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Pour la nomination d’un coordinateur général pour gérer la crise du coronavirus

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Nommer un coordinateur général doté de larges pouvoirs administratifs pour gérer la crise du Coronavirus et communiquant quotidiennement avec les médias et donc la population. Il s’agit-là de la proposition de Dr. Fouad Abou Nader, médecin et président de la fondation Nawraj, sur son compte Twitter[1].

C’est ce qu’a fait le président américain, Donald Trump, en nommant Dr. Deborah Brix comme « coronavirus (COVID-19) response coordinator for the White House Coronavirus Task Force », c’est-à-dire coordinatrice pour apporter une riposte au coronavirus (COVID-19) au groupe de lutte contre le coronavirus à la Maison Blanche.

Même la République démocratique du Congo (RDC) a nommé un coordinateur. Le Dr. Aruna Abedi qui avait été le coordinateur du plan de riposte contre Ebola a en effet été nommé comme coordinateur du plan de riposte contre le Covid-19. 

Alors pourquoi pas le Liban ?

L’idée ? Éviter des failles dans le dispositif de guerre, pour reprendre l’expression utilisée par le président français, Emmanuel Macron, dans sa dernière allocution à ses concitoyens.

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Ces également le moyen d’éviter les guéguerres entre ministères et entre services comme on le voit malheureusement trop souvent entre l’armée et les Forces de sécurité intérieure (FSI) et entre la sûreté générale, le second bureau de l’armée et celui des FSI. 

Avec le coronavirus, le Liban fait désormais face à trois crises avec la crise politique et la crise financière. Les conséquences sociales de ces trois crises sont douloureuses pour le pays et sa population. 

Ce gouvernement qui se veut technocrate pour répondre aux revendications des manifestants s’est donné 100 jours, soit jusqu’au 11 mai 2020, pour présenter un plan et des mesures visant à sortir de la crise financière. 

Alors qu’il s’y attèle et pour cela a fait appel à l’assistance technique du FMI et aux conseils de la banque Lazard et autres, il doit désormais faire face à la pandémie de coronavirus qui est en train de tout emporter sur son passage : la vie de milliers d’hommes et de femmes partout dans le monde, les emplois des gens, les marchés financiers et la croissance économique des pays. 

Il est donc urgent que le gouvernement libanais nomme un médecin capable de mener cette guerre en accordant tous les efforts pour contenir la pandémie et la vaincre. 


[1] https://twitter.com/fabounader/status/1240037245618397187?s=20

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Michel Fayad
Michel Fayadhttp://www.michelfayad.com/
Michel Fayad est un professionnel de l’énergie et de la finance, formateur en géopolitique à l’IFP Training (IFP Énergies nouvelles) et ancien conseiller du ministre libanais de l’Économie et du Commerce. Diplômé entre autres de New York University (NYU) Stern, de la London School of Economics and Political Science (LSE), de HEC Paris et de l’Université Paris Saclay, il a étudié notamment la science politique, la diplomatie, la géopolitique, le droit, l’économie, le management, la finance et la gestion. Son mémoire de Master, consacré à la menace fondamentaliste sunnite au Liban, a été salué par de grands universitaires comme les professeurs Lina Murr Nehmé et Joseph Maïla, ex-directeur de la Prospective et du Pôle Religion au ministère français des Affaires étrangères. Il a conçu, structuré, financé et dirigé des projets dans l’énergie, les ressources naturelles et les infrastructures pour Bluegreen (groupe Bucherer), Bolloré Transport & Logistics et d’autres, en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Europe. Il a également exercé des activités de conseil pour Axa, EDF, Manutan et d’autres. Il a enfin siégé aux conseils d’administration de sociétés énergétiques et minières cotées à la Bourse de Londres (AIM) et sur Euronext Growth Oslo. Doctorant à l’Université Grenoble Alpes et à Sciences Po Grenoble, au sein du Centre d’Études et de Recherche sur la Diplomatie, l’Administration Publique et le Politique (CERDAP²), il consacre sa thèse en science politique à la perte de souveraineté du Liban entre 1984 et 1986, à la suite de l’assassinat de Bachir Gemayel et du sabotage de l’accord avec Israël. Expert reconnu des questions géopolitiques (Moyen-Orient, Afrique du Nord et Subsaharienne, ex-URSS et ex-Yougoslavie), il intervient régulièrement dans les médias en France (France 2, M6, BFM TV, CNEWS, LCI, France Info TV, France 24, TV5 Monde, Europe 1, RTL, Radio Classique, Sud Radio, Le Figaro, Libération, Marianne, le JDD, Valeurs Actuelles, Atlantico, etc.) et au Moyen-Orient (Asharq Bloomberg, An-Nahar, El-Nashra, L’Orient-Le Jour, Libnanews, etc.) ainsi qu’au sein d’institutions parlementaires et universitaires et auprès de grandes entreprises. Considéré par feu le professeur Antoine Sfeir comme son poulain, ses analyses sont notamment saluées par le professeur Jacques Soppelsa, le diplomate Naji Abi Assi (représentant de la Ligue arabe à Paris), le général François Chauvancy, ainsi que par la professeure Fadia Kiwan, fondatrice de l’Institut de science politique de l’Université Saint-Joseph (Sciences Po Beyrouth). Cours et interventions marquantes : Conférence « Risque de guerre civile au Liban », ESJ Lille et Sciences Po Lille Intervention au Sénat français sur la crise financière et judiciaire du Liban Cours à l’IFP Training : Géopolitique des métaux stratégiques et des terres rares ; Géopolitique des hydrocarbures

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