Dans la nuit du 12 au 13 janvier 2026, le président américain Donald Trump a annoncé via son réseau social Truth Social une mesure radicale : l’imposition immédiate de taxes de 25 % sur tout pays menant des échanges commerciaux avec l’Iran. Cette décision, qui vise à isoler davantage Téhéran sur la scène internationale, intervient alors que le régime iranien fait face à une vague de protestations antigouvernementales entamée fin décembre 2025. Les autorités iraniennes ont rapporté plus de 500 décès et des milliers d’arrestations depuis le début des troubles, avec un blackout internet imposé pour limiter la diffusion d’informations. Mais au-delà de l’annonce elle-même, des questions se posent sur la véracité et la factualité de ces événements, dans un contexte où les informations circulent rapidement et où les tensions géopolitiques amplifient les risques de désinformation. Cet article examine les faits établis, basés sur des rapports officiels et des déclarations vérifiées, pour confirmer la réalité de cette escalade.
L’annonce présidentielle et ses modalités précises
Le message posté par Donald Trump sur Truth Social stipule explicitement : « Effective immediately, any Country doing business with the Islamic Republic of Iran will pay a Tariff of 25% on any and all business being done with the United States. » Cette déclaration a été relayée par de multiples agences de presse internationales dans les heures qui ont suivi, confirmant son authenticité. Le département du Trésor américain a rapidement notifié les institutions financières internationales de la mise en œuvre de cette mesure, qui s’applique à l’ensemble des importations aux États-Unis provenant de nations impliquées dans des échanges avec l’Iran, sans exemptions sectorielles initiales. Le vice-président JD Vance a appuyé ces propos lors d’une intervention télévisée le 13 janvier, indiquant que cette politique s’inscrit dans une stratégie plus large pour soutenir le peuple iranien face à la répression.
Les manifestations en Iran, qui ont débuté le 28 décembre 2025 dans des villes comme Mashhad et Kermanshah, se sont étendues à Téhéran et d’autres régions, mobilisant des milliers de citoyens contre la gestion économique du régime, les restrictions sociales et les allégations de corruption. Selon des rapports d’organisations non gouvernementales, au moins 648 manifestants ont été tués depuis le début des troubles, incluant des mineurs, avec plus de 2 000 arrestations arbitraires documentées. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a déclaré le 11 janvier que la situation était « sous contrôle », tout en accusant des influences extérieures, notamment les États-Unis et Israël, d’alimenter les troubles. Des témoins à Téhéran ont décrit des scènes de violence, avec des corps entassés dans les hôpitaux et des affrontements impliquant des tirs à balles réelles par les forces de sécurité.
Les autorités iraniennes ont imposé un blackout internet généralisé depuis le 8 janvier, bloquant même les services satellites comme Starlink. Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a qualifié les protestataires de « traîtres manipulés par l’ennemi » dans un discours diffusé le 10 janvier, appelant à une répression ferme. Des contre-manifestations pro-gouvernementales ont été organisées le 12 janvier à Téhéran, rassemblant des partisans pour démontrer un soutien au régime. Le président Masoud Pezeshkian a attribué les troubles à des ingérences étrangères lors d’une allocution télévisée le 9 janvier : « Les États-Unis et Israël sont responsables de cette agitation, cherchant à déstabiliser notre nation souveraine. »
La vérification des faits sur les protestations et les bilans humains
Les bilans des victimes divergent selon les sources, mais des organisations comme Amnesty International ont documenté une répression marquée par l’usage de la force létale depuis le 28 décembre 2025, avec des décès et des blessures en augmentation constante. Un rapport publié le 9 janvier par Amnesty indique que les forces de sécurité ont recours à des tirs directs sur les manifestants, entraînant plus de 500 décès confirmés. Iran Human Rights, une ONG basée en Norvège, a mis à jour son décompte le 12 janvier, estimant à 648 le nombre de tués, dont six enfants, et soulignant des attaques sur les hôpitaux pour empêcher les soins aux blessés.
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a exprimé une profonde préoccupation le 9 janvier, appelant à une enquête indépendante et transparente sur les rapports de décès et d’arrestations massives. Des activistes iraniens, malgré les restrictions sur les communications, ont réussi à transmettre des témoignages via des canaux sécurisés, décrivant des foules massives dépassant les 1 000 personnes dans des villes comme Kermanshah entre le 29 décembre et le 10 janvier. Des affrontements violents ont opposé les manifestants aux Gardiens de la révolution islamique, avec l’utilisation de gaz lacrymogènes et de munitions réelles. Le ministère iranien de l’Intérieur a admis des pertes civiles, mais a minimisé leur ampleur, affirmant que la plupart des décès résultent d’actes de « sabotage » par des éléments étrangers.
Sur le plan régional, l’Iran a accusé Israël de cyberattaques visant à soutenir les protestataires, tandis que Washington a émis un avertissement le 12 janvier aux citoyens américains pour qu’ils quittent immédiatement le pays, citant des risques d’arrestations arbitraires. Ces éléments, corroborés par des rapports officiels de l’ONU et des gouvernements impliqués, confirment la réalité des troubles et de leur intensité.
Les partenaires commerciaux de l’Iran et les données économiques vérifiées
Les échanges commerciaux de l’Iran, malgré les sanctions internationales en place depuis 2018, restent substantiels avec plusieurs nations. Selon les données les plus récentes pour 2025, la Chine représente le principal partenaire, avec des importations iraniennes évaluées à 8,5 milliards de dollars, soit environ 25 % du total, et des exportations iraniennes vers Pékin dominées par les hydrocarbures, estimées à plus de 18,5 milliards de dollars. Les Émirats arabes unis suivent, avec 15 % des exportations iraniennes, pour une valeur de 11 milliards de dollars, servant souvent de hub pour les réexportations via Dubaï.
La Turquie occupe la troisième position, avec des échanges bilatéraux autour de 2,18 milliards de dollars en exportations iraniennes, focalisés sur l’énergie et les biens manufacturés. L’Inde, quatrième partenaire, a vu ses exportations vers l’Iran atteindre 1,24 milliard de dollars pour l’année fiscale 2024-2025, tandis que les importations depuis l’Iran, principalement du pétrole brut, s’élèvent à 440 millions de dollars. D’autres nations comme l’Irak (7,4 milliards de dollars en exportations iraniennes), le Pakistan (943 millions) et l’Arménie (597 millions) complètent le tableau.
Ces chiffres, issus de bases de données économiques internationales comme l’Observatory of Economic Complexity et Trading Economics, reflètent une reprise post-pandémie, avec des exportations totales iraniennes atteignant 80,9 milliards de dollars en 2022, et une tendance à la hausse en 2025 malgré les fluctuations des prix du pétrole. Le classement des partenaires reste stable : 1. Chine, 2. Émirats arabes unis, 3. Turquie, 4. Inde, 5. Irak, avec des secteurs variés incluant les combustibles fossiles (plus de 50 % des exportations iraniennes), les machines, les produits chimiques et les denrées alimentaires pour les importations.
Les réactions internationales et leur authenticité
Pékin a réagi avec fermeté le 13 janvier, qualifiant les tariffs américains d’« illicites et unilatérales », et affirmant qu’ils portent atteinte à la stabilité du commerce mondial. Le ministère chinois des Affaires étrangères a souligné que la Chine, en tant que principal acheteur de pétrole iranien, évalue les impacts sur ses chaînes d’approvisionnement, avec des exportations vers les États-Unis dépassant 500 milliards de dollars annuels potentiellement affectées.
New Delhi examine des options pour préserver ses liens avec Téhéran, notamment via le port de Chabahar, avec des échanges bilatéraux indo-iraniens totalisant environ 1,68 milliard de dollars en 2024-2025. Ankara, dépendante des importations énergétiques iraniennes, évalue les conséquences économiques, ses exportations vers l’Iran représentant une part significative de son commerce régional. L’Union européenne, par la voix de Josep Borrell, haut représentant pour les affaires étrangères, a exprimé des préoccupations sur les chaînes d’approvisionnement globales le 13 janvier, sans condamnation formelle.
À Téhéran, Abbas Araghchi a réaffirmé la résilience de l’Iran face à ces pressions, indiquant que de telles mesures ne feraient que renforcer l’unité nationale. Ces réactions, rapportées par des médias internationaux et des communiqués officiels, confirment l’impact immédiat de l’annonce.
Les implications immédiates sur les marchés et les dynamiques régionales
Les marchés énergétiques ont réagi promptement, avec une hausse de 2 % des contrats futurs sur le pétrole le 13 janvier, le baril s’approchant des 80 dollars. L’Arabie saoudite a augmenté sa production de 500 000 barils par jour en janvier 2026 pour compenser d’éventuelles baisses iraniennes, renforçant sa position au sein de l’OPEP+. La Russie, allié de Téhéran, a annoncé une augmentation de 20 % de ses exportations vers l’Iran en 2025, utilisant des monnaies alternatives comme le rouble et le yuan pour contourner les sanctions.
En Europe, l’Allemagne évalue des pertes potentielles sur ses exportations de machines vers l’Iran, avoisinant 1 milliard de dollars, tout en maintenant son engagement envers l’accord nucléaire de 2015. Aux États-Unis, le Trésor a intensifié les inspections portuaires pour traquer les biens liés à l’Iran dès le 13 janvier. Les manifestations persistent en Iran, avec de nouveaux affrontements à Mashhad le 12 janvier au soir impliquant 500 manifestants et l’utilisation de gaz lacrymogènes par les forces de sécurité. Le régime a prolongé le blackout internet jusqu’au 15 janvier, tandis que des diplomates iraniens ont initié des contacts avec Washington pour des discussions préliminaires, sans réponse publique confirmée à ce stade.



