Liban : la médiation française évincée
La France ne participe pas au nouveau format de négociation ouvert à Washington entre les États-Unis, Israël et le Liban. Cette absence contribue à la faiblesse de la diplomatie libanaise et marque une rupture majeure. Paris avait pourtant co-parrainé le cessez-le-feu de 2024, siégé dans son mécanisme de surveillance et tenté, jusqu’en mars, de défendre une sortie graduelle de crise. En acceptant un cadre sans la France, Beyrouth perd un contrepoids diplomatique occidental au moment même où Israël impose une discussion sous pression militaire et où la FINUL entre dans une phase de retrait programmé.
Pékin et la nouvelle donne au Moyen-Orient
La crise autour de l’Iran et d’Ormuz révèle une nouvelle donne régionale : Pékin gagne du terrain au Moyen-Orient sans remplacer militairement Washington. La Chine profite des failles du système américain, garde des liens avec Téhéran et le Golfe, et transforme chaque tension en levier diplomatique, énergétique et commercial majeur.
Trump face au pape, la tentation du sacré
Trump pape : après avoir attaqué Léon XIV, Donald Trump diffuse une image quasi christique et relance le débat sur le culte du chef.
Liban: le spectre d’une nouvelle guerre civile, 51 ans
Le 13 avril 2026 ne renvoie pas seulement au souvenir du bus de Aïn el-Remmaneh et du début de la guerre civile de 1975. Il renvoie à un risque très actuel : celui d’un Liban fragilisé par une offensive israélienne qui ne détruit pas seulement des infrastructures et des vies, mais remet aussi sous tension les fractures internes du pays. Entre déplacements massifs, pression sur l’État, divisions autour du Hezbollah et peur d’une relecture confessionnelle de la guerre, le pays voit réapparaître des mécanismes qu’il croyait contenus.
Le couple ( Trump ; Netanyahou): Hitler du XXIe siècle ?
Dans ce texte, Mohamed El Bachir décrit Gaza comme le cœur d’un basculement mondial, accuse Israël et ses soutiens occidentaux, et voit dans l’affrontement avec l’Iran et les résistances arabe, libanaise, irakienne et yéménite le risque d’une guerre régionale majeure, voire d’un embrasement durable à l’échelle du Moyen-Orient tout entier.
LE LIBAN FACE À SON ÉPREUVE D’ALLÉGEANCE — ENTRE FIDÉLITÉ NATIONALE ET DÉRIVE TRANSNATIONALE
Face aux allégeances transnationales, le Liban ne peut préserver sa souveraineté qu’en réaffirmant une loyauté unique envers l’État. De l’histoire des communautés aux enjeux actuels liés au Hezbollah et aux influences régionales, ce texte plaide pour une neutralité active, le contrôle des actes et l’exclusivité nationale de la décision stratégique.
Ormuz : Trump « ouvre » en punissant ceux qui passent, Chine comprise
Donald Trump promettait hier d’ouvrir Ormuz, mais menace aujourd'hui les navires qui continuent d’y passer, Chine comprise. L’édito dénonce une logique absurde : faute de contrôler réellement le détroit, Washington ajoute sa propre contrainte militaire à celle de l’Iran et transforme son incapacité en punition mondiale des usagers du passage encore aujourd’hui.
Avec le blocus US d’Ormuz, vers une crise entre USA et la Chine?
En bloquant Ormuz et en visant la Chine, Donald Trump transforme la crise iranienne en menace de conflit mondial .
Le 8 avril, Israël n’a pas déjoué un coup d’État au Liban : il...
Le récit israélien d’un coup d’État du Hezbollah apparaît comme un prétexte destiné à justifier des bombardements disproportionnés contre le Liban. Aucune preuve crédible n’a été produite, tandis que l’ampleur des frappes contre des civils a nourri des accusations de crime de guerre.
Islamabad a échoué : le Liban entre à Washington sans cartes, sous pression, face...
L’échec d’Islamabad fragilise davantage le Liban, renvoyé à Washington sans levier réel face à Israël. Entre combats au Sud-Liban, frappes sur Nabatiyé et trêve floue autour de Beyrouth, Beyrouth risque d’être poussé à négocier sous pression, dans un cadre diplomatique déjà biaisé par le rapport de force militaire.
LA PAIX IMPOSSIBLE — CHRONIQUE D’UN ÉTAT DÉSARMÉ FACE À L’HISTOIRE ET L’IMPÉRATIF DE...
Le Liban ne peut garantir la paix sans reprendre le monopole de la force. Cette chronique analyse un État fragmenté, incapable de maîtriser pleinement la violence, et plaide pour une reconquête souveraine fondée sur le contrôle des armes, des frontières, des flux financiers et de la décision politique nationale.
Liban : Islamabad verrouille, Washington sert de façade
Le cessez-le-feu global attendu au Liban n’est pas un règlement. Il sert à organiser une transition politique dans laquelle chaque acteur pourra affirmer qu’il a obtenu satisfaction sans reconnaître un recul. Islamabad tient le verrou irano-américain et permet à l’Iran d’entrer dans la séquence après satisfaction de sa condition sur le Liban. Washington sert ensuite de façade au cycle Liban-Israël, avec un danger intact : celui de compromis inacceptables portés par un Liban présent dans la scène, mais sans véritables cartes de fond.
Crime du 8 avril : comment Israël a tenté de briser la désescalade irano-américaine...
#8avrilexpliqué: Un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran ne signifiait pas la paix régionale, mais il changeait profondément le cadre politique de la guerre. Dans cette analyse, Israël avait intérêt à casser cette séquence avant qu’elle ne s’installe, car elle réduisait sa marge narrative, accentuait son isolement diplomatique et risquait de desserrer l’étau politique autour du Hezbollah au Liban. Une escalade d’ampleur pouvait alors servir non seulement à reprendre l’initiative militaire, mais aussi à pousser l’Iran et le Hezbollah à réagir, afin de leur faire porter le coût politique de la rupture du processus irano-américain, notamment au moment sensible des discussions d’Islamabad.
Israël revendique 1 400 combattants du Hezbollah tués : un récit militaire contesté par...
L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 1 400 combattants du Hezbollah et détruit plus de 4 300 infrastructures au Liban-Sud. Mais ces chiffres, impossibles à vérifier de manière indépendante, se heurtent à une autre réalité : environ 1 700 morts au Liban depuis le 2 mars, plus d’un million de déplacés et des frappes récentes sur des zones densément peuplées qui ont provoqué des centaines de victimes. Une lecture critique s’impose face à une communication de guerre très calibrée.




















