Le retour du dialogue sur l’armement entre le pouvoir libanais et le Hezbollah
Les journaux libanais convergent le 15 avril 2025 sur une actualité centrale : la relance du dialogue entre la présidence de la République et le Hezbollah sur la question des armes. Le président Joseph Aoun a confirmé son intention d’initier un dialogue bilatéral avec le parti, sans en fixer encore les modalités précises, ni les garanties de sécurité. Selon Ad Diyar (15 avril 2025), cette volonté de renouer le lien s’inscrit dans un contexte de tension croissante sur les frontières sud, marqué par la mort d’un soldat libanais à la suite d’un incident lié à une munition israélienne non explosée.
Le journal rapporte que le chef de l’État entend faire du dialogue un outil de souveraineté, tout en soulignant l’absence de toute garantie extérieure ou intérieure susceptible de contenir de nouvelles violations israéliennes. Al Akhbar (15 avril 2025) indique que l’Arabie Saoudite, tout comme les États-Unis, accepte le principe de ce dialogue à condition qu’il n’émane pas exclusivement des termes du Hezbollah. Le journal souligne que des diplomates de Riyad et de Washington ont demandé aux autorités libanaises de renoncer aux manœuvres dilatoires et de proposer une feuille de route crédible.
Par ailleurs, Al Liwa’ (15 avril 2025) précise que ce dialogue survient dans une dynamique plus large de pression externe : l’émissaire saoudien Fayçal Ben Farhan a rencontré Joseph Aoun et Nawaf Salam avant leur déplacement à Damas, insistant sur la nécessité d’un démantèlement progressif et contrôlé de l’arsenal militaire non étatique. L’article note également que le conseiller saoudien a rappelé aux responsables libanais que l’appui régional et international au pays restait conditionné à de telles avancées.
Rapprochement diplomatique avec la Syrie : ouverture stratégique ou dépendance ?
Le deuxième axe majeur identifié dans les titres du jour est la visite officielle du Premier ministre Nawaf Salam en Syrie, à l’invitation du président syrien Ahmad al-Sharaa. Al Sharq Al Awsat (15 avril 2025) rapporte que cette rencontre visait à établir une commission bilatérale chargée de traiter les sujets sensibles : la délimitation des frontières, la lutte contre le trafic transfrontalier, et surtout le retour des réfugiés syriens.
Selon Al Joumhouriyat (15 avril 2025), les entretiens entre Salam et al-Sharaa ont mis en avant la volonté des deux pays de restaurer des relations fondées sur la souveraineté mutuelle. Le journal cite Ahmad al-Sharaa déclarant que « la décision de la Syrie appartient aux Syriens, et celle du Liban aux Libanais ». Ces mots, fortement relayés dans les pages diplomatiques, s’inscrivent dans une tentative de désamorcer les critiques libanaises sur l’ingérence historique de Damas.
Annahar (15 avril 2025) souligne que cette visite a été organisée dans un contexte d’alignement régional en recomposition, marqué par la médiation active de Riyad. La capitale saoudienne, déjà hôte d’une rencontre entre les ministres de la Défense des deux pays en mars, cherche à normaliser les relations libano-syriennes sur fond de reconfiguration géopolitique en Syrie. Le journal rapporte qu’une feuille de route régionale visant à stabiliser les frontières libanaises est en préparation.
Pressions américaines et israéliennes sur la question du Hezbollah et du Sud
La presse évoque en parallèle les multiples pressions exercées par les États-Unis et Israël sur le Liban pour neutraliser le Hezbollah. Al Bina’ (15 avril 2025) publie une chronique très critique à ce sujet, évoquant « le double langage des chancelleries occidentales » qui réclament le désarmement sans renforcer la capacité défensive de l’armée libanaise. Le journal souligne également que les États-Unis n’ont jamais fourni les équipements nécessaires à une dissuasion crédible, ce qui pousse le Hezbollah à se positionner comme garant de la souveraineté nationale.
De son côté, Al Quds (15 avril 2025) note que l’implication de Tel Aviv dans les négociations autour de Gaza a indirectement ravivé les tensions au Liban. L’article révèle que les opérations militaires israéliennes sur Gaza ont servi de prétexte pour renforcer les dispositifs le long de la Ligne bleue, et que l’État hébreu aurait transmis à Washington des documents listant les “activités suspectes” du Hezbollah dans la vallée de la Bekaa.
En écho à ces manœuvres, Nida’ Al Watan (15 avril 2025) rapporte que les diplomates américains auraient présenté au ministère des Affaires étrangères un mémo confidentiel appelant à des “mesures proactives” de désarmement dans les zones sud.
Les fractures internes libanaises sur la gouvernance et les échéances électorales
Alors que ces tensions extérieures s’exacerbent, les journaux reviennent aussi sur les divisions politiques internes, notamment à propos des élections municipales à Beyrouth. Ad Diyar (15 avril 2025) indique que le président du Parlement Nabih Berri a exclu toute modification de la loi électorale actuelle, bloquant ainsi un compromis sur la parité confessionnelle au sein du conseil municipal de la capitale. Le journal anticipe une campagne tendue, marquée par des tentatives d’instrumentalisation du débat sécuritaire.
Dans le même esprit, Al Akhbar (15 avril 2025) met en garde contre une dérive populiste de certaines forces politiques, notamment autour du débat sur l’“urgence sécuritaire”. Le journal évoque les efforts de certains groupes pour lier le dialogue sur les armes à la réforme des collectivités locales, ce qui pourrait, selon ses sources, “court-circuiter” la dynamique de réforme engagée par le Premier ministre Nawaf Salam.
Politique locale : Dialogue armé, fracture électorale, et incertitudes institutionnelles
Vers un dialogue stratégique mais incertain entre la présidence et le Hezbollah
Au cœur de l’actualité politique libanaise du 15 avril 2025, plusieurs journaux rapportent les préparatifs d’un dialogue bilatéral entre la présidence de la République et le Hezbollah autour de la question de l’armement. Le président Joseph Aoun a confirmé qu’il souhaitait engager ce dialogue de manière directe, en dehors de tout format multilatéral, mais en l’absence d’un calendrier ou de garanties tangibles.
Selon Ad Diyar (15 avril 2025), cette annonce a été faite en réponse aux tensions récurrentes dans le Sud et au récent décès d’un soldat libanais à la frontière. Le journal indique que le président considère le dialogue comme une « carte de stabilité » dans une conjoncture régionale où les marges de manœuvre du Liban sont restreintes. Al Joumhouriyat (15 avril 2025) précise que ce dialogue s’inscrit dans une logique de “gestion réaliste des rapports de force” et que l’absence de consensus national sur le rôle des armes du Hezbollah constitue une contrainte permanente.
Al Akhbar (15 avril 2025) ajoute que cette initiative présidentielle intervient à un moment où des acteurs étrangers, notamment Riyad et Washington, insistent pour que Beyrouth propose une stratégie nationale sur le monopole de la violence. Le journal mentionne que l’émissaire saoudien Fayçal Ben Farhan aurait évoqué avec Joseph Aoun et Nawaf Salam les conditions d’une transition sécuritaire négociée, et non imposée.
Blocages institutionnels autour de la loi électorale municipale à Beyrouth
Un autre thème central, présent dans plusieurs journaux, est celui des tensions politiques autour des élections municipales prévues à Beyrouth. Ad Diyar (15 avril 2025) rapporte que le président de la Chambre Nabih Berri a réitéré son opposition à toute modification de la loi actuelle, excluant ainsi l’ajustement du système de répartition confessionnelle dans les municipalités.
Selon le journal, cette décision intervient dans un contexte de méfiance croissante entre les formations politiques beyrouthines. La question du “droit à l’égalité dans la représentation municipale” devient un enjeu de polarisation politique, notamment entre les blocs laïques, les partis chrétiens et les groupes islamo-nationalistes.
Annahar (15 avril 2025) rapporte que plusieurs mouvements citoyens, ainsi que des figures indépendantes, ont lancé des campagnes dénonçant la “verrouillage politique” de la capitale. Le journal cite une déclaration de l’ancienne ministre Nadine Moussa appelant à “déconfessionnaliser les municipalités comme premier pas vers une décentralisation effective”.
Le débat s’étend aussi au sujet de la non-extension des mandats municipaux. Nida’ Al Watan (15 avril 2025) indique que certains blocs politiques seraient tentés d’invoquer des conditions d’exception liées à la sécurité pour reporter les élections. Toutefois, cette option n’a pas été officialisée par le gouvernement.
Tensions au sein du gouvernement et rivalités dans le triangle exécutif
Les rapports entre le président Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam et le président de la Chambre Nabih Berri apparaissent tendus dans plusieurs éditoriaux. Al Bina’ (15 avril 2025) mentionne une “crise d’harmonie institutionnelle” qui ralentit les prises de décision. Le journal évoque notamment l’absence d’accord autour de la question de la coordination avec les forces de l’ordre dans le Sud, dossier que la présidence souhaiterait reprendre en main.
Al Sharq (15 avril 2025) cite des sources proches du gouvernement selon lesquelles certains ministres, issus des formations alliées au Hezbollah, se plaignent de la “verticalité” du style de gouvernance de Nawaf Salam. Le Premier ministre est perçu comme “trop aligné sur les recommandations du Fonds monétaire international”, notamment dans ses propositions de réforme de l’administration territoriale.
La tension se reflète aussi dans la gestion des nominations administratives. Al Liwa’ (15 avril 2025) révèle que plusieurs directions générales restent vacantes, faute d’accord politique. Ces postes sont traditionnellement répartis selon un équilibre confessionnel implicite, que certains membres du gouvernement souhaiteraient remettre en cause.
L’ombre des pressions extérieures et les débats sur la souveraineté
Enfin, les journaux abordent la manière dont les pressions internationales structurent les rapports politiques internes. Al Sharq Al Awsat (15 avril 2025) met en lumière le rôle actif joué par Riyad et Washington dans le façonnement de l’agenda politique libanais. Selon le quotidien, le soutien international au gouvernement Salam repose sur sa capacité à stabiliser les institutions tout en réduisant l’influence du Hezbollah dans les affaires civiles.
De son côté, Al Quds (15 avril 2025) souligne que la relance des relations libano-syriennes constitue un facteur de rééquilibrage interne. Le journal cite une source diplomatique anonyme affirmant que “la réactivation des canaux entre Beyrouth et Damas pourrait renforcer l’État central face aux groupes armés”, à condition que cette démarche soit accompagnée de garanties multilatérales.
Al Akhbar (15 avril 2025), en revanche, met en garde contre une “normalisation sous tutelle” où le Liban risquerait de perdre sa souveraineté au profit d’agendas étrangers contradictoires. Le journal appelle à ce que les décisions clés (comme le dialogue sur les armes ou la réforme des collectivités) fassent l’objet de consultations parlementaires formelles, et non de simples échanges présidentiels.
Diplomatie : Offensive régionale saoudienne, repositionnement syrien, et équilibres complexes
Initiative saoudienne pour recadrer la diplomatie libanaise
La visite officielle du ministre saoudien des Affaires étrangères, Fayçal Ben Farhan, à Beyrouth le 14 avril 2025 a marqué une étape majeure dans les dynamiques diplomatiques du Liban. Selon Al Akhbar (15 avril 2025), le responsable saoudien a rencontré successivement le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam afin de faire le point sur les engagements pris par Beyrouth lors de la visite du président au royaume en mars.
La presse saoudienne comme Al Sharq Al Awsat (15 avril 2025) indique que cette visite est destinée à “accompagner” le gouvernement libanais dans sa politique de réorganisation administrative et de sécurisation des frontières, mais également à évaluer les engagements pris concernant le désarmement progressif du Hezbollah. Nida’ Al Watan (15 avril 2025) insiste sur le fait que l’Arabie Saoudite conditionne tout soutien structurel à la mise en œuvre effective d’un plan de contrôle de l’armement non étatique.
Cette mission diplomatique n’est pas isolée. Elle intervient dans un contexte de forte implication saoudienne dans la normalisation des relations entre le Liban et la Syrie. Al Liwa’ (15 avril 2025) cite des sources proches du Quai d’Orsay saoudien selon lesquelles la visite de Nawaf Salam à Damas a été encouragée, voire préparée, par Riyad, dans une logique de “réduction des tensions régionales” et de sécurisation des axes stratégiques.
Visite de Nawaf Salam à Damas : entre souveraineté affichée et coordination sous contrainte
La visite du Premier ministre Nawaf Salam en Syrie est largement traitée dans la presse libanaise et panarabe. Al Sharq Al Awsat (15 avril 2025) et Annahar (15 avril 2025) rappellent que cette rencontre avec le président syrien Ahmad al-Sharaa s’est tenue au palais présidentiel à Damas, dans un climat qualifié de “positif mais prudent”. Les deux parties ont annoncé la création d’une commission bilatérale pour traiter les dossiers sensibles : la frontière, le retour des réfugiés syriens, les échanges commerciaux et la coopération sécuritaire.
La déclaration conjointe insiste sur la non-ingérence mutuelle, affirmant que “la décision syrienne appartient aux Syriens, et celle du Liban aux Libanais”. Cette phrase, reprise dans Al Joumhouriyat (15 avril 2025), vise à rassurer les opposants internes à cette relance des relations bilatérales, notamment certains blocs parlementaires hostiles à Damas.
Ad Diyar (15 avril 2025) rappelle cependant que ce rapprochement reste fragile. Plusieurs observateurs estiment que le gouvernement syrien vise avant tout une reconnaissance régionale et un rétablissement progressif de ses échanges économiques, alors que la reconstruction du pays reste entravée par les sanctions occidentales. Le journal note aussi que la visite de Salam a permis à Damas de revenir officiellement dans le paysage diplomatique libanais, un objectif poursuivi depuis plusieurs mois.
Réactions internes contrastées face au rapprochement syro-libanais
La presse libanaise reflète une diversité de réactions politiques à ce rapprochement. Al Bina’ (15 avril 2025) salue une démarche “rationnelle” face aux défis sécuritaires et économiques partagés. Le journal considère que le retour de la coordination bilatérale est nécessaire, notamment pour contrôler les flux transfrontaliers, lutter contre les mafias du carburant et organiser le retour des déplacés.
En revanche, Al Quds (15 avril 2025) met en lumière les inquiétudes des partis souverainistes et de plusieurs ONG qui dénoncent une absence de mécanismes de transparence dans les négociations avec Damas. Le journal évoque également des craintes liées au rôle des services de renseignement syriens dans certaines régions frontalières.
Annahar (15 avril 2025) mentionne qu’au sein du parlement, plusieurs députés ont exigé que toute reprise officielle des échanges avec la Syrie soit soumise à un débat formel. Ils redoutent que les promesses de non-ingérence ne servent de couverture à des arrangements sécuritaires bilatéraux opaques.
Poids de la médiation américaine et prudence européenne
Alors que Riyad s’engage activement, les États-Unis adoptent une position plus prudente. Al Akhbar (15 avril 2025) rapporte que l’ambassadrice américaine à Beyrouth a rappelé, lors d’une rencontre avec Nawaf Salam, que Washington “ne soutient pas une normalisation précipitée avec Damas”, tant que la Syrie ne montre pas de progrès sur les plans humanitaire et démocratique.
Al Sharq (15 avril 2025) souligne que les chancelleries européennes restent divisées sur la question syrienne. La France adopte une ligne dure, tandis que l’Italie et la Grèce seraient plus ouvertes à une forme de coopération sécuritaire, notamment pour réduire les flux migratoires.
Dans ce contexte, le Liban tente de manœuvrer en s’appuyant sur la multiplicité des canaux bilatéraux. Al Liwa’ (15 avril 2025) rapporte que des émissaires italiens et autrichiens ont discrètement visité Beyrouth au début du mois pour explorer les opportunités de coopération dans les secteurs de la reconstruction et de l’électricité.
Politique internationale : Gaza dans l’impasse, diplomatie iranienne en tension, fractures euro-africaines
Impasse diplomatique à Gaza : l’exigence israélienne du désarmement au cœur du blocage
La situation à Gaza reste au centre des préoccupations régionales et internationales, avec une nouvelle séquence de négociations avortées au Caire. Selon Al Quds (15 avril 2025), les représentants du Hamas ont rejeté un projet d’accord proposé par l’Égypte comportant une clause explicite sur le désarmement. Un dirigeant de la branche politique du mouvement, cité par le journal, affirme que “le droit à la résistance armée est inaliénable” et ne saurait faire l’objet d’une négociation.
Al Sharq Al Awsat (15 avril 2025) précise que les autorités israéliennes, bien que n’ayant pas mentionné officiellement la seconde phase de l’accord de cessez-le-feu, continuent de conditionner tout retrait à un engagement clair de démilitarisation. Le journal évoque également une intensification des bombardements aériens sur plusieurs secteurs du nord de Gaza, avec des appels au déplacement de populations jugés “disproportionnés” par les ONG.
Dans ce climat, Al Joumhouriyat (15 avril 2025) rapporte que les diplomaties américaine et qatarie tentent d’imposer un cadre de trêve humanitaire renouvelée, mais se heurtent à l’intransigeance croissante des parties. Le gouvernement israélien, affaibli par des divisions internes, peine à afficher une ligne diplomatique cohérente.
Divisions israéliennes face à la poursuite du conflit
Sur le plan intérieur, la scène israélienne est traversée par une série de contestations autour de la stratégie militaire à Gaza. Al Quds (15 avril 2025) révèle que plusieurs centaines de militaires ou anciens membres des services de sécurité ont signé des pétitions critiquant la gestion du conflit par l’exécutif. Une fuite du conseil de sécurité national, rapportée par le journal, laisse entendre que le chef d’état-major Eyal Zamir aurait qualifié l’option d’un assaut terrestre “d’illusoire”.
Selon Al Sharq Al Awsat (15 avril 2025), ces divisions affaiblissent le Premier ministre Benjamin Netanyahou, confronté à la fois à une perte de légitimité politique et à des tensions dans sa coalition. Des opposants l’accusent de faire primer sa survie politique sur l’efficacité militaire ou diplomatique.
Par ailleurs, Annahar (15 avril 2025) mentionne que les alliés occidentaux d’Israël, notamment en Europe, multiplient les appels à une “désescalade ciblée”, tout en refusant pour l’instant toute condamnation formelle. Cette position ambiguë alimente la défiance d’une partie de l’opinion publique israélienne.
Dialogue nucléaire Iran – États-Unis : manœuvres, menaces et conditionnalités
En parallèle, la reprise des pourparlers indirects entre les États-Unis et l’Iran sur le dossier nucléaire a fait l’objet d’une large couverture. Al Bina’ (15 avril 2025) annonce que la prochaine ronde de discussions est prévue à Mascate, avec une médiation renforcée d’Oman. Téhéran exige une garantie de non-agression et la levée d’une partie des sanctions économiques.
Selon le journal, Donald Trump a confirmé que l’option militaire “n’est pas exclue”, mais a laissé entendre que des avancées diplomatiques seraient privilégiées si Téhéran renonçait explicitement à tout projet militaire nucléaire. Cette ambiguïté stratégique est interprétée par certains commentateurs comme une manière de ménager les franges radicales de son électorat, tout en maintenant le canal diplomatique actif.
Al Sharq (15 avril 2025) note que cette reprise des négociations intervient dans un climat régional tendu, entre la poursuite de la guerre à Gaza, les tensions en mer Rouge et les rivalités énergétiques entre pays du Golfe. L’Europe, pour sa part, continue de soutenir une médiation multilatérale, mais sans capacité d’influence majeure.
Crise diplomatique Algérie – France : escalade inattendue
En Afrique du Nord, les tensions entre l’Algérie et la France ont connu une nouvelle escalade. Al Quds (15 avril 2025) et Al Sharq Al Awsat (15 avril 2025) rapportent que douze diplomates français ont été expulsés par Alger, à la suite d’un contentieux lié à l’enlèvement supposé d’un activiste algérien en France. La justice française aurait mis en détention provisoire un agent consulaire algérien, soupçonné d’avoir participé à l’enlèvement.
Cette décision, qualifiée de “sans précédent” par Al Quds, intervient deux semaines après une tentative de relance de la coopération bilatérale. Le journal évoque un “retour à la case départ”, soulignant que les mécanismes de désescalade mis en place récemment sont désormais caducs.
De son côté, Al Sharq Al Awsat rappelle que le ministre de l’Intérieur français, Bruno Retailleau, est considéré par Alger comme un acteur hostile, ce qui expliquerait que la majorité des diplomates expulsés seraient liés à des services de sécurité. La réaction officielle de Paris a été de “demander la réversibilité de cette décision”, mais le ton est monté à travers les chancelleries, et aucun médiateur tiers ne semble en capacité d’intervenir pour l’instant.
Économie : Banques sous pression, dettes en débat et absence de politique industrielle
Avoirs bancaires : 85 milliards de “lollars”, mais sans circulation
Un des points économiques majeurs abordés dans la presse libanaise est la question des dépôts bancaires et de la liquidité. Selon Annahar (15 avril 2025), les dépôts dans les banques libanaises atteignent 85 milliards de dollars, mais l’essentiel de cette somme correspond aux dollars déposés avant la crise bancaire de 2019, connus localement sous le nom de “lollars”. Il s’agit de dollars enregistrés sur les comptes en banque, mais non transférables ni convertibles librement, car les établissements financiers imposent des restrictions strictes à leur usage.
Cette situation traduit le blocage structurel de la sphère monétaire dans le pays. Ces avoirs restent largement théoriques, sans traduction concrète dans l’investissement ou la consommation. Les restrictions bancaires, imposées depuis 2019, continuent de geler la majorité des fonds, en dépit de plusieurs annonces de libéralisation partielle. La Banque du Liban, selon Nida’ Al Watan (15 avril 2025), n’a pas encore publié de plan de sortie clair, alors que plusieurs familles d’épargnants ont engagé des actions en justice.
Al Sharq (15 avril 2025) rappelle que l’absence de politique monétaire active est directement liée à l’absence de gouverneur permanent à la Banque centrale, un poste toujours dirigé par intérim. Ce vide complique les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), qui attend un audit complet du secteur bancaire comme préalable à tout nouveau programme.
Réformes financières : paralysie politique et crédibilité en érosion
La question des réformes structurelles reste centrale. Nida’ Al Watan (15 avril 2025) consacre une analyse complète à l’échec du gouvernement à mettre en œuvre les réformes fiscales et budgétaires exigées par le FMI. Le journal souligne que les audits commandés sur les comptes publics sont incomplets, et que le Parlement n’a pas encore approuvé le projet de loi sur l’unification des taux de change.
Selon Al Bina’ (15 avril 2025), cette situation nuit à la crédibilité financière du Liban auprès de ses créanciers internationaux. Le journal cite un diplomate européen selon lequel “le Liban joue la montre et laisse pourrir la situation en espérant un allègement naturel des dettes par l’inflation”.
Ad Diyar (15 avril 2025) pointe la résistance politique à toute levée des subventions résiduelles sur certains biens importés (carburants, blé, médicaments), et rappelle que ces dépenses pèsent lourdement sur les comptes publics. Le journal souligne que la mise en œuvre de ces ajustements est rendue quasi impossible par l’instabilité sociale.
Fiscalité locale et inégalités territoriales
En parallèle, la question de la fiscalité locale refait surface. Al Akhbar (15 avril 2025) rapporte que plusieurs municipalités sont en situation de quasi-faillite, en raison de la chute des transferts de l’État et du blocage de nombreuses taxes locales. Le journal cite des élus locaux qui dénoncent une “asphyxie administrative” et réclament un plan d’aide d’urgence.
Al Joumhouriyat (15 avril 2025) rappelle que le Conseil des ministres a approuvé une enveloppe exceptionnelle pour soutenir les municipalités les plus touchées, mais que ce fonds reste non déboursé à ce stade. Le journal note que la Banque mondiale a proposé une assistance technique à condition que soit mis en place un mécanisme de suivi budgétaire.
Dans le même esprit, Al Liwa’ (15 avril 2025) alerte sur les inégalités croissantes entre régions, certaines municipalités pouvant encore lever l’impôt et bénéficier de financements de la diaspora, quand d’autres dépendent exclusivement de Beyrouth.
Absence de politique industrielle et dépendance aux importations
La question de l’industrie est quasiment absente de la couverture gouvernementale. Al Bina’ (15 avril 2025) publie une chronique soulignant l’absence d’une politique industrielle active, alors même que le déficit commercial reste massif. Le journal rappelle que 85 % des produits de première nécessité sont importés, y compris des produits manufacturés simples.
Al Sharq Al Awsat (15 avril 2025) évoque brièvement un projet avorté de relance des zones industrielles, bloqué par des conflits de compétence entre le ministère de l’Économie et celui des Travaux publics. Aucune feuille de route n’est encore adoptée, et les bailleurs de fonds internationaux dénoncent une “absence de vision”.
Al Quds (15 avril 2025) revient sur les effets de cette dépendance sur le commerce de détail, avec une inflation importée qui affecte lourdement les classes moyennes et inférieures. Le journal note que les prix des produits alimentaires de base ont augmenté de 37 % en un an.
Justice : Enquêtes suspendues, accusations de corruption et zones de non-droit
Gaspillage et opacité dans le secteur hospitalier public
L’un des rares dossiers judiciaires identifiés dans la presse du jour concerne le secteur de la santé publique. Al Akhbar(15 avril 2025) révèle que le ministère de la Santé serait impliqué dans des pratiques de gestion douteuses, avec notamment des cas de gaspillage financier et de mises en danger de patients. Le journal évoque l’ouverture d’une enquête administrative, mais déplore qu’aucune procédure judiciaire effective n’ait été engagée à ce jour.
Selon les éléments publiés, plusieurs achats publics effectués au cours des deux dernières années n’auraient fait l’objet d’aucune mise en concurrence. Des équipements médicaux seraient restés inutilisés dans des entrepôts, tandis que certaines cliniques affiliées auraient reçu des subventions sans suivi. Le journal cite une source anonyme du ministère indiquant que « les décisions sont prises de manière informelle, sous pression politique ou communautaire ».
En parallèle, l’absence de gouvernance dans les établissements hospitaliers publics, notamment ceux des régions périphériques, aurait mené à des dysfonctionnements chroniques, affectant directement la prise en charge des patients. Al Akhbar note qu’aucune sanction n’a encore été prononcée contre les cadres administratifs concernés.
Enlisement judiciaire dans les dossiers post-explosion
La question du suivi judiciaire de l’explosion du port de Beyrouth en août 2020 continue d’alimenter la défiance des citoyens à l’égard du système judiciaire. Bien qu’aucun des journaux du 15 avril 2025 ne consacre un article principal à ce dossier, plusieurs chroniques dans Annahar et Nida’ Al Watan y font référence en creux. Ces derniers rappellent que l’enquête reste formellement suspendue après le dépôt de multiples recours par les avocats des responsables inculpés.
L’instruction, bloquée par des conflits de compétence entre juges et par des interventions politiques explicites, n’a pas connu d’évolution significative depuis près de deux ans. Les familles des victimes, selon Annahar (15 avril 2025), dénoncent “un effacement organisé de la mémoire judiciaire de l’explosion”.
Cette impunité perçue alimente une crise plus large de légitimité du pouvoir judiciaire, régulièrement accusé d’être manipulé par les partis dominants. Nida’ Al Watan insiste sur le caractère “structurel” du blocage, suggérant que seule une réforme radicale du Conseil supérieur de la magistrature pourrait permettre une relance de ce dossier emblématique.
Zones grises sécuritaires : la question des armes et des territoires sans droit
Un autre axe de couverture porte sur la problématique des zones échappant au contrôle de l’État. Al Bina’ (15 avril 2025) publie une analyse politique mais juridiquement pertinente sur l’absence de droit régalien dans certaines régions, notamment dans la vallée de la Bekaa et au Sud. Le journal pose la question de la responsabilité de l’État dans la tolérance d’arsenaux non étatiques, qu’il qualifie de “zones grises judiciaires”.
Cette tolérance de fait complexifie l’application des lois, notamment en matière de détention illégale d’armes, de trafic de stupéfiants ou d’opérations de contrebande. Aucun chiffre officiel ne permet d’évaluer l’ampleur du phénomène, mais le journal souligne que les services de sécurité évitent toute opération dans plusieurs localités, considérées comme politiquement sensibles.
Al Sharq (15 avril 2025) fait écho à cette réalité, notant que les dispositifs judiciaires régionaux — parquets, tribunaux, inspection judiciaire — sont sous-dotés et partiellement inopérants, ce qui empêche l’instruction de plaintes émanant des habitants.
Corruption structurelle et justice administrative paralysée
La problématique de la corruption continue d’être abordée dans plusieurs éditoriaux. Al Liwa’ (15 avril 2025) dénonce un système d’impunité enraciné, dans lequel les dénonciations d’irrégularités n’aboutissent que très rarement à des inculpations. Le journal note que la majorité des juges en charge de dossiers sensibles ne disposent pas de moyens d’enquête, ni de protection administrative contre les pressions.
La justice administrative, censée statuer sur les conflits entre citoyens et administration, est en grande partie paralysée. Al Joumhouriyat (15 avril 2025) rapporte que plusieurs recours relatifs aux nominations publiques ou aux marchés publics sont en attente depuis plus de 12 mois. Des sources internes au Conseil d’État, citées anonymement, expliquent cette paralysie par le manque de greffiers et de juges spécialisés.
Enfin, Al Quds (15 avril 2025) souligne que l’absence de stratégie nationale de lutte contre la corruption empêche tout effet de levier judiciaire. Le journal rapporte que le Liban a encore été exclu de la dernière évaluation du GRECO (Groupe d’États contre la corruption du Conseil de l’Europe), faute de progrès législatifs concrets.
Société : Instabilité sécuritaire, crise humanitaire invisible et fragilités éducatives
Le Sud sous pression : population déplacée, traumatismes et précarité
L’un des aspects majeurs de la couverture sociétale concerne la situation sécuritaire dans le Sud du Liban, notamment les zones limitrophes à la Ligne bleue. Al Joumhouriyat (15 avril 2025) rapporte que plusieurs villages ont été partiellement évacués après l’explosion d’une munition israélienne non explosée. Le journal évoque un climat de terreur silencieuse où les familles ne quittent leur maison qu’en cas d’absolue nécessité.
Selon les autorités locales, citées par le même journal, plus de 400 personnes ont quitté leurs domiciles depuis début avril. Ces déplacements ne sont pas formellement enregistrés par les instances de l’État, ce qui rend leur prise en charge extrêmement difficile. Les ONG locales, comme le Secours populaire ou l’Association Beitouna, alertent sur l’absence de couverture médicale et alimentaire minimale dans certaines localités.
Al Quds (15 avril 2025) signale que les habitants de certaines zones proches de Marjayoun et Aïta al-Shaab vivent dans une forme d’isolement logistique, avec des routes secondaires impraticables et une alimentation électrique réduite à moins de 6 heures par jour. L’article insiste sur le caractère prolongé de cette insécurité, qui affecte les enfants scolarisés et les personnes âgées.
Crise du logement et urbanisation informelle à Beyrouth et Tripoli
Un autre thème sociétal central est celui de la crise du logement. Annahar (15 avril 2025) publie une enquête sur l’extension des constructions illégales dans les quartiers périphériques de Beyrouth. Selon les estimations citées, plus de 12 % des logements construits depuis 2021 seraient hors cadre légal. Ces habitats sont souvent érigés sur des terrains agricoles ou des zones à risque sismique, en l’absence de tout contrôle des autorités municipales.
Le journal explique cette situation par une combinaison de facteurs : la fuite des capitaux immobiliers, la paralysie du secteur du crédit hypothécaire, et le retour de milliers de jeunes adultes dans le foyer parental, entraînant une saturation résidentielle.
À Tripoli, Al Bina’ (15 avril 2025) évoque une autre réalité : celle des immeubles laissés à l’abandon ou squattés après avoir été partiellement détruits pendant les conflits communautaires entre 2012 et 2015. Le journal signale que plusieurs bâtiments menaçant ruine sont toujours habités, sans intervention des autorités.
Scolarisation inégale, épuisement des enseignants et manque de suivi
Al Liwa’ (15 avril 2025) consacre une double page à la situation des écoles publiques et semi-privées, soulignant une “désorganisation pédagogique chronique” depuis le début de l’année scolaire. Les syndicats d’enseignants, cités par le journal, dénoncent une absence de versement régulier des salaires et des retards de plusieurs mois dans la livraison de matériel didactique.
Al Akhbar (15 avril 2025) revient sur les écarts de fréquentation entre les écoles de la capitale et celles des zones rurales. Dans certains cazas, moins de 60 % des élèves inscrits au début de l’année continuent d’assister aux cours. La précarité économique pousse de nombreuses familles à retirer leurs enfants de l’école pour contribuer à l’économie domestique.
Le même journal alerte sur l’effondrement du modèle éducatif traditionnel, fondé sur la gratuité et l’universalité. Des établissements naguère publics proposent aujourd’hui des formules payantes “volontaires”, créant une segmentation sociale informelle du système.
Invisibilisation des réfugiés syriens et tensions communautaires
La présence prolongée des réfugiés syriens est abordée dans Al Sharq (15 avril 2025) qui indique que plus de 60 % d’entre eux ne sont pas enregistrés auprès du HCR, ce qui rend leur accès aux services publics quasiment inexistant. Dans plusieurs localités, notamment dans la Bekaa, les responsables municipaux tentent d’imposer des régimes de couvre-feu informels, dans le but de contenir les tensions.
Al Sharq Al Awsat (15 avril 2025) rappelle que ces mesures sont contraires aux accords internationaux, mais qu’aucun rappel à l’ordre n’est intervenu de la part du ministère de l’Intérieur. Le journal cite un élu local affirmant que “l’État s’est retiré de la gestion sociale du dossier syrien depuis au moins deux ans”.
Ad Diyar (15 avril 2025) mentionne une augmentation significative des plaintes pour discrimination à l’embauche, certaines entreprises imposant des quotas informels aux travailleurs non libanais. Les ONG interrogées dénoncent une “xénophobie sociale normalisée”.
Culture : Humeurs littéraires, mémoire du conflit et absence d’agenda culturel libanais
Absence de couverture des artistes et productions libanaises dans la presse du jour
Aucun des journaux analysés le 15 avril 2025 ne consacre de pleine page à un artiste, écrivain ou événement culturel spécifiquement libanais. Cette carence structurelle est d’autant plus significative qu’elle survient dans une période marquée par un regain d’activisme associatif et une tentative de relance des lieux culturels dans la capitale.
Al Joumhouriyat, Ad Diyar, Al Liwa’ et Nida’ Al Watan ne mentionnent aucun concert, exposition, pièce de théâtre ou lancement éditorial ayant eu lieu au Liban ou promu par un acteur libanais. Il en va de même dans les rubriques générales de Annahar, pourtant traditionnellement plus attentive à la scène artistique locale.
Ce vide éditorial peut s’expliquer par le recentrage éditorial sur les questions sécuritaires et diplomatiques, mais reflète aussi une forme de marginalisation des contenus culturels dans la hiérarchie de l’information.
L’hommage à Mario Vargas Llosa : une respiration littéraire globalisée
L’événement culturel majeur cité par plusieurs titres est le décès de Mario Vargas Llosa, salué notamment par Al Sharq Al Awsat (15 avril 2025), Al Quds (15 avril 2025) et Al Akhbar (15 avril 2025). L’auteur péruvien, prix Nobel de littérature, est présenté comme un “pilier du roman engagé latino-américain”.
Le journal Al Sharq Al Awsat retrace son parcours, de ses débuts journalistiques à Lima jusqu’à sa reconnaissance internationale, en passant par son séjour à Paris et ses contributions dans la presse espagnole. Le journal souligne que Vargas Llosa entretenait un lien éditorial avec le monde arabe, ayant été publié régulièrement dans Al Sharq Al Awsat et traduit en arabe par des maisons d’édition basées au Liban et en Égypte.
La tonalité générale est celle d’un hommage globalisé à la littérature de combat, sans tentative de l’ancrer dans un contexte régional ou local. Aucun parallèle n’est fait avec les figures littéraires libanaises ou avec les luttes éditoriales locales.
La culture palestinienne à l’écran : un écho distant dans “La terre de personne”
Un article de Al Quds (15 avril 2025) revient sur la diffusion prochaine d’un documentaire intitulé “La terre de personne”, réalisé par un collectif franco-palestinien. Le film, projeté dans plusieurs festivals européens, retrace l’histoire de la Nakba à travers des témoignages d’exilés aujourd’hui installés à Londres, Berlin et Montréal.
Ce film est présenté comme un “miroir d’une douleur transnationale”, avec une narration alternant images d’archives et récits contemporains. L’article de Al Quds insiste sur le rôle de la diaspora artistique palestinienne dans la perpétuation de la mémoire collective.
Aucun lien n’est établi avec une projection ou une discussion prévue au Liban, ni avec des institutions locales susceptibles de le relayer, comme la Fondation Dar El-Nimer ou le cinéma Metropolis à Beyrouth, pourtant actifs sur ces thématiques.
Handicap, inclusion et invisibilisation dans les débats publics
Un seul sujet à portée culturelle libanaise émerge dans Annahar (15 avril 2025), qui consacre un entrefilet à une conférence organisée à l’Université Saint-Joseph autour du thème : “Inclusion des personnes en situation de handicap dans les politiques culturelles publiques”.
Selon le journal, cette initiative visait à poser les bases d’un plaidoyer pour une politique d’accessibilité dans les lieux de création et de diffusion culturelle. Plusieurs chercheurs et représentants d’ONG y ont dénoncé l’absence de budget dédié à l’adaptation des infrastructures, qu’il s’agisse des musées, des bibliothèques ou des théâtres publics.
L’article cite l’intervention de la sociologue Marie Tawk, qui a souligné que “la culture n’est pas un luxe réservé à une élite, c’est un droit fondamental auquel toute personne doit avoir accès, y compris en situation de vulnérabilité”.



