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Un char Merkava israélien ouvre le feu sur une position de la FINUL près de Kafer Chouba

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La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a rapporté, ce 16 janvier 2026, un nouvel incident impliquant les Forces de défense israéliennes (Tsahal). Un char Merkava positionné au sud de la Ligne bleue a tiré environ trente balles de petit calibre en direction d’une position de la FINUL située près de Kafer Chouba, dans le sud du Liban. Les projectiles ont touché un poste de sentinelle et l’un d’eux a pénétré dans un logement des casques bleus, probablement après un ricochet. Par chance, l’occupant n’était pas présent au moment de l’impact, et aucun blessé n’a été signalé. La FINUL a immédiatement contacté Tsahal via ses mécanismes de liaison pour exiger l’arrêt des tirs. Cet épisode souligne une fois de plus les risques persistants pour les peacekeepers dans une zone où les tensions restent vives, malgré les engagements internationaux.

Cet incident s’inscrit dans un contexte de violations récurrentes de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en 2006 pour mettre fin aux hostilités entre Israël et le Hezbollah. Cette résolution impose un cessez-le-feu, le retrait des forces armées non autorisées au sud du Litani et la protection des casques bleus. La FINUL, déployée depuis 1978 et renforcée après la guerre de 2006, compte aujourd’hui plus de 10 000 soldats issus de 48 pays contributeurs. Sa mission inclut la surveillance de la Ligne bleue, ligne de démarcation provisoire entre le Liban et Israël, ainsi que l’assistance à l’armée libanaise pour maintenir la stabilité dans le sud du pays. Pourtant, les incidents impliquant Tsahal se multiplient, remettant en question l’efficacité de ces mécanismes onusiens face aux dynamiques régionales complexes.

Kafer Chouba, village frontalier situé dans le secteur est de la Ligne bleue, est un point sensible depuis des décennies. Cette localité, entourée de collines stratégiques, a souvent été le théâtre d’échanges de tirs et d’incursions. L’incident du 16 janvier intervient alors que les tensions au Proche-Orient restent élevées, avec des frappes israéliennes sporadiques contre des cibles présumées liées au Hezbollah et des réponses sporadiques de la part de groupes armés libanais. Selon les rapports officiels de la FINUL, cet épisode n’est pas isolé : il fait partie d’une série d’actions qui mettent en péril la sécurité des peacekeepers et sapent les efforts de stabilisation.

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Une série d’incidents récurrents près de Kafer Chouba

Le secteur de Kafer Chouba a été particulièrement touché par des incidents similaires au cours des derniers mois. Le 2 janvier 2026, des casques bleus en patrouille près de cette même localité ont signalé quinze coups de feu de petit calibre atterrissant à moins de cinquante mètres d’eux. Moins de vingt minutes plus tard, une seconde patrouille dans la même zone a essuyé environ cent coups de feu de mitrailleuse, tombant également à une cinquantaine de mètres. La FINUL a évalué que ces tirs provenaient d’une position de Tsahal au sud de la Ligne bleue. Aucun dégât ni blessé n’a été rapporté, mais la mission onusienne a transmis une demande d’arrêt des tirs via ses canaux de liaison. “Ces actions mettent en danger les peacekeepers et constituent de graves violations de la résolution 1701”, a déclaré un porte-parole de la FINUL à l’époque.

Quelques jours plus tard, le 3 janvier 2026, la FINUL a rapporté deux incidents distincts où des tirs provenant d’une position israélienne ont atterri près de ses patrouilles. Dans le premier cas, des coups de feu ont été tirés à proximité immédiate, forçant les casques bleus à se mettre à couvert. Le second incident a impliqué des tirs similaires, soulignant une “tendance préoccupante” selon les termes de la mission. Ces événements ont eu lieu alors que la FINUL effectuait des activités opérationnelles de routine, préalablement notifiées à Tsahal. Aucune blessure n’a été signalée, mais ces actes ont été qualifiés de “mépris pour la sécurité des peacekeepers”.

Ces incidents à Kafer Chouba ne sont pas nouveaux. En décembre 2025, le 26 précisément, des tirs de mitrailleuse lourde provenant de positions de Tsahal au sud de la Ligne bleue ont impacté près d’une patrouille de la FINUL inspectant un barrage routier dans le village voisin de Bastarra. Dans un épisode séparé le même jour, une autre patrouille à Kfar Shouba a rapporté des tirs de mitrailleuse en proximité immédiate. La FINUL a réitéré son appel à Tsahal pour cesser ces actions agressives, rappelant que de tels actes violent la résolution 1701 et minent la stabilité régionale.

Les tensions autour des patrouilles et des positions fixes

Au-delà de Kafer Chouba, d’autres secteurs du sud Liban ont connu des incidents similaires. Le 10 décembre 2025, près du village de Sarda, une patrouille de la FINUL a été prise pour cible par des tirs provenant d’un char israélien. Une rafale de dix coups de mitrailleuse a été tirée au-dessus du convoi, suivie de quatre autres rafales à proximité. La mission a demandé l’arrêt des tirs via ses mécanismes de liaison, et personne n’a été blessé. Tsahal a par la suite affirmé que les tirs visaient un suspect à proximité, mais la FINUL a maintenu que l’incident démontrait un risque accru pour ses forces.

Le 16 novembre 2025 marque un autre épisode marquant : une patrouille à pied de la FINUL a été ciblée par un char Merkava de Tsahal depuis une position établie en territoire libanais. Des tirs de mitrailleuse lourde ont atterri à environ cinq mètres des peacekeepers. La FINUL a contacté Tsahal pour exiger l’arrêt, et la patrouille a pu se retirer en sécurité une demi-heure plus tard, une fois le char replié. Cet incident était le troisième du genre en trois mois, selon la mission onusienne. “C’est une violation grave de la résolution 1701, qui interdit toute force armée au sud du Litani sauf la FINUL et l’armée libanaise”, a indiqué un communiqué officiel.

Plus tôt, le 26 octobre 2025, un drone israélien a largué une grenade près d’une patrouille de la FINUL, suivi de tirs de char dirigés vers les casques bleus. Personne n’a été blessé, mais l’incident a été qualifié de “sérieuse violation”. De même, le 2 septembre 2025, des drones de Tsahal ont largué quatre grenades à proximité de peacekeepers travaillant à dégager des barrages routiers bloquant l’accès à une position onusienne près de la Ligne bleue. Une grenade a explosé à vingt mètres, les autres à une centaine de mètres. La FINUL a décrit cela comme l’une des attaques les plus sérieuses contre son personnel depuis la cessation des hostilités en novembre 2024.

Les attaques sur les infrastructures et les biens de la FINUL

Certains incidents ont visé directement les infrastructures de la mission. Le 8 novembre 2024, pendant la phase active du conflit, Tsahal a utilisé des excavatrices et un bulldozer pour détruire une partie d’une clôture et une structure en béton d’une position de la FINUL dans le sud du Liban. Des troupes israéliennes ont également été observées enlevant un baril marquant la Ligne bleue. La FINUL a qualifié ces actes de “délibérés et directs”, non liés à des échanges de tirs croisés, mais à des actions intentionnelles de Tsahal.

Le 20 octobre 2024, un rapport confidentiel de la FINUL, divulgué par la presse, décrivait comment des forces israéliennes ont forcé l’entrée d’une base clairement marquée et utilisé du phosphore blanc, blessant quinze peacekeepers. Des soldats indonésiens au quartier général de la FINUL ont également été touchés. Ces événements se sont produits lors de l’invasion terrestre israélienne lancée fin septembre 2024, qui a vu Tsahal cibler plusieurs positions onusiennes, y compris le quartier général à Naqoura.

À Naqoura précisément, le 11 octobre 2024, le quartier général a été touché par des explosions pour la seconde fois en 48 heures. Le 12 octobre, un casque bleu a été touché par des tirs au milieu d’activités militaires environnantes. Le 13 octobre, deux chars Merkava de Tsahal ont forcé l’entrée d’une position en détruisant sa porte, blessant deux peacekeepers sri-lankais, dont un gravement, et endommageant le mur périmétrique avec un bulldozer.

Les violations antérieures à l’escalade de 2024

Pour comprendre l’ampleur de ces incidents, il faut remonter aux années précédentes. En 2023, la FINUL a documenté des échanges intenses de tirs le long de la Ligne bleue le 15 octobre, sans blessures directes mais avec des impacts sur la stabilité. Ces événements ont marqué le début d’une escalade qui a culminé en 2024.

Tout au long de 2023 et 2024, Israël a commis des milliers de violations de l’espace aérien et terrestre libanais, selon la FINUL. Plus de 7 500 violations aériennes et 2 500 terrestres ont été enregistrées depuis la cessation des hostilités en novembre 2024, démontrant un “mépris total de l’accord de cessez-le-feu”. Des projectiles ont été tirés depuis le Liban vers Israël à quatre reprises jusqu’à mi-octobre 2025, sans victimes, mais les actions israéliennes ont dominé les rapports.

En 2024, avant l’invasion, des incidents isolés ont préparé le terrain. Le 29 octobre, une roquette a frappé le quartier général de la FINUL à Naqoura, incendiant un atelier de véhicules. Le 19 novembre, trois incidents séparés ont ciblé des peacekeepers et des installations, blessant quatre casques bleus dans l’un d’eux. Le 16 octobre, près de Kafer Kela, un char Merkava a tiré sur une tour d’observation, détruisant deux caméras et endommageant la structure.

Le rôle de la FINUL dans un contexte géopolitique tendu

La FINUL opère dans un environnement marqué par les influences régionales. Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, maintient une présence au sud du Liban, en violation de la résolution 1701 qui exige le désarmement des groupes armés. Israël, de son côté, justifie souvent ses actions par la nécessité de prévenir la réarmement du Hezbollah. Pourtant, les attaques sur la FINUL compliquent sa mission de coordination avec l’armée libanaise, qui déploie progressivement ses forces dans le sud.

En janvier 2026, alors que le mandat de la FINUL approche de sa fin programmée pour décembre 2026, ces incidents soulignent les défis persistants. Le 12 janvier, des peacekeepers ont observé deux chars Merkava se déplacer depuis une position de Tsahal en territoire libanais près de Sarda, s’enfonçant plus loin au Liban. Le 13 janvier, deux mortiers éclairants présumés ont touché l’héliport et la porte principale d’une position près de Yaroun, sans blessures.

Les implications immédiates pour la sécurité régionale

Ces violations ont des répercussions directes sur la population locale. Dans les villages frontaliers comme Kafer Chouba, les habitants vivent sous la menace constante de tirs croisés. Les destructions causées par Tsahal – zones résidentielles, terres agricoles, réseaux routiers – persistent, comme rapporté par la FINUL le 26 décembre 2025. Israël maintient une présence dans cinq points du Liban, malgré les accords de retrait.

Le 17 novembre 2025, Tsahal a confirmé des tirs sur des peacekeepers, invoquant une “mauvaise identification” due aux conditions météorologiques. Un char a tiré des rafales près d’une patrouille, qualifié de “violation sérieuse” par la FINUL. De même, le 3 septembre 2025, des grenades larguées par drones ont atterri près de casques bleus, l’une à vingt mètres, les autres à cent mètres.

En décembre 2025, des négociations directes entre Israël et le Liban, tenues au quartier général de la FINUL à Naqoura, visaient à réduire les risques d’escalade. Ces discussions, les premières civiles depuis 1983, se sont concentrées sur la gestion des conflits plutôt que sur une résolution définitive. Pourtant, les frappes israéliennes continues en janvier 2026, ciblant des sites au sud et à l’est du Liban, ont rétréci l’espace pour ces pourparlers.

Les dynamiques confessionnelles au Liban ajoutent à la complexité. Dans le sud chiite, le Hezbollah influence les communautés locales, tandis que l’armée libanaise, soutenue par la FINUL, tente de s’imposer. Les incidents comme celui du 16 janvier forcent la mission à adapter ses patrouilles, réduisant parfois leur fréquence pour minimiser les risques.

Les détails des blessures et des dommages accumulés

Au fil des ans, ces incidents ont causé des blessures. En octobre 2024, quinze peacekeepers ont été blessés par du phosphore blanc. En novembre 2024, quatre casques bleus ont été touchés lors de trois incidents. En 2025, un peacekeeper a été légèrement blessé par une grenade à Kafer Kela le 12 octobre. Ces cas illustrent les dangers concrets pour les troupes internationales, issues de pays comme l’Italie, l’Espagne, la France et l’Indonésie.

Le 15 octobre 2023, des échanges intenses ont été observés sans impacts directs, mais ils ont set the tone pour l’escalade subséquente. En 2024, lors de l’invasion, la FINUL a refusé de se retirer malgré les demandes israéliennes, agissant comme un tampon partiel.

Les violations aériennes et terrestres globales

Au-delà des tirs directs, Israël a commis plus de 10 000 violations du cessez-le-feu depuis novembre 2024, incluant 7 500 intrusions aériennes et 2 500 terrestres. Ces chiffres, documentés par la FINUL, incluent des occupations persistantes et des constructions d’obstacles. En Syrie voisine, Tsahal a étendu ses opérations au-delà de la zone de séparation, avec des raids et des confiscations d’armes.

Dans le contexte libanais, le gouvernement de Nawaf Salam, en place depuis février 2025, coordonne avec la FINUL via le ministère des Affaires étrangères, dirigé par Abdallah Bou Habib. Le ministre de la Défense, Maurice Sleem, supervise le déploiement de l’armée libanaise, renforcé par des aides internationales.

Les incidents récents et leurs circonstances précises

Le 7 janvier 2026, des ordres d’évacuation forcée ont été émis par Israël pour quatre villages au sud et dans la Bekaa, suivis de bombardements. Bien que non directement liés à la FINUL, ces actions accentuent les tensions. Le 15 janvier, Tsahal a annoncé la confiscation de plus de 3 300 armes en territoire syrien, illustrant l’expansion régionale.

Pour l’incident du 16 janvier, les détails techniques révèlent que les balles de petit calibre, probablement de 5,56 mm ou 7,62 mm, ont été tirées depuis un char Merkava Mark IV, équipé de mitrailleuses coaxiales. Le ricochet suggère un tir indirect, mais la proximité – touchant un poste de sentinelle – indique une menace immédiate.

Ces faits, accumulés, mettent en lumière les défis persistants pour la FINUL dans sa mission de surveillance. Les peacekeepers continuent leurs patrouilles quotidiennes, coordonnant avec l’armée libanaise pour inspecter les routes et les barrages, malgré les risques accrus. En janvier 2026, avec l’hiver compliquant les opérations, les incidents comme celui de Kafer Chouba soulignent la fragilité de la paix au sud du Liban.

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