Le paysage politique libanais a été secoué par l’assassinat du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Cet événement tragique a marqué le début d’une nouvelle ère de violence et d’incertitude au Liban et dans la région. Dans une déclaration officielle publiée ce jour, l’ancien Premier ministre Saad Hariri a condamné cet acte qu’il a qualifié de « lâche et condamnable ». Hariri, lui-même profondément marqué par l’histoire des assassinats politiques au Liban, a appelé à l’unité et à la solidarité nationale pour surmonter cette crise.
Un assassinat aux conséquences dramatiques
« L’assassinat de Hassan Nasrallah a plongé le Liban et la région dans une nouvelle phase de violence », a déclaré Hariri dans son communiqué. Pour lui, cet acte lâche rappelle tragiquement la longue série d’assassinats politiques qui ont marqué l’histoire moderne du Liban. Hariri a rappelé que le recours à la violence meurtrière en politique a toujours eu des conséquences désastreuses pour le pays, et que lui-même en a payé le prix fort avec la perte de son père, Rafic Hariri, assassiné en 2005.
« Nous avons payé cher de nos êtres chers lorsque l’assassinat est devenu un substitut à la politique », a-t-il ajouté, soulignant les dommages durables causés par ce genre de violence à l’échiquier politique libanais et à la stabilité du pays.
Un appel à l’unité malgré les divergences
Bien que Hariri ait souvent été en désaccord avec Hassan Nasrallah et le Hezbollah sur le plan politique, il a exprimé ses condoléances à la famille de Nasrallah et à ses compagnons de lutte. « Que Dieu accorde sa miséricorde à Hassan Nasrallah et mes sincères condoléances à sa famille et à ses compagnons », a-t-il déclaré. Hariri a également reconnu que malgré leurs profondes divergences, le Liban a toujours été une « tente sous laquelle tous les Libanais se rassemblaient ».
À travers cette déclaration, Saad Hariri montre une certaine retenue et une volonté d’apaiser les tensions dans un moment aussi critique. Il appelle à transcender les différends partisans et sectaires, soulignant que l’unité nationale doit primer sur les divisions. « Dans cette phase extrêmement difficile, notre unité et notre solidarité restent fondamentales », a-t-il affirmé, insistant sur le fait que le Liban doit rester au-dessus des partis, des confessions et des intérêts individuels.
Le Liban au-dessus de tout
Pour Hariri, l’objectif premier doit être de soulager la souffrance du peuple libanais, qui endure depuis des années des crises économiques, sociales et politiques sans précédent. « Atténuer les souffrances de notre peuple, dans toutes les régions, doit être une priorité nationale, et non partisane, confessionnelle ou de groupe », a-t-il martelé.
Hariri a également évoqué la nécessité de préserver le Liban comme un foyer pour tous ses citoyens, une vision qui ne peut se concrétiser que par l’unité nationale. Il a averti que la survie du Liban en tant que nation est en jeu si les querelles sectaires et les intérêts partisans continuent à diviser le pays. « Préserver le Liban comme une patrie pour tous ses enfants ne peut se faire que par notre unité », a-t-il insisté, en appelant tous les acteurs politiques à faire preuve de hauteur de vue et à dépasser leurs égoïsmes.



