Les forces armées israéliennes ont lancé une nouvelle série de frappes aériennes sur la banlieue sud de Beyrouth ce matin du 3 mars 2026, vers 7 heures locales, visant des installations présumées du Hezbollah. Des explosions ont été rapportées dans le quartier de Hadath, où un bâtiment spécifique avait fait l’objet d’un avertissement d’évacuation urgent émis par l’armée israélienne. Ces actions interviennent au lendemain d’une journée marquée par des échanges intenses, avec le Hezbollah revendiquant des tirs de drones et de missiles vers le nord d’Israël en représailles à l’assassinat de l’ayatollah Ali Khamenei.
Dans la capitale libanaise, la fumée s’élevait encore des sites touchés par les raids de la veille, où des quartiers entiers ont été affectés. Le ministère libanais de la Santé a actualisé son bilan à 09h20, indiquant 52 morts et 154 blessés depuis le début des frappes israéliennes sur le Liban, principalement dans les régions sud du pays. Parmi les victimes, plusieurs civils ont été recensés dans des zones résidentielles adjacentes aux cibles militaires. Le gouvernement libanais, par la voix de son Premier ministre, a condamné ces opérations comme une violation flagrante de la souveraineté nationale, appelant à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pour examiner la situation.
Les autorités libanaises ont également rapporté un déplacement massif de populations, avec 28 586 personnes déplacées internes regroupées en 5 397 familles. À ce stade, 168 abris ont été ouverts, mais la capacité d’accueil actuelle reste limitée à 92 unités pour les hébergements en cours. Des équipes de la Défense civile libanaise, assistées par des scouts de l’organisation Risala, ont été déployées pour éteindre les incendies persistants et dégager les routes obstruées par les débris des bâtiments détruits, notamment des branches de l’institution financière Al-Qard al-Hassan, liée au Hezbollah.
Plus tôt dans la matinée, vers 5 heures, le Hezbollah a annoncé avoir lancé un essaim de drones vers le nord d’Israël, ciblant la base aérienne de Ramat David et des sites radar. Le groupe chiite a présenté ces actions comme une réponse directe aux frappes israéliennes sur Beyrouth et le sud du Liban. L’armée israélienne a confirmé avoir intercepté deux de ces drones, sans dommages rapportés sur son territoire. Ces échanges ont exacerbé les tensions à Beyrouth, où des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs quartiers, forçant les résidents à se réfugier dans des abris.
Le Hezbollah, allié historique de l’Iran, a revendiqué des attaques contre trois bases militaires israéliennes : Ramat David, Meron et un autre site non spécifié. Selon des déclarations officielles du groupe, ces opérations visaient à riposter aux agressions contre ses bastions. Le ministère libanais des Affaires étrangères a réitéré que ces actions du Hezbollah étaient illégales et exposaient le pays à des risques accrus, exigeant le dépôt des armes par la milice. À Beyrouth, les routes menant hors de la banlieue sud étaient encombrées par un exode de civils fuyant les zones à risque.
Les frappes israéliennes ont également touché des villages du sud du Liban, comme Kfar Tebnit, Deir Habouch et Qana, où des bâtiments multi-étages abritant des branches d’Al-Qard al-Hassan ont été complètement détruits. Ces attaques ont provoqué des incendies dans des commerces adjacents, brisé des vitres et endommagé les réseaux d’électricité, de téléphone et d’eau. Le porte-parole de l’armée israélienne a justifié ces opérations en affirmant qu’elles ciblaient des infrastructures financières soutenant les activités militaires du Hezbollah.
À 09h20, des rapports en provenance de Beyrouth indiquaient que les survols de drones israéliens se poursuivaient, maintenant une pression constante sur la ville. Le gouvernement libanais a tenu une réunion d’urgence pour coordonner l’aide humanitaire, tandis que l’ONU a exprimé sa préoccupation pour la sécurité des civils, rappelant la résolution 1701 qui appelle au désarmement des milices au sud du Litani.
Nouvelles frappes sur Téhéran marquent le troisième jour du conflit
En Iran, une nouvelle vague de frappes aériennes israélo-américaines a visé Téhéran ce matin du 3 mars 2026, avec des explosions rapportées près du siège de la télévision d’État IRIB et du complexe pénitentiaire central. Le Croissant-Rouge iranien a mis à jour son bilan à 555 morts depuis le début des hostilités, incluant des civils dans les zones urbaines touchées. Les autorités iraniennes ont accusé les États-Unis d’avoir entré en guerre au nom d’Israël, selon des déclarations du ministre des Affaires étrangères Seyed Abbas Araghchi.
Les frappes se concentrent sur la dégradation des défenses aériennes iraniennes, des sites de missiles et des postes de commandement des Gardiens de la Révolution. Des officiels militaires américains ont confirmé la destruction de postes de commandement des Gardiens, affirmant que ces opérations se déroulent heure par heure. Le palais du Golestan, site historique à Téhéran, a subi des dommages, avec des fenêtres, portes et miroirs affectés par les ondes de choc.
Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz, passage critique pour le commerce mondial du pétrole. Cependant, le Commandement central des États-Unis a contesté cette affirmation, indiquant que le détroit reste ouvert. Cette mesure a entraîné une hausse de plus de 5 % des prix du pétrole, atteignant des niveaux records depuis 2022.
Des missiles iraniens ont été lancés vers Israël et des États du Golfe, causant 11 morts en Israël et touchant des installations énergétiques dans la région. Des images satellite montrent des dommages au complexe de l’ayatollah Khamenei et à d’autres sites stratégiques. Un haut responsable de la sécurité iranienne a nié toute négociation avec Washington, affirmant une posture de défiance.
À 09h20, des explosions supplémentaires ont été entendues à Téhéran, avec 131 villes touchées au total depuis le début du conflit. Le régime iranien a opté pour une stratégie de chaos, menaçant de cibler tout navire traversant le détroit d’Ormuz avec des missiles, drones et mines. La marine iranienne a perdu l’ensemble de ses navires dans le golfe d’Oman, selon des rapports de l’armée américaine qui a frappé plus de 1 250 cibles en 48 heures.
Un bombardement sur une école en Iran a été rapporté par Téhéran comme causant plus de 100 morts, bien que Israël et les États-Unis démentent avoir visé un établissement scolaire et mènent une enquête. Le Croissant-Rouge continue d’assister les blessés dans les zones affectées, où des coupures d’électricité et d’eau persistent.
Israël renforce ses positions frontalières face aux menaces du Hezbollah
L’armée israélienne a annoncé ce matin du 3 mars 2026 que ses troupes opèrent au sud du Liban, positionnées à plusieurs points près de la frontière dans une posture de défense renforcée. Ces mouvements font suite aux tirs de roquettes et de drones du Hezbollah vers le nord d’Israël, décrits par le groupe comme une représailles à la mort de l’ayatollah Khamenei. Le porte-parole de l’armée israélienne a déclaré que le Hezbollah, en agissant au nom du régime iranien, subirait les conséquences de ses actions.
Des ordres d’évacuation urgents ont été émis pour 59 zones au Liban, principalement au sud, enjoignant les résidents à s’éloigner d’au moins 1 000 mètres de leurs villages en raison des activités du Hezbollah. L’armée de l’air israélienne a mené des frappes simultanées sur Téhéran et Beyrouth, ciblant des sites du régime iranien et des infrastructures du Hezbollah.
Des interceptions de missiles iraniens ont été rapportées au-dessus de Jérusalem-Ouest, Tel-Aviv et Eilat, avec des explosions secouant les bâtiments. L’armée israélienne a intercepté deux drones lancés depuis le Liban, avec le Hezbollah revendiquant des attaques sur des salles de radar et de contrôle. Le ministre israélien de la Défense a approuvé l’avancée de l’armée et la saisie de positions supplémentaires au sud du Liban, marquant Naim Qassem, secrétaire général du Hezbollah, comme cible prioritaire.
Des sirènes d’alerte ont retenti dans des villes du nord d’Israël suite à des tirs de roquettes renouvelés depuis le Liban pendant la nuit. Aucune victime n’a été rapportée côté israélien. Les frappes au Liban ont causé 31 morts et 149 blessés le 2 mars, selon des chiffres officiels. Le Hezbollah a affirmé avoir ciblé des bases militaires israéliennes en réponse aux actions à Beyrouth et au sud du Liban.
À 09h20, l’armée israélienne continuait ses opérations contre le Hezbollah à travers le Liban, avec des rapports confirmant une frappe sur un de ses bureaux à Beyrouth diffusée par la télévision Al-Manar du groupe.
Attaques sur des infrastructures dans le Golfe et escalade régionale
Ailleurs au Moyen-Orient, deux drones ont frappé l’ambassade américaine à Riyad ce matin du 3 mars 2026, causant des dommages mineurs et un incendie limité, sans victimes rapportées. Les autorités saoudiennes ont confirmé l’incident, qui suit des attaques sur des bases américaines en Irak par une milice soutenue par l’Iran, incluant un essaim de drones sur un hôtel abritant des troupes américaines à Erbil.
Des installations énergétiques au Qatar et dans d’autres États du Golfe ont été touchées par des missiles iraniens, avec des explosions rapportées en Irak, au Koweït, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn. L’aéroport international de Dubaï et des hôtels ont été affectés, impactant les infrastructures civiles. Le quartier général de la 5e flotte américaine à Bahreïn a subi des dommages importants suite à des frappes iraniennes.
Les Houthis au Yémen ont lancé des drones vers des cibles saoudiennes en solidarité avec l’Iran, provoquant des réponses de la coalition arabe. En Syrie, des milices pro-iraniennes se sont mobilisées près de la frontière israélienne. Des explosions et des sirènes ont été signalées au-dessus de bases américaines en Irak.
À Bahreïn, des troubles ont éclaté parmi la majorité chiite, menant à des protestations réprimées par des troupes saoudiennes envoyées pour soutenir le gouvernement. Une base militaire britannique à Chypre a été visée par un drone iranien, marquant une extension du conflit vers des territoires de l’Union européenne.
La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne préparent des actions défensives contre l’Iran suite à des tirs sur des bases à Abou Dabi et Chypre. La France s’est déclarée prête à participer à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie. Des pétroliers ont été ciblés dans les premières 72 heures du conflit, engageant une bataille navale autour du détroit d’Ormuz.
Les marchés ont réagi avec une volatilité accrue, les prix du pétrole grimpant en raison des menaces sur le détroit, par lequel transite 20 % du pétrole mondial et 25 % du gaz.
Les États-Unis affirment une supériorité aérienne totale sur l’Iran
Le président américain Donald Trump a déclaré ce matin du 3 mars 2026 que la campagne militaire contre l’Iran est projetée pour durer quatre à cinq semaines, mais que les forces alliées ont la capacité de la prolonger si nécessaire. Les objectifs incluent la destruction des capacités balistiques iraniennes, l’anéantissement de sa marine, l’empêchement de l’acquisition d’armes nucléaires et l’arrêt du soutien aux groupes militants.
Le département d’État américain a ordonné l’évacuation du personnel non essentiel et des familles de Bahreïn, de la Jordanie, de l’Irak, du Qatar et du Koweït en raison des risques sécuritaires. Les citoyens américains sont invités à quitter immédiatement 15 pays du Moyen-Orient, dont l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.
Trump a averti d’une riposte imminente suite à l’attaque sur l’ambassade à Riyad et la mort de six militaires américains, n’excluant pas l’envoi de troupes au sol en Iran si nécessaire. Le secrétaire d’État Marco Rubio a affirmé que les États-Unis ont attaqué l’Iran pour prévenir une action israélienne qui aurait pu entraîner des représailles contre les forces américaines.
Le Pentagone a rapporté une supériorité aérienne totale sur l’Iran et l’élimination de 49 leaders du régime, dont Khamenei. Les opérations englobent des efforts aériens, maritimes et terrestres conjoints. Trump s’est adressé directement au peuple iranien via sa plateforme Truth Social, appelant les patriotes à saisir le moment pour reprendre leur pays, affirmant que l’Amérique les soutient.
À 09h20, des rapports du Pentagone indiquaient que plus de 1 250 cibles ont été frappées en Iran depuis le début des opérations, incluant des sites de production de missiles et des installations nucléaires souterraines. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a refusé d’exclure des troupes au sol, soulignant que l’opération ne vise pas la construction d’une démocratie. Seulement 27 % des Américains soutiennent cette action, selon un sondage Reuters-Ipsos.
Les États-Unis ont récupéré les dépouilles de deux militaires portés disparus dans une installation touchée par des attaques iraniennes. Des renforts, incluant des escadrons d’avions F-35, ont été déployés vers des bases régionales. Trump a réitéré que les opérations se poursuivront jusqu’à la capitulation totale des menaces iraniennes, avec des consultations en cours pour un financement supplémentaire estimé à plusieurs milliards de dollars.
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