Liban : le blocage politique entrave toujours la formation d’un gouvernement
Le Liban reste plongé dans une impasse politique alors que le Premier ministre désigné, Naufal Salam, peine à former un gouvernement. Selon Nida’ Al Watan (31/01/2025), Salam doit jongler entre les exigences des partis politiques locaux et les pressions internationales. Le Hezbollah et le mouvement Amal insistent pour conserver le ministère des Finances, ce que refusent d’autres acteurs politiques. D’après Al Sharq (31/01/2025), Washington et Riyad ont intensifié leurs efforts pour pousser à un gouvernement plus technocratique, mais les blocages internes empêchent toute avancée. L’absence de gouvernement paralyse les réformes économiques et sociales, retardant l’aide du FMI dont le pays a cruellement besoin.
Échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah : montée des tensions au sud du Liban
La frontière sud du Liban est le théâtre d’un regain de tension entre Israël et le Hezbollah. Selon Al Liwa’ (31/01/2025), des frappes israéliennes ont visé plusieurs positions présumées du Hezbollah en représailles à des tirs de roquettes lancés depuis le Liban. De son côté, le Hezbollah affirme avoir répondu à des violations répétées de l’espace aérien libanais. Al 3arabi Al Jadid (31/01/2025) souligne que la médiation menée par les États-Unis tente de limiter l’escalade, alors que la situation pourrait dégénérer en conflit ouvert.
Palestine : la libération des prisonniers palestiniens suspendue par Israël
Israël a retardé la libération de 110 prisonniers palestiniens, prévue dans le cadre d’un échange négocié par le Qatar et l’Égypte. Selon Al Bina’ (31/01/2025), cette décision fait suite à des vidéos diffusées par la résistance palestinienne, mettant en scène la remise d’otages israéliens dans des lieux symboliques de Gaza. Al Akhbar (31/01/2025) rapporte que cette mise en scène a provoqué une crise au sein du gouvernement israélien, où Itamar Ben Gvir et d’autres figures de l’extrême droite réclament désormais l’arrêt de tout échange de prisonniers. La situation inquiète également Beyrouth, où plusieurs analystes estiment que tout embrasement en Palestine pourrait avoir des répercussions sur la stabilité du Liban.
Le Liban sous pression après la suspension du financement américain aux camps de détention de Daech
Washington a annoncé le gel des financements destinés aux camps où sont détenus des combattants de Daech dans le nord de la Syrie. Selon Al Joumhouriyat (31/01/2025), cette décision pourrait entraîner une détérioration sécuritaire dans la région, avec une recrudescence des tentatives d’évasion. Ad Diyar (31/01/2025) indique que cette situation inquiète les autorités libanaises, qui redoutent une infiltration de djihadistes à travers la frontière poreuse avec la Syrie. Des mesures de renforcement de la sécurité ont été prises dans la Bekaa et le nord du pays.
Économie libanaise : l’instabilité politique freine les réformes et l’aide internationale
L’absence de gouvernement et l’escalade des tensions au sud du pays compliquent encore la situation économique du Liban. D’après Nahar (31/01/2025), les bailleurs de fonds internationaux, dont le FMI, exigent des réformes avant de débloquer des aides cruciales pour le redressement du pays. Al Sharq (31/01/2025) précise que la livre libanaise continue de se dévaluer face au dollar, tandis que les pénuries de carburant et d’électricité s’aggravent. Les milieux économiques redoutent une nouvelle vague de faillites et de manifestations populaires.
olitique locale : Impasse gouvernementale et tensions internes au Liban
Formation du gouvernement : une paralysie qui s’éternise
Le Liban est toujours sans gouvernement, plusieurs mois après la désignation de Naufal Salam au poste de Premier ministre. Selon Nida’ Al Watan (31/01/2025), les tractations se heurtent à des désaccords majeurs entre les forces politiques, notamment sur la répartition des ministères clés. Le Hezbollah et le mouvement Amal insistent pour conserver le ministère des Finances, ce que refusent d’autres blocs, notamment les Forces libanaises et une partie des indépendants. Al Sharq (31/01/2025) rapporte que des pressions internationales, notamment de Washington et Riyad, poussent à un gouvernement technocratique, mais l’absence de consensus interne empêche toute avancée.
Le Hezbollah et Amal face aux pressions internationales
Alors que la communauté internationale exige des réformes en échange d’une aide financière, le Hezbollah et Amal s’opposent à un cabinet composé exclusivement de technocrates. Al Joumhouriyat (31/01/2025) explique que le duo chiite craint qu’un tel gouvernement ne soit qu’un prétexte pour les marginaliser et renforcer l’influence occidentale dans les affaires libanaises. De leur côté, les forces pro-occidentales, emmenées par les Forces libanaises et le Courant du Futur, voient dans cette crise une opportunité de faire pression sur le Hezbollah, notamment sur ses liens avec l’Iran. Al Liwa’ (31/01/2025) rapporte que plusieurs diplomates européens ont insisté sur l’urgence de trouver un compromis pour éviter une aggravation de la crise économique.
Tensions internes : l’épineuse question de la gouvernance économique
L’absence de gouvernement empêche la mise en place de réformes économiques vitales pour le pays. Nahar (31/01/2025) souligne que la situation financière est de plus en plus critique : la livre libanaise poursuit sa chute, tandis que la Banque du Liban peine à stabiliser les marchés. De nombreuses entreprises ferment leurs portes et la pression sur les ménages s’accentue, notamment en raison de l’explosion des prix des denrées de base. Ad Diyar (31/01/2025)rapporte que des discussions sont en cours avec le FMI, mais que l’absence d’un gouvernement stable bloque toute avancée concrète.
Manifestations et grogne sociale : le spectre d’une nouvelle contestation populaire
Face à la crise politique et économique, les tensions sociales reprennent de l’ampleur. Al Bina’ (31/01/2025) rapporte que des manifestations sporadiques ont éclaté à Beyrouth et dans plusieurs villes du pays, avec des revendications centrées sur l’amélioration des conditions de vie et la lutte contre la corruption. Les syndicats menacent d’intensifier la mobilisation si la paralysie institutionnelle persiste. Al Akhbar (31/01/2025) évoque également un risque de désobéissance civile, notamment dans certains secteurs publics, où les fonctionnaires réclament une revalorisation de leurs salaires.
Diplomatie et influences étrangères : le Liban au centre des rivalités régionales
Le blocage politique libanais est également influencé par les tensions régionales. Selon Al Quds (31/01/2025), l’Arabie saoudite et l’Iran poursuivent leur bras de fer sur l’avenir du Liban. Riyad, qui a récemment renoué avec Beyrouth après des années de tensions, pousse en faveur d’un gouvernement éloigné de l’influence iranienne, tandis que Téhéran soutient activement le Hezbollah dans sa volonté de conserver son pouvoir politique. Al 3arabi Al Jadid (31/01/2025)rapporte que Paris joue un rôle de médiateur en tentant de rapprocher les points de vue, mais sans grand succès jusqu’à présent.
Diplomatie : Enjeux régionaux et repositionnements stratégiques du Liban
La visite historique de l’émir du Qatar à Damas et ses implications pour Beyrouth
L’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, a effectué une visite sans précédent en Syrie, devenant ainsi le premier chef d’État arabe à fouler le sol syrien depuis la chute de Bachar al-Assad. Selon Al Quds (31/01/2025), cette rencontre avec le président de transition Ahmed Al-Shara marque une évolution dans la politique étrangère de Doha, qui avait auparavant soutenu l’opposition syrienne. Al Sharq (31/01/2025) rapporte que ce rapprochement inquiète plusieurs pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, qui craint un renforcement de l’axe Doha-Damas-Téhéran. Pour le Liban, cette nouvelle dynamique pourrait influencer les relations économiques et politiques avec la Syrie, notamment en ce qui concerne le retour des réfugiés et les échanges commerciaux.
Liban-France : un partenariat en quête de résultats
La diplomatie française reste active au Liban, mais peine à obtenir des avancées concrètes. Selon Nahar (31/01/2025), Paris continue de jouer un rôle de médiateur dans la formation du gouvernement libanais, mais fait face à des résistances internes. Al Bina’ (31/01/2025) souligne que l’initiative française repose en grande partie sur des promesses d’aide économique, conditionnées à la mise en place de réformes. Toutefois, face à l’influence croissante des États-Unis et de l’Arabie saoudite, la France semble perdre du terrain en tant qu’acteur clé de la diplomatie libanaise.
La normalisation israélo-arabe et le Liban : entre pressions et isolation
Alors que plusieurs pays arabes ont récemment renforcé leurs relations avec Israël, le Liban demeure en retrait de cette dynamique. Selon Al 3arabi Al Jadid (31/01/2025), Washington et certains États du Golfe feraient pression sur Beyrouth pour qu’il adopte une position plus souple vis-à-vis d’Israël, notamment sur la question de la démarcation des frontières maritimes. Al Liwa’ (31/01/2025) rapporte que cette pression est renforcée par les tensions récurrentes entre le Hezbollah et Tel-Aviv, qui rendent toute ouverture diplomatique impossible à court terme.
Le rôle ambigu de l’Arabie saoudite dans les affaires libanaises
L’Arabie saoudite oscille entre soutien au Liban et fermeté face à la présence du Hezbollah dans l’appareil d’État. Al Joumhouriyat (31/01/2025) indique que Riyad multiplie les contacts avec des figures politiques libanaises opposées au Hezbollah, cherchant à restructurer l’influence sunnite dans le pays. Selon Ad Diyar (31/01/2025), la récente reprise des relations entre Riyad et Damas pourrait également affecter le Liban, notamment en matière de coopération sécuritaire et économique.
Beyrouth face à l’impasse syrienne : quelle politique pour le retour des réfugiés ?
La question du retour des réfugiés syriens reste un point de tension majeur dans la politique étrangère du Liban. Al Akhbar (31/01/2025) rapporte que la pression internationale s’intensifie pour que Beyrouth accélère le processus de rapatriement, tandis que Damas impose des conditions strictes. Al Quds (31/01/2025) souligne que la récente visite de l’émir du Qatar en Syrie pourrait faciliter des accords régionaux sur cette question, mais que le Liban reste dans une position d’attente, faute de consensus interne.
Politique internationale : Conflits et recompositions géopolitiques au Moyen-Orient et au-delà
Soudan : l’armée reprend du terrain face aux Forces de soutien rapide
Le conflit au Soudan entre l’armée régulière et les Forces de soutien rapide (FSR) a connu un tournant avec la reconquête par l’armée de plusieurs zones stratégiques de Khartoum. Selon Al 3arabi Al Jadid (31/01/2025), les forces gouvernementales ont progressé dans la capitale, reprenant le contrôle de l’aéroport et de plusieurs quartiers clé. Al Quds (31/01/2025) indique que cette offensive militaire a été facilitée par des accords avec des tribus locales et une aide discrète fournie par des pays voisins. Cependant, les combats restent violents, et les médiations internationales n’ont pas encore abouti à un cessez-le-feu durable.
Yémen : les négociations de paix progressent malgré des tensions persistantes
Les pourparlers entre le gouvernement yéménite et les rebelles houthis ont repris sous l’égide des Nations unies et d’Oman. Selon Al Sharq (31/01/2025), des avancées ont été enregistrées concernant l’échange de prisonniers et l’ouverture de couloirs humanitaires. Cependant, Al Bina’ (31/01/2025) rapporte que des tensions persistent sur le contrôle des ressources pétrolières et la présence militaire saoudienne dans le pays. Riyad cherche à sécuriser ses frontières et à établir une influence durable, tandis que Téhéran continue de soutenir indirectement les Houthis.
Iran-Israël : escalade des tensions après une frappe sur Damas
L’Iran a promis des représailles après qu’une frappe aérienne attribuée à Israël a visé un haut responsable iranien en Syrie. Selon Nida’ Al Watan (31/01/2025), cette attaque, qui a touché un convoi militaire à Damas, marque une nouvelle escalade entre les deux puissances. Al Liwa’ (31/01/2025) souligne que Tel-Aviv justifie ces frappes par la nécessité d’empêcher l’Iran de renforcer sa présence militaire en Syrie. Téhéran, de son côté, a averti qu’une riposte directe pourrait être envisagée, mettant la région sous tension.
Turquie : Erdoğan face à une opposition renforcée
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan fait face à une opposition plus structurée après les élections locales de mars 2024. Selon Ad Diyar (31/01/2025), les partis d’opposition, réunis sous une coalition, préparent une offensive politique pour contrer l’AKP au Parlement. Al Joumhouriyat (31/01/2025) rapporte que l’économie turque reste fragile, avec une inflation persistante et une défiance croissante des investisseurs. Erdoğan tente de consolider son pouvoir en multipliant les accords économiques avec des pays du Golfe et en renforçant son influence en Afrique.
Ukraine : une nouvelle phase du conflit avec l’intervention accrue de l’OTAN
Le conflit en Ukraine connaît une intensification avec une implication plus directe de l’OTAN. Al Akhbar (31/01/2025) indique que des équipements militaires de pointe ont été livrés aux forces ukrainiennes, renforçant leur capacité de riposte face à la Russie. Selon Al Quds (31/01/2025), Moscou considère cette escalade comme une provocation et menace d’intensifier ses opérations sur le front est. Pendant ce temps, les négociations diplomatiques restent bloquées, avec peu d’espoir d’une solution à court terme.
Économie : Classements internationaux, restructuration bancaire et performances des entreprises libanaises
Le Liban en recul dans les classements internationaux : un signal d’alerte économique
Le Liban continue de chuter dans plusieurs indices économiques mondiaux, traduisant la gravité de la crise que traverse le pays. Selon Al Joumhouriyat (31/01/2025), le Liban a perdu plusieurs places dans l’Indice de compétitivité mondiale publié par le Forum économique mondial, se classant désormais à la 143ᵉ place sur 150 pays, soit une chute de 11 places par rapport à l’année précédente. Al Bina’ (31/01/2025) souligne que les principaux facteurs expliquant cette dégradation sont la défaillance du secteur bancaire, l’instabilité politique et la fuite des capitaux.
L’Indice de perception de la corruption publié par Transparency International classe désormais le Liban dans les 10 pays les plus corrompus au monde, ce qui complique encore l’attrait des investissements étrangers. Par ailleurs, l’Indice de liberté économique publié par The Heritage Foundation place le Liban dans la catégorie des économies « réprimées », au même titre que des pays en crise comme le Venezuela ou la Syrie.
En matière de finances publiques, Nida’ Al Watan (31/01/2025) indique que le Liban est désormais l’un des pays les plus endettés au monde, avec une dette publique atteignant 170 % du PIB, tandis que la croissance économique est restée négative en 2024.
Banques libanaises : vers une restructuration forcée sous pression internationale
Le secteur bancaire libanais est au cœur d’une crise qui dure depuis plus de quatre ans. La restructuration du secteur, demandée par le Fonds monétaire international (FMI), est bloquée par l’absence de gouvernement, indique Al Quds (31/01/2025). Nahar (31/01/2025) souligne que les banques continuent d’imposer des restrictions sévères sur les retraits en devises, tandis que de nombreux déposants ont intenté des actions en justice pour récupérer leurs fonds bloqués.
Les négociations entre le Liban et le FMI portent sur plusieurs points sensibles, notamment :
- La restructuration des banques : Le FMI exige un plan clair pour recapitaliser les banques et absorber les pertes.
- La réforme de la Banque du Liban : Le remplacement du gouverneur par un profil plus transparent est un point clé des discussions.
- L’audit des comptes bancaires : Plusieurs institutions internationales réclament un audit indépendant du système bancaire libanais pour identifier les responsabilités dans l’effondrement financier.
Selon Al Akhbar (31/01/2025), certaines banques libanaises envisagent de fusionner pour éviter la faillite. La Banque Audi et la Fransabank, autrefois parmi les plus puissantes, font face à des défis majeurs en raison de leur exposition à la dette souveraine libanaise. La Byblos Bank, de son côté, explore des options pour restructurer ses dettes sans recourir à des licenciements massifs.
Le risque de faillites bancaires en cascade reste élevé, et le Liban devra trancher entre protéger les petits déposants ou absorber les pertes des grandes fortunes, selon Ad Diyar (31/01/2025).
Entreprises libanaises : un secteur privé en lutte pour la survie
Le secteur privé libanais est l’un des plus touchés par la crise économique. Selon Al Liwa’ (31/01/2025), de nombreuses entreprises ont réduit leur activité ou fermé leurs portes, notamment dans les secteurs du commerce et de l’industrie.
Les entreprises libanaises dans les classements internationaux
Le classement des 500 plus grandes entreprises arabes publié par Forbes Middle East en 2025 n’inclut plus que trois entreprises libanaises, contre dix en 2019. Parmi elles :
- Bank Audi – Seule banque libanaise encore présente dans le classement, bien qu’elle ait chuté de plus de 50 places.
- Holdal Group – Un conglomérat opérant dans le secteur de la distribution, qui a résisté à la crise en diversifiant ses activités.
- Malia Group – Une multinationale libanaise opérant dans la pharmacie et les biens de consommation.
Selon Al Sharq (31/01/2025), les entreprises les plus dynamiques sont celles qui ont réussi à s’adapter en se tournant vers l’exportation et les marchés étrangers. Les startups libanaises, bien qu’en difficulté, continuent d’innover dans les domaines de la tech et du digital, mais elles font face à un grave problème de financement.
Les grandes fortunes libanaises face à la crise : une fuite des capitaux toujours en cours
La crise économique a poussé plusieurs grandes fortunes libanaises à transférer leurs actifs à l’étranger. Selon Al 3arabi Al Jadid (31/01/2025), plus de 40 milliards de dollars auraient été sortis du Liban depuis le début de la crise en 2019. Al Joumhouriyat (31/01/2025) indique que les riches familles libanaises investissent désormais principalement aux Émirats arabes unis, en Turquie et en Suisse.
Parmi les secteurs qui souffrent de cette fuite des capitaux :
- Le secteur immobilier : L’achat de propriétés de luxe au Liban a chuté de 70 % depuis 2019.
- Les dépôts bancaires : Plusieurs banques libanaises ont vu leurs fonds en devises chuter de plus de 50 %.
- L’industrie locale : La baisse des investissements empêche les entreprises de moderniser leurs équipements.
Le futur économique du Liban : quelles perspectives ?
Malgré la gravité de la situation, des solutions existent pour redresser l’économie libanaise. Selon Al Bina’ (31/01/2025), trois scénarios sont envisagés :
- Scénario optimiste : Un accord rapide avec le FMI
- Adoption des réformes économiques et restructuration bancaire.
- Soutien international avec des investissements étrangers.
- Redémarrage progressif de l’économie à partir de 2026.
- Scénario intermédiaire : Stagnation et crise prolongée
- Poursuite du blocage politique et de la crise bancaire.
- Maintien des restrictions financières.
- Économie parallèle et dollarisation accrue du pays.
- Scénario pessimiste : Effondrement total et intervention extérieure
- Faillite généralisée du secteur bancaire.
- Révoltes populaires et crise sociale majeure.
- Administration internationale du secteur économique libanais sous l’égide de l’ONU ou du FMI.
Justice : Les affaires judiciaires en cours au Liban et leurs implications politiques et économiques
L’affaire de la Banque du Liban : la justice face à l’impunité financière
Le scandale de la Banque du Liban (BDL) reste l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles. Selon Al Joumhouriyat (31/01/2025), l’ancien gouverneur Riad Salamé fait face à des accusations de blanchiment d’argent, détournement de fonds publics et enrichissement illicite. Plusieurs enquêtes ont été ouvertes au Liban, mais aussi en France, en Suisse et en Allemagne.
Nida’ Al Watan (31/01/2025) rapporte que la justice libanaise peine à avancer dans cette affaire en raison des pressions politiques et du manque de coopération des institutions bancaires. En parallèle, Al Akhbar (31/01/2025) souligne que Salamé a fui le pays en 2024 et qu’il est désormais recherché par Interpol, bien qu’aucune extradition n’ait été effectuée. La justice européenne a gelé plusieurs de ses comptes, tandis que ses actifs au Liban font l’objet de saisies partielles.
Le blocage de cette affaire soulève des interrogations sur l’indépendance du pouvoir judiciaire libanais et sa capacité à traiter des dossiers de corruption à grande échelle.
L’explosion du port de Beyrouth : une justice paralysée par les ingérences politiques
L’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth, qui a ravagé la capitale le 4 août 2020, est toujours dans l’impasse. Selon Al Bina’ (31/01/2025), plusieurs hauts responsables sont accusés d’homicide involontaire, négligence grave et manquement aux devoirs administratifs. Parmi eux figurent des ministres et des officiers de haut rang.
Al Liwa’ (31/01/2025) souligne que le juge d’instruction, Tarek Bitar, continue de faire face à des pressions pour suspendre l’enquête. Plusieurs mandats d’arrêt émis contre des responsables politiques n’ont pas été exécutés, et le Parlement libanais refuse toujours de lever l’immunité de certains députés impliqués.
En parallèle, Ad Diyar (31/01/2025) révèle que des familles de victimes ont intenté des actions en justice devant des tribunaux internationaux pour forcer la main à l’État libanais. La Cour pénale internationale pourrait être saisie si l’enquête n’avance pas d’ici fin 2025.
Le procès des détournements de fonds publics : des ministres et députés sous enquête
Le parquet financier libanais enquête actuellement sur plusieurs affaires de détournements de fonds publics impliquant d’anciens ministres et députés. Selon Al Quds (31/01/2025), une dizaine de dossiers sont ouverts, visant principalement des figures politiques ayant géré des portefeuilles stratégiques entre 2010 et 2020.
Parmi les affaires en cours :
- Le détournement des fonds du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) : Plus de 500 millions de dollars destinés à des projets d’infrastructures n’ont jamais été utilisés.
- La gestion frauduleuse de l’Électricité du Liban (EDL) : Al Sharq (31/01/2025) rapporte que plusieurs contrats passés avec des entreprises étrangères sont suspectés d’avoir bénéficié à des personnalités politiques influentes.
- L’affaire des importations de carburant : Selon Al 3arabi Al Jadid (31/01/2025), certains fournisseurs ont surfacturé leurs livraisons de plusieurs centaines de millions de dollars.
Ces enquêtes avancent difficilement, la plupart des personnes mises en cause bénéficiant encore de protections politiques et judiciaires.
Les poursuites contre des figures du Hezbollah et leurs implications politiques
Le Hezbollah est au cœur de plusieurs enquêtes judiciaires, notamment en lien avec des opérations de blanchiment d’argent et de trafic de drogue. Nahar (31/01/2025) indique que des accusations ont été portées contre certains cadres du parti par les États-Unis et l’Union européenne.
Al Akhbar (31/01/2025) souligne que la justice libanaise est sous pression pour traiter ces dossiers, mais que toute tentative d’instruction judiciaire est bloquée par l’influence du parti au sein de l’appareil d’État. Plusieurs juges ayant tenté d’enquêter sur ces affaires ont été mutés ou mis à l’écart.
Les dossiers de violations des droits humains : un mur judiciaire
Le Liban est également critiqué pour son incapacité à juger plusieurs affaires liées aux violations des droits humains, aux disparitions forcées et aux arrestations arbitraires. Selon Al Bina’ (31/01/2025), plusieurs ONG internationales ont dénoncé l’impunité des forces de sécurité et de certaines milices impliquées dans la répression des manifestations de 2019 et 2020.
Al Quds (31/01/2025) rapporte que plusieurs cas de torture en détention ont été signalés sans qu’aucune enquête sérieuse ne soit menée. La Commission des droits de l’homme des Nations unies a demandé au Liban de mettre en place une justice indépendante pour traiter ces affaires, mais aucune réforme n’a été engagée.
Société : Crises sociales, pauvreté grandissante et exode des compétences au Liban
La crise sociale au Liban : une pauvreté qui s’aggrave
Le Liban traverse une crise sociale sans précédent. Selon Al Joumhouriyat (31/01/2025), plus de 80 % de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté, une situation aggravée par la dévaluation de la livre libanaise et l’effondrement du secteur public. Nida’ Al Watan (31/01/2025) rapporte que les aides internationales peinent à compenser l’explosion des prix des biens de première nécessité.
La crise économique a provoqué une forte montée du chômage. Al Akhbar (31/01/2025) souligne que les secteurs du commerce, de l’industrie et des services sont en grande difficulté, tandis que de nombreux Libanais peinent à trouver des emplois stables. Les travailleurs du secteur public, en particulier les enseignants et les employés municipaux, subissent des salaires qui ne couvrent plus leurs besoins élémentaires.
En parallèle, Al 3arabi Al Jadid (31/01/2025) signale une forte augmentation de la mendicité et de l’insécurité alimentaire, notamment dans les banlieues de Beyrouth et dans le nord du pays.
L’exode des compétences : une fuite massive des jeunes et des professionnels
Face à cette situation, une vague d’émigration sans précédent touche le Liban. Al Sharq (31/01/2025) indique que plus de 100 000 Libanais ont quitté le pays en 2024, la majorité étant des jeunes diplômés, des médecins et des ingénieurs. Al Quds (31/01/2025) précise que cette fuite des talents est une catastrophe pour l’économie nationale, alors que le pays peine déjà à recruter dans les secteurs de la santé et de l’éducation.
Les destinations privilégiées pour cette nouvelle vague d’émigration sont le Canada, l’Allemagne et les pays du Golfe, où les conditions de vie sont meilleures. Al Bina’ (31/01/2025) souligne que de nombreux professionnels de la santé ont déjà quitté le Liban, mettant en péril l’ensemble du système hospitalier.
Les inégalités sociales et la montée des tensions communautaires
Avec la dégradation de la situation économique, les inégalités entre les classes sociales se creusent. Al Liwa’ (31/01/2025) rapporte que si certaines familles influentes parviennent à maintenir leur train de vie grâce à des actifs en devises étrangères, la classe moyenne, autrefois pilier du pays, s’effondre.
Cette situation accentue les tensions communautaires, particulièrement dans les régions où les services publics sont défaillants. Al Quds (31/01/2025) souligne une recrudescence des affrontements dans certaines villes mixtes, où des disputes sur l’accès aux ressources (eau, électricité, aides humanitaires) dégénèrent parfois en conflits localisés.
L’effondrement du système éducatif et de la santé
Le secteur de l’éducation est au bord de l’effondrement, selon Ad Diyar (31/01/2025). De nombreuses écoles privées, incapables de faire face à l’augmentation des coûts, ont fermé leurs portes. Al Akhbar (31/01/2025) rapporte que les enseignants du secteur public sont en grève depuis plusieurs mois, faute de revalorisation salariale.
Le système de santé est lui aussi en crise. Nahar (31/01/2025) signale que de nombreux hôpitaux n’acceptent plus que les patients capables de payer en dollars, laissant une grande partie de la population sans accès aux soins médicaux. Al Bina’ (31/01/2025) alerte sur la pénurie de médicaments et d’équipements, alors que les importations sont limitées par le manque de devises.
L’augmentation de la criminalité et de l’insécurité
L’insécurité grandit au Liban, conséquence directe de la crise économique. Al Sharq (31/01/2025) rapporte une hausse significative des vols, braquages et crimes liés à la drogue dans plusieurs régions du pays. Selon Al 3arabi Al Jadid (31/01/2025), la police manque de moyens et de ressources pour faire face à cette recrudescence de la criminalité.
Nida’ Al Watan (31/01/2025) indique que certaines milices locales prennent le contrôle de quartiers entiers, imposant leurs propres lois en l’absence d’un État fort. Al Quds (31/01/2025) souligne que ces milices profitent de la situation pour recruter des jeunes en difficulté économique, aggravant l’instabilité.
Culture : Événements artistiques, expositions et dynamisme culturel malgré la crise
Beyrouth accueille la Biennale d’Art Contemporain : un souffle d’espoir pour la scène artistique
Malgré la crise, Beyrouth reste un centre culturel dynamique. Selon Al Joumhouriyat (31/01/2025), la Biennale d’Art Contemporain de Beyrouth s’ouvre cette semaine, réunissant plus de 50 artistes locaux et internationaux. L’événement, organisé au Musée Sursock, met en avant des œuvres inspirées de la crise libanaise, de l’exil et des transformations sociales du pays.
Al Sharq (31/01/2025) souligne que les artistes abordent des thématiques liées à la mémoire collective, la résilience et la migration forcée. Parmi les noms attendus, on retrouve la plasticienne libanaise Mona Hatoum, connue pour ses installations explorant l’instabilité et le déplacement, ainsi que le peintre syrien Safwan Dahoul, qui présente une série inédite sur la guerre et l’errance.
Cependant, Al 3arabi Al Jadid (31/01/2025) note que le budget de la Biennale a été drastiquement réduit en raison du manque de soutien public. L’événement repose sur des fonds privés et des mécénats internationaux, notamment des institutions françaises et britanniques.
Festival du Film Arabe de Beyrouth : entre résistance et créativité
Le Festival du Film Arabe de Beyrouth a ouvert ses portes cette semaine avec une sélection axée sur la résilience et les luttes sociales dans le monde arabe. Selon Al Quds (31/01/2025), la cérémonie d’ouverture a mis à l’honneur le réalisateur palestinien Elia Suleiman, venu présenter son dernier long-métrage explorant la diaspora arabe en Europe.
Le festival présente plus de 30 films indépendants, dont plusieurs documentaires sur le Liban post-explosion du port de Beyrouth. Nida’ Al Watan (31/01/2025) met en avant le film “Résonances de l’exil”, un documentaire franco-libanais qui suit le parcours de jeunes Libanais contraints de quitter leur pays après 2019.
D’après Al Akhbar (31/01/2025), le festival se déroule dans un contexte économique difficile, avec un manque criant de financements pour le cinéma libanais. Plusieurs productions locales ont dû être tournées avec des budgets restreints et grâce à des campagnes de financement participatif.
Les musées libanais en difficulté : entre menaces de fermeture et soutien privé
Le secteur muséal libanais est au bord du gouffre. Selon Al Bina’ (31/01/2025), plusieurs institutions culturelles peinent à maintenir leurs collections en raison du manque de fonds publics et de la fuite des donateurs.
Le Musée national de Beyrouth continue de fonctionner, mais avec des horaires réduits et des expositions limitées. Al Liwa’ (31/01/2025) rapporte que les archives et œuvres nécessitant une conservation spécifique risquent d’être endommagées faute de climatisation et d’entretien adéquat.
Face à cette situation, plusieurs initiatives privées émergent. Al Quds (31/01/2025) cite notamment le Musée Sursock, qui a lancé une campagne de crowdfunding pour financer la restauration de certaines œuvres endommagées par l’explosion de 2020. Nahar (31/01/2025) mentionne également le projet “Adopt a Museum”, soutenu par des expatriés libanais, visant à préserver le patrimoine culturel du pays.
Le renouveau de la scène musicale libanaise : entre concerts indépendants et nouvelles tendances
Malgré la crise, la musique libanaise continue d’innover. Selon Al Akhbar (31/01/2025), de jeunes artistes émergentsinvestissent les scènes underground de Beyrouth et de Tripoli. Les concerts indépendants se multiplient, notamment dans des lieux alternatifs comme Station Beirut et Radio Beirut.
Parmi les nouvelles figures de la musique libanaise, Jana Saleh, une DJ et productrice, mêle electro et sonorités orientales et connaît un succès croissant en Europe. Al Sharq (31/01/2025) évoque également la montée en puissance de Nour Harkati, un chanteur folk-rock inspiré par la crise libanaise et les luttes sociales.
D’après Al Bina’ (31/01/2025), les festivals musicaux peinent toutefois à trouver des financements. Le Byblos International Festival, autrefois un événement phare de la scène culturelle libanaise, a été annulé pour la troisième année consécutive en raison du manque de sponsors et des coûts de production élevés.
Les librairies et maisons d’édition sous pression face à la crise du papier
La crise économique frappe de plein fouet le secteur du livre. Selon Ad Diyar (31/01/2025), le prix du papier a triplédepuis 2020, entraînant une baisse de la production et une diminution des ventes. Al Liwa’ (31/01/2025) indique que plusieurs librairies historiques, comme Antoine et Librairie du Liban, ont dû fermer des succursales en raison de la chute des ventes.
Malgré ces difficultés, le Salon du Livre de Beyrouth a maintenu son édition annuelle. Selon Nida’ Al Watan (31/01/2025), l’événement met l’accent sur les auteurs indépendants et les nouvelles voix de la littérature libanaise. Parmi les écrivains attendus figurent Charbel Dagher et Hoda Barakat, qui présenteront leurs derniers ouvrages traitant de l’exil et de la mémoire collective.
Sport : Focus sur les événements en cours et performances des athlètes libanais
L’équipe libanaise de football brille en Coupe d’Asie
Le Liban a réalisé un parcours impressionnant en Coupe d’Asie 2025, atteignant les quarts de finale pour la première fois de son histoire. Selon Al Joumhouriyat (31/01/2025), la victoire face à l’Irak (2-1) a été l’un des moments forts du tournoi. Nida’ Al Watan (31/01/2025) rapporte que Hassan Maatouk, capitaine emblématique, a joué un rôle clé, menant une équipe jeune et ambitieuse.
Le tennis libanais à l’honneur : Hadi Habib enchaîne les succès
Le tennisman Hadi Habib continue son ascension sur le circuit ATP. Al Sharq (31/01/2025) indique qu’il a récemment battu un adversaire classé dans le Top 100 mondial, ce qui lui permet d’accéder aux qualifications pour Roland-Garros.
Marathon de Beyrouth : un événement sous le signe de la solidarité
Le Marathon de Beyrouth 2025 a attiré plus de 30 000 coureurs, malgré la crise. Al 3arabi Al Jadid (31/01/2025)souligne que l’événement a été une opportunité de récolter des fonds pour des ONG aidant les plus démunis.



