrets.

Nabih Berri et la gestion des équilibres: calmer la séance, renvoyer la balle, préserver la majorité

Plusieurs sources décrivent Nabih Berri comme un acteur pivot dans la gestion des tensions. Al Quds Al Arabi, daté du 13 février 2026, mentionne des contacts de Joseph Aoun avec Berri pour sécuriser le déroulement de la séance de lundi et éviter un incident avec les ministres de Hezbollah et de Amal. L’objectif, selon le journal, est de maintenir un cadre productif, même si les divergences restent fortes sur la phase suivante du plan sécuritaire.

Annahar, daté du 13 février 2026, cite un autre épisode révélateur de la bataille institutionnelle. Le journal indique que Berri « renvoie » une question ou un dossier au gouvernement, tout en appelant, dans le même mouvement, les acteurs concernés à préparer leurs candidatures. Le détail traduit une stratégie classique de gestion du calendrier, où l’exécutif porte la charge technique, tandis que le législatif conserve sa capacité d’arbitrage politique.

Dans Ad Diyar, daté du 13 février 2026, la médiation égyptienne est décrite comme s’appuyant aussi sur le rôle de Berri. Le quotidien présente le président de la Chambre comme un canal permettant de réduire les frictions, et d’éviter que la discussion sur les armes ne bascule en rupture politique. Cette présentation renforce l’image d’une recherche de « mécanismes de refroidissement » internes, sans régler le fond du différend.

Repositionnement partisan: la visite des Forces libanaises à Damas et la recomposition des messages

Une autre séquence alimente les débats locaux, celle de la visite d’une délégation des Forces libanaises à Damas. Annahar, daté du 13 février 2026, qualifie la démarche de geste marquant par son timing et son contenu. Le journal rapporte que la délégation a rencontré le ministre syrien de l’Information, Hamza Mostafa, et insiste sur l’idée que « la Syrie d’aujourd’hui » n’est pas celle d’hier, formulation présentée comme une tentative de cadrage politique et de justification auprès d’un public libanais longtemps marqué par la question syrienne.

Cette visite intervient dans un climat où les partis cherchent à ajuster leur discours. Annahar, daté du 13 février 2026, relie l’initiative à une dynamique de « transformation d’approche », ce qui suggère que des forces politiques tentent de conserver leurs repères, tout en s’adaptant à une scène régionale mouvante. Le geste peut aussi être lu comme une manière de parler à des partenaires extérieurs, car les signaux envoyés à Damas résonnent dans les capitales arabes et occidentales.

Al Shar, daté du 13 février 2026, mentionne par ailleurs un échange entre le ministre libanais concerné et son homologue syrien, dans un autre dossier, celui d’une disparition et d’un suivi auprès des services compétents. Même si le sujet diffère, il rappelle que la relation institutionnelle avec Damas revient par touches, via des dossiers sectoriels, et qu’elle pèse sur les débats internes.

Souveraineté, frontières et dossiers pratiques: fermeture de passages illégaux et règles de transport

Le registre sécuritaire local ne se limite pas au dossier des armes. Al Shar, daté du 13 février 2026, rapporte une opération de l’armée visant la lutte contre la contrebande et les infiltrations, avec la fermeture de passages illégaux au nord et à l’est du pays. Le journal cite des zones précises et présente l’opération comme un volet de contrôle territorial, qui alimente l’argument de l’État sur la restauration progressive de son autorité.

Dans la même édition d’Al Shar, datée du 13 février 2026, une « mécanique transitoire » est décrite pour organiser le transport routier entre le Liban et la Syrie, sur une base de réciprocité. Le journal explique que les camions libanais peuvent entrer dans des zones douanières syriennes pour décharger, puis revenir avec des marchandises syriennes, et que le schéma est symétrique. Cet accord pratique prend une portée politique, car il touche au commerce, aux recettes et aux équilibres frontaliers.

Présidence et signaux d’action: aéroport de Qleiat, dossiers judiciaires et promesse de continuité

La présidence cherche à ancrer son discours dans des décisions tangibles. Al Shar, daté du 13 février 2026, rapporte que Joseph Aoun dit vouloir signer le décret relatif au fonctionnement de l’aéroport René Moawad à Qleiat dès réception du texte. Le journal mentionne aussi son propos sur l’obtention d’aides pour traiter la question des immeubles menacés d’effondrement et le relogement de personnes touchées. Ce mélange d’infrastructures et de social vise à montrer une présence de l’État au-delà des slogans.

Annahar, daté du 13 février 2026, rapporte également des propos de Joseph Aoun sur la nécessité de saisir les opportunités et de ne pas les gâcher par des querelles, tout en réaffirmant l’organisation des élections à la date prévue. Le journal ajoute que le président insiste sur une responsabilité collective du redressement, ce qui est une manière d’éviter que l’exécutif soit seul comptable des impasses, tout en gardant une ligne de continuité.

Une séance « doublement risquée »: quand sécurité, finances et élections se rencontrent

Plusieurs journaux convergent sur une même lecture. La séance de lundi combine, au même moment, un dossier de souveraineté lié aux armes, un dossier de stabilité lié aux salaires, et une dynamique électorale qui rend chaque geste plus calculé. Annahar, daté du 13 février 2026, qualifie explicitement l’importance de la séance de « double », car elle associe un enjeu sécuritaire et un enjeu social. Cela signifie que l’échec sur un seul volet peut contaminer l’ensemble, en entraînant crise gouvernementale, contestation de rue ou blocage institutionnel.

Al Akhbar, daté du 13 février 2026, suggère que le débat sera aussi une bataille de narration. Le journal affirme que certains chercheront à présenter une approche graduelle comme insuffisante, afin de la rendre responsable d’un éventuel recul du soutien international à l’armée. En miroir, l’exécutif tente de contenir la confrontation pour éviter une rupture avec une partie de la coalition gouvernementale.

Ad Diyar, daté du 13 février 2026, résume ce nœud en termes d’incertitudes. Le journal dit qu’il n’y a pas de réponses claires sur la marge autorisée pour « contenir » le dossier, et que le soutien promis à l’armée reste, à ce stade, sans chiffres. Cette description nourrit une impression de pilotage sous contrainte, où la politique locale avance à l’aveugle entre pressions extérieures, risques sécuritaires et fragilité financière.

Citation et discours des personnalités politiques: mots d’ordre sur la souveraineté, promesses électorales et bataille des récits

Joseph Aoun: élections à date fixe et restauration de l’État par « l’action visible »

Dans plusieurs quotidiens, le président Joseph Aoun est cité sur deux registres qui reviennent comme un leitmotiv. Il y a d’abord l’engagement sur le calendrier électoral. Al Liwaa du 13 février 2026 rapporte que Joseph Aoun réaffirme sa détermination à tenir les élections législatives à leur date, en présentant ce rendez-vous comme une condition de normalité institutionnelle. Dans le même élan, il insiste sur l’idée que le redressement ne peut pas être porté par une seule autorité, mais relève d’une responsabilité partagée, ce qui revient à répartir l’effort politique et social entre les institutions.

Il y a ensuite un discours centré sur l’État « qui revient » à travers des dossiers concrets. Al Shar du 13 février 2026 cite Joseph Aoun évoquant sa volonté de signer un décret lié à l’exploitation de l’aéroport René Moawad à Qleiat dès que le texte lui parviendra. Le même article lui attribue des propos sur la recherche d’aides afin de traiter la question des immeubles menacés d’effondrement et le relogement de sinistrés. Dans ce cadrage, la parole présidentielle vise à associer souveraineté et services publics, en montrant que la restauration de l’autorité n’est pas seulement un slogan sécuritaire, mais un ensemble d’actes administratifs et sociaux.

Annahar du 13 février 2026 reprend la même tonalité, en décrivant un président qui martèle l’idée de ne pas gaspiller des opportunités et de réduire les querelles politiques. Le journal relie ces messages à l’enchaînement du moment, entre la préparation des élections, les débats sur le monopole des armes, et la nécessité de convaincre les partenaires extérieurs que le Liban peut avancer de manière ordonnée.

Dans ce contexte, la rhétorique présidentielle adopte une fonction de stabilisation. Elle cherche à contenir les surenchères, sans ignorer la polarisation. Elle tente aussi de préserver une image d’arbitre, surtout au moment où la séance du Conseil des ministres annoncée à Baabda est présentée comme un point de tension. La parole présidentielle, telle qu’elle est rapportée, prend donc la forme d’un cadrage, plus que d’un débat point par point.

Nawaf Salam: message de normalité et diplomatie de visibilité à Munich

Le Premier ministre Nawaf Salam apparaît dans les journaux à travers une parole moins « programmatique » qu’événementielle. Al Shar du 13 février 2026 souligne un détail mis en scène comme un signal, celui d’un départ de Nawaf Salam à l’étranger sans dispositif protocolaire visible, comme un voyageur ordinaire. Dans la narration du journal, ce choix est interprété comme une façon d’afficher une normalité institutionnelle, après des années où les images du pouvoir étaient souvent associées à l’exception, à l’urgence et aux arrangements.

Annahar du 13 février 2026 replace ce déplacement dans un agenda diplomatique plus large. Le journal indique que Nawaf Salam participe à la Conférence sur la sécurité de Munich, avec un retour prévu avant la séance du Conseil des ministres. La dimension de discours, ici, tient au fait que la présence à Munich est elle-même un message. Elle signale que l’exécutif veut être audible sur la scène internationale, au moment où la question de l’aide à l’armée et des réformes économiques reste centrale.

Al Joumhouriyat du 13 février 2026 insiste sur l’impact interne de cette séquence. Le journal explique que la séance gouvernementale a été décalée en raison du déplacement de Nawaf Salam, ce qui montre que le tempo diplomatique pèse sur l’agenda domestique. La parole politique n’est plus seulement un discours, mais un calendrier. L’ordre des rendez-vous devient une partie du message adressé aux partenaires, puis renvoyé aux acteurs locaux.

Dans ce cadre, Nawaf Salam se positionne surtout comme un chef de gouvernement qui doit maintenir la continuité, en revenant à temps pour arbitrer une séance délicate. La façon dont cela est rapporté traduit une contrainte. Le Premier ministre doit parler à l’extérieur et tenir l’intérieur, sans se laisser enfermer par un seul dossier. Le discours de normalité vise alors à éviter que chaque déplacement soit interprété comme un abandon du front interne.

Saad Hariri: le discours du 14 février comme décision politique différée

La séquence la plus chargée en attente de discours est celle de la commémoration du 14 février. Annahar du 13 février 2026 décrit une atmosphère de suspension de la vie politique sur quarante-huit heures, liée à la 21e commémoration de l’assassinat de Rafic Hariri. Le journal insiste sur la mobilisation et sur la tension, car la prise de parole annoncée de Saad Hariri doit trancher une question simple, mais lourde, celle de la participation ou non du Courant du Futur aux prochaines législatives.

Le même Annahar du 13 février 2026 souligne que cette attente nourrit une bataille de récits. Le journal mentionne une agitation sur les réseaux sociaux et une multiplication de spéculations, mais insiste sur une incertitude persistante. La décision serait gardée jusqu’au bout, sans signaux publics suffisamment clairs pour en fixer le contenu. Dans cette lecture, le discours devient un instrument de contrôle du calendrier. Tant qu’il n’a pas eu lieu, personne ne peut verrouiller sa stratégie électorale.

Al Bina du 13 février 2026 rapporte, de son côté, la présence de Saad Hariri à Beyrouth à l’approche de la commémoration. Le journal ajoute une dimension symbolique en mentionnant la visite du mufti de la République au mausolée de Rafic Hariri. Cette articulation donne au discours à venir une double portée, politique et morale. Elle suggère que le message attendu ne s’adresse pas seulement aux partis, mais aussi à une base qui recherche un repère après plusieurs années d’abstention politique annoncée.

Al Quds Al Arabi du 13 février 2026 rappelle la référence structurante de cette abstention. Le journal indique que Saad Hariri avait annoncé en janvier 2022 la suspension de son action politique, en invoquant notamment des équilibres régionaux et des fractures internes. Le texte ajoute que les changements régionaux, notamment en Syrie, sont présentés comme un élément nouveau qui modifie l’environnement de décision. La parole attendue du 14 février est donc décrite comme une réponse à un contexte qui n’est plus celui de 2022.

Dans cette configuration, la rhétorique de Saad Hariri est surtout anticipée comme un geste de clarification. Il ne s’agit pas seulement de dire oui ou non à une participation. Il s’agit de définir un récit d’entrée ou de sortie. La commémoration impose un décor et une émotion, mais la décision électorale impose une logique froide. C’est ce contraste qui alimente l’intensité médiatique.

Nabih Berri: langage de canal, prévention de crise et gestion du tempo

Nabih Berri apparaît davantage comme un acteur de prévention que comme un orateur. Pourtant, c’est précisément une forme de discours. Al Quds Al Arabi du 13 février 2026 mentionne des contacts menés afin d’éviter que la séance du Conseil des ministres ne bascule en crise, notamment si le débat sur la limitation des armes se transforme en affrontement direct. Le journal évoque le rôle de Berri dans ces échanges, en tant que point d’équilibre pour maintenir un déroulement calme.

Annahar du 13 février 2026 rapporte une autre scène de langage politique. Le journal indique que Berri renvoie certains dossiers vers le gouvernement tout en appelant les acteurs à préparer leurs candidatures, ce qui donne l’image d’une institution qui garde un pouvoir de cadrage sans porter seule la charge opérationnelle. Ici, le discours n’est pas un slogan. C’est un geste de distribution des responsabilités, qui protège la Chambre des conséquences directes d’une décision impopulaire, tout en conservant un rôle d’arbitre.

Ad Diyar du 13 février 2026 associe ce rôle à une médiation régionale. Le journal présente des canaux de dialogue où Berri agirait comme pivot, avec une implication égyptienne décrite comme visant à réduire les frictions entre Baabda et Haret Hreik. Dans cette narration, le discours de Berri est un discours de canal. Il vise moins à convaincre publiquement qu’à empêcher une collision institutionnelle.

Ce type de langage, très pragmatique, correspond à une phase où la priorité devient la tenue de la coalition gouvernementale, même minimale. Les quotidiens montrent que le rôle de Berri est lié à une idée. La stabilité prime sur la victoire rhétorique, surtout quand la séance gouvernementale est chargée de dossiers explosifs, entre sécurité et finances.

Abdel Latif Deriane: registre moral et usage politique du symbole

La parole du mufti de la République, Abdel Latif Deriane, apparaît au croisement du religieux et du politique. Al Bina du 13 février 2026 rapporte sa visite au mausolée de Rafic Hariri, et insiste sur des formules qui présentent le défunt comme une référence de sagesse, de courage, et d’approche nationale. Le discours, tel qu’il est relayé, vise à maintenir une continuité de mémoire, mais il prend aussi une dimension politique, car il intervient au moment où Saad Hariri est attendu sur une décision électorale.

Dans un registre plus institutionnel, Al Akhbar du 13 février 2026 mentionne une contestation devant le Conseil d’État du prolongement du mandat du mufti. Le journal rappelle que la procédure vise une décision du Conseil islamique supérieur et touche aux règles internes, à l’âge de la retraite et aux mécanismes de prolongation. Ici, ce n’est pas le contenu d’un discours qui est en cause, mais la légitimité d’un mandat, et donc la capacité d’une figure religieuse à conserver une parole publique incontestée.

Ce double cadrage éclaire une dimension importante de la scène libanaise. La parole d’autorité morale peut être recherchée pour stabiliser une base politique. Mais cette parole peut aussi être attaquée sur le terrain juridique et institutionnel, ce qui affaiblit sa portée et renvoie le débat au droit. Le discours devient alors un objet de procédure.

Les déclarations de Rodolphe Haykal comme discours sécuritaire attendu

Le commandant de l’armée, Rodolphe Haykal, est au centre d’un discours attendu, même si la parole n’est pas encore prononcée au moment des articles. Annahar du 13 février 2026 indique qu’il présentera au Conseil des ministres un rapport mensuel et des axes liés à la phase suivante du plan de limitation des armes, notamment au nord du Litani. Le journal lie explicitement cet exposé à la conférence de soutien à l’armée prévue à Paris, ce qui donne au discours militaire une fonction politique. Il ne s’agit pas seulement d’informer. Il s’agit de produire un signal de crédibilité vers les bailleurs.

Al Joumhouriyat du 13 février 2026 présente le contenu attendu comme des « grandes lignes » plutôt qu’un calendrier détaillé. Le journal insiste sur la sensibilité politique de cette présentation, car elle intervient dans un environnement où les demandes américaines sont décrites comme strictes, tandis que l’équilibre interne exige de préserver la stabilité gouvernementale. Même sans citation directe, l’attente du discours crée déjà une polarisation. Certains veulent des délais, d’autres veulent une marge d’action.

Al Quds Al Arabi du 13 février 2026 ajoute que la séance pourrait se transformer en confrontation, avec le risque d’un retrait de ministres si le débat devient une mise en cause frontale. Cette hypothèse montre que la parole de Haykal, si elle est trop précise, peut être explosive, et si elle est trop vague, peut être jugée insuffisante par les partenaires. Le discours sécuritaire est donc pris entre deux exigences contradictoires.

Dans ce contexte, le fait que les journaux détaillent à l’avance la scène et les risques est déjà une bataille de discours. Chacun prépare son interprétation du rapport de l’armée avant même sa présentation. Le discours n’est pas seulement ce qui sera dit à Baabda. C’est aussi ce que les acteurs veulent entendre, et ce qu’ils veulent faire dire.

Donald Trump et l’effet de ses déclarations sur la rhétorique locale

Même quand ils parlent d’un président américain, plusieurs journaux libanais le font dans une logique de répercussion locale. Al Shar du 13 février 2026 attribue à Donald Trump des propos qui insistent sur la poursuite des discussions avec Téhéran, en évoquant une forme de souplesse et une volonté de continuer les pourparlers. Dans le même article, le climat est décrit comme marqué par une démonstration de force militaire, ce qui place la parole américaine dans une dialectique de négociation et de pression.

Al Bina du 13 février 2026 analyse aussi l’échange entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou comme un conflit de cadrage. Le journal affirme que Trump privilégierait un cadre centré sur le nucléaire, tandis que Netanyahou voudrait élargir le périmètre, notamment au programme balistique. Cette divergence, dans la lecture du quotidien, nourrit l’incertitude régionale. Et cette incertitude retombe sur le Liban, car elle influence la façon dont les acteurs locaux parlent des armes, des garanties, et des risques de confrontation.

Le discours international devient alors un matériau local. Il alimente des arguments opposés. Pour certains, il justifie la prudence et le gradualisme. Pour d’autres, il impose d’accélérer pour ne pas être pénalisé au moment des conférences d’aide. Ainsi, même des déclarations lointaines sont réutilisées comme munitions rhétoriques.

Une scène politique dominée par la parole « conditionnelle »

La lecture d’ensemble qui se dégage des journaux du 13 février 2026 est celle d’une parole conditionnelle. Joseph Aoun promet des actes dès que les décrets arrivent. Nawaf Salam se montre à l’étranger en restant attendu à l’intérieur. Saad Hariri est annoncé, mais sa décision est suspendue à un discours. Nabih Berri parle par canaux et par gestes de calendrier. Le commandant de l’armée porte une parole sécuritaire, mais contrainte par des attentes opposées. Même la parole internationale, de Donald Trump à la scène régionale, est présentée comme un ensemble de signaux interprétés. Annahar du 13 février 2026, Al Shar du 13 février 2026, Al Bina du 13 février 2026 et Al Quds Al Arabi du 13 février 2026 décrivent tous, à leur manière, un moment où la parole ne vaut pas seulement par son contenu, mais par ses conséquences immédiates sur la stabilité gouvernementale, sur l’aide extérieure et sur l’échéance électorale.

Diplomatie: séquence Doha-Paris, déplacements à Munich et médiations arabes autour du soutien à l’armée

Doha avant Paris: réunion préparatoire et cadrage politique de l’aide

La diplomatie libanaise est rythmée par un enchaînement de rendez-vous qui place l’armée au centre des discussions avec les partenaires. Annahar du 13 février 2026 indique qu’une réunion préparatoire, d’abord envisagée à Doha puis reprogrammée au 15 février, doit réunir les cinq pays parrains, France, États-Unis, Arabie saoudite, Qatar et Égypte, ainsi que d’autres États et organisations. Cette étape est présentée comme un sas avant la conférence de Paris du 5 mars, ce qui renforce l’idée d’une aide conditionnée à des signaux préalables.

Al Sharq Al Awsat du 13 février 2026 décrit la même séquence sous l’angle d’un soutien aux capacités de l’armée libanaise et des forces de sécurité intérieure. Le journal insiste sur le rôle de la réunion préparatoire pour aligner les attentes des parrains avant Paris. L’idée qui se dégage est celle d’un cadrage en amont, où les partenaires cherchent à mesurer la crédibilité de l’engagement libanais avant de mobiliser des ressources.

Paris, 5 mars: l’armée comme test de crédibilité pour les bailleurs

La conférence de Paris est présentée comme un rendez-vous technique, mais aussi comme une épreuve politique. Annahar du 13 février 2026 relie explicitement ce rendez-vous au plan de l’État sur le contrôle des armes. Le journal souligne que la présentation attendue du commandant de l’armée, Rodolphe Haykal, au Conseil des ministres, notamment sur la seconde étape du plan centrée sur le nord du Litani, pèsera sur la capacité à convaincre les bailleurs lors du rendez-vous parisien.

Al Akhbar du 13 février 2026 décrit, de son côté, une tension croissante à l’approche de cette conférence. Le quotidien explique que la séance du Conseil des ministres, juste avant Paris, devient un champ de bataille interne. Dans sa lecture, certains acteurs chercheront à transformer le dossier de l’armée en confrontation politique, ce qui montre que l’aide extérieure est perçue comme un levier dans les rapports de force locaux.

Al Quds Al Arabi du 13 février 2026 insiste sur une conditionnalité plus large. Le journal explique que les bailleurs, auparavant concentrés sur les réformes économiques, mettent désormais aussi l’accent sur le volet sécuritaire. Il présente la question de la limitation des armes comme un point devenu central dans l’évaluation internationale, ce qui renforce le lien direct entre agenda interne et diplomatie de l’aide.

Washington et Riyad: la diplomatie des besoins, de la logistique aux capacités

Les journaux décrivent aussi une diplomatie conduite par l’institution militaire elle-même. Al Joumhouriyat du 13 février 2026 mentionne une visite jugée importante de Rodolphe Haykal à Washington et présente les demandes américaines comme exigeantes sur la mise en œuvre de la phase suivante du plan de contrôle des armes. Le même texte souligne la difficulté pour le gouvernement, car il doit préserver un cadre de fonctionnement interne avec des forces politiques opposées à cette ligne.

Al Quds Al Arabi du 13 février 2026 évoque également des besoins logistiques et technologiques présentés par Rodolphe Haykal à Washington et à Riyad. Cette dimension montre que le soutien attendu ne se limite pas à un financement général. Il touche à des équipements, à des capacités, et donc à la possibilité d’exécuter ce que l’État promet.

Dans ce cadre, l’exécutif doit articuler deux discours en même temps. Il doit rassurer les partenaires sur un plan crédible. Il doit aussi éviter que ce plan ne produise une crise politique interne. C’est pourquoi plusieurs articles décrivent une préférence pour des présentations par axes et par étapes, plutôt que par calendrier rigide.

Munich: visibilité de Nawaf Salam et message de continuité

La présence du Premier ministre Nawaf Salam à la Conférence sur la sécurité de Munich est présentée comme une séquence diplomatique de visibilité. Annahar du 13 février 2026 indique qu’il participe à cette conférence et qu’il doit revenir avant la séance du Conseil des ministres. Cela suggère une volonté de parler sur la scène internationale tout en gardant la main sur les arbitrages internes.

Al Shar du 13 février 2026 insiste sur un détail de mise en scène, en notant que Nawaf Salam est parti dans des conditions sans protocole visible, image présentée comme un signal de normalité institutionnelle. Même si cela ne modifie pas le fond des dossiers, le journal le traite comme un élément de communication vers l’opinion et vers l’extérieur.

Al Joumhouriyat du 13 février 2026 rappelle que ce déplacement a contribué au décalage de la séance gouvernementale à lundi. Cette précision illustre un fait central. L’agenda diplomatique influe directement sur le calendrier interne, ce qui rend chaque séquence plus tendue, car le gouvernement doit tout tenir dans un temps court.

Visite allemande: Steinmeier à Beyrouth et rappel du rôle européen

Annahar du 13 février 2026 annonce la visite à Beyrouth du président fédéral allemand Frank-Walter Steinmeier pour trois jours. Le journal mentionne des entretiens prévus avec Joseph Aoun, Nabih Berri et Nawaf Salam, ainsi qu’une visite à la composante navale allemande de la Finul. Cette visite met en avant une dimension européenne du dossier libanais, où la diplomatie se relie directement à la présence sécuritaire onusienne sur le terrain.

Ce signal intervient dans un moment où le Liban cherche à maintenir l’attention européenne. La mention de la Finul rappelle que la stabilité au sud du pays reste un enjeu qui dépasse le seul cadre régional, et que l’Europe conserve des intérêts sécuritaires directs.

Médiations arabes: rôle égyptien et limites des garanties

Ad Diyar du 13 février 2026 décrit une initiative égyptienne visant à réduire les tensions internes, avec des canaux de dialogue présentés comme ouverts avec Hezbollah. Le journal évoque un rôle de médiation attribué à l’ambassadeur d’Égypte à Beyrouth, ainsi qu’un effort pour retisser des liens entre Baabda et Haret Hreik, en coordination avec Nabih Berri. Cette approche est présentée comme une tentative d’éviter une rupture politique au moment où le dossier des armes revient au premier plan.

Le même Ad Diyar du 13 février 2026 souligne toutefois une limite majeure. Il évoque l’absence de garanties claires de Washington et de Riyad pour soutenir une approche graduelle. Dans cette lecture, certains partenaires préfèrent une logique de pression et des résultats rapides, plutôt qu’un apaisement progressif.

Cette divergence de méthodes crée une tension diplomatique. D’un côté, des médiations cherchent à maintenir la stabilité interne. De l’autre, l’architecture de l’aide internationale pousse vers des engagements vérifiables, parfois difficiles à tenir sans coût politique.

Diplomatie de l’aide et risque de crise interne: l’équation centrale

Al Quds Al Arabi du 13 février 2026 évoque le risque de rupture gouvernementale si le débat interne devient un affrontement direct, ce qui montre le coût potentiel d’un signal destiné à l’extérieur.

Al Joumhouriyat du 13 février 2026 insiste sur la nécessité de préserver un cadre de fonctionnement interne tout en absorbant des demandes extérieures jugées strictes. Cette contrainte explique pourquoi le gouvernement cherche des formulations qui rassurent les partenaires sans déclencher une crise avec une partie de sa coalition.

Enfin, Annahar du 13 février 2026, en reliant Doha, Munich, Baabda et Paris, montre une diplomatie qui fonctionne comme une série de tests successifs. Chaque étape, même technique, devient un indicateur de crédibilité. Et chaque indicateur peut se retourner contre l’exécutif si l’équilibre interne casse.

Économie: reprise des négociations avec le Fonds monétaire, bombe salariale et pression sur la crédibilité financière

Le retour du Fonds monétaire: discussions élargies et calendrier resserré

Le dossier économique du jour est dominé par la reprise d’échanges structurés avec le Fonds monétaire international, décrits comme plus denses et plus organisés que lors des tentatives précédentes. Ad Diyar, daté du 13 février 2026, rapporte deux rounds de discussions tenus au ministère des Finances, l’un le matin et l’autre l’après-midi, présentés comme une étape avancée vers la réouverture du dossier financier libanais après des années de blocage. Le journal précise que la délégation libanaise comprenait le ministre des Finances Yassine Jaber, le ministre de l’Économie Amer Bsat, des représentants de la présidence de la République et de la présidence du Conseil, le président de la Commission de contrôle des banques, le directeur des Finances publiques, ainsi que les équipes techniques des ministères concernés. Le même article cite le chef de mission du Fonds au Liban, Ernesto Ramirez Rigo, accompagné du représentant résident et d’experts techniques.

Dans Al Akhbar, daté du 13 février 2026, la reprise de ces échanges est décrite comme une séquence très encadrée, avec une ambition affichée de parvenir à un accord technique de type « accord au niveau des services » dans un temps court. Le quotidien souligne que le Fonds exige l’élargissement des discussions et la participation d’un ensemble d’acteurs institutionnels, au-delà du seul ministère des Finances. L’article insiste aussi sur une absence jugée notable, celle du gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, alors même que les données contestées par le Fonds ont, selon le journal, une source centrale dans la Banque du Liban.

L’effet de ce retour du Fonds est double. D’une part, il renforce la pression sur la cohérence des chiffres. D’autre part, il impose une méthode, des séquences et une hiérarchie de priorités. Ad Diyar, daté du 13 février 2026, indique que la suite des discussions devait se concentrer sur les finances publiques et un cadre budgétaire à moyen terme, présenté comme l’une des pierres angulaires de tout accord.

La loi d’« ordre financier » et la sortie de la liste grise: promesse de crédibilité, risque de conflit

Les journaux détaillent ensuite la pièce la plus politique du dossier, celle d’un texte de référence présenté comme nécessaire pour rétablir une trajectoire financière. Al Akhbar, daté du 13 février 2026, évoque l’exigence d’une loi d’« ordre financier » à boucler avant la fin avril, et relie cette pression à l’objectif de sortir le Liban de la liste grise. Le journal rapporte que le discours officiel associe l’adoption de ce texte à un « effet économique positif » et à un démarrage progressif de la restitution des dépôts, en même temps qu’à la restauration du rôle financier du pays. Mais Al Akhbar souligne aussi le décalage entre cette promesse et le contenu concret des ajustements demandés, en mettant en avant le risque d’une répartition des pertes défavorable aux déposants.

Toujours dans Al Akhbar, daté du 13 février 2026, un autre volet apparaît, celui de la conformité aux standards internationaux en matière de lutte contre les crimes financiers. Le journal mentionne des ajustements d’outils et de procédures pour se conformer aux exigences du Groupe d’action financière, avec un passage qui insiste sur l’idée que le dispositif ne repose pas uniquement sur des lois, mais aussi sur des circulaires et des mécanismes de mise en œuvre. Le texte évoque même une demande d’assistance technique à la Banque mondiale pour formaliser des méthodes de traitement des crimes financiers.

Cette articulation entre conformité, liste grise et réforme bancaire crée une tension narrative. D’un côté, l’exécutif veut présenter une trajectoire rapide pour regagner la confiance. De l’autre, la discussion sur la répartition des pertes et la protection des déposants peut bloquer au Parlement, car elle touche au cœur du conflit social. Al Akhbar, daté du 13 février 2026, insiste sur le fait que des amendements répétés seraient demandés aux députés, et que certains choix sont difficiles à justifier face aux épargnants, tant que les banques restent à l’abri de responsabilités pénales ou civiles visibles.

Banque du Liban, dette et règles du jeu: le Fonds fixe des lignes rouges

Au-delà du texte général, Al Akhbar, daté du 13 février 2026, met en avant des points techniques qui deviennent explosifs, car ils redéfinissent la relation entre l’État et la Banque du Liban. Le journal explique que le Fonds refuse que la dette de l’État envers la Banque du Liban soit fixée unilatéralement à l’avance et rappelle les chiffres très élevés cités dans le débat. Le même article insiste sur la sensibilité d’un article du code monétaire relatif au transfert des profits de la Banque du Liban vers l’État et au financement des pertes, et souligne que le Fonds s’oppose à un financement de ces pertes par le Trésor, au motif que cela augmenterait la charge de la dette publique et compromettrait la soutenabilité.

Ce point est crucial car il touche à la question suivante: qui paie, et par quel mécanisme. Si le Trésor paie, la dette publique augmente, ce qui peut rendre l’ajustement intenable. Si les banques paient, cela remet en cause leur solvabilité et leur structure de capital. Si les déposants paient, le coût social est massif. Al Akhbar, daté du 13 février 2026, évoque aussi un débat sur la hiérarchie de distribution des pertes, avec une attention portée à l’ambiguïté des formulations et au risque de transfert de charge vers les épargnants.

La dimension institutionnelle du dossier apparaît dans le fait que le Fonds veut élargir la table et stabiliser les méthodes, tandis que l’État libanais doit gérer ses propres contradictions. Al Akhbar, daté du 13 février 2026, souligne que les chiffres contestés par le Fonds proviennent en partie d’hypothèses et de trajectoires associées à la Banque du Liban. Cette bataille des chiffres est aussi une bataille de responsabilité, car elle détermine ce qui relève de l’État, des banques et de la banque centrale.

La « bombe » des salaires et des aides: promesses, capacité de paiement et risque de rue

En parallèle du chantier structurel, les journaux décrivent un risque immédiat, celui d’une crise sociale alimentée par les salaires du secteur public et les aides promises aux militaires. Al Joumhouriyat, daté du 13 février 2026, explique que le ministre des Finances négocie avec le Fonds alors que, sur la table du gouvernement, figurent des demandes de revalorisation salariale et d’aides aux militaires, présentées comme une bombe à retardement. Le journal rapporte explicitement que Yassine Jaber affirme que l’État n’a pas la capacité de répondre à ces demandes. Il ajoute que des promesses faites pour février pourraient se heurter au mur de la réalité financière, et que l’échec à tenir ces engagements peut provoquer une escalade dans la rue.

Cette tension est encore plus dangereuse parce qu’elle se situe à la jonction entre gestion de crise et réforme. D’un côté, le Fonds exige un cadre budgétaire crédible et une discipline sur la dépense publique. De l’autre, le gouvernement fait face à une pression sociale qui réclame une compensation immédiate face à l’érosion du pouvoir d’achat. La contradiction est directe. Une hausse de dépenses non financée décrédibilise l’État devant le Fonds. Une absence de mesures sociales peut déclencher une crise de gouvernance, surtout si les administrations et les forces armées se mobilisent.

Al Akhbar, daté du 13 février 2026, relie cette problématique aux arbitrages politiques internes, en rappelant que la discussion sur les salaires et les aides est abordée dans un contexte de négociation financière globale. Cela renforce le sentiment d’un gouvernement pris entre deux feux, car chaque décision salariale devient aussi un signal envoyé au Fonds.

Paiement électronique et modernisation de la collecte: petits signaux, enjeu de confiance

Un autre volet économique, plus technique, concerne la modernisation de la collecte et des paiements. Ad Diyar, daté du 13 février 2026, indique que le ministre des Finances annonce la mise en capacité des caisses du ministère dans différents centres et dans certaines administrations pour accepter les paiements par carte bancaire, ainsi que le paiement en ligne, tout en maintenant l’acceptation des chèques au profit du comptable central du Trésor. Le journal présente cette évolution comme un pas vers la modernisation des méthodes de recouvrement et vers un renforcement de la transparence financière.

Dans le contexte libanais, ce type de réforme de procédure peut sembler secondaire. Pourtant, il touche à deux questions centrales. La première est la capacité de l’État à tracer les flux, à limiter les pratiques informelles et à réduire les zones grises de la collecte. La seconde est la normalisation administrative, c’est-à-dire la capacité à faire fonctionner un État qui recouvre et qui paye selon des méthodes stables. Dans un pays marqué par la crise bancaire, le paiement électronique renvoie aussi au rapport entre administrations et banques, et à la possibilité de restaurer des mécanismes de paiement non cash sans relancer des craintes.

Ad Diyar, daté du 13 février 2026, évoque aussi un projet de numérisation et un diagnostic de préparation numérique au sein d’une grande institution sociale, ce qui illustre une direction plus large. Le point central reste le même: la réforme n’est pas seulement une loi, mais aussi des outils, des systèmes et des capacités.

Aide d’urgence à Tripoli: réponse privée, économie de catastrophe et limites du filet public

L’économie du pays apparaît aussi sous l’angle de l’urgence sociale et de l’aide privée, avec le cas de Tripoli. Annahar, daté du 13 février 2026, rapporte la décision de la Fondation CMA CGM de créer un fonds d’urgence d’un million de dollars pour faire face à une catastrophe ayant touché la ville. Le journal précise que la présidente de la fondation a rencontré la ministre des Affaires sociales Hanine El Sayed afin de préparer la mise en place du fonds et de définir, en coordination avec le ministère, les modalités de décaissement pour répondre aux besoins humanitaires urgents.

Dans la même séquence, Annahar, daté du 13 février 2026, rapporte des propos attribués à Hanine El Sayed, qui remercie la fondation pour la rapidité de sa réponse et insiste sur la transparence, la coordination et l’orientation de l’aide vers les familles les plus touchées. Le texte souligne aussi une logique de partenariat et de responsabilité partagée.

Sur le plan économique, ce type de fonds illustre un mécanisme devenu récurrent. Lorsqu’un choc local survient, l’intervention privée compense une fragilité de la réponse publique. Cela apporte une respiration. Mais cela renvoie aussi à un problème structurel, celui d’un État qui peine à mobiliser des moyens d’urgence, et qui dépend d’acteurs privés ou philanthropiques pour amortir les crises. Dans un pays où la réforme financière vise à reconstruire la confiance, cette dépendance peut être lue comme un symptôme supplémentaire des limites de capacité.

Matières premières et inflation importée: la lecture d’Ad Diyar sur l’argent métal

Les pages économiques abordent aussi les matières premières, avec une analyse sur le marché de l’argent métal. Ad Diyar, daté du 13 février 2026, décrit une volatilité forte, avec un pic récent et une phase de stabilisation décrite comme fragile, tout en reliant l’évolution du prix à des facteurs industriels et géopolitiques. Le journal met en avant un déficit structurel du marché, présenté comme durable, et détaille les liens avec la demande industrielle, notamment dans des secteurs liés à l’énergie.

Ad Diyar, daté du 13 février 2026, avance aussi des ordres de grandeur sur la demande et la production, et explique que le déficit attendu est comblé en partie par la mobilisation de stocks et par le recyclage. Le journal relie ce mouvement à des transformations du commerce des métaux physiques et à une reconfiguration des centres traditionnels, avec un contexte de rivalités économiques.

Pour le Liban, ce type de sujet a un intérêt indirect mais réel. Les variations de prix des matières premières, et plus largement des actifs refuges, influencent la perception régionale du risque, la liquidité et les comportements de stockage. Dans une économie dollarisée de facto, où la confiance bancaire est fragilisée, les références à l’or et à l’argent deviennent souvent des repères d’inquiétude. Le débat sur la restitution des dépôts, évoqué dans Al Akhbar, daté du 13 février 2026, et l’idée de possibles leviers de financement, se situe dans le même univers de confiance et de valeur refuge.

Une équation unique: réformer sous contrainte sociale, négocier sous contrainte politique

Les sources du 13 février 2026 décrivent une économie libanaise où la négociation financière globale avance, mais sans filet social solide, et avec des institutions sous pression. D’un côté, le gouvernement cherche à construire un cadre budgétaire à moyen terme et à accélérer des lois structurantes, en s’appuyant sur le retour du Fonds. Ad Diyar, daté du 13 février 2026, rapporte même un optimisme prudent du Fonds sur la possibilité de progrès, tout en soulignant que les réformes doivent être accélérées.

De l’autre, l’exécutif fait face à une contradiction immédiate. Al Joumhouriyat, daté du 13 février 2026, rappelle que la question des salaires et des aides, en particulier pour les militaires et le secteur public, peut provoquer une crise politique et sociale si elle n’est pas réglée.

Al Akhbar, daté du 13 février 2026, met enfin en avant l’autre tension, plus institutionnelle, celle de la bataille des chiffres, de la dette entre l’État et la Banque du Liban, et des règles de financement des pertes. Cette bataille est déterminante, car elle fixe le partage du coût de la crise et le réalisme d’une trajectoire de redressement.

Justice: recours au Conseil d’État, judiciarisation des autorités religieuses et contrôle financier sous influence internationale

Conseil d’État et prolongation du mandat du mufti: une bataille de procédure qui devient politique

L’un des dossiers judiciaires les plus structurants de l’actualité du 13 février 2026 concerne un recours déposé devant le Conseil d’État contre la prolongation du mandat du mufti de la République, Abdel Latif Deriane. Al Akhbar du 13 février 2026 détaille l’origine de la procédure. Le journal indique qu’un avocat, Hassan Menaymné, a introduit fin 2023 une requête au nom de trois requérants, deux juges religieux et un cheikh, visant à faire annuler une décision du Conseil islamique supérieur prise en septembre 2023. Selon Al Akhbar, la décision contestée prolongeait les mandats du mufti de la République et des muftis de région en relevant l’âge de retraite, avec un dispositif distinct selon les fonctions.

Le même article souligne un élément central: l’absence de décision du Conseil d’État sur ce recours, malgré ce que le journal décrit comme des irrégularités de procédure relevées par les requérants. Al Akhbar du 13 février 2026 mentionne des griefs précis, notamment une contestation de la validité de la séance du Conseil islamique supérieur pour défaut de quorum et pour absence de vote formel sur certains points. Le journal insiste aussi sur le caractère atypique de certains échanges internes, décrits comme contraires aux règles habituelles, ce qui nourrit l’argument d’illégalité de la décision initiale.

Ce contentieux met en lumière une réalité institutionnelle récurrente. Au Liban, les décisions d’organes à forte dimension confessionnelle, longtemps traitées comme des faits internes, deviennent de plus en plus exposées à un contrôle juridictionnel. La judiciarisation n’annule pas la dimension politique. Au contraire, elle la déplace. Le conflit ne se règle plus seulement par des arbitrages internes, mais par une bataille sur la compétence, le respect des formes et la légitimité des règles appliquées.

Al Akhbar du 13 février 2026 met aussi en avant une question de calendrier. Le journal suggère que l’activation ou la réactivation de ce type de dossier n’est jamais neutre. Elle intervient souvent dans un climat de tensions internes et de repositionnements. Le quotidien évoque même un débat sur les motivations autour du timing et sur les réseaux d’influence qui auraient pesé sur le processus de prolongation.

De la légalité à la légitimité: ce que le recours dit des rapports entre institutions

Le recours contre la prolongation du mandat du mufti n’est pas seulement une querelle de procédure. Il touche à une question plus large, celle de la capacité des institutions à produire des décisions incontestables. Quand une décision est contestée, l’enjeu devient double. D’abord, il faut savoir si la décision respecte le droit. Ensuite, il faut mesurer l’impact sur la confiance du public, car la contestation affaiblit l’autorité de l’institution, même avant un jugement final.

Al Akhbar du 13 février 2026 met en scène cette tension à travers un détail révélateur. Le journal évoque des difficultés possibles de production de documents et de formalisation, ce qui renvoie à une fragilité administrative. Dans un État où l’archivage, la traçabilité et la gouvernance interne sont souvent contestés, le contentieux devient un miroir du dysfonctionnement. La justice, dans ce schéma, n’est plus seulement un arbitre. Elle devient un outil de vérification de la solidité institutionnelle.

Dans le même temps, la portée politique est évidente. Une décision qui concerne une figure religieuse nationale touche à l’équilibre du leadership communautaire, à la gestion des rivalités internes, et à l’image d’une autorité morale capable de parler au nom d’un groupe. Lorsque cette décision est renvoyée à un tribunal administratif, c’est un déplacement majeur. La légitimité religieuse se retrouve discutée à travers le langage du droit public.

Justice et finances: quand l’enquête devient “contrôle”, et quand le contrôle ressemble à une enquête

Le 13 février 2026, Al Akhbar aborde aussi une question qui se situe au croisement de la justice et de l’économie. Le quotidien s’interroge sur la nature du contrôle financier et sur la manière dont des standards internationaux influencent les pratiques locales. L’article évoque des mécanismes de conformité et de lutte contre les crimes financiers qui ne reposent pas seulement sur des lois, mais sur des outils d’analyse, des échanges d’informations et des dispositifs techniques. Le journal insiste sur le risque que ces mécanismes se transforment en logique de surveillance, avec une frontière floue entre enquête judiciaire et collecte d’information financière.

Cette problématique prend une importance particulière dans le contexte libanais. Les citoyens attendent des enquêtes sur les responsabilités de la crise financière et sur les abus. Dans le même temps, l’État est soumis à une pression de conformité, car la crédibilité internationale dépend aussi de la capacité à lutter contre les flux illégaux. La justice est donc prise entre deux demandes. Elle doit produire des décisions visibles. Elle doit aussi se doter d’outils qui répondent aux exigences de partenaires internationaux, au risque d’être perçue comme agissant sous influence.

Le point sensible, dans ce débat, est celui du rôle de l’information financière. Une enquête judiciaire suppose des garanties, des droits de la défense et une procédure contradictoire. Un contrôle financier élargi, lui, peut fonctionner avec moins de visibilité et moins de contestation possible. Lorsque les deux se mélangent, la confiance se fragilise. Al Akhbar du 13 février 2026, en posant la question, met le doigt sur une inquiétude: comment faire respecter les standards internationaux sans créer un système opaque, où la collecte précède la preuve, et où la suspicion précède la procédure.

Les avis judiciaires et la justice du quotidien: l’exécution comme réalité sociale

À côté des grands dossiers institutionnels, les pages des journaux rappellent une autre justice, plus silencieuse mais omniprésente: celle des tribunaux ordinaires, des exécutions et des ventes aux enchères. Annahar du 13 février 2026 publie des avis d’exécution et des notifications liés à des décisions de justice, dont un dossier évoquant une vente aux enchères et une répartition de prix entre copropriétaires. Ce type de contenu montre une réalité souvent sous-estimée. Même en temps de crise, la machine judiciaire continue sur certains segments, notamment l’exécution civile.

Cette justice du quotidien joue un rôle social essentiel. Elle règle des litiges de propriété, formalise des ventes, tranche des conflits patrimoniaux. Dans un pays où la valeur foncière reste un refuge pour une partie de la population, l’exécution des décisions de justice sur des biens immobiliers a un impact direct sur des familles et sur des revenus. Elle est aussi un indicateur de fonctionnement minimal de l’État. Quand l’exécution avance, cela signifie que certaines chaînes administratives tiennent encore, malgré les lenteurs et les contestations.

Pourtant, cette continuité ne signifie pas absence de crise. Dans un environnement où l’économie est instable, l’exécution peut devenir plus violente socialement. Une vente aux enchères, dans un contexte de vulnérabilité financière, peut être perçue comme un déclassement. L’accès à la justice devient alors un facteur d’inégalité, car ceux qui disposent de ressources peuvent prolonger les procédures, alors que d’autres subissent plus vite l’exécution.

La justice face aux chocs sécuritaires régionaux: accusations, silence officiel et zone grise

La frontière entre justice, sécurité et diplomatie apparaît aussi dans certaines informations rapportées par Annahar du 13 février 2026 au sujet de faits en Syrie, liés à des accusations de tentative de trafic d’armes et à l’arrestation de personnes présentées comme associées à une cellule. Le journal souligne l’absence de commentaires officiels, malgré une “suivi diplomatique”. Cette absence est révélatrice d’un problème classique: quand une accusation sécuritaire est portée à l’extérieur, la réponse libanaise oscille entre le besoin de clarification et la peur de l’escalade.

Sur le plan judiciaire, ce type d’épisode nourrit une zone grise. Les faits sont graves s’ils sont établis. Mais l’absence de communication officielle et le caractère transfrontalier rendent difficile toute lecture fondée sur des actes judiciaires visibles. La justice est alors absente du débat public, remplacée par des récits et des insinuations. Dans un pays polarisé, cela peut suffire à alimenter des campagnes politiques, même sans dossier judiciaire libanais connu.

Cette dynamique rappelle un point central. La justice ne produit pas seulement des verdicts. Elle produit aussi de la clarté, par des procédures publiques et des décisions motivées. Quand cette clarté manque, l’espace est rempli par des interprétations. C’est précisément ce qui fragilise la confiance: le public n’a plus une histoire judiciaire, il n’a que des versions concurrentes.

L’épreuve de la transparence: quand chaque dossier devient une affaire de preuve

Les éléments rapportés le 13 février 2026 suggèrent que la justice est de plus en plus attendue comme une institution de preuve. Le recours au Conseil d’État sur le mandat du mufti renvoie à la preuve de procédure. Les débats sur le contrôle financier renvoient à la preuve documentaire et à la traçabilité. Les avis d’exécution renvoient à la preuve patrimoniale. Même les affaires à dimension sécuritaire renvoient à la preuve, car l’opinion demande des faits, pas seulement des accusations.

Ce déplacement est important. Pendant longtemps, beaucoup de dossiers se réglaient par compromis, ou par silence. Aujourd’hui, la demande de preuve est plus forte, car la crise a détruit la confiance. Lorsque l’argent manque, lorsque les services publics se dégradent, la société exige des comptes. Or, exiger des comptes suppose des institutions capables de produire des décisions crédibles, documentées et résistantes à la contestation.

Al Akhbar du 13 février 2026, en exposant les griefs procéduraux du recours au Conseil d’État, montre bien cette attente. Les requérants ne se contentent pas d’un désaccord politique. Ils s’appuient sur des arguments de forme et de droit. Cette méthode reflète un changement dans les modes de confrontation. La bataille se joue moins par slogans que par textes, quorum, vote et procédures.

Un système judiciaire sous tension: demandes de justice, lenteur, et risque de politisation

Le fil conducteur de la journée, tel qu’il ressort des sources, est celui d’un système judiciaire soumis à trois pressions simultanées. La première est la demande sociale de justice et de reddition de comptes. La seconde est la lenteur structurelle, qui peut rendre un recours politiquement inflammable avant même qu’il ne soit tranché, comme le suggère Al Akhbar sur l’absence de décision rapide du Conseil d’État.

La troisième pression est la politisation. Lorsqu’un dossier touche à une figure nationale, religieuse ou sécuritaire, il devient difficile de l’isoler du bruit politique. Le risque est que le droit soit perçu comme un instrument. Et quand la justice est perçue comme un instrument, même une décision solide perd de sa force, car le public la lit à travers des camps.

Pour sortir de ce piège, les institutions ont besoin de temps, de rigueur et de transparence. Mais le temps est rare. La rigueur exige des ressources. La transparence heurte parfois des intérêts. C’est cette contradiction qui rend la justice si centrale et si fragile dans le Liban de 2026.

Société: catastrophe à Tripoli, crise du logement, pression sociale sur l’État et vie quotidienne sous contrainte

Tripoli après la catastrophe: solidarité privée, urgence humanitaire et question de la responsabilité

La catastrophe survenue à Tripoli s’impose comme un sujet social majeur, car elle met à nu la fragilité des filets de protection et la dépendance à l’aide privée. Annahar du 13 février 2026 rapporte la décision de CMA CGM Fondation de créer un fonds d’urgence d’un million de dollars afin de répondre à la situation humanitaire dans la ville. Le journal précise que la présidente de la fondation, Tania Saade Zoghbi, a rencontré la ministre des Affaires sociales, Hanine El Sayed, en vue de fixer une méthode de décaissement en coordination avec le ministère, pour répondre aux besoins les plus immédiats des habitants.

Le même Annahar du 13 février 2026 publie des déclarations qui éclairent l’approche des autorités. Hanine El Sayed y insiste sur la transparence et sur la rapidité, et affirme que les partenariats et la responsabilité partagée restent essentiels pour protéger la société lors des crises. Tania Saade Zoghbi met, de son côté, l’accent sur le soutien aux familles les plus touchées, ainsi que sur la continuité d’actions liées à l’aide humanitaire et à l’éducation. Cette insistance sur l’éducation rappelle que l’urgence ne se limite pas à un soutien ponctuel. Elle vise aussi à éviter un décrochage social, surtout dans une ville déjà fragilisée par les crises successives.

Dans Al Shar du 13 février 2026, l’événement est replacé dans une problématique plus large, celle de l’habitat et de la sécurité publique. Le journal évoque la catastrophe de Tripoli et la relie à des bâtiments fragilisés, en soulignant que des alertes avaient été répétées sur le danger d’immeubles fissurés. Le texte met en cause la responsabilité de l’État, en l’associant aux conséquences humaines et à la nécessité d’une politique du logement plus juste et plus protectrice.

Cette double lecture, celle d’Annahar du 13 février 2026 centrée sur l’aide d’urgence, et celle d’Al Shar du 13 février 2026 centrée sur la responsabilité publique, révèle un nœud social: la réponse immédiate est souvent portée par des acteurs privés, alors que la prévention relève d’une action publique qui manque de moyens et de continuité. Cela nourrit une colère sociale diffuse, parce que les citoyens ont l’impression que l’État intervient après coup, alors que les signaux de danger étaient connus.

Logement et sécurité: l’ombre des expulsions, la peur des immeubles fragiles et l’absence de politique publique

La crise du logement revient dans l’actualité sociale à travers deux dimensions qui se croisent. La première est celle de la sécurité matérielle, quand des immeubles menacent de céder. La seconde est celle du droit au logement, quand des familles et de petites entreprises craignent l’expulsion. Al Shar du 13 février 2026 dénonce la poursuite de règles jugées injustes sur le logement, et affirme qu’elles mettent en danger des milliers de familles et de petites structures, avec un risque d’évacuation et de déplacement forcé. Le journal appelle à une politique du logement équitable et à des mesures qui protègent la sécurité générale.

Dans le même registre, Al Shar du 13 février 2026 et Annahar du 13 février 2026 décrivent une tension constante entre promesses et capacité d’action. Les annonces de mesures sur des bâtiments menacés, ou sur des projets d’infrastructures liés à l’aménagement, produisent un effet d’attente. Mais l’expérience de terrain, marquée par des années de crise, fait que les habitants se fient d’abord aux actes, puis aux mots. Cette distance entre discours et protection concrète pèse sur la cohésion sociale, car elle renforce l’idée d’un État qui réagit plus qu’il ne prévient.

Dans le cas de Tripoli, l’enjeu devient particulièrement sensible. La ville porte déjà le poids de la pauvreté, du chômage et d’un tissu urbain dégradé. Quand une catastrophe survient, elle est interprétée comme le résultat d’un abandon ancien. La solidarité privée vient alors combler une partie du vide, mais elle ne change pas la structure du risque. Tant que la maintenance, le contrôle des bâtiments et la capacité d’intervention ne sont pas organisés, la peur reste. Elle se traduit par une anxiété quotidienne, et par une défiance envers les institutions, surtout chez les familles qui vivent dans des immeubles anciens.

Frontières, contrebande et économie informelle: la société sous l’effet des circuits parallèles

La question sociale passe aussi par les frontières, car l’économie informelle nourrit des dynamiques de survie, mais fragilise l’État. Al Shar du 13 février 2026 rapporte la fermeture par l’armée de passages illégaux au nord et à l’est du pays, dans le cadre de la lutte contre la contrebande et les infiltrations. Le journal cite une opération qui vise des zones précises, ce qui illustre un effort de contrôle territorial.

Le même Al Shar du 13 février 2026 évoque aussi une méthode transitoire pour organiser le transport routier entre le Liban et la Syrie sur la base de la réciprocité. Le journal décrit un mécanisme permettant aux camions libanais d’entrer dans des espaces douaniers syriens pour décharger, puis de revenir avec des marchandises syriennes, avec un schéma similaire pour les camions syriens entrant au Liban.

Sur le plan social, ces éléments renvoient à un fait souvent visible mais rarement assumé: une part du quotidien économique dépend de circuits transfrontaliers, légaux ou illégaux, qui touchent directement aux prix et à l’accès aux biens. Quand l’État ferme des passages illégaux, il envoie un signal de souveraineté. Mais il modifie aussi des équilibres de subsistance, car certaines familles et certains réseaux vivent de ces échanges. Cela peut réduire la contrebande et renforcer le contrôle. Toutefois, cela peut aussi déplacer le problème, en poussant les flux vers d’autres routes ou en augmentant les coûts.

Dans une société sous contrainte financière, la frontière devient un espace social. Elle n’est pas seulement un sujet sécuritaire. Elle influence l’alimentation, le carburant, les produits de consommation, et donc la capacité des ménages à tenir. La question centrale n’est pas de justifier l’illégal. Elle est de comprendre que le contrôle, pour être socialement accepté, doit s’accompagner d’alternatives. Sans alternatives, il produit un ressentiment qui s’ajoute à la crise.

Pression du secteur public: salaires, militaires et risque d’explosion sociale

La société libanaise est aussi traversée par une fatigue sociale liée au pouvoir d’achat et à la dégradation des revenus. Plusieurs journaux décrivent le dossier des salaires du secteur public comme une zone de danger, car il touche des centaines de milliers de personnes, directement ou indirectement. Al Joumhouriyat du 13 février 2026 parle d’une bombe à retardement, en expliquant que des demandes de correction salariale et d’aides aux militaires se heurtent à une limite simple: l’État dit ne pas pouvoir payer. Le journal évoque la crainte d’une escalade si les engagements annoncés ne se matérialisent pas.

Annahar du 13 février 2026 rappelle que ces sujets sont à l’ordre du jour du Conseil des ministres, ce qui montre qu’ils ne sont plus seulement des revendications syndicales, mais un dossier politique de premier plan.

Sur le plan social, la question dépasse la rémunération. Elle touche au fonctionnement même de l’État. Si les fonctionnaires ne peuvent pas vivre, la qualité des services chute, et les citoyens se tournent vers des solutions privées. Si les militaires et les forces de sécurité se sentent abandonnés, la stabilité est menacée. La pression est donc double. Il y a un risque de colère sociale. Il y a aussi un risque de dégradation institutionnelle.

Dans ce contexte, l’injustice ressentie est un carburant puissant. Les ménages comparent ce qu’ils perdent à ce qu’ils voient. Ils constatent que les services se dégradent, que les écoles et les administrations peinent, et que les coûts du quotidien augmentent. Ils entendent en même temps des discussions sur des réformes financières, souvent perçues comme abstraites. Cette distance alimente une idée: on demande des sacrifices sans offrir de protection. C’est un ressort classique de la défiance.

Aide sociale et gouvernance de crise: entre transparence affichée et capacité réelle

La réponse sociale du pouvoir se construit de plus en plus à travers des partenariats, ce qui révèle une limite de capacité publique. Annahar du 13 février 2026 met en avant la coordination entre le ministère des Affaires sociales et CMA CGM Fondation pour la gestion du fonds d’urgence à Tripoli. Le journal insiste sur une méthode, avec une définition des modalités de dépense et une cible, les besoins humanitaires urgents.

Ce cadre de coordination est important car il répond à une critique récurrente, celle du manque de transparence. Quand un fonds est annoncé, la question immédiate devient la suivante: qui reçoit, selon quels critères, et à quelle vitesse. Le fait que la ministre parle de transparence et de rapidité, dans Annahar du 13 février 2026, montre que l’exécutif sait que la confiance est fragile.

Mais la transparence, même réelle, ne résout pas tout. Elle ne crée pas une politique publique durable. Elle permet d’éviter le scandale, et de limiter le soupçon. Pourtant, la société attend aussi une prévention, une protection, et une capacité d’intervention régulière. Tripoli, avec ses quartiers vulnérables, ses immeubles âgés et sa pauvreté, n’a pas besoin seulement d’un fonds d’urgence. Elle a besoin d’un dispositif permanent, avec inspection, maintenance, aides ciblées et planification urbaine.

Fiscalité, recouvrement et rapport à l’État: quand l’administration réapparaît par les taxes

Une autre dimension sociale est la relation de l’État aux citoyens à travers l’impôt. Même en crise, l’administration rappelle sa présence par des avis de recouvrement. Al Liwaa du 13 février 2026 publie une annonce du ministère des Finances sur la mise en recouvrement de tables de taxation relatives à l’impôt foncier bâti, pour des revenus des années récentes.

Ce type de contenu est souvent lu comme un détail, mais il dit beaucoup sur la société. D’un côté, l’État cherche des recettes, car la marge budgétaire est faible. De l’autre, les citoyens demandent des services en échange. Or, la perception dominante est que l’impôt ne revient pas sous forme de protection. Cela crée une relation asymétrique. On paie, mais on ne reçoit pas. Ou on paie mal, parce que la capacité de paiement a chuté. Et on se sent malgré tout menacé par les pénalités et les procédures.

Cette tension est d’autant plus forte que le logement est aussi un refuge économique. Taxer la propriété, dans une société où l’épargne bancaire a été détruite, peut être vécu comme une agression. Pourtant, l’État ne peut pas renoncer aux recettes. La société se retrouve donc dans une équation difficile: reconstruire une fiscalité sans reconstruire la confiance, c’est risquer le rejet et l’évitement. Reconstruire la confiance sans recettes, c’est rester incapable d’agir.

Élections et société: le vote comme exutoire, mais aussi comme test d’équité

La vie sociale est également rythmée par l’échéance électorale, car elle cristallise les attentes de changement et les frustrations. Al Liwaa du 13 février 2026 présente les élections comme une opportunité pour corriger des trajectoires politiques, administratives, économiques et sociales, en insistant sur l’idée que les excuses ne seront plus acceptées.

Annahar du 13 février 2026 souligne, dans un autre registre, des difficultés d’organisation liées au vote des expatriés. Même quand le débat semble technique, il devient social, car il touche à l’égalité de représentation. Quand une partie de la population pense que sa voix sera limitée ou mal organisée, la frustration grandit, et la confiance recule.

Les élections, dans ce contexte, ne sont pas seulement un mécanisme politique. Elles sont un espace où la société mesure si l’État est capable d’organiser un processus équitable. Or, l’équité perçue dépend de détails pratiques: inscriptions, listes, logistique, transparence. Dans une période de crise, la moindre faille devient un argument de contestation. Cela peut alimenter l’abstention, ou la colère.

Une société de plus en plus gouvernée par l’urgence

Les informations du 13 février 2026, mises bout à bout, décrivent une société gouvernée par l’urgence. La catastrophe de Tripoli impose une réponse humanitaire immédiate, portée en partie par un acteur privé, selon Annahar du 13 février 2026.

La crise du logement et la fragilité des immeubles alimentent la peur, et relancent la demande d’une politique publique de prévention, selon Al Shar du 13 février 2026.

La pression sur les salaires et les aides aux militaires met en jeu la stabilité sociale et le fonctionnement de l’État, selon Al Joumhouriyat du 13 février 2026 et Annahar du 13 février 2026.

Le contrôle des frontières et la gestion des flux de transport rappellent que la survie économique se joue aussi sur les routes, légales ou illégales, selon Al Shar du 13 février 2026.

Enfin, la fiscalité réapparaît comme une présence administrative, mais elle ravive la question de l’échange entre impôt et service, selon Al Liwaa du 13 février 2026.

Culture: scène artistique à Beyrouth, soirées de lecture et musique à Saïda sur fond de saison ramadanesque

Beyrouth et les arts plastiques: l’exposition de Saad Yakan comme « événement » dans une ville qui doute

Dans les pages culturelles, un constat revient avec insistance: la vie artistique à Beyrouth continue, mais elle se bat contre la raréfaction des espaces, des moyens et du public. Al Akhbar du 13 février 2026 présente l’exposition de Saad Yakan à « Maya Art Space » à Beyrouth comme un moment fort, précisément parce que les « bonnes expositions » deviennent plus rares et que les salles semblent perdre leur rôle de boussole régionale. Le journal décrit un regard sur Beyrouth qui n’est plus celui d’une capitale sûre d’elle, mais celui d’une ville qui cherche à préserver une place acquise dans le passé.

La démarche de l’artiste est aussi racontée comme une réponse à cette fatigue collective. Al Akhbar du 13 février 2026 présente « Alf Layla wa Layla 2 » comme une relecture contemporaine d’un imaginaire connu, mais sans recours à l’ornement exotique. Le journal insiste sur un choix de narration plus direct, centré sur le drame humain. Il souligne que l’homme reste le point fixe de l’œuvre, avec des scènes qui multiplient les « événements » dans un même tableau, souvent sur de grands formats. La référence au théâtre apparaît également, car l’artiste est décrit comme nourri par la scène, les acteurs et les objets fonctionnels, ce qui donne aux compositions une dynamique de plateau et un sens du geste.

Ce portrait critique de l’écosystème culturel beyrouthin est renforcé par un contraste. D’un côté, l’exposition est présentée comme une aventure plastique, où la modernité passe par la transformation des figures et par une expressivité assumée. De l’autre, la rareté de ce type d’événement est présentée comme un symptôme: le marché et les institutions ne garantissent plus une continuité. La culture dépend alors de lieux qui tiennent, de publics fidèles et d’artistes capables d’assumer un risque esthétique.

L’image, la musique et la mémoire: quand la peinture « fait entendre » un répertoire

Al Akhbar du 13 février 2026 propose aussi un angle plus sensoriel sur la peinture, en décrivant des œuvres où l’on « entend » presque une voix et une musique. Le journal évoque une scène liée à un chanteur d’Alep, associée au répertoire des chansons traditionnelles, et insiste sur la manière dont la couleur, l’expression du visage et l’ambiance suggèrent un son, une salle, une émotion. Cette façon de raconter l’art visuel rappelle une idée simple: dans un pays et une région marqués par la crise, la mémoire culturelle circule souvent par des formes hybrides. Une image porte une musique. Une exposition réactive une histoire. Un visage peint devient une archive affective.

Pour Beyrouth, cet effet de mémoire est central. Les lieux culturels ne sont pas seulement des espaces d’exposition. Ils sont des espaces de continuité. Ils permettent à la ville de se regarder autrement que par l’actualité politique et la violence régionale. Quand Al Akhbar insiste sur la rareté des expositions de qualité, il pointe aussi un risque de rupture: si la scène culturelle s’appauvrit, la ville perd un langage pour parler d’elle-même autrement que par la crise.

Lecture, scène et littérature: une soirée à Hamra entre poésie et musique

La culture se joue aussi dans des formats plus légers mais très structurants pour la vie urbaine: des soirées de lecture, de débat et de performance. Al Akhbar du 13 février 2026 annonce une soirée au Théâtre national, dans le quartier de Hamra, construite autour d’une lecture liée à l’œuvre de Youssef Rakha, portée par Miray Chahade, avec un accompagnement musical. Le journal présente l’événement comme un croisement entre poésie, musique et lecture, et souligne la dimension de rencontre, avec une animation et un livre remis au public.

Ce type de rendez-vous dit beaucoup du moment culturel libanais. Il repose sur une économie de proximité. Il propose une expérience à échelle humaine, dans une ville où sortir est devenu un acte réfléchi, soumis au coût, au transport et au sentiment de sécurité. Pourtant, ces soirées continuent d’exister, car elles répondent à un besoin immédiat: retrouver un espace commun, même modeste, où l’on écoute, où l’on échange, où l’on respire autrement.

Débat intellectuel et universités: une rencontre à Mar Elias sur domination, culture et émancipation

Dans un registre plus analytique, Al Akhbar du 13 février 2026 annonce une rencontre organisée par « Dar al Thaqafa Academy » au camp de Mar Elias, le jeudi 19 février. Le journal précise que la discussion doit porter sur la culture, la domination et la construction d’une conscience critique, avec la participation de chercheurs et d’universitaires, dont une professeure de l’Université américaine de Beyrouth. L’annonce illustre la persistance d’une vie intellectuelle qui refuse de se limiter au commentaire, en cherchant à produire des outils de lecture du réel.

Ce détail est important car il rappelle une dimension souvent occultée: au Liban, la culture ne se réduit pas au spectacle. Elle inclut aussi le débat, la formation et la production de concepts. Dans un contexte où la société est saturée de récits contradictoires, la demande de langage critique devient un besoin social. Elle traverse les universités, les centres culturels et les espaces associatifs.

Saïda: concert et lancement d’album, la culture hors de Beyrouth

La vie culturelle ne se limite pas à la capitale. Al Arabi Al Jadid du 13 février 2026 annonce une soirée musicale au « Teatro Sevilla » à Saïda, à 19 heures, portée par un trio qui doit lancer un nouvel album, avec des morceaux originaux et des reprises du patrimoine populaire dans un style moderne, fondé sur un mélange entre jeu en direct et nouvelles formes de distribution musicale.

Ce rendez-vous est révélateur d’un mouvement discret mais réel. Les villes hors de Beyrouth cherchent à consolider une programmation qui attire un public local et régional, tout en offrant une alternative aux circuits classiques. Dans une période où les coûts de déplacement pèsent, cette décentralisation culturelle devient une solution pratique. Elle permet aussi de diversifier la carte des lieux de création, au moment où Beyrouth ne peut plus tout porter seule.

Saison ramadanesque: la télévision comme baromètre du climat social

La culture populaire passe aussi par l’écran, surtout à l’approche du mois de Ramadan. Annahar du 13 février 2026 consacre un dossier aux séries de Ramadan 2026 et décrit une compétition qui ne repose plus seulement sur les vedettes, mais sur la capacité à proposer des récits plus denses, avec des personnages en crise et des sujets sociaux. Le journal souligne une tendance vers des œuvres qui cherchent à « rester » dans la mémoire du public, au-delà de la diffusion quotidienne.

Cette analyse dépasse le simple guide télévisuel. Elle renvoie à un besoin collectif de récits crédibles, capables de parler de tensions réelles, sans tomber dans la superficialité. Dans un Liban traversé par l’instabilité, l’attention portée à la qualité des histoires devient aussi une manière de parler de soi. Le public ne regarde pas seulement pour passer le temps. Il cherche des repères, des émotions et parfois une forme de justice narrative que le réel n’offre pas.

Agenda culturel en cours: expositions et rendez-vous annoncés

Al Akhbar du 13 février 2026 indique que l’exposition « Alf Layla wa Layla 2 » de Saad Yakan se tient à Beyrouth à « Maya Art Space » et se poursuit jusqu’au 18 février.

Al Akhbar du 13 février 2026 annonce aussi une soirée de lecture et musique autour de Youssef Rakha au Théâtre national à Hamra, avec une tenue indiquée « aujourd’hui » à 20 heures.

Al Akhbar du 13 février 2026 annonce enfin une rencontre de débat à Mar Elias, le jeudi 19 février, organisée par « Dar al Thaqafa Academy ».

Al Arabi Al Jadid du 13 février 2026 annonce une soirée musicale à Saïda au « Teatro Sevilla » à 19 heures, avec lancement d’album et réinterprétation du patrimoine populaire.

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