Le 15 juillet 2025, les autorités libanaises ont officiellement reçu une réponse de l’administration américaine, transmise par l’ambassade des États-Unis à Beyrouth, concernant la feuille de route sécuritaire présentée par le gouvernement libanais. Cette réponse, largement couverte dans Al Jounhouriyat (15 juillet 2025), Annahar (15 juillet 2025), et Ad Diyar (15 juillet 2025), fixe une échéance à la fin de l’année 2025 pour que le monopole de l’armement soit exercé exclusivement par l’État.
Le document évoque la nécessité, pour les autorités libanaises, d’élaborer une législation contraignante encadrant le démantèlement de toutes les structures armées non étatiques. Al Jounhouriyat (15 juillet 2025) indique que cette exigence figure parmi les éléments essentiels pour la poursuite de la coopération bilatérale. Le même journal précise que le plan de désarmement devra inclure un mécanisme de suivi sous supervision internationale, bien que ce point ne fasse pas l’objet d’un consensus local.
Selon Annahar (15 juillet 2025), la réponse américaine intervient à la suite de la visite du diplomate Thomas Barak, envoyé spécial de l’administration Trump, qui avait déjà présenté un premier projet de désarmement lors d’un déplacement antérieur. Ce retour américain précise des délais plus stricts que les versions précédentes et insiste sur la nature obligatoire des mesures attendues de la part de Beyrouth.
Déclarations de Barak et réactions institutionnelles
La réaction du diplomate américain Thomas Barak a suscité des réactions contrastées au sein de la classe politique libanaise. Dans ses propos relayés par Al Akhbar (15 juillet 2025), Barak a déclaré que « le refus de procéder au désarmement pourrait ouvrir la voie à une guerre civile ». Il a affirmé que l’initiative devait venir du gouvernement libanais lui-même, en précisant : « Nous n’imposons pas de solution, mais nous attendons des actes concrets. »
Le président de la République Joseph Aoun, cité par Al Jounhouriyat (15 juillet 2025), a réagi en soulignant le caractère souverain des décisions libanaises. Il a affirmé : « Le Liban est un État dont l’unité est assurée par la Constitution et dont la sécurité est garantie par son armée. » Il a rappelé qu’il avait prêté serment pour préserver l’intégrité du territoire. Lors d’échanges avec des délégations institutionnelles, il a réaffirmé que « personne ne peut contraindre le Liban à agir contre sa volonté nationale ».
Ad Diyar (15 juillet 2025) indique que des consultations sont prévues entre les trois présidents – Joseph Aoun, Nawaf Salam et Nabih Berri – pour examiner les implications politiques et sécuritaires de ce calendrier de désarmement. Selon des sources institutionnelles, ces réunions devraient aboutir à l’élaboration d’une réponse commune d’ici la fin du mois.
Le Hezbollah au centre de la controverse
Les journaux libanais soulignent que l’ensemble de la démarche américaine cible principalement le Hezbollah. Al Jounhouriyat (15 juillet 2025) précise que le document reçu évoque explicitement le mouvement chiite, en l’associant à d’autres groupes armés palestiniens installés au Liban, que Washington considère également comme menaçants pour la sécurité régionale.
Dans ses déclarations rapportées par Al Akhbar (15 juillet 2025), Barak a indiqué : « Si le Hezbollah accepte de se transformer en parti politique non affilié à l’Iran, les États-Unis pourraient reconsidérer leur position quant à son classement comme organisation terroriste. » Cette condition est cependant jugée inacceptable par l’entourage du Hezbollah, selon le même journal, qui rapporte que ses responsables qualifient la démarche de « tentative de capitulation déguisée ».
La position officielle du Hezbollah n’a pas été exprimée publiquement au moment de la publication des journaux, mais plusieurs médias, dont Al Binaa (15 juillet 2025), évoquent une réunion d’urgence de son bureau politique, convoquée pour discuter des évolutions diplomatiques et sécuritaires.
Une controverse alimentée par le contexte régional
Les développements en Syrie, en particulier à Soueida, sont mentionnés comme facteurs aggravants dans les journaux. Annahar (15 juillet 2025) et Ad Diyar (15 juillet 2025) relient les pressions sur le Liban à la détérioration de la situation sécuritaire dans le sud syrien, marquée par des affrontements entre groupes druzes et forces gouvernementales, ainsi que par des frappes israéliennes.
Al Sharq Al Awsat (15 juillet 2025) ajoute que les autorités israéliennes ont lié les questions sécuritaires à la situation des Druzes de Syrie, incluant leur protection dans les négociations régionales. Le journal affirme que ce nouveau paramètre est évoqué dans les canaux de discussion impliquant aussi le Liban, renforçant la thèse d’une approche régionale intégrée.
L’hypothèse d’un repositionnement géopolitique du Liban dans un axe d’influence est aussi rapportée par Al Binaa (15 juillet 2025), qui cite des analystes évoquant un risque de « syrianisation » du Liban si les institutions ne prennent pas en main la question sécuritaire. Cette perspective est rejetée par des responsables politiques, dont les propos sont rapportés sans les citer directement.
Une ligne politique divisée sur la méthode
Plusieurs journaux évoquent une divergence entre les formations politiques sur les moyens de traiter la question du désarmement. Nahar (15 juillet 2025) note que certains parlementaires de la majorité estiment qu’un processus ordonné de régulation des armes illégales est souhaitable, à condition qu’il soit initié et piloté localement. Ces élus insistent sur l’importance d’un consensus interne et rejettent toute formule imposée de l’extérieur.
En revanche, Al Akhbar (15 juillet 2025) critique ces mêmes voix, en particulier celles de Samir Geagea, qu’elle accuse de « reprendre à leur compte l’agenda américain ». Le chef des Forces libanaises, dans ses déclarations reprises par le journal, affirme que « le Hezbollah ne peut plus continuer à agir en dehors du cadre étatique ».
Les désaccords s’étendent aussi à la scène gouvernementale. Ad Diyar (15 juillet 2025) fait état de réserves émises par certains membres du cabinet dirigé par Nawaf Salam, qui estiment que la priorité devrait être donnée à la stabilisation économique avant d’entamer un chantier sécuritaire aussi sensible. Toutefois, aucune position officielle collective n’a encore été adoptée.
Ambiguïtés dans les alliances régionales
La presse libanaise note également que cette poussée diplomatique américaine s’inscrit dans un cadre plus large. Al Sharq Al Awsat (15 juillet 2025) rapporte que l’Irak a joué un rôle d’intermédiaire entre Téhéran et Washington lors des derniers affrontements régionaux, ce qui laisse penser que le dossier libanais pourrait être intégré dans une négociation plus vaste sur la sécurité du Moyen-Orient.
Ce même journal cite des sources israéliennes affirmant que « la neutralisation du Hezbollah est une condition préalable à tout accord régional avec l’Iran ». La déclaration, bien que non confirmée par les chancelleries, a été largement reprise par les médias arabes et analysée comme un indice de pression multilatérale croissante sur Beyrouth.
Dans ce contexte, les journaux Al Jounhouriyat et Annahar (15 juillet 2025) mentionnent la possibilité que d’autres émissaires américains se rendent prochainement à Beyrouth pour assurer le suivi de l’évolution du dossier. Aucune date n’a été fixée pour le moment, mais les préparatifs diplomatiques sont en cours, selon des sources citées par les deux quotidiens.
Politique locale : vives tensions autour des réponses officielles au plan américain et des fractures internes sur la sécurité
Déclarations officielles en réponse au plan américain
Le 15 juillet 2025, la scène politique libanaise a été dominée par les réactions au plan américain transmis par l’ambassade des États-Unis à Beyrouth, et les déclarations de l’émissaire Thomas Barak. Al Jounhouriyat (15 juillet 2025) rapporte que le président de la République Joseph Aoun a tenu plusieurs réunions à Baabda pour commenter ce plan, affirmant que « la souveraineté libanaise est intangible et le monopole de la violence légitime appartient à l’État seul ». Le chef de l’État a précisé que les institutions restent engagées à préserver la stabilité et l’unité nationale malgré les pressions extérieures.
Dans le même registre, Annahar (15 juillet 2025) souligne que Joseph Aoun a insisté sur le caractère non négociable de l’unité du territoire libanais. Lors d’un point presse, il a déclaré avoir prêté serment à deux reprises pour défendre la sécurité du pays et que « personne ne pourra contraindre le Liban à abandonner ses principes constitutionnels ».
Parallèlement, le Premier ministre Nawaf Salam, dont les propos ont été évoqués indirectement dans Ad Diyar (15 juillet 2025), aurait convoqué une réunion ministérielle restreinte pour évaluer la réponse américaine et déterminer les options ouvertes à l’exécutif. Selon les sources institutionnelles citées, le Premier ministre cherche à équilibrer l’exigence de souveraineté et le maintien du soutien international à la stabilité du Liban.
Reconfiguration politique et divergences internes
Al Akhbar (15 juillet 2025) rapporte une polarisation croissante entre les partis politiques. Le journal évoque une scission entre les partisans d’une réponse ferme au plan américain et ceux qui plaident pour une démarche de compromis. Le journal note que le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a réaffirmé son appui au désarmement du Hezbollah dans un cadre strictement étatique. Ce positionnement, bien qu’en accord avec certaines recommandations internationales, a été critiqué par les formations politiques qui y voient une caution indirecte aux exigences de Washington.
D’après Al Binaa (15 juillet 2025), plusieurs partis, dont des membres du mouvement Amal et des figures politiques indépendantes, ont exprimé leurs réserves sur la manière dont la présidence aborde la situation. Le journal souligne que ces groupes reprochent à Joseph Aoun une certaine personnalisation de la réponse officielle, sans consultation approfondie des autres pôles institutionnels.
La présence de divergences internes s’étend également au sein du gouvernement. Ad Diyar (15 juillet 2025) note que certains ministres ont demandé la tenue d’un conseil des ministres exceptionnel pour aborder les implications sécuritaires et économiques du plan américain. Ce projet de réunion aurait été reporté dans l’attente d’une concertation entre les présidences.
Initiatives diplomatiques parallèles
Sur le plan diplomatique, plusieurs journaux relèvent des mouvements significatifs. Annahar (15 juillet 2025) indique que le président Joseph Aoun a reçu un émissaire du Koweït, en la personne du ministre de l’Intérieur Sheikh Fahd Youssef Saud Al Sabah. Ce dernier, accompagné de son homologue libanais Ahmed Hajar, aurait évoqué des initiatives bilatérales de soutien institutionnel. Toutefois, le ministre koweïtien a précisé que l’annonce de ces initiatives serait faite par le président de la Chambre Nabih Berri.
Ad Diyar (15 juillet 2025) relaie également ces informations, en précisant que le ministre koweïtien a souligné que « le contenu de l’échange sera annoncé prochainement », et qu’il a exprimé son appui au maintien de l’ordre et à la stabilité du Liban dans la conjoncture actuelle. Le journal insiste sur l’importance de ce soutien du Golfe dans un moment où les tensions diplomatiques se cristallisent autour de la question du Hezbollah.
Al Sharq Al Awsat (15 juillet 2025) évoque des entretiens informels entre des représentants de la diplomatie libanaise et des ambassadeurs européens à Beyrouth. Ces discussions porteraient sur l’alignement des politiques sécuritaires avec les standards européens en matière de lutte contre les organisations armées. Les détails de ces échanges n’ont pas été rendus publics.
Réactions parlementaires et dynamique législative
Sur le plan parlementaire, Nahar (15 juillet 2025) mentionne la convocation d’une commission spéciale par le président de la commission des Finances et du Budget, Ibrahim Kanaan. Bien que centrée sur le projet de loi sur les réformes bancaires, cette réunion aurait été élargie à des considérations sécuritaires, les députés exprimant leur inquiétude quant à la corrélation entre sécurité et stabilité économique.
Plusieurs députés, issus de formations diverses, ont appelé à inscrire le débat sur le désarmement à l’ordre du jour de la prochaine session législative. Cette demande, relayée dans Al Jounhouriyat (15 juillet 2025), reflète une volonté de réappropriation institutionnelle du débat, dans un contexte de montée des tensions entre le Parlement et l’exécutif.
Al Akhbar (15 juillet 2025) signale que certains députés proches de l’opposition considèrent le processus engagé comme une tentative de court-circuiter la souveraineté parlementaire. Le journal cite un élu affirmant que « les grandes décisions de politique sécuritaire doivent être débattues en plénière, et non dans des cercles restreints ».
Clivages communautaires et tensions sur le terrain
Les développements récents en Syrie, notamment à Soueida, ont également des répercussions sur le terrain politique libanais. Ad Diyar (15 juillet 2025) rapporte une montée des tensions au sein de la communauté druze, avec des divergences entre les partisans d’une ligne plus conciliante avec Damas et ceux qui redoutent un débordement des affrontements syriens au Liban.
Le journal mentionne des déclarations indirectes de figures druzes de premier plan, exprimant leur préoccupation face aux appels internationaux à la protection des minorités religieuses, perçus comme une ingérence. Cette crispation trouve un écho dans Al Binaa (15 juillet 2025), qui rapporte une multiplication de réunions locales de coordination dans les régions à majorité druze.
Selon Annahar (15 juillet 2025), le leader druze Walid Joumblatt, interrogé à ce sujet, a appelé à la modération, en réaffirmant que « le dialogue entre les autorités locales et le gouvernement syrien reste essentiel pour éviter l’escalade ». Le journal précise que cette position modérée n’est pas partagée par toutes les factions communautaires.
Appels au dialogue national et réponses institutionnelles attendues
En réaction aux développements récents, plusieurs acteurs politiques appellent à la relance d’un dialogue national. Al Jounhouriyat (15 juillet 2025) mentionne l’initiative du président du Parlement Nabih Berri, qui aurait proposé d’organiser une conférence nationale avant la fin du mois de juillet. L’objectif serait de clarifier les positions sur la souveraineté, les armes, et les relations avec les puissances étrangères.
Al Akhbar (15 juillet 2025) critique cette démarche en affirmant qu’il s’agit d’un « écran de fumée destiné à diluer les responsabilités ». Le journal cite des sources affirmant que cette conférence pourrait être utilisée pour légitimer un accord préalable avec les puissances internationales, sans véritable débat.
D’autres acteurs, selon Al Binaa (15 juillet 2025), demandent une réforme institutionnelle plus large, incluant une révision des modalités de nomination des hauts responsables sécuritaires. Ces revendications, relayées par des ONG et des mouvements citoyens, restent cependant marginales dans le débat officiel.
Citation et discours des personnalités politiques : entre déclarations musclées, avertissements diplomatiques et positionnements partisans
Joseph Aoun réaffirme la souveraineté nationale
Le président de la République Joseph Aoun a multiplié les déclarations le 15 juillet 2025 pour réagir à la réception du plan américain transmis via l’ambassade des États-Unis à Beyrouth. Selon Al Jounhouriyat (15 juillet 2025), Joseph Aoun a affirmé : « Le Liban est une nation souveraine, ses frontières sont garanties par son armée, et la Constitution protège son unité. » Il a précisé que « les sacrifices consentis au fil des décennies par les Libanais pour préserver cette unité ne seront pas effacés par des menaces ou des délais imposés de l’extérieur ».
Lors de la réception de plusieurs délégations officielles, il a déclaré selon le même journal : « J’ai prêté serment à deux reprises pour défendre ce pays. Je n’ai jamais renoncé à cet engagement et je ne commencerai pas aujourd’hui. » Ces propos ont été perçus comme une réponse directe aux mises en garde de l’émissaire américain Thomas Barak sur le risque de guerre civile en cas de refus du désarmement du Hezbollah.
Annahar (15 juillet 2025) rapporte également une phrase prononcée par le président : « Il est illusoire de penser que la stabilité peut s’obtenir par la contrainte extérieure. Seul le dialogue national permet de préserver l’équilibre. » Il a aussi mentionné que « toute tentative de diviser la société libanaise autour de cette question est vouée à l’échec ».
Thomas Barak : mises en garde et pressions diplomatiques
Le diplomate américain Thomas Barak, émissaire de l’administration Trump, a été l’un des personnages centraux des publications du 15 juillet 2025. Dans une série de déclarations reprises par Al Akhbar (15 juillet 2025), il a affirmé : « Le Liban doit choisir entre une normalisation de sa sécurité interne et un retour à l’instabilité. » Il a poursuivi : « Si le gouvernement libanais ne parvient pas à prendre l’initiative de désarmer les groupes armés non étatiques, cela pourrait ouvrir la voie à des troubles majeurs. »
Barak a précisé que « les États-Unis ne souhaitent pas imposer une solution, mais attendent que le Liban remplisse ses obligations internationales en matière de contrôle de l’armement ». Dans une autre déclaration rapportée par le même journal, il a indiqué : « Nous ne traitons pas uniquement avec le Hezbollah. Il y a aussi des groupes armés dans des camps palestiniens qui posent des risques pour la stabilité régionale. »
Selon Al Jounhouriyat (15 juillet 2025), il aurait déclaré : « Si le Hezbollah accepte de se désarmer, de rompre ses liens avec l’Iran et de devenir un parti politique libanais à part entière, nous sommes prêts à reconsidérer son statut d’organisation terroriste. » Il a conclu en affirmant que « la fenêtre d’opportunité se referme rapidement ».
Samir Geagea : insistance sur l’autorité de l’État
Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a pris la parole à plusieurs reprises pour commenter la situation sécuritaire et la réponse attendue du gouvernement libanais. Al Akhbar (15 juillet 2025) rapporte qu’il a déclaré : « Le désarmement du Hezbollah n’est pas une guerre contre une partie de la population, mais une affirmation de la souveraineté nationale. »
Il a poursuivi : « L’autorité de l’État ne peut être divisée. Tant que des armes sont détenues en dehors du cadre étatique, le Liban ne pourra pas se relever. » Il a aussi critiqué ceux qui refusent de débattre du désarmement, affirmant : « Il est temps d’affronter la vérité. La coexistence pacifique ne peut se construire sur des équilibres armés. »
Dans une autre citation reprise par le même journal, il a affirmé : « Si nous ne réglons pas cette question aujourd’hui, nous la paierons demain avec des intérêts. » Ces déclarations ont été fortement critiquées par certains partis alliés du Hezbollah, selon Al Binaa (15 juillet 2025), qui y voient un alignement sur la position américaine.
Nabih Berri prudent mais préoccupé
Le président de la Chambre des députés, Nabih Berri, a été plus mesuré dans ses interventions. Selon Ad Diyar (15 juillet 2025), il aurait déclaré à huis clos : « Le moment est trop critique pour improviser. Une démarche concertée est indispensable pour éviter les dérapages. »
Ce même journal rapporte qu’il envisage d’organiser une rencontre nationale à la fin du mois, dans le but de « trouver une base commune pour le traitement du dossier sécuritaire ». Il aurait aussi exprimé sa volonté de maintenir une position d’équilibre : « Ni provocation, ni soumission. La stabilité doit rester la priorité. »
D’après Al Jounhouriyat (15 juillet 2025), Berri aurait reçu plusieurs messages de la part d’ambassades étrangères demandant de clarifier la position du Parlement. Sa réponse aurait été : « Nous déciderons ensemble. Rien ne sera fait unilatéralement. »
Walid Joumblatt appelle à la modération
L’ancien chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, est également intervenu. Annahar (15 juillet 2025) cite une déclaration faite en marge d’un entretien avec des journalistes : « La situation en Syrie montre les dangers d’un affrontement communautaire. Nous devons éviter que le Liban ne soit entraîné dans cette spirale. »
Il a poursuivi : « La question des armes est complexe. Elle ne peut être réglée que par une entente politique générale. » Il a aussi évoqué le rôle des autorités syriennes, affirmant : « La stabilité dans le Sud syrien est une condition préalable à toute initiative libanaise. »
Selon Ad Diyar (15 juillet 2025), Joumblatt aurait contacté certains chefs de parti pour encourager un apaisement du discours. Il aurait déclaré : « Les slogans radicaux ne servent personne. Il faut garder la tête froide. »
Propos émanant de diplomates et ministres arabes
Le ministre de l’Intérieur koweïtien, Sheikh Fahd Youssef Saud Al Sabah, en visite à Beyrouth, a aussi formulé une déclaration. D’après Ad Diyar (15 juillet 2025), il a affirmé : « Le Koweït est toujours aux côtés du Liban. Nous ne révélerons pas tout aujourd’hui, car il revient à vos institutions de parler en premier. »
Cette phrase a été interprétée comme une allusion à une aide financière ou sécuritaire en préparation. Le ministre a ajouté : « Nous souhaitons un Liban stable, ouvert à ses partenaires arabes, et respectueux de ses engagements. »
Al Jounhouriyat (15 juillet 2025) rapporte également que le ministre a rencontré le président Aoun et lui a exprimé « la solidarité du Golfe face aux défis actuels ».
Échos indirects d’autres figures politiques
Al Akhbar (15 juillet 2025) signale que plusieurs députés, sans être nommés, auraient exprimé en coulisses des critiques envers la méthode de communication employée par les représentants américains. L’un d’eux aurait dit : « On ne dirige pas un État avec des ultimatums. » Un autre aurait déclaré : « Le Hezbollah est une composante du paysage politique. Il faut le traiter comme tel. »
Des propos relayés par Al Binaa (15 juillet 2025) attribuent à des sources proches du Hezbollah l’affirmation suivante : « Le désarmement ne se décrète pas. Il se négocie dans le respect. » Ces déclarations n’ont pas été reprises officiellement.
Diplomatie : implications régionales et recompositions autour du plan américain
Un cadrage diplomatique ferme de la part de Washington
Le 15 juillet 2025, plusieurs journaux libanais ont relayé les détails du plan américain transmis à Beyrouth par voie diplomatique. Selon Al Jounhouriyat (15 juillet 2025), la réponse envoyée à travers l’ambassade américaine constitue un document officiel réaffirmant les lignes rouges posées par Washington : désarmement de toutes les entités non étatiques avant la fin de l’année, et recentrage de la souveraineté sur les institutions légitimes.
Dans ce cadre, l’émissaire Thomas Barak a tenu plusieurs réunions avec les autorités libanaises. Il a également délivré une série de messages publics à forte teneur diplomatique. D’après Al Akhbar (15 juillet 2025), il a déclaré : « Le gouvernement libanais actuel n’est pas corrompu. Il a une chance historique de rompre avec le passé. » Il a ajouté : « Si les conditions de sécurité sont réunies, nous sommes prêts à élargir notre coopération bilatérale. »
Le journal Annahar (15 juillet 2025) rapporte que le document remis par Washington stipule que toute évolution du statut diplomatique entre les deux pays est conditionnée par la réussite du processus de désarmement. Le texte évoque également la possibilité d’un soutien logistique à une opération coordonnée de sécurisation des zones sensibles, sous supervision internationale.
Ad Diyar (15 juillet 2025) indique que l’ambassadrice des États-Unis à Beyrouth, Lisa Johnson, a activé un réseau de consultations élargies auprès des principales figures institutionnelles, dans l’objectif d’accélérer la réponse formelle du Liban. Cette démarche s’accompagne, selon le journal, d’une stratégie de coordination avec des chancelleries européennes.
Mouvements parallèles des ambassades européennes
La même édition de Al Sharq Al Awsat (15 juillet 2025) précise que plusieurs ambassades européennes à Beyrouth, dont celles de la France, de l’Allemagne et de l’Italie, ont tenu des réunions techniques avec des représentants du ministère libanais des Affaires étrangères. L’objectif serait de clarifier l’approche européenne sur les questions de sécurité collective et de désarmement des milices.
Selon ce journal, ces États ne reprennent pas intégralement la ligne dure de Washington mais expriment leur soutien à « une normalisation progressive et maîtrisée » du monopole de la force. L’un des diplomates cités anonymement aurait déclaré : « Nous comprenons les sensibilités internes libanaises. Il faut une solution durable, et non une injonction sans suivi. »
D’après Annahar (15 juillet 2025), l’ambassade de France aurait proposé une « mission d’appui diplomatique » visant à faciliter le dialogue interlibanais, en vue d’une conférence de souveraineté nationale. Le journal précise que cette proposition reste à l’état de réflexion et n’a pas été officiellement transmise au ministère.
Par ailleurs, Al Binaa (15 juillet 2025) signale une visite informelle d’un émissaire de l’Union européenne à la résidence du Premier ministre Nawaf Salam. Le contenu de l’échange n’a pas été révélé, mais le journal affirme qu’il a porté sur « les garanties internationales en cas de désarmement progressif ».
Le rôle du Koweït et des partenaires du Golfe
La visite du ministre de l’Intérieur du Koweït, Sheikh Fahd Youssef Saud Al Sabah, à Beyrouth, a aussi marqué la journée diplomatique. Ad Diyar (15 juillet 2025) note qu’il a été reçu au palais présidentiel par Joseph Aoun, accompagné du ministre libanais de l’Intérieur, Ahmed Hajar. Au cours de cette visite, le ministre koweïtien a tenu des propos qui ont été perçus comme un soutien discret à la position du Liban.
Il a déclaré, selon le même journal : « Il y a des initiatives en cours. Mais je laisserai le soin au président de la Chambre de les rendre publiques. » Cette phrase a été interprétée comme une allusion à un éventuel plan de coopération en matière de sécurité ou de développement.
D’après Al Jounhouriyat (15 juillet 2025), la diplomatie koweïtienne cherche à jouer un rôle d’équilibre dans la crise actuelle. Le ministre aurait affirmé : « La stabilité du Liban est dans l’intérêt de tous les pays arabes. Nous soutiendrons tout ce qui renforce l’État libanais. »
Dans le même temps, Al Akhbar (15 juillet 2025) publie une analyse dans laquelle il est indiqué que plusieurs autres pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, restent attentifs à la situation sans intervenir directement. Selon ce journal, ces pays attendent de voir si le gouvernement libanais peut stabiliser sa position avant d’adopter une posture publique.
L’implication israélienne dans la dimension diplomatique
La presse libanaise a aussi relayé les évolutions régionales autour de la Syrie et de la ville de Soueida, que plusieurs journaux relient directement aux enjeux diplomatiques du jour. Al Sharq Al Awsat (15 juillet 2025) indique que les autorités israéliennes ont déclaré que « la protection des Druzes de Syrie est un objectif prioritaire dans leurs négociations régionales », y compris avec les États-Unis.
Le même journal souligne que l’armée israélienne a mené des frappes ciblées contre des blindés syriens se dirigeant vers Soueida, et a justifié ces actions comme relevant de la « défense préventive des minorités ». Ces opérations militaires ont été perçues comme un signal diplomatique visant à renforcer le rôle d’Israël dans la redéfinition des équilibres régionaux.
Annahar (15 juillet 2025) ajoute que les frappes israéliennes ont été précédées par des échanges d’informations entre Tel Aviv et Washington, notamment sur les implications sécuritaires d’un éventuel effondrement du front sud syrien. Le journal indique que la diplomatie américaine aurait utilisé cet argument pour insister sur la nécessité d’un désarmement rapide des groupes armés libanais.
Selon Al Binaa (15 juillet 2025), cette logique de coordination renforce les inquiétudes de plusieurs partis libanais, qui voient dans cette articulation israélo-américaine une tentative d’imposer un nouveau paradigme géopolitique au Liban.
Discussions informelles sur une médiation onusienne
Des rumeurs sur une possible implication de l’ONU dans le dossier libanais ont également circulé. Al Jounhouriyat (15 juillet 2025) rapporte que certains diplomates onusiens auraient évoqué, de manière informelle, la relance du rôle des Nations unies à travers une extension du mandat de la FINUL.
Al Akhbar (15 juillet 2025) s’oppose fermement à cette hypothèse et publie un éditorial critiquant toute tentative de « tutelle sécuritaire onusienne déguisée ». Le journal cite une source diplomatique disant : « Le Liban n’a pas besoin d’administrateurs, mais de partenaires. »
En parallèle, Annahar (15 juillet 2025) évoque l’idée, défendue par des diplomates scandinaves, d’une conférence internationale sous égide des Nations unies, à condition que toutes les parties internes acceptent le principe d’un désarmement progressif. Aucune initiative concrète n’a été officialisée à ce sujet.
Politique internationale : confrontations régionales, tensions militaires et diplomatie de sécurité
Israël intensifie ses opérations militaires en Syrie
Le 15 juillet 2025, plusieurs journaux libanais ont rapporté une recrudescence des frappes militaires israéliennes sur le territoire syrien, en particulier dans la région de Soueida. Al Sharq Al Awsat (15 juillet 2025) indique que l’armée israélienne a mené des attaques ciblées contre des véhicules blindés syriens en route vers cette ville du sud de la Syrie. Les autorités israéliennes ont justifié ces frappes en invoquant la nécessité de prévenir une reprise du contrôle de la région par le régime syrien, qu’elles associent à des milices pro-iraniennes.
Selon le même journal, un responsable israélien de haut niveau a affirmé : « Il est dans notre intérêt stratégique de maintenir une zone tampon dans le sud de la Syrie. » Cette déclaration a été interprétée comme un signal à l’attention de Damas et de Téhéran. Al Binaa (15 juillet 2025) ajoute que ces frappes ont coïncidé avec des mouvements suspects de troupes syriennes dans la périphérie de Deraa, augmentant les risques d’un affrontement direct.
Annahar (15 juillet 2025) souligne que ces opérations militaires interviennent alors que l’administration américaine exerce des pressions sur le Liban concernant le désarmement du Hezbollah. Le journal note que les manœuvres israéliennes dans le sud syrien sont perçues comme faisant partie d’une stratégie régionale plus large visant à réduire l’influence de l’Iran et de ses alliés dans le Levant.
Crise dans la ville syrienne de Soueida
La situation dans la ville de Soueida reste au cœur de l’attention régionale. Ad Diyar (15 juillet 2025) consacre une partie de sa couverture à la détérioration rapide des conditions sécuritaires dans cette zone. Le journal rapporte que les autorités syriennes ont lancé un plan de sécurité visant à reprendre le contrôle total de la ville, qui connaît une forte agitation depuis plusieurs semaines.
D’après le même quotidien, des affrontements ont opposé les forces syriennes à des groupes armés druzes, accusés de vouloir maintenir une autonomie locale face au pouvoir central. Al Jounhouriyat (15 juillet 2025) précise que les combats ont provoqué le déplacement de centaines de civils vers des zones périphériques. Le journal rapporte également que plusieurs sources occidentales craignent une généralisation des violences si aucun compromis n’est trouvé.
Al Akhbar (15 juillet 2025) présente une lecture différente, affirmant que l’agitation à Soueida résulte d’une tentative de fragmentation de l’État syrien. Le journal évoque la possibilité d’une manipulation étrangère visant à créer un foyer de tension dans le sud du pays, dans le but de justifier une présence militaire internationale ou régionale accrue.
Relations russo-ukrainiennes et situation en mer Noire
En dehors de la région du Moyen-Orient, la presse libanaise a également relayé des développements sur le front russo-ukrainien. Al Sharq Al Awsat (15 juillet 2025) rapporte que la Russie a intensifié ses activités navales en mer Noire, en réponse à une série de manœuvres militaires ukrainiennes menées avec le soutien de l’OTAN. Le journal cite des sources militaires russes indiquant que « toute tentative d’approche des eaux russes fera l’objet d’une réponse immédiate ».
Le même article signale que l’Ukraine a reçu un nouveau lot d’équipements militaires occidentaux, y compris des drones de surveillance de longue portée. Cette assistance, qualifiée de « renforcement tactique », suscite une vive réaction de Moscou, qui y voit une escalade supplémentaire du conflit.
Annahar (15 juillet 2025) précise que la diplomatie russe a convoqué plusieurs ambassadeurs européens pour protester contre ce qu’elle considère comme une « militarisation irresponsable » du flanc oriental de l’Europe. Selon le journal, ces tensions pourraient affecter indirectement les marchés régionaux du gaz, notamment ceux liés à la Méditerranée orientale.
Tensions renouvelées entre l’Iran et les États-Unis
Les relations entre l’Iran et les États-Unis restent tendues, selon plusieurs journaux libanais. Al Binaa (15 juillet 2025) rapporte que l’Iran a dénoncé les pressions américaines exercées sur ses alliés dans la région, y compris le Liban et la Syrie. Le journal cite un communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères affirmant que « toute tentative d’exclusion de l’Iran des équilibres régionaux est vouée à l’échec ».
Al Akhbar (15 juillet 2025) précise que des négociations indirectes entre Washington et Téhéran se poursuivent à Bagdad, avec la médiation du gouvernement irakien. Ces pourparlers viseraient à limiter l’extension du conflit régional tout en maintenant un canal de communication ouvert sur les dossiers nucléaires et sécuritaires.
Selon Ad Diyar (15 juillet 2025), les États-Unis exigeraient que l’Iran cesse tout soutien logistique aux milices armées opérant en Syrie et au Liban. De son côté, l’Iran poserait comme condition la reconnaissance de son rôle dans l’équilibre régional et la levée partielle des sanctions économiques.
Al Sharq Al Awsat (15 juillet 2025) mentionne que des diplomates européens suivent de près ces négociations et s’inquiètent d’un possible échec des discussions, ce qui renforcerait les lignes de fracture actuelles.
Rôle croissant de la Turquie dans les zones frontalières
La Turquie continue d’élargir son influence dans les zones frontalières syriennes, selon Al Binaa (15 juillet 2025). Le journal indique que des unités turques ont été repositionnées dans la région d’Idlib, avec l’objectif annoncé de prévenir toute avancée des forces syriennes pro-iraniennes. Ce redéploiement est présenté comme une mesure de protection des réfugiés et de sécurité nationale turque.
Ad Diyar (15 juillet 2025) précise que la diplomatie turque est en contact permanent avec Moscou et Téhéran pour éviter un affrontement direct, mais insiste sur la nécessité de maintenir une présence militaire en Syrie tant que la situation ne sera pas stabilisée.
Annahar (15 juillet 2025) signale également que le ministre turc des Affaires étrangères a récemment rencontré des responsables de la Ligue arabe pour évoquer un plan de stabilisation des zones de conflit en Syrie. Le contenu de ces discussions n’a pas été rendu public, mais le journal évoque la possibilité d’une coordination accrue entre Ankara et certaines capitales arabes.
Économie : tensions sur le taux de change, pression sur les importations et suivi des réformes bancaires
Stabilité fragile du taux de change et incertitudes bancaires
Le 15 juillet 2025, plusieurs journaux libanais ont consacré une part importante de leur couverture à la situation financière du pays. Ad Diyar (15 juillet 2025) rapporte que la stabilité relative du taux de change de la livre libanaise face au dollar est maintenue dans une fourchette proche de 89 000 livres pour un dollar sur le marché parallèle. Cette stabilité est en partie attribuée à l’intervention de la Banque du Liban, désormais dirigée par Karim Souaid, qui a poursuivi la politique de rationalisation des transferts.
Al Jounhouriyat (15 juillet 2025) note que cette apparente stabilité masque toutefois une fragilité structurelle persistante. Le journal indique que plusieurs banques commerciales continuent de limiter les retraits en devises étrangères, malgré les annonces officielles d’un retour progressif à la liquidité. Les mesures imposées par la Banque centrale sur le contrôle des capitaux sont toujours en vigueur, ce qui limite la circulation monétaire et décourage les investissements.
Selon Nahar (15 juillet 2025), une réunion de la commission parlementaire des Finances s’est tenue à ce sujet, sous la présidence du député Ibrahim Kanaan. Le journal précise que les discussions ont porté sur la mise en œuvre des réformes bancaires exigées par le Fonds monétaire international. La commission aurait demandé un rapport détaillé sur les avoirs nets des principales banques et sur les perspectives de restructuration du secteur.
Annahar (15 juillet 2025) ajoute que plusieurs députés ont critiqué le rythme jugé lent de la régulation du secteur bancaire. Ils estiment que l’absence de décisions concrètes fragilise la relance économique. Un député cité anonymement a déclaré : « Tant que le flou persiste sur le sort des déposants, aucune confiance ne pourra être restaurée. »
Pression sur les importations et coût de la vie
La question de l’inflation importée reste centrale dans les publications économiques. Al Akhbar (15 juillet 2025) rapporte que les prix à la consommation ont enregistré une hausse moyenne de 2,3 % sur le mois de juin, tirés notamment par l’augmentation des tarifs du carburant, des produits alimentaires et des médicaments. Le journal précise que les importateurs invoquent une hausse des frais logistiques mondiaux et une taxation douanière fluctuante.
Ad Diyar (15 juillet 2025) mentionne que le ministère de l’Économie aurait élaboré un plan de contrôle des prix, basé sur des inspections renforcées dans les grandes surfaces et les entrepôts. Le ministre de l’Économie, dont le nom n’est pas précisé dans les articles, aurait indiqué que « les fraudes sur les marges bénéficiaires seront sévèrement punies ».
Selon Al Jounhouriyat (15 juillet 2025), les syndicats de transporteurs et les représentants du secteur agricole ont réclamé une révision des politiques douanières pour réduire le coût d’entrée des biens essentiels. Ils affirment que les hausses répétées du dollar douanier rendent la chaîne d’approvisionnement instable.
Dans ce contexte, Al Binaa (15 juillet 2025) met en garde contre les effets sociaux de cette situation, en soulignant la baisse du pouvoir d’achat des ménages. Le journal indique que les classes moyennes sont particulièrement touchées, avec une part croissante des dépenses consacrée aux produits de première nécessité.
Suivi des réformes structurelles et attentes du FMI
Les engagements du Liban envers le Fonds monétaire international font également l’objet d’un suivi régulier dans la presse. Nahar (15 juillet 2025) rappelle que le FMI a conditionné toute aide structurelle à l’adoption d’une loi de réforme bancaire, à la mise en place d’une autorité de régulation financière indépendante et à une refonte des finances publiques.
Al Jounhouriyat (15 juillet 2025) indique que les experts du FMI ont transmis une nouvelle série de remarques techniques au ministère des Finances, concernant le projet de budget 2025. Le journal précise que les critiques portent notamment sur l’absence de réduction significative du déficit primaire et le manque de mesures concrètes pour améliorer la collecte de la TVA.
Annahar (15 juillet 2025) évoque un désaccord persistant entre le gouvernement et certaines parties du Parlement au sujet de la taxation des biens de luxe. Le ministère des Finances souhaiterait introduire une surtaxe sur les voitures haut de gamme et les propriétés à usage commercial, mais cette mesure est rejetée par une partie de la majorité parlementaire.
Selon Ad Diyar (15 juillet 2025), l’équipe du Premier ministre Nawaf Salam chercherait à trouver un terrain d’entente avec le Parlement, afin d’accélérer l’adoption des textes requis pour débloquer une première tranche d’aide du FMI, estimée à 900 millions de dollars. Le journal précise qu’une réunion est prévue entre les représentants du ministère et les membres de la commission parlementaire des Finances dans les jours à venir.
Situation des entreprises et du marché du travail
L’activité du secteur privé est également évoquée par plusieurs quotidiens. Al Akhbar (15 juillet 2025) mentionne un rapport interne de l’Association des industriels du Liban qui alerte sur une réduction de 12 % des capacités de production manufacturière au cours du premier semestre 2025. Le journal indique que les interruptions d’électricité et les retards dans les importations de matières premières sont à l’origine de cette baisse.
Al Jounhouriyat (15 juillet 2025) rapporte que plusieurs entreprises du secteur technologique et pharmaceutique ont commencé à relocaliser certaines fonctions à l’étranger. Cette tendance, qualifiée de « fuite industrielle », inquiète les responsables économiques. Le journal précise qu’une cellule de crise a été mise en place au sein du ministère de l’Industrie pour tenter de ralentir cette évolution.
Du côté du marché de l’emploi, Al Binaa (15 juillet 2025) signale une stagnation du taux d’embauche dans les secteurs non agricoles. Selon les données partielles du ministère du Travail, le taux de chômage officiel reste supérieur à 32 %, tandis que l’emploi informel continue d’augmenter.
Ad Diyar (15 juillet 2025) indique que des initiatives ponctuelles sont en cours pour stimuler l’emploi des jeunes, notamment dans le domaine du développement numérique. Toutefois, ces efforts sont jugés insuffisants par les organisations patronales, qui réclament un plan national pour la relance de la compétitivité.
Justice : violences carcérales, affaires pénales et critiques institutionnelles sur la transparence
Violente mutinerie dans la prison de Zahlé
Le 15 juillet 2025, Al Quds (15 juillet 2025) a rapporté une mutinerie de grande ampleur dans la prison de Zahlé. Selon le journal, des détenus armés d’objets métalliques improvisés ont affronté les forces de sécurité intérieure, causant plusieurs blessés parmi les gardiens. Les faits se seraient produits dans la nuit du 14 au 15 juillet, lorsqu’un groupe de prisonniers aurait tenté de prendre le contrôle d’un quartier cellulaire à la suite d’un différend interne.
Le journal précise que la révolte aurait débuté à la suite de plaintes sur les conditions de détention, aggravées par des coupures d’électricité et une pénurie de médicaments. Un détenu, contacté par téléphone, aurait déclaré : « Nous ne demandons pas la liberté, seulement un traitement digne. » Ce témoignage a été confirmé par des sources humanitaires citées par le journal.
Selon les informations recueillies par Al Quds (15 juillet 2025), les autorités ont réagi en déployant une unité d’intervention spéciale de la gendarmerie. Une opération de rétablissement de l’ordre a été menée à l’aube. Des gaz lacrymogènes auraient été utilisés, sans recours à des armes létales. Le ministère de l’Intérieur n’a pas encore publié de bilan officiel.
Des ONG locales, dont l’Association pour les Droits des Détenus, ont dénoncé un usage disproportionné de la force. Leur porte-parole a déclaré, selon Al Quds : « Nous exigeons l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante sur les circonstances de cette mutinerie. » Le journal note que cette affaire pourrait être portée devant la justice administrative.
Lenteur judiciaire dans les dossiers financiers
Par ailleurs, plusieurs journaux soulignent la lenteur des procédures judiciaires concernant les dossiers financiers liés à la corruption et au détournement de fonds publics. Al Jounhouriyat (15 juillet 2025) évoque le cas d’un ancien directeur du ministère des Travaux publics, accusé d’avoir octroyé des contrats frauduleux entre 2017 et 2020. L’affaire, ouverte en 2021, n’a toujours pas abouti à une mise en examen formelle.
Le journal rapporte que la Cour des comptes aurait émis un avis en mars dernier appelant à la reprise des investigations, mais que le parquet financier n’a pris aucune mesure depuis. Une source judiciaire citée anonymement a déclaré : « Le manque de ressources humaines et le climat politique expliquent ces retards. »
Annahar (15 juillet 2025) mentionne également l’affaire du Fonds pour le développement du Sud, où plusieurs anciens responsables politiques sont soupçonnés d’avoir facilité des transferts illégaux de fonds à des ONG fictives. Le journal rappelle que l’ancien procureur financier Ali Ibrahim avait ouvert une enquête en 2020, restée depuis sans suite.
Le quotidien souligne que ces dossiers emblématiques nourrissent un climat de défiance à l’égard de la justice. Un avocat pénaliste interrogé par le journal déclare : « La justice souffre d’une pression politique permanente. Certains magistrats hésitent à instruire des dossiers sensibles. »
Réformes judiciaires et blocages institutionnels
Sur le plan législatif, la réforme de la magistrature reste en suspens. Al Akhbar (15 juillet 2025) note que le projet de loi sur l’indépendance du Conseil supérieur de la magistrature n’a toujours pas été inscrit à l’ordre du jour du Parlement. Ce projet, soutenu par plusieurs ONG et instances internationales, vise à garantir la désignation transparente des magistrats du siège et du parquet.
Selon le journal, le blocage viendrait de l’absence de consensus entre les principaux blocs parlementaires. Certains députés insistent pour que le président de la République conserve un pouvoir de nomination, tandis que d’autres plaident pour une autonomie complète du Conseil.
Al Binaa (15 juillet 2025) souligne que ce différend reflète une crise plus large de confiance entre les institutions. Le journal rappelle que le Haut Conseil de la magistrature est en situation de quasi-paralysie, avec plusieurs postes vacants et des réunions ajournées faute de quorum.
Ad Diyar (15 juillet 2025) rapporte que des magistrats se sont exprimés en séance fermée devant la commission parlementaire des Lois, pour exprimer leur mécontentement face à ce blocage. Un magistrat aurait déclaré : « Nous sommes otages d’un système qui refuse de nous laisser faire notre travail. »
Rôle du Conseil d’État et justice administrative
Le rôle de la justice administrative est également mis en avant par certains journaux. Annahar (15 juillet 2025) mentionne que le Conseil d’État a été saisi de plusieurs recours en annulation visant des décisions ministérielles récentes en matière de marchés publics. Parmi les dossiers en cours figure celui relatif à l’attribution d’un contrat d’entretien de routes à une entreprise sans appel d’offres, dans le gouvernorat du Nord.
Le journal note que le Conseil d’État a demandé au ministère concerné de transmettre l’intégralité des pièces justificatives sous 15 jours, faute de quoi l’affaire pourrait faire l’objet d’une ordonnance de suspension.
Al Jounhouriyat (15 juillet 2025) indique que d’autres recours ont été déposés par des syndicats contre le gel de certaines primes salariales dans la fonction publique, en invoquant une violation du principe d’égalité de traitement.
Selon Al Binaa (15 juillet 2025), le rôle du Conseil d’État pourrait prendre une importance croissante dans un contexte de paralysie de la justice pénale. Le journal mentionne une proposition de réforme visant à renforcer ses moyens humains et techniques.
Mise en cause des dispositifs anti-corruption
Enfin, plusieurs articles mettent en cause l’inefficacité de la Commission nationale de lutte contre la corruption. Ad Diyar (15 juillet 2025) rappelle que cette commission, créée en 2021, n’a transmis que deux dossiers au parquet général en quatre ans d’existence. Un ancien membre de la commission, cité anonymement, affirme : « Nous n’avons jamais disposé des prérogatives suffisantes pour mener des enquêtes efficaces. »
Annahar (15 juillet 2025) ajoute que les moyens budgétaires alloués à cette instance ont été réduits de 40 % en 2024. Le journal précise que plusieurs de ses membres siègent sans indemnité depuis six mois.
Al Akhbar (15 juillet 2025) critique également cette institution, en estimant qu’elle sert davantage d’organe de façade que de véritable outil judiciaire. Le journal évoque des cas où des signalements d’enrichissement illégal n’ont pas été suivis d’enquêtes.
Société : insécurité croissante, tensions communautaires et inquiétudes face aux enjeux sociaux
Crainte d’un débordement des violences depuis la Syrie
Le 15 juillet 2025, plusieurs journaux ont abordé les répercussions sociales des combats en Syrie, notamment à Soueida, sur le tissu communautaire libanais. Ad Diyar (15 juillet 2025) rapporte que la population des régions frontalières du Liban, en particulier dans la Békaa et le Sud-Est, vit dans la crainte d’un débordement de la violence. Le journal indique que des communautés druzes locales ont renforcé leurs réseaux d’alerte, en coordination avec les autorités locales, pour anticiper d’éventuels déplacements de population.
Selon Al Binaa (15 juillet 2025), les habitants de villages situés près de la frontière ont évoqué la peur de l’arrivée de groupes armés fuyant la répression syrienne. Le journal cite un élu municipal de Rachaya affirmant : « Nous ne voulons pas voir notre région devenir une extension du conflit syrien. Il faut protéger la population civile ici comme là-bas. »
Annahar (15 juillet 2025) mentionne que plusieurs écoles publiques dans les zones proches de la frontière ont suspendu leurs activités de vacances scolaires par mesure de précaution. Des enseignants interrogés par le journal ont indiqué que « le climat d’incertitude rendait difficile toute activité normale ».
D’après Al Jounhouriyat (15 juillet 2025), des comités de villageois se sont réunis à Kfar Qouq et Rashaya pour discuter d’un plan communautaire d’alerte en cas d’aggravation de la situation. Ces initiatives locales sont soutenues par des ONG qui craignent une nouvelle vague de réfugiés syriens en provenance du sud du pays.
Dégradation des conditions de vie et pouvoir d’achat en chute
Les effets de la crise économique sur les conditions de vie sont également décrits avec insistance. Al Akhbar (15 juillet 2025) évoque une précarisation accrue des ménages dans les quartiers périphériques de Beyrouth et dans certaines zones de Tripoli. Le journal indique que les centres de distribution d’aides alimentaires ont vu leur fréquentation augmenter de 25 % depuis le mois de mai.
Selon le même article, des associations humanitaires locales dénoncent la disparition progressive de certaines formes d’assistance internationale, remplacées par des programmes conditionnels. Une responsable d’ONG citée par Al Akhbaraffirme : « Nous avons dû suspendre les distributions de lait infantile faute de financement. La situation est critique. »
Annahar (15 juillet 2025) publie un reportage sur les files d’attente devant les pharmacies de Beyrouth. Le journal note une pénurie croissante de médicaments de base, comme les antibiotiques ou les traitements pour le diabète. Un pharmacien déclare : « Nous recevons les stocks avec deux semaines de retard, parfois plus. Certains patients repartent sans rien. »
Al Binaa (15 juillet 2025) souligne également une hausse du taux de déscolarisation, particulièrement chez les jeunes garçons dans le Nord. Le journal rapporte que de nombreuses familles les envoient travailler dans les champs ou sur les marchés informels pour compenser la baisse des revenus.
Problèmes de sécurité urbaine et tensions intercommunautaires
La montée de l’insécurité dans les grandes agglomérations est une autre préoccupation récurrente. Ad Diyar (15 juillet 2025) évoque une recrudescence des agressions nocturnes dans certains quartiers de Beyrouth-Est et dans la banlieue sud. Le journal rapporte que la direction générale des Forces de sécurité intérieure a confirmé une hausse de 17 % des vols avec violence au cours des deux derniers mois.
Selon Al Jounhouriyat (15 juillet 2025), les services de sécurité affirment que ce phénomène s’explique par la hausse du chômage et l’impunité judiciaire. Un responsable sécuritaire anonyme aurait déclaré : « Nous faisons ce que nous pouvons avec les moyens disponibles, mais la justice ne suit pas. »
Annahar (15 juillet 2025) rapporte des altercations entre groupes de jeunes dans la région de Saïda. Ces tensions auraient un caractère communautaire, sur fond de désaccords liés à la répartition de l’aide humanitaire dans les camps palestiniens. Le journal mentionne l’intervention de médiateurs religieux pour apaiser la situation.
Al Binaa (15 juillet 2025) souligne une inquiétude croissante autour de la prolifération d’armes légères dans les zones sensibles. Le journal indique que plusieurs familles ont quitté les quartiers proches de Borj El Barajneh à la suite de tirs sporadiques liés à des disputes entre groupes rivaux.
Risque de crise sanitaire et précarité des services publics
Plusieurs journaux alertent sur la dégradation des infrastructures sanitaires et de santé publique. Ad Diyar (15 juillet 2025) rapporte une recrudescence des cas de gastro-entérite dans le district de Akkar, attribuée à la contamination des sources d’eau potable. Le journal précise que les municipalités concernées n’ont pas reçu les produits de traitement prévus depuis mai.
Al Jounhouriyat (15 juillet 2025) indique que le ministère de la Santé a signalé une réduction du nombre de cliniques mobiles actives en zone rurale, en raison du non-renouvellement des financements de certains partenaires internationaux.
Al Akhbar (15 juillet 2025) mentionne des démissions en série dans les hôpitaux publics de Baalbek et Zgharta. Selon le journal, les soignants dénoncent des retards de salaires de plusieurs mois et l’absence de matériel de base. Un infirmier déclare : « Nous devons choisir entre payer notre transport ou nourrir nos enfants. »
Al Binaa (15 juillet 2025) évoque des files d’attente devant les dispensaires soutenus par le Croissant-Rouge libanais. Le journal indique que certains établissements refusent désormais les patients non urgents, faute de médicaments.
Mobilisations associatives et initiatives locales
Malgré les tensions, plusieurs articles mettent en lumière des formes de mobilisation sociale. Al Jounhouriyat (15 juillet 2025) relate une initiative citoyenne dans le Metn où des bénévoles organisent des collectes de vêtements et de fournitures scolaires pour la rentrée prochaine.
Ad Diyar (15 juillet 2025) mentionne une campagne de sensibilisation au suicide lancée par une association de psychologues, en réponse à l’augmentation du nombre de tentatives signalées dans les centres de santé mentale. Le journal rapporte qu’en juin, 47 cas ont été recensés dans les régions du Nord et de la Békaa.
Al Akhbar (15 juillet 2025) signale l’apparition de groupes d’entraide dans certains quartiers de Beyrouth, visant à organiser des repas collectifs et à mutualiser les ressources. Une bénévole explique : « Ce sont les voisins qui nous sauvent. L’État n’est plus là. »
Al Binaa (15 juillet 2025) évoque également un programme pilote de jardinage urbain lancé à Tripoli, soutenu par une ONG danoise. L’objectif est de produire localement des légumes à moindre coût et de renforcer les liens communautaires.



