jeudi, janvier 22, 2026

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Revue de presse du 20/02/25: Pressions diplomatiques et tensions sécuritaires au Liban et dans la région

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L’impasse autour du retrait israélien et les pressions internationales

Les tensions entre le Liban et Israël connaissent un regain d’intensité, alimentées par des frappes militaires, des manœuvres diplomatiques et des déclarations politiques de plus en plus virulentes. Alors que les appels au retrait israélien des territoires libanais se multiplient, l’État hébreu maintient ses positions stratégiques sous couvert de sécurité. En parallèle, la situation dans la région, notamment à Gaza et en Cisjordanie, exacerbe les tensions et suscite des interventions diplomatiques de la part des puissances régionales et internationales. Les discussions concernant le retrait des troupes israéliennes de certaines positions frontalières libanaises se heurtent à une impasse. Selon Nahar (20 février 2025), des sources gouvernementales libanaises affirment que les négociations menées par l’ONU avec Israël n’ont pas abouti à des avancées concrètes. Beyrouth insiste sur l’application stricte de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, exigeant le retrait complet des forces israéliennes des territoires libanais.

D’après Al Akhbar (20 février 2025), Tel-Aviv justifie son maintien dans ces zones en invoquant des préoccupations sécuritaires liées à la présence du Hezbollah. Les médias israéliens rapportent que les autorités militaires refusent toute concession sans garanties sur le désarmement progressif des factions armées libanaises proches de l’Iran. Face à cette stagnation, des pays comme la France et les États-Unis tentent de jouer les médiateurs. Al Joumhouriyat (20 février 2025) indique que Paris a récemment intensifié ses contacts avec Beyrouth et Tel-Aviv pour favoriser un compromis. Washington, de son côté, reste plus mesuré, insistant sur la nécessité pour le Liban de renforcer son contrôle sur le sud du pays avant toute négociation sérieuse avec Israël.

Escalade militaire et tensions à la frontière

Les derniers jours ont été marqués par une montée en intensité des frappes israéliennes contre des positions présumées du Hezbollah au sud du Liban. Selon Al Quds (20 février 2025), l’armée israélienne a mené des frappes aériennes ciblées contre des infrastructures militaires dans la région de Maroun al-Ras, affirmant qu’il s’agissait de sites utilisés pour des opérations contre Israël. En réponse, le Hezbollah a revendiqué plusieurs tirs de roquettes vers des bases israéliennes situées dans le nord de la Galilée, intensifiant le climat de confrontation.

L’état-major libanais, cité par Al Bina’ (20 février 2025), a appelé à la retenue, tout en affirmant que l’armée reste en état d’alerte maximale pour éviter une escalade incontrôlée. Les autorités libanaises redoutent que ce cycle de représailles n’aboutisse à une guerre ouverte, similaire à celle de 2006. Le Premier ministre libanais a déclaré dans Al Sharq (20 février 2025) que toute attaque israélienne contre le Liban violerait les accords internationaux et justifierait une saisine immédiate du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les répercussions régionales du conflit de Gaza

Alors que la situation au sud du Liban reste instable, la guerre en cours à Gaza continue de susciter des réactions diplomatiques à l’échelle mondiale. D’après Nahar Int’l (20 février 2025), les négociations entre l’Égypte, les États-Unis et le Qatar pour une trêve durable à Gaza n’ont pas abouti. Israël exige le désarmement du Hamas avant toute concession, tandis que les factions palestiniennes demandent un cessez-le-feu sans conditions.

Al 3arabi Al Jadid (20 février 2025) rapporte que la situation humanitaire à Gaza se détériore rapidement, avec des pénuries de médicaments et d’eau potable affectant la population. L’ONU appelle à un accès humanitaire sans entrave, mais Israël impose toujours des restrictions sévères aux entrées de matériel dans l’enclave palestinienne.

L’impact de la guerre à Gaza se fait également ressentir au Liban, où plusieurs manifestations pro-palestiniennes ont été organisées ces derniers jours. Al Sharq Al Awsat (20 février 2025) indique que le Hezbollah tente de mobiliser l’opinion publique libanaise en faveur des groupes armés palestiniens, ce qui accroît les tensions internes entre les factions politiques libanaises.

Crise économique et pressions du FMI

Sur le plan économique, la crise continue d’asphyxier le Liban. Selon Al Liwa’ (20 février 2025), les mesures d’austérité imposées par le gouvernement peinent à convaincre les institutions internationales. Le FMI, cité par Ad Diyar (20 février 2025), exige des réformes structurelles avant tout nouveau soutien financier, notamment une restructuration complète du secteur bancaire et des réformes budgétaires strictes.

La population libanaise exprime un mécontentement croissant face à ces difficultés. Al Akhbar (20 février 2025) rapporte une augmentation des manifestations contre le coût de la vie, avec des affrontements sporadiques entre protestataires et forces de l’ordre. Les commerçants dénoncent l’incapacité du gouvernement à stabiliser l’économie et craignent une récession prolongée.

Les acteurs internationaux surveillent de près la situation économique du Liban. Nida’ Al Watan (20 février 2025) affirme que des discussions sont en cours entre les États du Golfe et les responsables libanais pour un éventuel plan d’aide financière. Toutefois, ces aides sont conditionnées à des engagements clairs sur la lutte contre la corruption et la mise en œuvre des réformes demandées par le FMI.

Manœuvres politiques internes et perspectives à venir

La classe politique libanaise est toujours enlisée dans un blocage institutionnel. Selon Al Sharq (20 février 2025), les tensions entre les principales forces politiques ralentissent la formation d’un gouvernement capable de répondre aux crises actuelles. Les divisions entre les blocs pro-occidentaux et pro-iraniens rendent difficile toute initiative de réforme.

Al Quds (20 février 2025) rapporte que des pressions s’exercent sur les leaders politiques libanais pour parvenir à un consensus. Des rencontres ont eu lieu entre des diplomates européens et des représentants des principaux partis libanais afin de débloquer la situation. Cependant, aucun accord concret ne semble émerger.

Le sommet arabe prévu le 4 mars au Caire pourrait jouer un rôle clé dans l’évolution de la situation libanaise. Selon Nahar Int’l (20 février 2025), cette réunion pourrait aboutir à un plan d’aide économique au Liban financé par plusieurs pays du Golfe. L’issue de ces discussions pourrait déterminer la capacité du Liban à éviter un effondrement total dans les mois à venir.

Politique locale : Réforme institutionnelle et défis du gouvernement Nawaf Salam

Validation du gouvernement et défis parlementaires

La nouvelle administration dirigée par le Premier ministre Nawaf Salam est sur le point de franchir une étape décisive avec le vote de confiance prévu au Parlement la semaine prochaine. Selon Al Joumhouriyat (20 février 2025), cette session parlementaire revêt une importance cruciale, car elle déterminera si l’exécutif pourra mettre en œuvre son programme de réformes et instaurer une stabilité politique dans un pays marqué par des divisions profondes​.

D’après Al Liwa’ (20 février 2025), plusieurs formations politiques, notamment les Forces libanaises et le Courant patriotique libre, expriment des réticences face à certains aspects du programme gouvernemental. Tandis que les premières insistent sur l’urgence de réformes structurelles, les secondes mettent en avant la nécessité de préserver un équilibre confessionnel dans les nominations aux postes clés​.

Le Président Joseph Aoun, soucieux d’assurer la cohésion nationale, a multiplié les rencontres avec les chefs de partis afin de faciliter l’adoption du programme gouvernemental. Al Sharq Al Awsat (20 février 2025) rapporte que le chef de l’État a appelé à « unité et responsabilité » pour sortir le Liban de l’impasse institutionnelle​.

Les priorités économiques et le rôle du FMI

L’un des principaux défis du gouvernement Nawaf Salam concerne la relance économique et la stabilisation monétaire. Nahar (20 février 2025) indique que la Banque du Liban a récemment annoncé une augmentation des plafonds de retrait en dollars, une mesure qui vise à alléger la pression sur la livre libanaise mais qui soulève des questions sur sa viabilité à long terme​.

Selon Ad Diyar (20 février 2025), le gouvernement libanais doit impérativement négocier avec le Fonds monétaire international (FMI) afin d’obtenir une aide financière conditionnée à l’adoption de réformes structurelles, notamment dans le secteur bancaire et la gestion des finances publiques​.

Toutefois, les discussions avec le FMI s’annoncent complexes, plusieurs forces politiques refusant certaines exigences de l’organisation internationale. Al Bina’ (20 février 2025) met en avant la crainte de nombreux acteurs politiques que ces réformes ne soient perçues comme une atteinte à la souveraineté économique du Liban​.

La réforme administrative et la lutte contre la corruption

Le gouvernement de Nawaf Salam a placé la lutte contre la corruption au centre de ses priorités. Al Quds (20 février 2025) souligne que des enquêtes ont été ouvertes sur des dossiers sensibles impliquant d’anciens ministres et hauts fonctionnaires accusés de détournement de fonds​.

Toutefois, Al 3arabi Al Jadid (20 février 2025) rapporte que les réformes administratives se heurtent à des résistances internes, notamment de la part de certaines factions politiques qui redoutent de perdre leur influence sur les institutions publiques​.

L’impact de la crise régionale sur la politique libanaise

Alors que le Liban tente de stabiliser sa situation interne, les tensions régionales continuent d’influencer la dynamique politique nationale. Al Sharq (20 février 2025) rapporte que la guerre à Gaza et les tensions avec Israël compliquent la prise de décisions gouvernementales, le Hezbollah insistant sur la nécessité d’un soutien accru aux Palestiniens​.

De son côté, Nahar Int’l (20 février 2025) met en avant le rôle des États arabes dans la médiation politique libanaise, plusieurs pays du Golfe ayant exprimé leur volonté d’aider le Liban à condition que celui-ci prenne ses distances avec les ingérences iraniennes​.

Les perspectives politiques à moyen terme

Avec un gouvernement fraîchement formé, le Liban doit désormais faire face à des défis majeurs pour garantir sa stabilité et assurer son redressement économique. Ad Diyar (20 février 2025) souligne que la réussite de ce gouvernement dépendra largement de sa capacité à instaurer un dialogue constructif avec les différentes forces politiques et les partenaires internationaux​.

Diplomatie : Position du Liban sur la scène internationale et enjeux régionaux

Les nouvelles orientations de la politique étrangère libanaise

Le Liban ajuste sa politique étrangère dans un contexte géopolitique marqué par des tensions régionales et une recomposition des alliances internationales. Sous la présidence de Joseph Aoun et avec Nawaf Salam à la tête du gouvernement, Beyrouth cherche à adopter une posture équilibrée entre les puissances influentes tout en consolidant ses relations avec ses partenaires traditionnels. Selon Al Joumhouriyat (20 février 2025), le gouvernement met en avant une politique de « neutralité active », refusant de s’aligner totalement sur un axe régional particulier afin de préserver la souveraineté nationale face aux ingérences étrangères. Le président Joseph Aoun a insisté sur la nécessité pour le Liban de « ne pas être une plateforme pour les conflits extérieurs », une déclaration qui vise autant l’Iran et le Hezbollah que les puissances occidentales​.

Dans ce cadre, Al Akhbar (20 février 2025) indique que le Liban intensifie ses discussions avec ses partenaires européens, notamment la France, qui demeure un soutien clé dans les efforts de stabilisation politique et économique. Paris a proposé un plan visant à renforcer la présence de la FINUL dans certaines zones contestées du sud du Liban afin de garantir le respect du cessez-le-feu avec Israël et de réduire les risques d’escalade militaire​.

Les relations avec les États-Unis et l’Union européenne

Washington maintient une approche prudente vis-à-vis du Liban. D’après Al Bina’ (20 février 2025), les États-Unis conditionnent leur soutien à la mise en œuvre de réformes économiques et institutionnelles, insistant notamment sur la restructuration du secteur bancaire et la lutte contre la corruption. Nawaf Salam a récemment rencontré des représentants du Département d’État américain afin de négocier une assistance économique en échange de mesures concrètes dans ces domaines​.

L’Union européenne adopte une posture plus engagée, comme le souligne Nahar (20 février 2025), avec une enveloppe d’aide destinée à appuyer les réformes administratives et sociales. Bruxelles suit de près la situation des réfugiés syriens au Liban et plaide pour un plan coordonné avec l’ONU afin d’organiser leur retour progressif vers la Syrie. La France et l’Allemagne, en particulier, encouragent un accord qui permettrait à Beyrouth de bénéficier d’un allègement des sanctions financières internationales en échange d’une coopération sur les flux migratoires et la stabilisation politique interne​.

Le positionnement du Liban face aux tensions régionales

Les tensions entre Israël et le Hezbollah placent le Liban dans une position délicate. Selon Ad Diyar (20 février 2025), l’État hébreu refuse toujours un retrait complet des territoires contestés malgré la pression internationale, ce qui pousse Beyrouth à renforcer sa coopération avec la FINUL et les Nations unies pour éviter une escalade militaire. Nawaf Salam a récemment déclaré devant le Parlement que le gouvernement ne tolérerait « aucune violation de la souveraineté nationale », en réponse aux frappes israéliennes menées dans le sud du pays​.

Par ailleurs, Al Quds (20 février 2025) met en lumière les inquiétudes du gouvernement libanais face à la situation à Gaza et aux répercussions possibles sur la stabilité interne. Le Hezbollah, principal allié du Hamas dans la région, pourrait intensifier son soutien aux factions palestiniennes en réponse aux offensives israéliennes. Cette position crée des tensions avec certains partenaires internationaux du Liban, notamment les États du Golfe, qui redoutent une implication trop marquée de Beyrouth dans le conflit​.

Le rapprochement avec les pays du Golfe : entre opportunités et contraintes

L’amélioration des relations avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis constitue une priorité pour Beyrouth. D’après Al Sharq (20 février 2025), Riyad envisage de relancer certains projets d’investissement au Liban à condition que le pays adopte une posture plus ferme contre les ingérences iraniennes. Le Premier ministre Nawaf Salam a effectué une visite à Abou Dhabi afin de renforcer les liens économiques et encourager des partenariats dans les secteurs de l’énergie et du commerce​.

Toutefois, cette dynamique reste fragile, comme le souligne Al Sharq Al Awsat (20 février 2025), car une partie de la classe politique libanaise demeure opposée à toute remise en question des alliances traditionnelles du Liban avec l’Iran et la Syrie. Les tensions internes au sein du gouvernement compliquent ainsi la mise en place d’une politique étrangère cohérente et durable​.

Perspectives et défis à venir

Le Liban doit naviguer dans un environnement diplomatique complexe, où les influences concurrentes des États-Unis, de l’Union européenne, des pays du Golfe et de l’Iran rendent difficile toute stratégie d’alignement clair. Selon Al Joumhouriyat (20 février 2025), les prochains mois seront décisifs pour la diplomatie libanaise, notamment en ce qui concerne les négociations sur la souveraineté territoriale et les réformes économiques exigées par la communauté internationale​.

Politique internationale : Réalignements géopolitiques et tensions mondiales

Les États-Unis et l’Europe face aux crises du Moyen-Orient

L’administration américaine maintient une approche stratégique prudente dans la gestion des conflits régionaux, en particulier face aux tensions persistantes entre Israël et le Liban. Selon Al Sharq Al Awsat (20 février 2025), Washington a renforcé son soutien à Israël tout en exerçant des pressions sur Beyrouth pour contenir les activités du Hezbollah​.

Dans le même temps, l’Union européenne cherche à jouer un rôle diplomatique actif dans la résolution des crises du Moyen-Orient. D’après Al Sharq (20 février 2025), des représentants de la Commission européenne ont rencontré des responsables libanais afin d’évaluer les besoins du pays en matière d’assistance économique et sécuritaire​.

L’axe Russie-Chine et son influence au Moyen-Orient

Le rapprochement stratégique entre Moscou et Pékin a des implications directes sur l’équilibre des forces au Moyen-Orient. Al Bina’ (20 février 2025) rapporte que la Russie et la Chine intensifient leurs échanges militaires et économiques avec l’Iran, ce qui inquiète les États-Unis et leurs alliés régionaux​.

Selon Al Quds (20 février 2025), la Chine poursuit également son projet d’expansion des nouvelles routes de la soie, incluant plusieurs accords économiques avec des pays du Golfe. Pékin cherche ainsi à s’imposer comme un partenaire économique alternatif aux puissances occidentales dans la région​.

Le conflit israélo-palestinien et ses répercussions régionales

Les affrontements en cours à Gaza continuent d’alimenter des tensions majeures dans la région. Al Akhbar (20 février 2025) souligne que la guerre a entraîné un durcissement des positions diplomatiques entre les États-Unis, qui soutiennent Israël, et plusieurs pays arabes qui exigent un cessez-le-feu immédiat​.

Le Liban suit de près ces évolutions, car une escalade du conflit pourrait avoir des conséquences sécuritaires sur son territoire. Al Joumhouriyat (20 février 2025) rapporte que le gouvernement libanais redoute une extension des hostilités vers le sud du pays et appelle la communauté internationale à exercer des pressions sur Israël pour éviter une nouvelle guerre​.

Les tensions en Ukraine et leur impact sur le Moyen-Orient

Le conflit en Ukraine continue d’avoir des répercussions sur les équilibres géopolitiques mondiaux. Al Sharq Al Awsat (20 février 2025) indique que les sanctions occidentales contre la Russie ont affecté les marchés énergétiques, entraînant une volatilité accrue des prix du pétrole et du gaz, ce qui impacte directement les économies du Moyen-Orient​.

En parallèle, Al Liwa’ (20 février 2025) souligne que la Russie renforce ses relations avec plusieurs États arabes, notamment l’Arabie saoudite et l’Égypte, afin de contourner les restrictions économiques imposées par l’Occident​.

Les tensions en mer Rouge et leurs conséquences économiques

Les attaques menées par les Houthis contre des navires en mer Rouge perturbent les routes commerciales internationales. Al Quds (20 février 2025) rapporte que plusieurs compagnies maritimes ont suspendu leurs opérations dans la région, entraînant une hausse des coûts d’importation pour plusieurs pays du Moyen-Orient, y compris le Liban​.

Économie : Crise monétaire, indicateurs financiers et entreprises en difficulté

Dévaluation et impact sur les marchés

La livre libanaise poursuit sa chute vertigineuse, atteignant un taux de change critique qui aggrave la crise économique et sociale du pays. Selon Al Sharq (20 février 2025), la dépréciation monétaire a eu un effet direct sur les prix des biens de consommation, entraînant une inflation galopante. La Banque du Liban a tenté de stabiliser le marché en augmentant les plafonds de retrait en dollars, mais cette mesure reste insuffisante face à l’ampleur du déficit financier​.

D’après Al Liwa’ (20 février 2025), la valeur du dollar au marché noir fluctue quotidiennement, reflétant l’instabilité économique persistante et le manque de confiance des investisseurs dans le système bancaire libanais​.

Les principaux indicateurs économiques en crise

Le PIB du Liban a reculé de 6,2 % en 2024, selon les dernières estimations publiées par la Banque du Liban. Ad Diyar (20 février 2025) indique que les secteurs les plus touchés sont ceux de la construction (-8 %), du commerce (-7 %) et du tourisme (-5 %). L’indice des prix à la consommation a quant à lui enregistré une hausse annuelle de 78 %, ce qui illustre l’érosion continue du pouvoir d’achat des ménages​.

La Bourse de Beyrouth continue d’être paralysée, avec une diminution de 40 % du volume des échanges sur les douze derniers mois. Les principales valeurs bancaires, telles que Bank Audi et BLOM Bank, ont enregistré des pertes significatives, tandis que Solidere, acteur clé de l’immobilier, voit son titre chuter sous la barre des 20 dollars, un niveau historiquement bas​.

Les entreprises libanaises face à la faillite

De nombreuses entreprises locales sont au bord de la faillite en raison des restrictions bancaires et du manque de liquidités. Al Akhbar (20 février 2025) rapporte que plus de 600 petites et moyennes entreprises ont dû cesser leurs activités depuis le début de l’année, faute de financements et de soutien de l’État​.

Le secteur industriel est particulièrement touché. Al Quds (20 février 2025) mentionne que Indevco, l’un des plus grands groupes industriels du pays, a suspendu plusieurs de ses lignes de production à cause des difficultés d’approvisionnement en matières premières​.

Dans le domaine des télécommunications, Touch et Alfa, les deux principaux opérateurs mobiles du pays, rencontrent des problèmes de trésorerie critiques et pourraient être contraints d’augmenter les tarifs pour maintenir leurs services​.

Les investissements étrangers et la fuite des capitaux

Les investissements directs étrangers sont en chute libre, passant sous la barre du milliard de dollars en 2024, un niveau historiquement bas. Selon Nahar Int’l (20 février 2025), plusieurs grandes entreprises étrangères présentes au Liban, notamment dans les secteurs de l’énergie et de l’hôtellerie, ont suspendu leurs activités en raison de l’incertitude politique et économique​.

Le secteur bancaire, autrefois l’un des piliers de l’économie libanaise, voit une fuite massive des capitaux. Al Sharq Al Awsat (20 février 2025) révèle que plus de 8 milliards de dollars ont été transférés vers l’étranger depuis le début de l’année, malgré les restrictions imposées par les autorités​.

Le plan de redressement économique : réformes et obstacles

Le gouvernement de Nawaf Salam a annoncé un plan de redressement économique en partenariat avec le FMI, comprenant une restructuration du secteur bancaire et une réforme fiscale visant à renforcer les recettes publiques. Al Joumhouriyat (20 février 2025) souligne cependant que ces réformes rencontrent une opposition politique forte, notamment de la part des syndicats et de certaines formations parlementaires qui dénoncent un programme « dicté par les institutions financières internationales »​

Justice : Enjeux judiciaires et lutte contre la corruption au Liban

L’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth toujours au point mort

L’instruction sur l’explosion du port de Beyrouth, qui a coûté la vie à plus de 200 personnes en août 2020, reste entravée par des blocages politiques et des interférences judiciaires. Selon Al Akhbar (20 février 2025), les juges chargés de l’affaire rencontrent de multiples obstacles administratifs, notamment des refus de coopération de la part des ministères concernés. Les familles des victimes dénoncent une tentative de sabotage du dossier par certaines figures influentes de la classe politique​.

D’après Al Sharq Al Awsat (20 février 2025), plusieurs anciens ministres et hauts fonctionnaires, dont Ali Hassan Khalil et Ghazi Zaiter, sont accusés de négligence et d’abus de pouvoir, mais aucune décision judiciaire contraignante n’a encore été prise contre eux. Le juge Tarek Bitar, en charge du dossier, fait face à des pressions croissantes pour abandonner l’enquête​.

L’audit de la Banque du Liban et la gestion controversée des fonds publics

L’audit judiciaire de la Banque du Liban a révélé des pertes financières massives et des transactions douteuses impliquant des montants dépassant les 70 milliards de dollarsAd Diyar (20 février 2025) rapporte que l’enquête a mis en lumière des pratiques de détournement de fonds et des transferts suspectés vers des comptes bancaires à l’étranger​.

L’ancien gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, est sous le coup d’une enquête pour blanchiment d’argent et détournement de fonds publics. Selon Al Joumhouriyat (20 février 2025), plusieurs documents ont été soumis aux procureurs internationaux, notamment en France et en Suisse, qui examinent des flux financiers liés à des comptes offshore enregistrés au nom de proches de Salamé​.

Le problème de l’impunité et des interférences politiques dans le système judiciaire

Le manque d’indépendance du système judiciaire est au cœur des critiques. Al Quds (20 février 2025) rapporte que les juges font l’objet de pressions directes de la part des acteurs politiques, ce qui freine les procédures judiciaires, notamment dans les affaires de corruption et de crimes financiers​.

Selon Al Sharq (20 février 2025), le Conseil supérieur de la magistrature tente d’instaurer des réformes pour garantir plus d’autonomie aux magistrats, mais ces initiatives se heurtent à une forte résistance des partis influents qui cherchent à préserver leur emprise sur les décisions judiciaires​.

Les réformes judiciaires dans l’impasse

Malgré des annonces répétées de réformes, aucun progrès significatif n’a été enregistré. Al Liwa’ (20 février 2025)souligne que les projets de loi visant à renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire restent bloqués au Parlement, faute de consensus entre les principales forces politiques​.

Le ministre de la Justice a proposé de nouvelles mesures pour accélérer le traitement des affaires de corruption et des crimes financiers, mais leur mise en œuvre est ralentie par des obstacles bureaucratiques et des contestations de la part de l’opposition​.

Société : Aggravation des inégalités et crise sociale au Liban

Hausse alarmante de la pauvreté et précarité croissante

Le Liban fait face à une crise sociale sans précédent, marquée par une augmentation spectaculaire du taux de pauvreté et une précarisation grandissante des classes moyennes. Selon Ad Diyar (20 février 2025), plus de 80 % de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté, une situation aggravée par la dévaluation de la monnaie et la flambée des prix des produits de première nécessité​.

Les zones rurales et les quartiers populaires de Beyrouth sont les plus touchés. Al Akhbar (20 février 2025) souligne que l’aide humanitaire devient insuffisante face à l’ampleur des besoins, les ONG locales étant elles-mêmes confrontées à des restrictions budgétaires croissantes​.

Crise du logement et explosion du nombre de sans-abri

L’augmentation du prix des loyers et l’effondrement du pouvoir d’achat ont conduit des milliers de familles à se retrouver sans domicile. D’après Al Sharq Al Awsat (20 février 2025), le phénomène des sans-abri s’étend désormais à des populations qui, il y a quelques années encore, faisaient partie de la classe moyenne​.

Les réfugiés syriens, déjà vulnérables, subissent de plein fouet cette crise du logement. Al Quds (20 février 2025)indique que plusieurs camps informels ont été démantelés récemment par les autorités locales, forçant de nombreuses familles à se reloger dans des conditions précaires​.

Un accès aux services de base de plus en plus difficile

Les secteurs de la santé et de l’éducation sont particulièrement affectés par la crise économique. Selon Al Bina’ (20 février 2025), le nombre d’écoles privées fermées depuis 2024 a fortement augmenté, faute de moyens pour payer les enseignants et entretenir les infrastructures scolaires​.

La santé publique est également en grande difficulté. Al Liwa’ (20 février 2025) révèle que plus de 30 % des établissements de santé fonctionnent en capacité réduite, tandis que les hôpitaux publics peinent à fournir des soins en raison de la pénurie de médicaments et du manque de personnel​.

Mouvements sociaux et contestations en hausse

Face à la détérioration des conditions de vie, des manifestations ont éclaté dans plusieurs régions du pays. Nahar (20 février 2025) rapporte que les travailleurs des services publics, dont les salaires ont été drastiquement réduits par l’inflation, ont lancé des grèves pour exiger une revalorisation salariale et des garanties sociales​.

Les syndicats de l’éducation et de la santé alertent sur le risque d’un effondrement total des services publics si le gouvernement ne prend pas des mesures d’urgence. Ad Diyar (20 février 2025) cite le président du syndicat des enseignants, qui dénonce une « négligence totale » des autorités face à la détresse du personnel éducatif​.

Le rôle des organisations humanitaires et des initiatives locales

Les ONG et les associations locales tentent de pallier l’absence d’un véritable plan gouvernemental de lutte contre la précarité. Al Sharq (20 février 2025) indique que plusieurs initiatives citoyennes ont vu le jour pour fournir des repas gratuits et des soins médicaux aux plus démunis​.

Toutefois, ces efforts restent insuffisants face à l’ampleur de la crise. Al Akhbar (20 février 2025) met en avant le manque de financements et la dépendance aux dons internationaux, qui diminuent progressivement en raison de la baisse des aides internationales​.

Culture : Dynamisme artistique et défis du secteur culturel au Liban

Les événements culturels et les initiatives artistiques en plein essor

Le Liban continue de briller sur la scène culturelle malgré la crise économique et les restrictions budgétaires pesant sur le secteur artistique. Plusieurs événements majeurs ont récemment marqué l’actualité, témoignant d’une résilience remarquable des acteurs culturels. Selon Al Sharq (20 février 2025), quatre auteurs libanais ont réussi à se hisser dans les sélections finales du prix littéraire « Oscar des Arabes », un concours international récompensant les meilleures œuvres en langue arabe​.

Dans le domaine musical, Al Akhbar (20 février 2025) rapporte que le maestro Lebanon Baalbaki dirigera un concert de musique classique organisé par le Conservatoire national libanais, un événement qui s’annonce comme l’un des moments forts de la scène musicale à Beyrouth​.

Le secteur du livre et de la littérature libanaise en mutation

Le marché du livre libanais subit de plein fouet les effets de la crise économique, mais certains écrivains parviennent à s’imposer sur la scène arabe et internationale. Al Quds (20 février 2025) met en avant la sortie de plusieurs ouvrages d’auteurs libanais abordant des thèmes contemporains, tels que l’exil, la guerre et la mémoire collective​.

D’après Al Liwa’ (20 février 2025), la fermeture de plusieurs librairies indépendantes et maisons d’édition ces dernières années a fragilisé l’accès à la culture, mais des initiatives privées émergent pour soutenir les jeunes auteurs et promouvoir la littérature locale​.

Le cinéma et le théâtre libanais face aux défis économiques

Le cinéma libanais, autrefois florissant, peine à se relever. Les financements publics étant quasi inexistants, les réalisateurs doivent compter sur des fonds privés et des coproductions internationales. Selon Al Sharq Al Awsat (20 février 2025), plusieurs films libanais seront présentés cette année dans des festivals internationaux, notamment à Berlin et à Venise​.

Le théâtre, quant à lui, tente de résister malgré la hausse des coûts de production. Al Akhbar (20 février 2025)mentionne la mise en scène prochaine d’une pièce contemporaine au Théâtre Monnot à Beyrouth, une œuvre traitant des tensions sociales et politiques du pays​.

L’impact de la crise économique sur les institutions culturelles

Les grandes institutions culturelles libanaises, notamment les musées et les galeries d’art, souffrent du manque de financements. Ad Diyar (20 février 2025) rapporte que plusieurs expositions ont dû être annulées en raison de l’incapacité des organisateurs à couvrir les frais logistiques et de transport​.

Le Musée national de Beyrouth, qui abrite des trésors archéologiques exceptionnels, fait face à des difficultés financières qui compromettent la conservation des œuvres. Al Joumhouriyat (20 février 2025) souligne que les donateurs privés jouent un rôle clé dans le maintien des collections et l’organisation d’expositions​.

Agenda : les événements majeurs à venir

Malgré ces défis, plusieurs événements sont prévus dans les prochaines semaines :

  • Festival international du film de Beyrouth : projections de films libanais et arabes du 5 au 10 mars.
  • Salon du livre francophone : organisé en collaboration avec l’Institut français du Liban, du 15 au 20 mars.
  • Concert de l’Orchestre philharmonique du Liban : prévu le 8 mars au théâtre de l’Unesco.
  • Exposition d’art contemporain « Perspectives Beyrouth » : du 12 au 25 mars à la galerie Sursock.

Sport : Performances des athlètes libanais et compétitions locales

Les performances libanaises en compétitions nationales et internationales

Le sport libanais continue de démontrer sa vitalité malgré les défis économiques et le manque d’infrastructures adaptées. Lors des récentes compétitions nationales de judo, organisées par la Fédération libanaise, plusieurs clubs se sont illustrés. Ad Diyar (20 février 2025) rapporte que le club Boudha Adma a dominé la compétition en remportant quatre médailles d’or et cinq médailles d’argent, tandis que Mont LaSalle a obtenu deux médailles d’or et six médailles de bronze​.

Dans la catégorie des plus de 90 kg, John Kaaki (Mar Roukoz) a décroché la médaille d’or, confirmant son statut de figure montante du judo libanais. Karl Boueri (Boudha Adma) a terminé en deuxième position, offrant à son club un podium mérité​.

Le championnat libanais de football : luttes pour le titre et performances des clubs

Le championnat libanais de football connaît une saison animée, avec des duels serrés en tête du classement. Al Liwa’ (20 février 2025) met en avant la victoire de l’Ansar FC contre Nejmeh SC, un match décisif qui pourrait influencer l’issue du championnat​.

En parallèle, la Fédération libanaise de football négocie actuellement avec des sponsors internationaux pour sécuriser un financement stable et améliorer les infrastructures des stades, un élément crucial pour renforcer la compétitivité du championnat​.

Les sports d’hiver et les compétitions de ski au Liban

Grâce à ses stations de ski renommées comme les Cèdres et Faraya, le Liban a récemment accueilli une série de compétitions de ski alpin sous l’égide de la Fédération libanaise de ski. Ad Diyar (20 février 2025) rapporte que les épreuves de slalom et de descente ont attiré des skieurs de tout le pays, malgré des conditions météorologiques difficiles​.

Le biathlon et le ski de fond connaissent également un regain d’intérêt, avec un nombre croissant de participants aux championnats nationaux. La Fédération prévoit d’intensifier les entraînements pour élever le niveau des compétiteurs nationaux et favoriser une meilleure présence du Liban dans les compétitions internationales​.

Les fédérations sportives et les défis du financement

Malgré les performances encourageantes des athlètes libanais, les difficultés financières persistent. Ad Diyar (20 février 2025) met en avant le rôle crucial des financements privés et des partenariats internationaux pour le développement du sport au Liban​.

Le Comité olympique libanais tente de négocier des fonds auprès d’organisations sportives internationales afin d’améliorer les conditions d’entraînement et d’accompagner les jeunes talents. Toutefois, plusieurs disciplines restent sous-financées, ce qui freine la progression des athlètes sur la scène régionale et mondiale​.

Technologie : Innovation et transformation numérique au Liban

L’essor des start-ups technologiques malgré la crise

Le secteur technologique libanais tente de maintenir son dynamisme malgré les difficultés économiques et le manque de financements. Selon Nahar (20 février 2025), plusieurs incubateurs et accélérateurs de start-ups, tels que Flat6Labs Beyrouth et Berytech, continuent d’accompagner les jeunes entreprises dans des domaines variés comme la fintech, l’intelligence artificielle et la cybersécurité​.

La société MENA Tech, spécialisée dans les solutions logicielles pour le secteur bancaire, a récemment levé des fonds pour renforcer ses opérations régionales, tandis que la plateforme libanaise Anghami, leader du streaming musical dans le monde arabe, poursuit son expansion internationale avec des partenariats stratégiques​.

La transformation numérique et l’e-gouvernement en progression

Le gouvernement libanais a annoncé de nouvelles initiatives pour accélérer la transformation numérique de l’administration publique. D’après Ad Diyar (20 février 2025), un projet pilote de dématérialisation des services administratifs est en cours, visant à réduire la bureaucratie et à améliorer l’efficacité des services publics​.

Par ailleurs, la mise en place de portails électroniques pour les transactions notariales et les demandes de documents officiels devrait être finalisée d’ici la fin de l’année, selon le ministère des Télécommunications​.

La cybersécurité au cœur des préoccupations

Avec l’augmentation des cyberattaques, la cybersécurité devient un enjeu majeur au Liban. Al Sharq (20 février 2025)rapporte que le pays a récemment été la cible de plusieurs attaques visant des institutions bancaires et des entreprises du secteur de l’énergie​.

Le gouvernement envisage de renforcer la législation sur la protection des données et de créer une agence nationale de cybersécurité pour coordonner les efforts de défense numérique​.

Le développement de l’intelligence artificielle et de la blockchain

Des initiatives émergent pour intégrer l’intelligence artificielle et la blockchain dans l’économie libanaise. Al Liwa’ (20 février 2025) mentionne un projet de traçabilité des transactions financières basé sur la blockchain, développé par une start-up locale en collaboration avec des banques régionales​.

Dans le domaine médical, l’intelligence artificielle est utilisée pour optimiser les diagnostics et améliorer les traitements, notamment grâce à des partenariats entre universités et entreprises technologiques​.

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