Lettre ouverte au Président de la République,au Président du Conseil des ministres,et aux Députés...
Face au retour du débat sur la vente de l’or du Liban, Bernard Raymond Jabre alerte: céder les réserves sans réformes structurelles ni contrôle financier indépendant serait une faute historique. Avant liquidité, il faut fermer les “trous” de corruption, imposer transparence, audits et supervision, puis seulement envisager un usage stratégique.
Propriétés maritimes et recettes publiques: le chantier des rentes qui attend l’exécutif
Le gouvernement relance le dossier des empiètements sur le domaine public maritime pour générer des recettes publiques. Nawaf Salam, Yassine Jaber et Fayez Rassamni veulent identifier les occupations, récupérer les redevances impayées et réévaluer les tarifs. L’enjeu: justice fiscale, crédibilité budgétaire et bataille juridique face aux intérêts installés.
Syrie–Liban: la frontière redevient un facteur d’inquiétude régionale
La frontière Syrie–Liban redevient un foyer d’inquiétude après des signaux de déploiement militaire autour de Qousseir, Homs et le Qalamoun. Entre “routine” selon Damas et perception alarmée sur le terrain, le risque tient aussi à la présence de combattants étrangers et à la promesse de retrait “dans les prochains jours”.
Front sud et garde-fous fragilisés: pourquoi le cadre onusien est redevenu un enjeu central...
Au Sud-Liban, l’enjeu n’est plus seulement les incidents, mais la capacité à les vérifier. Le cadre onusien et la résolution 1701 redeviennent centraux pour limiter l’escalade et la guerre des récits. Diplomatie au Caire et conférence à Paris visent à renforcer l’État, l’armée et les moyens de surveillance.
Genève au bord du basculement, Beyrouth en apnée: comment la tension Washington–Téhéran se répercute...
À la veille des discussions Washington–Téhéran à Genève, la menace militaire encadre la diplomatie et fait monter la tension régionale. Au Liban, le front sud devient baromètre, l’économie encaisse un choc de perception et le débat sur les législatives de mai 2026 s’enflamme. Beyrouth retient son souffle.
Élections sous menace: pourquoi la rumeur de report devient elle-même une crise politique
La rumeur de report des législatives libanaises, pourtant fixées aux 3 et 10 mai 2026, devient une crise politique. Entre incertitude sécuritaire, bataille de récits sur la souveraineté et litige juridique sur le vote de la diaspora, la confiance se fissure. Chaque hésitation administrative alimente soupçons, recours et polarisation.
FMI, salaires publics et recettes: l’équation de contrainte qui enferme l’État
Le Liban doit financer près de 800 millions de dollars de hausses salariales publiques, sous la contrainte du FMI: pas de dépense sans recette. Le gouvernement privilégie TVA et essence, recettes rapides mais socialement explosives. Protestations, risque inflationniste et recours juridiques fragilisent la crédibilité fiscale, rendant l’accord extérieur plus difficile à soutenir.
TVA, essence, salaires: la mécanique qui transforme une hausse en nouvelle ponction
Pour financer environ 800 millions de dollars de hausses de salaires et d’indemnités, l’État mise sur deux leviers rapides: carburant et consommation. Une taxe sur la “safiha” d’essence (4 dollars ou 300.000 livres) et +1% de TVA renchérissent transport et achats, alimentant protestations, rumeurs et contestations.
Aoukar: quand l’ambassade américaine réduit sa présence et que le pays retient son souffle
Une décision américaine datée du 23 février ordonne le départ du Liban des employés non essentiels et des membres de leurs familles. Dès le lendemain, des dizaines de personnes quittent le pays via l’aéroport de Beyrouth. La mesure, présentée comme temporaire et liée à une évaluation sécuritaire continue, alimente inquiétude et rumeurs.
Taxe sur l’essence devant le Conseil d’État: le recours qui teste la légalité de...
Un recours du barreau de Beyrouth devant le Conseil d’État conteste la hausse de la taxe sur l’essence appliquée via un droit de consommation interne. Les requérants demandent l’annulation partielle et la suspension urgente, invoquant compétence, procédure et légalité de l’impôt. Le dossier oppose urgence budgétaire et protection des contribuables en crise.
Naim Kassem et le “droit à la défense”: un discours qui vise d’abord l’intérieur
Dans son discours du 24 février 2026, Naim Kassem présente la guerre contre le Liban comme une guerre “américaine par intermédiaire israélien” et dénonce des pressions visant le retrait des armes. Il cherche à verrouiller le débat interne, à dissuader le gouvernement de céder aux conditionnalités, et à imposer le “droit à la défense” comme ligne rouge.
Corruption, ce “taux” qui écrase la croissance: quand l’économie paie une taxe invisible
Au Liban, la corruption agit comme une “taxe invisible” qui renchérit les prix, freine l’investissement et réduit la croissance. Elle alimente les fuites fiscales, la contrebande et la défiance, rendant toute hausse de TVA ou de taxe sur l’essence plus explosive. La sortie passe par traçabilité, systèmes modernisés et règles applicables.
Réformer l’État avant d’augmenter les taxes : l’urgence oubliée
Augmenter les taxes au Liban sans réformer l’État aggrave une crise déjà insoutenable. Cette tribune plaide pour réduire les dépenses improductives, rationaliser l’administration, combattre réellement la corruption, lancer un audit forensic (Énergie/EDL) et garantir l’indépendance de la justice. Le redressement passe par transparence, discipline budgétaire et État de droit.
FMI: la négociation sort du théâtre, l’addition commence
Les discussions avec le FMI entrent dans le dur: moins de slogans, plus de détails techniques. Le Liban doit avancer sur un cadre budgétaire à moyen terme et une réforme bancaire qui tranche la répartition des pertes, notamment via le principe « un déposant, une banque ». Sans votes rapides au Parlement, Washington pourrait devenir une occasion manquée.



















