Au deuxième jour des opérations militaires conjointes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, Téhéran a revendiqué une frappe au missile balistique contre le porte-avions USS Abraham Lincoln, positionné dans le Golfe. Cette annonce, diffusée par les médias d’État iraniens et les Gardiens de la révolution islamique, intervient dans un contexte d’escalade rapide, marquée par des centaines de morts en Iran et les premières pertes confirmées parmi les forces américaines et israéliennes. Les frappes initiales, lancées le 28 février 2026, ont visé plus de 900 sites stratégiques iraniens, dont des installations nucléaires et des centres de commandement, entraînant la mort confirmée du guide suprême Ali Khamenei. En riposte, l’Iran a étendu ses contre-attaques à des bases alliées dans huit pays de la région, causant des dommages à des infrastructures pétrolières et militaires. Le Pentagone a démenti tout impact sur l’USS Abraham Lincoln, qualifiant les affirmations iraniennes de mensonge, tandis que les hostilités se poursuivent avec une intensité accrue, affectant les espaces aériens et les marchés mondiaux du pétrole.
Cette revendication iranienne survient alors que les explosions se multiplient en Iran, avec des rapports confirmant des attaques supplémentaires sur des infrastructures militaires à Téhéran, Ispahan et dans le Golfe Persique. Les forces américaines et israéliennes, opérant sous les noms de code « Epic Fury » pour le Pentagone et « Roaring Lion » pour l’armée israélienne, ont élargi leurs cibles pour inclure des dépôts de munitions et des centres de commandement des Gardiens de la révolution. Le président américain Donald Trump a réaffirmé lors d’une conférence de presse ce matin : « Nos opérations se poursuivent pour neutraliser toute menace résiduelle, et nous coordonnons étroitement avec nos alliés pour restaurer la stabilité. » Cette intensification suit la confirmation de la mort de Khamenei et d’autres hauts dirigeants iraniens, annoncée par Téhéran et validée par Washington et Jérusalem.
Les détails de la revendication iranienne sur l’USS Abraham Lincoln
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Les Gardiens de la révolution islamique (IRGC) ont publié un communiqué ce dimanche 1er mars 2026, affirmant avoir lancé quatre missiles balistiques contre le porte-avions USS Abraham Lincoln, déployé dans le Golfe. « L’USS Abraham Lincoln a été frappé par quatre missiles balistiques », indique le communiqué relayé par les agences de presse officielles iraniennes, ajoutant que « la terre et la mer deviendront de plus en plus le cimetière des agresseurs terroristes ». Cette attaque, selon Téhéran, fait partie d’une phase nouvelle de représailles contre les « cibles américano-sionistes », en réponse directe aux frappes qui ont tué Khamenei et une quarantaine de hauts responsables iraniens, dont le secrétaire du Conseil de la défense Ali Shamkhani, le commandant des forces terrestres des Gardiens Mohammad Pakpour, le ministre de la Défense Aziz Nasir Zadeh et le chef du renseignement.
L’USS Abraham Lincoln, un porte-avions de classe Nimitz basé à San Diego et déployé dans la région depuis janvier 2026, est équipé des derniers chasseurs furtifs F-35 et sert de plateforme clé pour les opérations aériennes américaines au Moyen-Orient. Selon des sources militaires américaines, le navire opérait dans la mer d’Arabie, au large des côtes omanaises, au moment des faits. Des images satellite vérifiées par des médias internationaux montrent le porte-avions près de la côte d’Oman le 15 février, mais aucune confirmation visuelle immédiate de l’impact n’a été fournie par Téhéran. L’IRGC a décrit cette frappe comme une étape dans l’opération « True Promise 4 », qui inclut des attaques sur des actifs américains et israéliens dans la région.
Le démenti catégorique des autorités américaines
Le Commandement central des États-Unis (Centcom) a rapidement démenti les affirmations iraniennes, qualifiant l’annonce de « mensonge ». Dans un communiqué publié ce dimanche, Centcom a déclaré : « Les missiles lancés n’ont même pas approché » l’USS Abraham Lincoln, ajoutant que le porte-avions « reste pleinement opérationnel et continue de lancer des appareils en soutien à notre campagne implacable pour défendre le peuple américain en éliminant les menaces du régime iranien ». Un responsable américain, cité par Al Jazeera, a précisé que les projectiles n’ont pas atteint le navire et n’ont causé aucun dommage, confirmant que l’équipage poursuit ses missions sans interruption.
Le Pentagone a également annoncé que trois militaires américains ont été tués et cinq blessés lors des opérations en Iran, marquant les premières pertes confirmées pour les forces américaines dans ce conflit. Ces victimes ont été touchées lors d’attaques iraniennes sur des bases alliées, sans préciser les lieux exacts. Le président Trump, dans une interview à CNBC, a indiqué que les opérations militaires américaines en Iran sont « en avance sur le calendrier », tout en réaffirmant le soutien aux frappes israéliennes qui ont visé le cœur de Téhéran.
Les bilans humains et matériels actualisés
Les bilans humains s’alourdissent des deux côtés. En Iran, les autorités rapportent plus de 500 morts depuis le début des frappes le 28 février, dont au moins 120 civils, suite à des attaques sur des sites comme une école près de Minab et des quartiers résidentiels à Bandar Abbas. Des sources militaires américaines estiment que les opérations ont dégradé 70 % des capacités balistiques iraniennes, avec des destructions confirmées sur plus de 1 200 cibles, incluant des sites nucléaires à Natanz et Fordow. Des images satellite montrent des dommages massifs au ministère du Renseignement à Téhéran et au complexe sécurisé de Khamenei.
Du côté des ripostes iraniennes, les Gardiens de la révolution ont revendiqué des attaques sur 35 bases américaines et israéliennes, causant au moins neuf morts en Israël et des dizaines de blessés dans les États du Golfe dus à des éclats de missiles interceptés sur des zones résidentielles. À Bahreïn, une frappe a touché les environs du quartier général de la Cinquième Flotte américaine, avec des explosions secondaires visibles sur des vidéos vérifiées. En Irak, des missiles ont frappé Erbil, tandis qu’à Dubaï, des infrastructures portuaires ont été endommagées. Les Émirats arabes unis rapportent trois morts et des centaines de missiles et drones iraniens détruits depuis samedi. Centcom a confirmé avoir coulé un corvette iranien de classe Jamaran dans le Golfe d’Oman, près de Chah Bahar.
Les pertes spécifiques en Israël
En Israël, les ripostes iraniennes ont causé des pertes civiles et militaires notables. Au moins neuf personnes ont été tuées et 27 blessées dans une frappe de missile sur la ville de Beit Shemesh, à l’ouest de Jérusalem, selon les services d’urgence israéliens. Le bilan initial de six morts a été révisé à la hausse à neuf, avec des secours confirmant que le projectile a touché des bâtiments résidentiels, provoquant des dommages structurels et des incendies secondaires. Les services médicaux Magen David Adom ont rapporté que l’attaque a eu lieu dimanche matin, avec des éclats de missile causant des blessures graves à au moins 35 personnes, dont deux dans un état critique. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a évoqué des « jours douloureux » pour Israël, en référence à ces pertes, lors d’une déclaration publique. Des images diffusées par les médias montrent des débris et des équipes de secours évacuant des civils des décombres dans cette zone densément peuplée, proche de la capitale. D’autres incidents ont été signalés à Tel-Aviv, où des sirènes d’alerte ont retenti et des interceptions ont limité les dommages, mais avec au moins un mort rapporté dans une frappe antérieure sur la ville. Au total, les autorités israéliennes estiment à neuf morts et 121 blessés le bilan en Israël depuis le début des ripostes iraniennes, incluant des impacts sur des bases aériennes comme Tel Nof et Nevatim, où des dommages mineurs ont été constatés sans pertes humaines supplémentaires confirmées.
Les lieux des attaques et des ripostes
Les frappes américano-israéliennes se concentrent sur l’Iran central et méridional. À Téhéran, des explosions ont retenti au cœur de la capitale, touchant le quartier général des Gardiens de la révolution et des bâtiments gouvernementaux. À Ispahan, des installations nucléaires et des bases aériennes ont été visées, avec des feux secondaires persistants. Natanz, site d’enrichissement d’uranium souterrain, a subi des dommages importants, selon des communiqués du Pentagone. D’autres cibles incluent Shiraz (bases aériennes), Karaj (sièges du renseignement), Kermanshah (dépôts de missiles) et des sites navals dans le détroit d’Ormuz. Israël a mobilisé plus de 200 avions pour ces raids, qualifiés par le Premier ministre Benjamin Netanyahu de « la plus grande opération aérienne de notre histoire », avec des strikes sur 500 objectifs, dont des systèmes de défense antiaérienne.
En riposte, l’Iran a lancé des salves depuis son territoire, visant Israël (Tel-Aviv, Eilat, bases aériennes de Tel Nof et Nevatim) et des installations américaines dans la région. En Irak, Erbil et des bases au nord ont été touchées ; en Jordanie, des sites militaires ; au Koweït, une zone avec quatre missiles et 12 drones, causant des dommages étendus ; à Bahreïn, la base de la Cinquième Flotte ; au Qatar, la base d’Al Udeid ; aux Émirats arabes unis, Jebel Ali et Abu Dhabi (dont un entrepôt naval) ; en Arabie saoudite, des actifs pétroliers ; et en Oman, des cibles non précisées. Des drones et missiles ont également visé des navires dans l’océan Indien, incluant un navire de soutien américain transportant du carburant. Une vidéo de l’IRGC montre des strikes sur un navire lié aux États-Unis près de Jebel Ali.
Les développements militaires en Israël
En Israël, les forces de défense ont intercepté la majorité des missiles iraniens, mais des impacts ont été rapportés près de Jérusalem, causant neuf morts et 121 blessés dans des frappes sur Beit Shemesh et d’autres zones. Les bases aériennes de Tel Nof et Nevatim ont subi des dommages mineurs. Le Premier ministre Netanyahu a déclaré ce dimanche que les frappes sur l’Iran « s’intensifieront encore dans les jours à venir », affirmant que les forces israéliennes visent désormais le « cœur de Téhéran ». Israël a mobilisé 150 appareils supplémentaires pour les raids de ce jour, frappant des complexes nucléaires à Isfahan et des installations balistiques mobiles. Des célébrations ont eu lieu dans plusieurs villes israéliennes suite à la confirmation de la mort de Khamenei.
Les implications immédiates dans le Golfe
Dans le Golfe, les ripostes iraniennes ont provoqué des fermetures partielles d’espaces aériens en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Qatar, à Bahreïn et au Koweït. Des explosions ont été signalées à Doha, avec des dommages mineurs à une installation gazière, et à Abu Dhabi, où un entrepôt naval a été touché. L’Iran a menacé de fermer le détroit d’Ormuz, par où transite 20 % du pétrole mondial. Un tanker sous pavillon panaméen a été attaqué dans le détroit, blessant quatre marins. Les États du Golfe, dont Bahreïn, ont affirmé leur droit à répondre avec leurs alliés, tandis que l’Opep a convenu d’augmenter la production de 206 000 barils par jour à partir d’avril pour stabiliser les marchés.
Les réactions régionales et internationales
Le président iranien Masoud Pezeshkian, dans une allocution vidéo, a qualifié les frappes américano-israéliennes d’« ouverture de guerre contre les musulmans » et affirmé que l’Iran « continuera à frapper fort ». En Syrie, Bachar al-Assad a salué Khamenei comme un martyr. Au Liban, le Hezbollah, par Naim Kassem, a promis de poursuivre la résistance. Les Houthis au Yémen ont lancé des missiles vers Israël. La Russie a condamné la mort de Khamenei comme un « meurtre cynique », avec Vladimir Poutine offrant ses condoléances. La Chine exprime une « profonde préoccupation ». L’ONU, via António Guterres, a convoqué une session d’urgence, qualifiant les événements de « menace grave pour la paix internationale ».
Les perturbations économiques et sécuritaires persistantes
Les marchés mondiaux enregistrent une volatilité accrue, avec le pétrole en hausse et des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement. Des milliers de vols sont déroutés, affectant les aéroports de Dubaï et Doha. En Europe, des alertes sécuritaires sont émises pour les ambassades au Moyen-Orient. Au Liban, des manifestations pro-iraniennes ont lieu à Beyrouth. En Iran, un couvre-feu est imposé dans plusieurs villes, avec des rapports de manifestations internes. Les forces américaines restent en alerte maximale, avec des renforts à Erbil. Israël a porté ses troupes actives à 500 000 hommes.



