Une fête nationale dans la tristesse
En ce 22 novembre 2025, le Liban marque son 82e anniversaire d’indépendance dans une atmosphère de tristesse et de retenue. Absence de défilé militaire, lundi férié controversé et crise économique profonde illustrent une souveraineté fragilisée, malgré les appels du président Joseph Aoun à une indépendance réellement vécue par les Libanais.
Indépendance sous contrainte: souveraineté libanaise et jeux de puissances en 2025
À l’occasion de l’indépendance 2025, le Liban interroge sa souveraineté entre armes du Hezbollah, pressions israéliennes au Sud-Liban, influences de Washington, Paris et Riyad, et dépendance au FMI et à la Banque mondiale. Entre discours de Joseph Aoun et Nabih Berri, l’État tente de reprendre le monopole des armes et des décisions.
Frappes israéliennes au sud du Liban : Paris dénonce une escalade et les tentatives...
Les frappes israéliennes du 19 novembre 2025 au sud du Liban ravivent les tensions régionales et creusent le fossé entre Paris et Tel-Aviv. La France dénonce des violations du cessez-le-feu, s’oppose au maintien de positions israéliennes et voit son rôle diplomatique marginalisé, sur fond de reconnaissance française de l’État palestinien.
MBS réaffirme la condition palestinienne pour toute normalisation avec Israël
Lors de sa visite à Washington, Mohammed ben Salmane a réaffirmé que toute normalisation avec Israël reste conditionnée à un chemin clair vers un État palestinien. Malgré des contrats historiques d’armement F-35 et 1 000 milliards de dollars d’investissements aux États-Unis, le prince héritier saoudien insiste sur la primauté de la cause palestinienne.
Le général Haykal et Washington : annulation d’une visite au cœur des tensions régionales
L’annulation par le général Rodolphe Haykal de sa visite à Washington, après un communiqué de l’armée dénonçant les violations israéliennes sans mentionner le Hezbollah, marque un tournant dans les relations libano-américaines. Sous pression du Congrès, l’aide militaire pourrait être reconsidérée, fragilisant une armée déjà sous-financée et au cœur de la stabilité nationale.
Edito: Quand les faucons du Congrès ciblent l’armée libanaise
Deux sénateurs américains qualifient l’armée libanaise de « mauvais investissement » après un communiqué accusant clairement Israël de violations au Sud. À Beyrouth, cette tempête politique relance la question : comment défendre une parole souveraine sans perdre une aide militaire vitale ? Une ligne de crête étroite pour l’institution.
La visite de Mohammed ben Salman à la Maison Blanche : un renouveau stratégique...
La visite de Mohammed ben Salman à la Maison-Blanche marque un renouveau stratégique entre Washington et Riyad, scellé par un accord de défense élargi, des ventes de F-35 et des investissements saoudiens pouvant atteindre 1 000 milliards de dollars. À Beyrouth, ce rapprochement nourrit à la fois espoirs de soutien économique et craintes de marginalisation.
La perte de l’être propre au Liban : essai politico‑sociologique sur une désubjectivation* historique
Cet essai propose une lecture politico-sociologique du Liban comme société en perte d’« être propre », marquée par une désubjectivation historique. De la chute de Tyr aux tutelles modernes, l’État n’y est jamais devenu une autorité vécue comme supérieure aux communautés, empêchant l’émergence d’un véritable projet national commun.
Bitcoin : quand la valeur se dérobe, que reste‑t‑il ?
La chute du Bitcoin de 126 000 à 92 000 dollars ravive une question centrale : qu’est-ce qui fonde réellement sa valeur ? Actif non productif, sans flux ni garanties, le Bitcoin repose uniquement sur la croyance collective. Quand cette croyance vacille, le prix s’effondre. Pour Bernard Jabre, sa valeur intrinsèque est nulle.
Plainte, inspection, frappe: anatomie d’un détournement du droit
L’accord de cessez-le-feu de novembre 2024 devait protéger les civils. Pourtant, à Tir Felsay et ailleurs, des plaintes sont suivies d’inspections militaires puis de frappes, y compris contre des sites déclarés civils. Ce mécanisme de contrôle devient un prétexte pour viser, et non protéger, les populations du Sud-Liban.
Washington–Damas–Qasd: un nouvel axe syrien sous pilotage américain et ses répercussions libanaises
La visite du président syrien de transition à Washington redéfinit le dossier syrien sous pilotage américain, avec un cadre incluant Turquie et Damas. L’intégration de Qasd dans les structures syriennes, le recul turc et les pressions américaines redessinent l’équation sécuritaire, affectant directement les frontières libanaises et les équilibres régionaux.
L’émissaire de Paris à Beyrouth: visite utile ou tournée symbolique?
La visite de l’émissaire de l’Élysée à Beyrouth relance la diplomatie française sur un terrain déjà occupé par Washington, Le Caire et Riyad. Entre promesse de conférences pour l’armée et la reconstruction, reproches sur l’inefficacité du « mécanisme » et pression pour les réformes, son passage interroge: visite utile ou tournée symbolique?
Joseph Aoun, la négociation comme pari de survie
Dans un Sud toujours bombardé malgré l’accord du 27 novembre 2024, Joseph Aoun fait de la négociation son pari central. Il affirme que « toutes les guerres se terminent par des discussions » et défend le mécanisme et l’armée comme seuls outils pour freiner les violations israéliennes, libérer les prisonniers et éviter une guerre sans fin.
Mots croisés: ce que révèlent les discours de Joseph Aoun, Nawaf Salam et Naim...
Trois discours de Joseph Aoun, Nawaf Salam et Naim Kassem révèlent les tensions du Liban fin 2025. Entre pari du compromis, exigence de réforme et maintien d’un arsenal au nord du Litani, se dessine un affrontement sur souveraineté, élections, rôle des femmes et application des résolutions internationales.




















