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Revue de presse du 25/09/25: Escalade militaire au Sud, le spectre d’un nouveau conflit
La revue de presse du 25 septembre 2025 met en lumière les tensions diplomatiques autour du Liban, les blocages persistants de la justice, la paralysie du système éducatif, et la montée de la détresse sociale. Les interventions de Joseph Aoun à l’ONU, les pressions américaines sur Beyrouth, et l’aggravation de la situation à Gaza révèlent une région à vif. La société libanaise, quant à elle, tente de résister à la crise par des mobilisations locales.
Communiqué du Bloc National Syrien à propos de la visite d’Ahmad Al Chareh, alias...
Le Bloc National Syrien dénonce la présence d’Ahmad al Chareh, alias Abou Mohamad al Joulani, aux Nations Unies. Considérée comme une violation flagrante des résolutions contre le terrorisme, cette participation est perçue comme une trahison des victimes syriennes et une atteinte aux principes de dignité et de justice internationale.
Attaque israélienne à Marwahin : la FINUL sous le feu des drones israéliens
Le 2 septembre 2025, la FINUL a été visée à Marwahin par des drones israéliens larguant des grenades à proximité de Casques bleus. Cet incident, qualifié de « l’un des plus graves » depuis le cessez-le-feu de 2024, souligne les dangers croissants pour la mission de paix de l’ONU au Liban.
Edito: Israël élimine les derniers témoins gênants au Sud-Liban
La fin annoncée de la FINUL au Liban offre à Israël et aux États-Unis un champ d’action sans témoins. Entre 35 000 violations de la résolution 1701 et 2 700 infractions depuis novembre 2024, le sud du Liban risque de sombrer dans l’impunité, au détriment des civils et de la vérité.
Le Conseil de Sécurité met fin à la mission de la FINUL au Liban
Le Conseil de Sécurité de l’ONU a voté la fin de la mission de la FINUL au Liban d’ici décembre 2026. Cette décision historique transfère la responsabilité sécuritaire aux Forces armées libanaises, mais suscite de vives inquiétudes sur la stabilité au sud du pays, toujours marqué par les tensions Israël-Hezbollah.
L’avenir de la FINUL au Liban en débat à l’ONU : une extension d’un...
L’ONU étudie une résolution portée par la France prolongeant la FINUL jusqu’au 31 décembre 2026, avec un retrait progressif d’ici fin 2027. Objectif : renforcer l’armée libanaise et stabiliser le sud face au Hezbollah, sur fond de cessez-le-feu fragile avec Israël et de débats entre Washington, Tel-Aviv, Beyrouth et partenaires européens.
Liban : Le vote du renouvellement de la FINUL est reporté
Le Conseil de sécurité de l’ONU a reporté au 29 août le vote sur le renouvellement du mandat de la FINUL, révélant des divergences entre partisans du maintien (Liban, France) et opposants (États-Unis, Israël). Le Liban défend la mission onusienne comme un rempart vital face aux violations israéliennes répétées au Sud-Liban.
Le destin de la FINUL au Sud-Liban est en jeu
#ACTU: Le Conseil de sécurité de l’ONU doit voter ce 25 août 2025 sur le renouvellement du mandat de la FINUL au Sud-Liban. Entre pressions israéliennes pour réduire son rôle et demandes libanaises pour maintenir une force de stabilisation, l’avenir des 10 800 Casques bleus déployés est incertain. Un choix décisif pour la stabilité régionale, alors que les violations du cessez-le-feu fragilisent déjà l’accord de novembre 2024.
Liban-Israël : Paris et Washington à couteaux tirés sur la diplomatie de crise
Liban-Israël : Paris et Washington à couteaux tirés sur la diplomatie de crise
Contexte immédiat : une journée de tensions au Sud-Liban
Le 21 août 2025, les collines du Sud-Liban ont résonné d’une nouvelle inquiétude. À Kfarkela, l’armée israélienne poursuivait la construction d’un poste militaire, malgré les protestations répétées de Beyrouth. Depuis Baabda, le président Joseph Aoun a convoqué une réunion sécuritaire pour rappeler que la souveraineté nationale ne souffrait d’aucune ambiguïté. « La souveraineté ne se partage pas, elle se défend par l’État et uniquement par ses institutions », a-t-il martelé. Le Premier ministre Nawaf Salam a immédiatement relayé cette position auprès des chancelleries étrangères, déclenchant une vague d’initiatives diplomatiques. Dès lors, Paris et Washington se sont retrouvés engagés dans un bras de fer silencieux, chacun défendant sa vision du règlement de la crise. Derrière les portes closes des ambassades et des sièges onusiens, deux approches inconciliables se sont affrontées : celle de la France, attachée au maintien de la FINUL et à la symétrie des engagements, et celle des États-Unis, soucieux de conditionner tout apaisement à des concessions libanaises sur le terrain sécuritaire.
L’initiative française : préserver la FINUL et rassurer Beyrouth
Dès les premières heures de la journée, la diplomatie française a multiplié les signaux. Le ministre des Affaires étrangères, en lien direct avec l’Élysée, a contacté Joseph Aoun et Nawaf Salam. L’objectif était clair : réaffirmer que la Force intérimaire des Nations unies au Liban restait un pilier incontournable de la stabilité régionale. Paris craignait que les pressions américaines n’aboutissent à un affaiblissement de son mandat. Pour la France, la mission, renforcée depuis 2006 après la guerre, n’est pas seulement une opération internationale, mais également un symbole de son influence au Proche-Orient. À Beyrouth, les diplomates français ont insisté sur le caractère vital de ce dispositif. Une réduction de ses effectifs, ou une restriction de ses moyens opérationnels, reviendrait à laisser Israël agir sans contrainte au sud du Litani. Les responsables libanais ont abondé dans ce sens, soulignant que sans la FINUL, les incidents risqueraient de se multiplier. En parallèle, Paris a entretenu des contacts avec Tel-Aviv, afin de prévenir une escalade immédiate. L’ambassade française a rappelé que le chantier militaire de Kfarkela, considéré comme une violation flagrante de la résolution 1701, constituait une provocation inutile. En insistant sur la nécessité de « parler à toutes les parties », Paris entendait démontrer sa capacité de médiation et préserver son rôle historique de protecteur des équilibres au Liban.
La stratégie américaine : conditionner la désescalade
De son côté, Washington a opté pour une approche bien différente. L’envoyé spécial Tom Brak, missionné par la Maison-Blanche, a rencontré Nawaf Salam afin de lui transmettre les conditions américaines à toute désescalade. Le message était limpide : aucune avancée diplomatique n’est possible sans un engagement concret de Beyrouth à contrôler les activités militaires au sud du Litani. Derrière ce langage diplomatique se cachait une exigence précise, à savoir la réduction progressive du rôle militaire du Hezbollah dans cette zone sensible. Selon des participants à l’entretien, le Premier ministre libanais a répliqué que « la sécurité ne peut être définie unilatéralement ». Pour lui, exiger du Liban un contrôle absolu, alors même qu’Israël multiplie les provocations, revenait à imposer une paix à sens unique. Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Donald Trump a durci l’alignement de son administration sur les positions israéliennes. Dans les couloirs du Département d’État, on ne cache pas que la stabilité du Liban passe, selon Washington, par le désarmement progressif des milices. Le discours officiel consiste à rappeler que la résolution 1701 prévoit l’interdiction de toute présence armée non étatique au sud du Litani. Dans cette perspective, les États-Unis estiment qu’un mandat robuste de la FINUL est inutile tant que Beyrouth n’assume pas son rôle sécuritaire.
Divergences de méthode : simultanéité contre conditionnalité
Cette opposition illustre une différence fondamentale d’approche. Pour Washington, toute désescalade doit être conditionnelle, chaque geste israélien devant être précédé d’une mesure libanaise. Paris, à l’inverse, plaide pour une simultanéité des engagements. La France considère qu’il est illusoire d’attendre du Liban des concessions unilatérales alors que la frontière sud reste sous pression militaire permanente. Dans les discussions, les diplomates français ont insisté sur le risque d’un engrenage si Israël poursuit ses travaux sans contrepartie. Les Américains ont rétorqué que céder face aux protestations de Beyrouth reviendrait à donner un blanc-seing aux groupes armés. Ces divergences se sont retrouvées jusque dans les couloirs de l’ONU, où les deux puissances ont tenté de rallier leurs alliés respectifs.
Le Conseil de sécurité : théâtre d’un bras de fer
Réuni pour examiner le renouvellement du mandat de la FINUL, le Conseil de sécurité a servi de caisse de résonance aux rivalités franco-américaines. Paris a défendu un mandat robuste, permettant aux Casques bleus de conserver leurs prérogatives d’intervention. Washington, au contraire, a plaidé pour une mission réduite à un rôle d’observateur. Les représentants européens ont soutenu la position française, tandis que les États-Unis ont trouvé un écho favorable auprès du Royaume-Uni et de certains pays d’Amérique latine. Dans les échanges à huis clos, la délégation française a souligné que la FINUL avait évité de nombreux incidents en maintenant une présence dissuasive. Les Américains ont accusé la mission de complaisance, arguant qu’elle fermait les yeux sur les activités du Hezbollah. Ce désaccord a empêché l’adoption rapide d’une résolution, repoussant les négociations à une date ultérieure.
Réactions libanaises : entre soutien et méfiance
Au Liban, les responsables politiques ont suivi ces débats avec attention. Nabih Berri a mis en garde contre toute tentative de réduire la mission. « Ce serait un coup porté à la stabilité de notre sud », a-t-il affirmé lors d’un entretien avec des diplomates européens. Nawaf Salam, pour sa part, a insisté sur la coopération entre l’armée libanaise et la FINUL, tout en dénonçant la construction du poste israélien comme une violation flagrante de la souveraineté. Dans le camp chiite, Naim Kassem a accusé Washington de vouloir transformer la mission en simple « décor diplomatique », dépourvu de moyens réels. Ces prises de position montrent que la classe politique libanaise s’efforce d’exploiter les divergences internationales. En privilégiant le dialogue avec Paris, Joseph Aoun et Nawaf Salam ont consolidé le soutien européen, tout en ménageant Washington afin d’éviter une confrontation ouverte. Cette stratégie d’équilibre, typique de la diplomatie libanaise, vise à maintenir le pays dans un espace de négociation malgré les tensions régionales.
Kfarkela, point de cristallisation
Le chantier militaire israélien de Kfarkela est devenu le symbole des tensions. Pour Beyrouth et Paris, il s’agit d’une violation manifeste de la résolution 1701. Pour Washington, il ne s’agit que d’une mesure défensive, rendue nécessaire par la présence du Hezbollah. Sur le terrain, les habitants vivent cette situation comme une épée de Damoclès. Des associations locales ont alerté sur l’impact psychologique de ces tensions sur les civils, en particulier les enfants. Dans les villages proches, la peur d’un nouvel affrontement s’installe, rappelant les souvenirs de 2006. Cette réalité concrète nourrit les arguments des responsables libanais, qui estiment que la diplomatie internationale doit se traduire en garanties tangibles pour les populations.
Résolution bloquée : Moscou oppose son veto et affiche son soutien à la Résistance
La Russie a opposé une fin de non-recevoir à tout projet de résolution onusienne visant à imposer un calendrier de désarmement au Liban. Son ambassadeur à Beyrouth a affirmé que le pays devait résoudre sa crise sans diktat extérieur, exprimant un soutien explicite à la Résistance. En parallèle, Moscou intensifie son aide humanitaire dans les bastions du Hezbollah, confirmant un positionnement stratégique dans l’équilibre régional.
Le bras de fer diplomatique autour du mandat de la FINUL
À l’approche du renouvellement du mandat de la FINUL, un bras de fer diplomatique s’installe entre Washington, Paris et Beyrouth. Les États-Unis plaident pour une mission plus intrusive, tandis que la France défend le statu quo. Le Liban, pris en étau entre pressions extérieures et clivages internes, cherche à préserver sa souveraineté. Le sort de cette mission onusienne, essentielle à la stabilité du Sud, cristallise les tensions d’un pays en crise politique et sécuritaire.
Mandat de la FINUL : démentis américains, critiques israéliennes et négociations en coulisse
Alors que des rumeurs évoquaient un retrait de la FINUL, les États-Unis et les Nations unies ont formellement démenti. Le mandat de la mission onusienne reste au cœur de négociations diplomatiques complexes. Les critiques israéliennes, les pressions budgétaires et la coopération avec l’armée libanaise rythment le débat autour du renouvellement prévu en août. Sur le terrain, la mission fait face à des entraves et à une instabilité persistante le long de la Ligne bleue.
Tensions autour de la FINUL : patrouilles entravées, mandat contesté
Les tensions autour de la FINUL se sont accrues après de nouveaux incidents impliquant des patrouilles onusiennes dans le Sud-Liban. La mission des Nations unies dénonce des agressions répétées et rappelle son droit à circuler librement, avec ou sans l’armée libanaise. Ces développements interviennent alors que le renouvellement de son mandat est contesté au Conseil de sécurité. Entre incidents locaux et pressions diplomatiques, l’avenir de la FINUL suscite de vives inquiétudes.
FINUL sous tension : Paris et Washington en duel à Beyrouth
À l’approche d’un Conseil de sécurité crucial, la diplomatie s’active à Beyrouth. La visite simultanée de Jean-Yves Le Drian et Thomas Barrack incarne les tensions entre Paris, soucieuse de préserver la FINUL, et Washington, qui envisage un retrait. Le Liban, au cœur de ces tractations, tente de préserver son autonomie stratégique. Un duel diplomatique révélateur d’un multilatéralisme sous pression, à l’heure des choix cruciaux pour la stabilité au Sud.















