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Revue de presse du 06/08/25: Montée des tensions autour du dossier du désarmement du Hezbollah et crispations politiques au sommet de l’État

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Un climat politique sous tension

Le climat politique au Liban, au 6 août 2025, est marqué par une montée significative des tensions autour du dossier sensible du désarmement du Hezbollah, sur fond de pressions internationales et de dissensions internes. Le journal Nahar (06 août 2025) souligne l’existence d’une volonté affirmée de plusieurs acteurs politiques de reprendre en main l’agenda national face à ce qu’ils considèrent comme une obstruction du Hezbollah à la reconstruction de l’État. Selon Rosanna Bou Monsef, une stratégie étatique se dessine visant à « encercler » l’opposition du Hezbollah à travers des mesures concrètes, et ce, malgré la complexité de la tâche et la résistance du parti à toute remise en cause de son arsenal militaire.

Cette dynamique de confrontation coïncide avec une phase de reconfiguration des alliances politiques internes. Toujours selon Nahar (06 août 2025), des initiatives sont en cours pour raviver le dialogue entre le Hezbollah et le Courant Patriotique Libre, malgré les tensions apparues depuis l’élection du président Joseph Aoun. Cette tentative de rétablissement de ponts politiques intervient dans un contexte où le Hezbollah semble de plus en plus isolé sur la scène nationale, notamment au sein de l’arc chrétien et sunnite.

L’enjeu du Conseil des ministres et les dynamiques régionales

Le journal Al Sharq (06 août 2025) rapporte que la réunion gouvernementale surnommée le « Mardi du consensus national » s’est tenue dans une atmosphère tendue mais maîtrisée. Les discussions, bien que sensibles, n’ont donné lieu à aucune décision tranchée. Cette attitude d’attentisme reflète une entente implicite, sous l’égide d’acteurs régionaux et internationaux, visant à préserver la stabilité institutionnelle du pays. Une « trêve » politique a donc été instaurée temporairement, en attente de la prochaine séance prévue le jeudi suivant.

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L’implication internationale est manifeste. Al Sharq précise que la tenue même de cette réunion a été rendue possible grâce à une coordination étroite entre Washington et Riyad. Les deux capitales ont clairement posé leurs conditions pour soutenir le Liban : désarmement progressif des milices, retour de la souveraineté étatique et réforme structurelle. Ce positionnement ferme souligne que les soutiens extérieurs n’interviendront qu’en échange d’engagements concrets du gouvernement libanais.

Des signaux contradictoires du Hezbollah

Ad Diyar (06 août 2025) apporte des éléments supplémentaires sur l’état de tension perceptible dans certaines zones du pays, notamment à Beyrouth et dans la banlieue sud. Le journal indique que des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises par l’armée et les forces de sécurité, notamment à la suite de rumeurs sur une possible réactivation des « chemises noires » du Hezbollah. Toutefois, ces alertes ont été démenties par des vérifications, révélant des exagérations amplifiées par les réseaux sociaux.

Dans un autre article du même journal, il est mentionné que le président Joseph Aoun a présidé personnellement les réunions sécuritaires en amont de la séance ministérielle. Des informations issues de ces réunions indiquent que les forces armées ont démantelé plusieurs cellules potentiellement menaçantes pour la sécurité nationale, certaines en lien avec des groupes extrémistes. Cela montre la volonté du pouvoir exécutif de reprendre le contrôle des dynamiques de sécurité, jusque-là souvent captées par des acteurs non étatiques.

La « fenêtre diplomatique » et le dilemme sécuritaire

Le journal Al Quds (06 août 2025) rapporte que le président Joseph Aoun, dans son discours à l’occasion de la fête de l’armée, a lancé un message fort à destination du Hezbollah, parlant d’une « opportunité historique » pour abandonner les armes. Selon le journal, ce message s’inscrit dans une stratégie américaine visant à initier un désarmement négocié du Hezbollah en échange de garanties de sécurité offertes par Israël, y compris le retrait de certaines positions occupées dans le sud du Liban.

Cette approche diplomatique reste cependant sujette à scepticisme. Plusieurs sources, notamment Ad Diyar, relèvent que malgré des signaux d’apaisement, le risque d’une confrontation militaire majeure reste latent, notamment du fait des tensions régionales liées à la rivalité irano-israélienne. Selon un haut responsable cité par le journal, le Liban se trouve dans une « zone grise », sans visibilité sur l’issue politique ou militaire à moyen terme.

Une impasse stratégique ?

Dans l’analyse publiée par Al Liwa’ (06 août 2025), une crainte se dégage quant à la possibilité d’un échec de la formule actuelle de gouvernance. Le journal met en lumière la méfiance croissante entre les composantes de l’exécutif et l’inquiétude de la communauté internationale quant à la capacité réelle du Liban à instaurer l’autorité exclusive de l’État. Un consensus minimal semble émerger autour de la nécessité d’un calendrier clair pour centraliser le monopole de la violence légitime, mais l’exécution reste incertaine.

Politique locale : tensions autour du désarmement du Hezbollah et repositionnements stratégiques

Un Conseil des ministres sous tension : la question du monopole des armes par l’État

Le 6 août 2025, la question de la maîtrise exclusive des armes par l’État libanais s’est imposée comme l’unique sujet à l’ordre du jour du Conseil des ministres, présidé par le président Joseph Aoun et dirigé par le Premier ministre Nawaf Salam. La session, marquée par une minute de silence à la mémoire des victimes de l’explosion du port de Beyrouth, s’est rapidement tendue sur le dossier du désarmement du Hezbollah. Selon Al Quds (06/08/2025), Nawaf Salam a averti que si le Hezbollah persistait dans sa politique d’armement parallèle, « il conduira le pays vers un suicide collectif ». La question centrale abordée fut la méthode de collecte des armes : perquisitions dans les domiciles, recensement basé sur les services de renseignement ou sanctions contre ceux qui refuseraient d’obtempérer.

Deux ministres, Rakan Nasser ed-Din et Tamara el-Zein, membres du tandem chiite, ont quitté la session pour protester contre cette orientation politique, comme le rapporte Ad Diyar (06/08/2025). Le Conseil a toutefois maintenu une échéance à la fin de l’année pour atteindre l’objectif de l’unification de l’armement sous la seule autorité de l’État.

Réactivation des alliances : Hezbollah et Courant Patriotique Libre

Face à cette offensive politique et institutionnelle, le Hezbollah a entrepris un repositionnement stratégique. Plusieurs sources, notamment Nahar (06/08/2025), soulignent un rapprochement du Hezbollah avec le Courant Patriotique Libre (CPL), en particulier à travers des échanges entre des émissaires du Hezbollah, Michel Aoun et Gebran Bassil. L’objectif semble clair : briser l’isolement politique que connaît le parti chiite depuis les dernières élections et la guerre avec Israël.

Le journal Ad Diyar (06/08/2025) évoque également le lancement par le Hezbollah d’un « haraka siyasiya » (mouvement politique) de l’après-guerre, destiné à rétablir les lignes de dialogue avec les partis politiques libanais, en particulier les formations chrétiennes, sunnites et druzes non hostiles à la résistance. Ce plan est conçu comme une réponse préventive à la marginalisation croissante du parti dans les institutions de l’État.

Le dilemme stratégique du Hezbollah : entre légitimité populaire et pression internationale

La presse libanaise, notamment Al Joumhouriyat (06/08/2025), souligne que malgré l’érosion de sa force militaire après le dernier conflit, le Hezbollah refuse catégoriquement de se départir de son arsenal. Il continue de présenter la guerre comme une victoire symbolique, comme en témoignent les affiches de martyrs et les slogans diffusés dans les quartiers à majorité chiite. Le récit de la résistance reste central dans la rhétorique du parti, mais il se heurte de plus en plus à une exigence nationale de normalisation politique et de reconstruction économique.

Parallèlement, le président Joseph Aoun a poursuivi son agenda présidentiel en promouvant la stabilité politique comme condition sine qua non à la relance économique. Il a insisté sur ce point lors d’une rencontre avec des représentants du quatrième congrès de l’économie de la diaspora, selon Al Quds (06/08/2025), soulignant l’importance des réformes entreprises et celles à venir.

Le rôle ambigu de Nabih Berri et le retour des anciens clivages

Al Bina’ (06/08/2025) met en lumière la posture du président du Parlement, Nabih Berri, qualifié de pilier incontournable malgré la complexité croissante du paysage politique. Il est perçu comme une figure de transition, qui tout en admettant les enjeux sensibles entourant le désarmement, maintient une attitude d’ouverture aux compromis pour préserver la stabilité.

Le même journal souligne que le Hezbollah rejette catégoriquement tout glissement du conflit vers un affrontement interne entre Libanais, rappelant que le conflit reste pour eux fondamentalement opposé à Israël. Cette tentative de redéfinition narrative vise à restaurer un semblant de consensus autour de sa légitimité.

Mobilisation politique du CPL : une stratégie d’expansion dans la diaspora

Dans ce contexte conflictuel, le Courant Patriotique Libre semble miser sur la diaspora libanaise pour retrouver un levier politique. Nahar (06/08/2025) rapporte une déclaration offensive de Gebran Bassil prononcée depuis le Casino du Liban, affirmant que « les six députés des expatriés ne sont pas un détail mais le début d’un basculement ». Le CPL ambitionne de bâtir un nouveau rapport de force électoral, mobilisant les Libanais de l’étranger en prévision des prochaines échéances électorales.

Vers une recomposition des rapports de force politiques

La journée du 6 août 2025 témoigne d’un bouleversement en cours du paysage politique libanais. Le clivage entre institutions étatiques — incarnées par Joseph Aoun et Nawaf Salam — et forces politiques armées — en premier lieu le Hezbollah — s’intensifie. En réponse, les partis adoptent des stratégies de repositionnement : le Hezbollah tente de réactiver ses alliances historiques, tandis que les forces gouvernementales misent sur l’autorité de l’État et le soutien de la communauté internationale pour imposer une réforme structurelle.

Citation et discours des personnalités politiques : débats sur le désarmement, la souveraineté et la cohésion nationale

Les prises de position de Joseph Aoun : stabilité et souveraineté au cœur du discours

Dans plusieurs publications du 6 août 2025, les déclarations du président de la République Joseph Aoun ont été largement rapportées et commentées. Selon Al Quds (06/08/2025), Aoun a présidé une séance du Conseil des ministres durant laquelle il a signé le décret n°823 du 5 août 2025, qui portait sur des formations et mutations judiciaires importantes. Le décret a été contresigné par le Premier ministre Nawaf Salam ainsi que par les ministres de la Justice, des Finances et de la Défense.

Dans Al Bina’ (06/08/2025), Aoun affirme que « la stabilité est la clé du redressement économique » et que le Liban commence à « retrouver sa vitalité progressivement » grâce à un regain de l’activité touristique, au retour des conférences internationales à Beyrouth, ainsi qu’à la présence d’un grand nombre de visiteurs en provenance des pays arabes, notamment du Golfe. Il a également salué les efforts des hommes d’affaires locaux et de la diaspora pour soutenir l’économie nationale.

Nawaf Salam et la décision sur le désarmement

Le Premier ministre Nawaf Salam a pris part à une décision marquante lors de la même séance du Conseil des ministres. D’après Al Sharq (06/08/2025), le gouvernement a fixé un calendrier pour désarmer le Hezbollah d’ici la fin de l’année 2025. Le Conseil a chargé l’armée libanaise d’élaborer un plan d’ici le 31 août 2025 pour limiter les armes aux forces de sécurité officielles et le soumettre pour approbation. Salam a insisté sur le fait que « cette décision est essentielle pour rétablir la souveraineté de l’État libanais ».

Cette initiative semble avoir été provoquée par les tensions politiques persistantes et les pressions régionales et internationales sur la présence armée du Hezbollah à Beyrouth et dans d’autres zones sensibles.

Le discours de Naim Kassem : entre menace dissuasive et ouverture au dialogue

De son côté, Naim Kassem, nouveau secrétaire général du Hezbollah, s’est exprimé via un écran lors d’une déclaration publique, rapportée par An-Nahar (06/08/2025). Il a averti qu’« en cas de reprise de la guerre par Israël contre le Liban, les missiles tomberont en masse sur Israël ». Cette déclaration, ferme et directe, s’inscrit dans un contexte de pressions multiples exercées sur le Hezbollah tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Toutefois, Kassem n’a pas fermé la porte au dialogue. Toujours selon An-Nahar, le Hezbollah soutient l’idée d’un « dialogue ouvert » avec le président Aoun et reste en contact avec les forces chrétiennes, druzes et sunnites. L’objectif affiché serait d’assurer la cohésion nationale face aux défis régionaux.

Michel Aoun et Gebran Bassil : repositionnement stratégique du Courant patriotique libre

L’ancien président Michel Aoun et le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, ont eux aussi fait l’objet de plusieurs articles. Selon An-Nahar (06/08/2025), Bassil, lors d’un événement au Casino du Liban, a tenu un discours qualifié de tournant stratégique. Il y affirmait que « l’expansion de la diaspora est une partie intégrante de l’État » et que les six députés issus de la diaspora ne constituent pas une anomalie, mais plutôt le début d’une transformation politique du Liban. Ce message vise clairement à mobiliser l’électorat de la diaspora et à repositionner le CPL comme un acteur transnational du paysage politique libanais.

Réactions et implications politiques

Les déclarations de Joseph Aoun et de Nawaf Salam marquent une volonté claire de réaffirmer la souveraineté de l’État. Le décret judiciaire et le plan de désarmement constituent des jalons importants de cette stratégie. Cependant, ces initiatives se heurtent à l’opposition ou à la réserve du Hezbollah, qui adopte une posture ambivalente mêlant dissuasion et dialogue.

La position du Hezbollah pourrait être perçue comme un signal envoyé à ses alliés traditionnels pour restaurer une alliance affaiblie. Le rapprochement avec le CPL, malgré les tensions récentes, témoigne d’une tentative de reconstitution des alliances internes face aux défis internationaux croissants, comme l’illustre le regain de tension à la frontière sud avec Israël.

Par ailleurs, la posture de Gebran Bassil, orientée vers la diaspora, indique un changement d’axe stratégique. Ce réalignement pourrait permettre au CPL de pallier l’usure politique interne en misant sur une base électorale extérieure.

Dans ce contexte, le Conseil des ministres apparaît comme une arène où s’affrontent visions de l’État central, ambitions partisanes et dynamiques régionales. La décision de confier à l’armée libanaise la tâche de centraliser l’usage de la force ouvre une séquence politique inédite et probablement conflictuelle.

Diplomatie : recentrage des relations internationales autour du Liban

Activité diplomatique de Nabih Berri et rencontres protocolaires

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a poursuivi ses efforts diplomatiques par une série de rencontres officielles le 6 août 2025. Selon Ad Diyar (06/08/2025), il a accueilli à Ain el-Tineh l’ambassadeur d’Uruguay, Carlos Gueto, pour une visite d’adieu à l’issue de sa mission au Liban. La réunion a permis un échange sur l’état des relations bilatérales entre les deux pays. Le même jour, Berri a également rencontré l’ambassadeur libanais aux Émirats arabes unis, Tarek Menimené, et l’ambassadrice du Liban à Washington, Nada Hamadeh, dans le cadre de visites protocolaires. Ces échanges témoignent de la volonté des autorités libanaises de maintenir des liens institutionnels actifs avec les représentations diplomatiques, malgré la situation intérieure complexe.

Ces réunions, bien que de nature protocolaire, s’inscrivent dans un contexte de repositionnement international du Liban, en particulier avec les pays arabes et occidentaux. L’implication diplomatique des acteurs institutionnels reste une composante essentielle du dialogue multilatéral dont le Liban cherche à se repositionner, notamment dans la perspective d’une relance économique conditionnée par la stabilité politique et les réformes.

Soutien irakien et partenariats économiques

Dans un autre registre, Ad Diyar (06/08/2025) souligne le renforcement des relations bilatérales avec l’Irak, notamment à travers la poursuite du soutien économique. Lors d’un entretien de haut niveau, il a été question de la reprise des investissements conjoints, notamment dans le cadre du projet d’oléoduc reliant l’Irak à la Syrie puis au Liban. L’Irak aurait confirmé son engagement à poursuivre les livraisons de blé, tout en manifestant son intention de favoriser les entreprises libanaises sur son territoire.

Le projet d’oléoduc, mentionné comme une priorité stratégique, est présenté par les deux parties comme un levier de coopération économique et énergétique durable. L’activation du Conseil d’affaires libano-irakien est également évoquée comme un mécanisme destiné à structurer les investissements bilatéraux, en dépit des obstacles techniques et géopolitiques.

La diplomatie de Joseph Aoun autour du retour des investissements étrangers

Parallèlement, le président Joseph Aoun continue d’axer sa communication diplomatique sur la relance économique par la stabilité sécuritaire et institutionnelle. Lors de la réception d’un groupe issu du « quatrième congrès de l’économie de la diaspora », il a insisté sur l’importance du retour de la confiance des pays arabes dans la capacité du Liban à se stabiliser. Selon Al Quds (06/08/2025), il a affirmé que « le retour des conférences internationales et la présence accrue des ressortissants du Golfe à Beyrouth » sont des signes tangibles d’un regain de confiance dans la stabilité du pays.

Cette orientation diplomatique se veut rassurante pour les partenaires régionaux et internationaux. Joseph Aoun cherche ainsi à repositionner le Liban comme un partenaire fiable pour les capitaux étrangers, en misant sur l’image d’un pays en voie de reprise économique. Cette rhétorique diplomatique vise notamment à rétablir des liens de confiance avec les pays du Golfe, échaudés par la crise institutionnelle libanaise et les tensions régionales liées au Hezbollah.

Multiplication des forums et diplomatie économique

La diplomatie économique occupe par ailleurs une place croissante dans l’agenda diplomatique libanais. Al Sharq(06/08/2025) rapporte que le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raji, et le ministre de l’Économie, Amr Bassat, ont tenu une conférence de presse conjointe pour annoncer la tenue du « Quatrième Forum de l’économie de la diaspora » prévu le 8 août à Beyrouth. Placé sous le patronage du président Joseph Aoun, cet événement vise à mobiliser les capitaux de la diaspora libanaise dans une optique de reconstruction économique. Raji a souligné la volonté de « repositionner le Liban sur la carte arabe et internationale » et de « renforcer la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire ».

Ce forum est conçu comme une vitrine des ambitions du Liban à l’international : une tentative de séduire les investisseurs en misant sur la force des réseaux diasporiques. Il est également un indicateur de la diplomatie proactive menée par le Liban dans la région MENA et auprès de ses diasporas dans les Amériques et en Europe.

Ambitions régionales et dossiers sensibles : Hezbollah et désarmement

Malgré les efforts déployés, la diplomatie libanaise reste confrontée à des défis majeurs. Al Liwaa (06/08/2025) met en lumière les tensions autour de l’application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui appelle à un désarmement du Hezbollah au sud du Liban. Le quotidien rapporte que l’envoyé spécial des Nations unies a renouvelé sa demande de retrait des armes dans la zone sud, conformément à l’accord, tout en signalant l’opposition ferme d’Israël et des États-Unis à tout compromis partiel. Le Hezbollah, par la voix de ses représentants, continue de rejeter toute tentative de désarmement unilatéral, considérant cela comme une atteinte à la souveraineté nationale.

Ce point de friction diplomatique est au cœur des débats internationaux sur la stabilité de la région. Il cristallise les lignes de rupture entre les pays soutenant une politique de désescalade, comme la France, et ceux adoptant une position de confrontation, comme Israël et les États-Unis. Il constitue également une variable essentielle dans les discussions sur les aides internationales, conditionnées à des avancées sur les plans sécuritaire et institutionnel.

Renforcement des liens avec l’Amérique latine et l’Europe

Les relations diplomatiques se sont aussi intensifiées avec l’Amérique latine. Outre la visite de l’ambassadeur d’Uruguay évoquée précédemment, le président de la Chambre a rencontré plusieurs diplomates européens. Ces contacts, rapportés par Al Sharq (06/08/2025), s’inscrivent dans une stratégie d’élargissement du soutien international au Liban. La diplomatie parlementaire y joue un rôle essentiel, avec Nabih Berri en figure de proue de cette offensive relationnelle.

D’un point de vue géopolitique, cette démarche vise à compenser l’affaiblissement des alliances traditionnelles dans la région par une diversification des partenariats avec les pays émergents ou plus éloignés. Elle traduit également la volonté du Liban de s’extraire de l’isolement diplomatique relatif dans lequel il a été plongé au cours des dernières années.

Le Liban et la diplomatie de la reconstruction

Enfin, la diplomatie libanaise s’oriente de plus en plus vers la thématique de la reconstruction. Le président Joseph Aoun, à travers plusieurs allocutions, a réitéré que le retour de la stabilité est la condition sine qua non à l’engagement durable des bailleurs de fonds. Cette diplomatie de la reconstruction repose aussi sur un narratif récurrent, celui d’un Liban « aimanté » par sa diaspora et capable de se redresser par elle.

Dans les faits, ce récit peine à convaincre pleinement les partenaires internationaux, souvent sceptiques face à l’absence de réformes structurelles concrètes. Néanmoins, il constitue une boussole diplomatique pour les autorités, qui misent sur des évènements comme le Forum économique pour raviver les réseaux internationaux de solidarité.

Politique internationale : tensions régionales et repositionnements diplomatiques

L’échec israélien à traduire une victoire militaire en succès diplomatique

Dans son édition du 6 août 2025, Nahar rapporte les propos de Dalia Dassa Kaye, chercheuse à l’Université de Californie à Los Angeles, qui souligne les limites de la stratégie israélienne dans la guerre en cours contre Gaza. Bien qu’Israël semble maintenir une supériorité militaire, elle échoue à transformer cet avantage en victoire diplomatique. Kaye compare cette impasse à celle de la guerre de 1967, en soulignant cependant que, contrairement à l’époque, Israël semble cette fois s’enliser dans un conflit sans fin. L’analyse suggère que malgré les succès tactiques, la stratégie israélienne échoue à proposer une vision politique capable de stabiliser la région ou de générer un consensus international favorable.

La stratégie israélienne vis-à-vis de Gaza : comparaison avec le Hezbollah

Dans Al Quds Al Arabi du 6 août 2025, un article évoque la politique israélienne vis-à-vis de Gaza en la mettant en parallèle avec celle de l’Iran à l’égard du Hezbollah. Le journal avance qu’Israël, en laissant se développer un pouvoir autonome à Gaza dirigé par le Hamas, a suivi une logique proche de celle de l’Iran soutenant le Hezbollah au Liban : laisser croître un acteur non étatique capable de contrôler militairement un territoire, tout en marginalisant les institutions étatiques formelles. L’analyse conclut qu’en l’absence d’alternative politique viable à Gaza, Israël se retrouve dans une situation où elle pourrait être contrainte d’assumer une occupation directe, ce qui représente un scénario à haut risque tant sur le plan sécuritaire qu’humanitaire.

L’initiative franco-saoudienne : vers un retour diplomatique du dossier palestinien

Le Sharq Al Awsat, également daté du 6 août 2025, met en lumière une initiative conjointe de l’Arabie saoudite et de la France pour raviver le processus de paix israélo-palestinien, à travers une conférence internationale à New York. Ce mouvement diplomatique, selon le journal, marque une tentative de repositionner la question palestinienne au cœur de l’agenda international. Il signale aussi un début de réalignement stratégique en faveur du « plan des deux États », longtemps marginalisé. Le journal souligne que la France envisage de reconnaître un État palestinien en septembre, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, comme prolongement logique de cette dynamique diplomatique nouvelle.

Le rôle de l’Égypte dans la crise de Gaza : déni d’une participation au blocus

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a réagi aux accusations de participation de son pays au blocus de Gaza. Dans Al Quds Al Arabi (6 août 2025), il qualifie ces accusations d’ »infondées » et insiste sur le rôle central de l’Égypte dans l’acheminement de l’aide humanitaire, affirmant que plus de 70 % des aides envoyées à Gaza au cours des 21 derniers mois proviennent de son pays. Il ajoute que le point de passage de Rafah n’a jamais été fermé, même pendant les périodes les plus intenses du conflit, et rappelle l’engagement égyptien de longue date à désamorcer les tensions dans la région.

Le conflit humanitaire au Soudan : la ville de Fasher sous blocus

Sur un autre front, Al Quds Al Arabi (6 août 2025) rapporte une crise humanitaire majeure à Fasher, capitale du Darfour Nord, assiégée depuis plus d’un an par les Forces de soutien rapide. L’ONU prévoit un largage aérien d’aide humanitaire face à l’impossibilité d’utiliser des convois terrestres. La situation alimentaire est catastrophique, avec une propagation rapide de la famine. Cette crise illustre l’impasse dans laquelle se trouve la communauté internationale face aux conflits africains prolongés et les limites des réponses humanitaires classiques dans des contextes de guerre ouverte.

Ukraine-Russie : escalade continue sur le front énergétique et logistique

Sur le théâtre européen, Sharq Al Awsat (6 août 2025) documente une nouvelle intensification du conflit entre l’Ukraine et la Russie. L’armée ukrainienne a ciblé une centrale électrique dans la région de Rostov, tandis que les forces russes progressent dans la région de Dnipropetrovsk. Les deux parties se livrent à des frappes mutuelles sur les infrastructures ferroviaires, témoignant d’une guerre d’usure stratégique centrée sur les lignes de ravitaillement. Cette dynamique confirme la résilience du conflit et son glissement progressif vers un affrontement prolongé autour d’objectifs industriels et énergétiques clés.

Iran : vague de chaleur extrême et fermeture des institutions

Sur le plan domestique iranien, Al Quds Al Arabi (6 août 2025) signale une vague de chaleur sans précédent qui a conduit les autorités à ordonner la fermeture des bureaux administratifs dans 15 des 31 provinces, dont Téhéran. Cette mesure intervient dans un contexte de sécheresse historique, que certains médias locaux décrivent comme la pire depuis un siècle. Les décisions visent à préserver les réserves en eau et électricité, tout en mettant en lumière les limites structurelles du pays face aux événements climatiques extrêmes, accentués par les changements globaux.

Économie : Résilience du tissu économique libanais et rôle croissant de la diaspora

L’économie libanaise entre stagnation structurelle et dynamique diasporique

Au cœur des discussions économiques du 6 août 2025, plusieurs titres de presse comme Al SharqAl BinaaAl Sharq Al Awsat et Ad Diyar ont mis en lumière le rôle croissant de la diaspora libanaise dans le soutien à l’économie nationale. Lors d’un point de presse conjoint au ministère de l’Économie, le ministre de l’Économie Amr Bassat et le ministre des Affaires étrangères Youssef Raji ont annoncé l’organisation du quatrième « Congrès de l’Économie de la diaspora », prévu à Beyrouth le 8 août 2025, sous le patronage du président de la République Jozef Aoun (Al Sharq, 06/08/2025).

Raji a souligné que ce congrès vise à repositionner le Liban sur la carte économique arabe et internationale. Il a insisté sur l’importance d’« offrir un cadre juridique et économique attractif » aux investisseurs de la diaspora. Ce discours s’est inscrit dans une stratégie politique visant à faire des Libanais expatriés non plus seulement une source de devises via les transferts (estimés à 6,5 milliards USD annuellement, représentant 27 % du PIB selon les derniers chiffres), mais aussi un levier stratégique du développement économique à travers l’investissement productif et le renforcement des infrastructures.

Le journal Al Binaa (06/08/2025) rappelle que ce congrès coïncide avec l’entrée en fonction du nouveau gouvernement, qui cherche à redorer l’image d’un pays encore fragilisé par la crise monétaire et les multiples blocages institutionnels. Les responsables gouvernementaux cherchent désormais à inscrire la diaspora dans une dynamique pérenne de développement, rompant ainsi avec une approche opportuniste ou simplement financière.

Les ports libanais à l’épreuve de la compétition régionale

La question de l’intégration du Liban dans les nouvelles routes logistiques internationales a également été abordée dans Al Sharq (06/08/2025), à travers une analyse des ports du Moyen-Orient. L’article souligne la marginalisation croissante du port de Beyrouth au profit de ports concurrents comme Tanger Med (Maroc), Haïfa (Israël) ou encore Port-Saïd (Égypte), qui ont bénéficié d’investissements massifs pour moderniser leurs infrastructures.

Le port de Beyrouth, après avoir été fortement endommagé lors de l’explosion du 4 août 2020, montre des signes de redressement : selon les données de 2025, le trafic a retrouvé 88,5 % de son niveau d’avant-crise en termes de volumes de marchandises. Toutefois, le nombre de navires accostant reste en baisse, et aucune stratégie de réhabilitation à long terme n’a encore été clairement définie, rendant cette reprise fragile. Par ailleurs, le Liban figure à la 117e place mondiale dans le classement 2024 de la performance logistique, selon Al Sharq, avec des notes faibles sur la qualité des infrastructures et l’efficacité des douanes.

Immobilier, patrimoine de l’État et gestion budgétaire

Dans un autre registre, An Nahar (06/08/2025) évoque la question des bâtiments publics, dont une grande partie est louée par l’État à des propriétaires privés. La somme allouée aux loyers dans le budget 2025 s’élève à 1500 milliards de livres libanaises. Le directeur de l’immobilier au ministère des Finances a proposé une rationalisation des dépenses par la relocalisation de certaines administrations dans des bâtiments publics existants, comme celui de la TVA à Adlieh, pour éviter de payer des loyers excessifs.

Cette situation met en évidence un problème structurel de gestion du parc immobilier public, aggravé par le manque d’entretien des bâtiments étatiques appartenant à l’État, confié à la direction des bâtiments au ministère des Travaux publics. L’article souligne aussi que certaines entreprises publiques comme l’Office de l’eau ou Électricité du Liban, non intégrées au budget central, disposent de leurs propres immeubles et ne sont pas soumises à la même logique budgétaire.

Industrie, énergie et commerce : signaux contrastés

Le quotidien Al Sharq Al Awsat (06/08/2025) mentionne les résultats d’entreprises actives dans le secteur de l’énergie, comme Aramco, pour contextualiser les opportunités de coopération énergétique régionale. Toutefois, aucun projet précis n’est évoqué concernant le Liban. Dans Ad Diyar (06/08/2025), plusieurs convocations d’assemblées générales d’entreprises libanaises figurent dans les annonces officielles, signalant un maintien minimal de l’activité juridique et économique malgré les contraintes du marché.

Dans l’industrie, Al Liwaa (06/08/2025) rend compte d’une réunion générale de l’association des industriels libanais prévue le 20 août, signe d’un réveil du secteur manufacturier. L’ordre du jour inclut l’approbation des comptes 2022-2024 et le vote du budget 2025, ce qui montre que des structures économiques continuent de fonctionner même en période de crise.

Une relance contrainte par les défis structurels

L’ensemble de la couverture de la presse du 6 août 2025 montre que l’économie libanaise repose aujourd’hui sur deux piliers : les transferts et les investissements de la diaspora, et un tissu de PME et de secteurs informels qui tentent de se restructurer malgré les contraintes. Toutefois, l’absence de réformes profondes, le flou autour des politiques budgétaires, et le retard infrastructurel continuent de peser lourdement sur les perspectives de reprise.

Les efforts actuels du gouvernement et du président Aoun pour revaloriser l’image du Liban comme partenaire économique fiable semblent sincères mais restent dépendants de conditions extérieures (stabilité régionale, financement international, etc.). L’agenda économique libanais est donc en suspens entre opportunités nouvelles et blocages anciens.

Justice : paralysie institutionnelle et crispations autour du dossier du port de Beyrouth

Le juge Tarek Bitar maintenu dans ses fonctions malgré les obstructions

Al Liwa’ daté du 6 août 2025 indique que le juge Tarek Bitar demeure en charge de l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth. Le journal souligne que l’instruction est « sur le point d’être conclue », malgré les entraves politiques et administratives répétées. Le magistrat poursuit l’émission de mandats d’arrêt visant plusieurs personnalités, dont les anciens ministres Ali Hassan Khalil et Youssef Fenianos, sans que leur exécution ne soit assurée sur le terrain.

An Nahar précise que l’exécution de ces mandats est entravée par une décision du procureur général adjoint Sabouh Suleiman, intervenue en 2024, qui bloque leur mise en œuvre sans les annuler formellement. Cette mesure a été perçue comme un dépassement du rôle du parquet et une remise en cause de l’autorité du juge d’instruction. La controverse qu’elle suscite met en lumière une faille structurelle dans l’architecture judiciaire libanaise et ravive les tensions au sein de la magistrature.

Blocage judiciaire et absence de résultats concrets

Al Sharq Al Awsat revient sur la commémoration du cinquième anniversaire de l’explosion du port de Beyrouth, organisée le 4 août 2025. Le journal rapporte une mobilisation populaire importante autour des familles de victimes, accompagnée d’un discours dénonçant la lenteur du processus judiciaire et l’impunité des responsables. Les manifestants ont appelé à la mise en place d’une commission d’enquête internationale et à une relance de la procédure judiciaire nationale, qu’ils estiment paralysée depuis des années.

Les familles ont critiqué le silence de plusieurs responsables politiques et souligné l’absence d’évolution dans le dossier depuis l’émission des premiers mandats d’arrêt en 2021. Le slogan « Où est la justice ? » a été affiché tout au long du cortège. Aucune personnalité du gouvernement ni du Conseil supérieur de la magistrature ne s’est exprimée officiellement à cette occasion.

Désorganisation judiciaire : postes vacants et nominations bloquées

Al Akhbar évoque l’enlisement institutionnel du système judiciaire. Le journal dénonce une situation où plusieurs juridictions restent partiellement paralysées en raison de la vacance prolongée de postes judiciaires clés. Cette stagnation est attribuée à l’absence de consensus politique sur les nominations, en particulier au sein du Conseil supérieur de la magistrature, incapable de mener les réformes de structure nécessaires.

Le blocage affecte notamment les chambres d’accusation, les conseils de discipline et les juridictions pénales chargées d’affaires de corruption. Le journal signale que cette absence de décisions administratives alimente l’ingérence politique dans les affaires judiciaires sensibles.

Affaires de corruption : aucune avancée signalée

Aucun journal ne fait état de progrès dans les dossiers emblématiques de corruption administrative ou financière. Aucune inculpation n’a été annoncée, aucun procès n’a été ouvert. Ad Diyar signale des convocations à des assemblées générales d’entreprises publiques, sans lien direct avec les procédures en cours. Les articles consultés ne mentionnent ni relance de l’enquête sur les détournements de fonds publics, ni évolution dans les dossiers financiers ouverts depuis 2020.

Plusieurs éditoriaux dénoncent un climat d’impunité renforcé, où les institutions judiciaires apparaissent incapables de mettre en cause des personnalités bénéficiant d’un soutien politique ou communautaire. Le silence des autorités sur le devenir des audits commandés en 2022 contribue à alimenter la méfiance envers les institutions.

Culture : entre mémoire artistique et renouveau télévisuel

L’héritage de Ziad Rahbani au cœur du débat culturel

Dans un long article paru dans Nahar (06 août 2025), Ziad Rahbani fait l’objet d’un portrait mêlant admiration, nostalgie et interrogation sur sa place dans la culture libanaise contemporaine. Le texte insiste sur la discrétion cultivée par l’artiste, désormais retiré de la scène médiatique. Connu pour sa franchise et son attachement à une forme d’intégrité artistique, Rahbani est présenté comme une figure marquante mais silencieuse, dont l’influence se fait toujours sentir dans les milieux intellectuels et artistiques. L’auteur du portrait revient sur son lien indéfectible à la ville de Beyrouth et sur les héritages musicaux transmis par ses parents Assi Rahbani et Fairouz.

Ce retour sur l’œuvre de Rahbani est également l’occasion, pour le journal, de questionner la mémoire culturelle collective libanaise. L’article observe que, malgré l’absence de productions récentes, les pièces et compositions de l’artiste restent omniprésentes dans les cercles militants, les espaces alternatifs et les initiatives éducatives. L’auteur souligne enfin que cette mémoire demeure vivante grâce à une jeunesse qui redécouvre son travail par le biais des archives, des rediffusions et des lectures critiques.

Dramaturgie télévisée : succès de la série « Asser »

Toujours dans Nahar (06 août 2025), la série dramatique « Asser » est mise en lumière comme un des feuilletons les plus suivis de cette saison. Adaptée d’un scénario turc et arabisée dans une version plus concise, la série est diffusée actuellement dans sa dernière semaine. Portée par une distribution prestigieuse comprenant Bassel Khayyat, Abbas al-Nouri et Amal Arafa, elle se distingue par la complexité de son scénario et la finesse psychologique de ses personnages.

Le feuilleton raconte l’histoire d’un jeune homme accusé à tort d’un crime, qui revient sous une nouvelle identité pour venger l’injustice. Le traitement visuel, la direction d’acteurs et les thèmes abordés — trahison, pouvoir, rédemption — sont salués par la critique. Nahar insiste sur l’adhésion du public arabe à cette production, qui réussit à maintenir un équilibre entre suspense narratif et profondeur humaine.

Dans un second article du même journal, un angle plus analytique est adopté. Il revient sur la manière dont « Asser » s’inscrit dans une dynamique régionale de séries arabisées. Le texte observe que cette tendance, loin d’être un simple copier-coller, permet une relecture des récits originaux à travers des prismes sociaux et politiques propres au monde arabe. Il est souligné que cette série participe aussi à repositionner la production libanaise dans un espace télévisuel régional concurrentiel, tout en respectant les normes esthétiques et les sensibilités locales.

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