mardi, février 3, 2026

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Revue de presse: Entre pression sécuritaire et bras de fer politique

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Séquence présidentielle à Madrid: sécurité, conférence de Paris et horizon 2027

Le déplacement du président Joseph Aoun en Espagne a occupé le centre de la scène institutionnelle. Annahar du 3 février 2026 rapporte que, à Madrid, Joseph Aoun a demandé une participation espagnole à la conférence de Paris du 5 mars, consacrée au soutien de l’armée libanaise et des forces de sécurité intérieure. Annahar du 3 février 2026 ajoute que le président a insisté sur la nécessité d’équipements et de moyens supplémentaires, pour permettre à l’armée de couvrir l’ensemble de ses missions.

Dans le même passage, Annahar du 3 février 2026 attribue à Joseph Aoun un bilan sécuritaire destiné à convaincre ses interlocuteurs. Le président y met en avant l’action de l’armée au sud du Litani, l’évacuation de zones où elle s’est déployée de ce que le journal appelle des manifestations armées, et l’affirmation de l’autorité de l’État. Il insiste aussi sur des missions menées ailleurs, comme la protection des frontières terrestres, la lutte contre la contrebande et le trafic de drogue, ainsi que la prévention de l’immigration illégale.

La séquence madrilène se prolonge sur un horizon sensible, celui de 2027. Annahar du 3 février 2026 indique que la discussion a inclus l’hypothèse d’un maintien d’unités espagnoles au sud du Liban après la fin annoncée de la mission de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, avec des échanges évoqués avec l’Italie et l’Autriche. Al Araby Al Jadid du 3 février 2026 rapporte, dans le même esprit, que Pedro Sanchez a dit que cette option resterait à l’étude, en coordination avec des partenaires européens, et confirme une participation espagnole au niveau ministériel à la conférence de Paris du 5 mars.

La place de l’Espagne au sein de la force internationale est rappelée par Al Joumhouria du 3 février 2026, qui cite une présentation de la contribution espagnole comme majeure dans les opérations de maintien de la paix menées par Madrid. Le même ensemble de comptes rendus décrit la volonté espagnole de poursuivre un appui à la stabilité du Liban dans la période qui suivrait l’échéance de la mission.

La dimension européenne est présentée comme un levier sur Israël. Al Binaa du 3 février 2026 indique que Joseph Aoun a exprimé l’espoir que l’Espagne travaille avec l’Union européenne pour faire pression sur Israël, afin de mettre fin aux attaques contre le Liban et de garantir l’application de la cessation des hostilités et de la résolution 1701. Al Sharq du 3 février 2026 résume l’ambiance en expliquant que les priorités internes se répartissent entre Madrid, Washington et le sud, avec un fil conducteur, la situation militaire au Liban et la relation avec Israël.

Budget 2026 et calendrier électoral: fractures et stratégies de positionnement

Sur le plan intérieur, la loi de finances 2026 a servi de révélateur politique. Ad Diyar du 3 février 2026 explique que la séance budgétaire a mis en évidence une dégradation de la relation entre les Forces libanaises et le premier ministre Nawaf Salam. Le journal insiste sur la dissonance entre l’adoption du projet en Conseil des ministres, avec la participation des ministres des Forces libanaises, et le vote négatif de députés du même parti au Parlement. Dans ce récit, le budget devient un marqueur politique, car il met en scène une tension entre participation au pouvoir et posture de contrôle, au moment où l’exécutif cherche à stabiliser sa ligne et à afficher une cohérence.

Le débat budgétaire a aussi remis en avant la question des élections législatives. Annahar du 3 février 2026 signale que plusieurs députés ont exprimé des doutes sur la possibilité d’organiser le scrutin, et que certains ont évoqué une proposition de loi visant un report d’un à deux ans. Dans la même édition, Annahar développe l’idée que la forme du scrutin ne suffit pas si la liberté de campagne et l’égalité des chances sont fragilisées par des pressions difficiles à documenter. Le journal décrit, dans cette logique, des contraintes politiques ou judiciaires qui ne prennent pas forcément la forme d’irrégularités électorales classiques, mais qui peuvent peser sur la compétition et sur la perception de la légitimité.

Ad Diyar du 3 février 2026 apporte un éclairage complémentaire à travers les propos de la députée Najat Saliba. Elle affirme que le gouvernement dit vouloir respecter les délais et le cadre légal, et souligne que la convocation des électeurs est présentée comme un signe d’engagement aux échéances. Elle mentionne néanmoins des incertitudes techniques, notamment sur le vote des expatriés et sur l’organisation pratique du scrutin. Dans ce cadre, elle situe le débat à la fois sur un terrain juridique, celui des délais constitutionnels, et sur un terrain opérationnel, celui des conditions de mise en œuvre.

Ad Diyar du 3 février 2026 souligne aussi que, si un report devait intervenir, la décision relèverait du Parlement, ce qui laisse ouverte la piste d’un report limité, présenté comme technique. Le quotidien indique que plusieurs forces politiques affichent publiquement leur préparation au scrutin et leur refus d’un prolongement long, tout en laissant la porte ouverte à un ajustement court si les conditions opérationnelles l’imposent.

Front sud: frappes, avertissements et pression sur le tissu civil

Le dossier sécuritaire demeure la toile de fond la plus lourde. Annahar du 3 février 2026 relève une intensification des pressions sur le Liban au moment où le commandant de l’armée libanaise se rend à Washington, en évoquant des frappes israéliennes quotidiennes et un durcissement des messages diplomatiques associés à cette visite. Dans ce cadre, le journal estime que le sud reste l’axe principal des contacts, parce qu’il concentre le risque d’escalade et les attentes liées aux arrangements de sécurité.

Ad Diyar du 3 février 2026 propose un cadrage chiffré des frappes récentes et décrit une évolution vers des attaques touchant plus souvent des villages habités, ce que le quotidien présente comme le signe d’une phase de pression plus large. Le journal avance que cette dynamique vise aussi à pousser au déplacement et à accroître la pression sur l’environnement social du Hezbollah, afin d’obtenir des décisions plus rapides sur le contrôle des armes et sur la marge d’action de l’armée.

Al Quds Al Arabi du 3 février 2026 rapporte des frappes après des avertissements à l’évacuation et mentionne des dommages sur des bâtiments d’habitation. Le journal indique aussi que la force internationale a été informée par l’armée israélienne d’une activité annoncée près de la ligne bleue, élément qui souligne le climat de notifications opérationnelles et de tension. Il relaie enfin des positions internes qui opposent un renforcement du contrôle de l’État à un risque de reprise plus large des opérations militaires.

La pression se lit dans les effets sur la vie civile. Al Akhbar du 3 février 2026 décrit des familles toujours déplacées et insiste sur la difficulté de rétablir une vie normale dans des localités frontalières, ce qui rend le retour durable incertain. Le même numéro évoque la menace sur une structure de soins, ce qui renforce le sentiment d’un espace civil exposé et fragilise les tentatives de stabilisation locale.

Au cœur de cette séquence, la notion de mécanisme revient comme un indicateur des contraintes à venir. Al Joumhouria du 3 février 2026 explique qu’un mécanisme de suivi a été relancé sur trois mois, mais que la logique de coordination envisagée par Beyrouth aurait été remplacée par une logique d’exécution, susceptible de placer l’État et ses forces internes devant des obligations plus strictes. Ad Diyar du 3 février 2026 ajoute que les attentes américaines porteraient sur un renforcement du soutien logistique, tout en relayant des mises en garde contre l’idée d’imposer des délais rigides sur la question du contrôle des armes, afin d’éviter une situation difficile à maîtriser.

Reconstruction et dépendance au financement externe: entre annonces et urgences sociales

Al Binaa du 3 février 2026 décrit un échange entre une délégation de la Banque mondiale et Nawaf Salam, centré sur des financements, des projets de reconstruction et des prêts, et mentionne 350 millions de dollars présentés comme un appui à la relance. Le quotidien évoque, autour de cette discussion, des plateformes de garanties et des promesses d’investissements privés, présentées comme un complément au financement public et à l’aide internationale.

Dans le même numéro, Al Binaa du 3 février 2026 rapporte la mobilisation d’enseignants contractuels, qui demandent le rétablissement des salaires à leur niveau d’avant 2019 et une fin des politiques d’exclusion dans l’enseignement officiel. Cette séquence met en relief une tension entre une reconstruction pensée par projets et une crise sociale qui touche les services essentiels, y compris l’école publique.

Al Joumhouria du 3 février 2026 inscrit ces dossiers dans un cadre régional instable, en citant un responsable occidental qui décrit une région prise entre la guerre et la non-guerre, avec un facteur temps qui pousse vers un choix entre négociation et confrontation.

Washington et Téhéran: reprise de la négociation et incertitudes sur le périmètre

Al Akhbar du 3 février 2026 met en avant une reprise de la voie de négociation entre les États-Unis et l’Iran, et évoque des inquiétudes israéliennes liées à la possibilité que les discussions se limitent au nucléaire, avec la question de l’uranium enrichi à 60 % comme point sensible.

Al Binaa du 3 février 2026 converge sur l’idée d’un glissement de ton, en rapportant que la priorité américaine affichée serait d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, avec une préparation militaire présentée comme une option si la négociation échoue. Le même journal décrit un resserrement du périmètre, avec une focalisation sur le nucléaire, et rapporte l’hypothèse d’une rencontre à Istanbul entre l’émissaire américain Steve Witkoff et le ministre iranien Abbas Araghchi, dans un cadre où d’autres acteurs régionaux sont évoqués.

Al Sharq du 3 février 2026 évoque des signaux contradictoires, avec la diffusion puis le retrait d’une information sur l’option de discussions, ce qui nourrit l’incertitude dans les capitales concernées.

Politique locale: Budget 2026, élections de mai et crispations municipales

Budget 2026: un vote qui recompose les rapports de force

La séance consacrée au budget 2026 a mis en lumière une tension politique au sein de la majorité gouvernementale. Ad Diyar du 3 février 2026 décrit une relation devenue plus instable entre les Forces libanaises et le premier ministre Nawaf Salam. Le journal insiste sur un décalage entre la participation ministérielle au Conseil des ministres et l’attitude des députés au Parlement. Cette divergence est présentée comme une rupture de méthode. Elle rend plus difficile la lecture d’une ligne commune. Elle complique aussi la gestion des prochaines étapes législatives.

Dans le même esprit, Annahar du 3 février 2026 estime que la séance a isolé le gouvernement. Le journal rapporte que le ministre des finances s’est retrouvé presque seul à défendre le texte, tandis que le “duo” Amal et Hezbollah apparaît comme un soutien décisif pour sauver le vote. Le quotidien souligne aussi que cette séquence laisse l’exécutif dans une position plus fragile qu’avant. L’idée centrale est politique. Une fois le budget adopté, la coalition de circonstance change la perception du pouvoir. Elle pèse sur les équilibres avant les élections.

Annahar du 3 février 2026 ajoute un autre élément. Il mentionne des votes hostiles au budget qui relèveraient aussi de calculs internes à certains partis, et de rivalités entre responsables. Le journal évoque un climat déjà marqué par la compétition électorale. Cette compétition traverse les formations et les alliances. Elle transforme chaque vote en signal adressé aux bases.

Ad Diyar du 3 février 2026 renforce ce diagnostic par un angle plus global. Le budget est décrit comme un test de cohésion. Il révèle une “guerre froide” politique. Elle oppose des partenaires théoriques, mais concurrents sur le terrain. Dans ce cadre, Nawaf Salam doit composer avec une double contrainte. Il doit préserver une majorité de travail. En même temps, il doit éviter d’apparaître dépendant d’un seul camp.

Élections législatives: préparation administrative et doutes persistants

La préparation du scrutin de mai 2026 occupe une place croissante dans l’actualité intérieure. Al Sharq du 3 février 2026 rapporte un entretien du ministre de l’intérieur et des municipalités, Ahmad Hajjar, avec la coordinatrice spéciale des Nations unies au Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, et la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement, Blerta Aliko. Le journal précise que la discussion a porté sur l’état général du pays et sur les préparatifs administratifs et logistiques en cours au ministère. Il est aussi question d’un soutien destiné au ministère et aux forces de sécurité intérieure.

Ad Diyar du 3 février 2026 relate une séquence similaire. Le quotidien insiste sur l’aspect pratique des préparatifs. Il cite la coopération entre le ministère et les Nations unies. Dans les deux récits, l’enjeu est clair. L’administration cherche à montrer qu’elle avance. Elle veut convaincre que le calendrier est tenable. Elle veut aussi limiter l’idée d’un report.

Pourtant, la question du report continue de circuler. Annahar du 3 février 2026 rapporte que plusieurs députés ont exprimé des doutes pendant la discussion du budget. Certains ont évoqué une proposition de loi pour repousser les élections d’un à deux ans. Le journal souligne que la discussion ne porte pas seulement sur la date. Elle porte aussi sur les conditions politiques et sécuritaires. Le mot qui revient est celui d’un “climat” qui pèse sur la liberté de campagne.

Ad Diyar du 3 février 2026 développe un angle plus technique. Le quotidien rappelle que la convocation des électeurs et les démarches successives peuvent donner l’impression d’un processus normal. Toutefois, il met en avant une idée simple. L’organisation formelle n’efface pas les obstacles sur le terrain. Le journal oppose l’apparence d’un calendrier maîtrisé à une réalité plus incertaine.

Al Joumhouria du 3 février 2026 insiste sur un autre volet. Le quotidien détaille le calendrier des opérations, avec plusieurs étapes et des dates distinctes selon les catégories d’électeurs. Il évoque aussi un débat juridique sur la loi électorale en vigueur. Selon le journal, certains estiment que des “failles” pourraient ouvrir la voie à un recours devant le Conseil constitutionnel, si aucune correction n’est apportée. Dans le même passage, une source parlementaire citée par Al Joumhouria du 3 février 2026 considère qu’il n’y a pas de nécessité immédiate de convoquer une séance législative, puisque la procédure de convocation des électeurs est déjà enclenchée.

Ce débat nourrit une tension politique plus large. D’un côté, l’exécutif veut sécuriser la tenue du scrutin. De l’autre, des élus parlent d’une impossibilité pratique. Annahar du 3 février 2026 pose la question en termes de légitimité. Le journal oppose le respect du “formalisme” à la préservation de la “substance” de la souveraineté populaire, si les conditions sont jugées dégradées.

Gouvernement et blocages: entre initiative revendiquée et critiques internes

La capacité du gouvernement à gouverner reste un sujet de controverse. Al Liwaa du 2 février 2026 présente un récit de “passage” d’une posture défensive à une posture d’initiative. Le journal décrit un exécutif qui tente de casser un cycle de blocage prolongé. Il évoque aussi des tentatives d’entrave. Elles viendraient d’opposants, mais aussi d’acteurs présents dans le gouvernement. Cette lecture met l’accent sur une réalité connue de la vie politique libanaise. Les coalitions peuvent porter des contradictions internes. Elles freinent parfois la mise en œuvre.

À l’inverse, Al Sharq du 3 février 2026 relaie une critique plus directe, portée par une lettre ouverte attribuée à un investisseur. Le texte évoque un départ présenté comme un “devoir” moral, et décrit un pays qui échoue faute d’État, de reddition des comptes et de volonté de réforme. L’article insiste sur la confiance comme condition du retour des investissements. Même si ce point de vue est partisan, il fait écho à un débat politique constant. Il renvoie à la question de la crédibilité de l’État.

Dans cette séquence, le budget 2026 apparaît comme un révélateur. Il met en scène un gouvernement qui doit produire des décisions. Il doit aussi gérer les récits concurrents. Certains le décrivent comme entravé. D’autres le décrivent comme responsable d’un manque de réforme. La même séance parlementaire devient alors un écran sur lequel chaque camp projette sa stratégie.

Ordre public et quotidien: la campagne contre les infractions de circulation

Le ministre de l’intérieur et des municipalités, Ahmad Hajjar, a aussi été au centre d’une séquence liée à l’ordre public. Annahar du 3 février 2026 rapporte le lancement d’une campagne nationale contre les infractions commises par des motos et des triporteurs motorisés, souvent non immatriculés et conduits sans permis. Le journal précise que la décision s’appuie sur une étude présentée au ministre. Elle conclut que ces engins seraient impliqués dans une part importante des accidents.

Annahar du 3 février 2026 souligne ensuite la controverse immédiate. Sur les réseaux sociaux, des conducteurs dénoncent une campagne jugée injuste. Ils pointent une difficulté persistante d’accès aux démarches administratives, notamment l’immatriculation et l’obtention du permis. Le journal évoque aussi des critiques visant ce qu’il appelle la “courtage” autour des services publics concernés, décrit comme visible et répandu.

La contestation ne s’est pas limitée au débat en ligne. Annahar du 3 février 2026 rapporte des mouvements sur le terrain au nord. Le journal cite un rassemblement de plusieurs centaines de conducteurs de triporteurs motorisés, de motos et de minibus, après la mise en fourrière de plus de soixante-dix minibus près du Casino du Liban, à Jounieh. Les conducteurs concernés seraient originaires du nord et travaillent sur l’axe Beyrouth, Tripoli et Akkar.

Cette séquence éclaire une réalité politique locale. Les décisions sécuritaires se heurtent vite à des logiques sociales. Elles touchent des revenus quotidiens. Elles renvoient aussi au dysfonctionnement des services publics. Ainsi, la politique locale ne se limite pas au Parlement. Elle se joue aussi dans l’administration, dans la rue, et dans la relation entre l’État et les usagers.

Municipalité de Beyrouth: le stade municipal, les marchés publics et les tensions internes

Les affaires municipales à Beyrouth ont pris une dimension politique à travers le dossier du stade municipal. Al Akhbar du 3 février 2026 rapporte qu’une idée de réhabilitation, liée à un contrat de gré à gré entre la municipalité et un club sportif, a été contestée par l’Autorité des marchés publics. Le journal indique que l’accord envisagé prévoyait la réhabilitation en échange d’une exploitation sur neuf ans. Selon Al Akhbar du 3 février 2026, la municipalité a reculé sous l’effet de rivalités politiques, après une proposition portée par le député Nabil Badr.

Al Akhbar du 3 février 2026 ajoute que la municipalité n’a pas, ensuite, ouvert un appel d’offres légal pour attirer une offre comparable. Le journal note aussi l’absence d’alternative concrète, ce qui maintiendrait le stade dans une situation de blocage. Le quotidien rappelle la valeur symbolique du lieu, construit dans les années 1930, et réhabilité à une période ultérieure, après des destructions liées à la guerre.

Le même dossier se prolonge avec une autre piste, celle d’une subvention sportive. Al Akhbar du 3 février 2026 explique qu’une subvention obtenue via des réseaux sportifs pour engazonner et réhabiliter des terrains au Liban a été discutée au conseil municipal. Le journal rapporte des objections internes, dont celles attribuées au maire de Beyrouth, Ibrahim Zidan, qui évoque la nécessité de vérifier la subvention et des détails techniques. Dans le récit du quotidien, l’accumulation de procédures et de réserves finit par ressembler à une stratégie de blocage, alors même que l’équipement reste fermé et sous-utilisé.

Dans un autre registre, Al Akhbar du 3 février 2026 évoque des débats au sein de la municipalité de Beyrouth sur des propos à caractère confessionnel. Le journal mentionne une fuite d’un procès-verbal et des appels à adopter une position ferme contre ces discours. Cette mention renvoie à une question politique plus profonde. La municipalité n’est pas seulement un espace de services. Elle est aussi un espace de représentation. Les tensions confessionnelles y resurgissent, même dans des dossiers techniques.

Un fil conducteur: crédibilité de l’État et compétition électorale

Ces séquences, du budget aux élections, révèlent un même problème. La crédibilité de l’État est discutée à chaque étape. Elle est testée dans le vote du budget. Elle est testée dans la préparation du scrutin. Elle est testée dans l’application d’une campagne de sécurité routière. Elle est testée, enfin, dans la capacité des municipalités à décider et à contracter selon des règles claires.

Al Liwaa du 2 février 2026 insiste sur la possibilité d’une dynamique gouvernementale, malgré des obstacles. Annahar du 3 février 2026 décrit, au contraire, une scène où chaque décision est immédiatement aspirée par la logique électorale. Al Joumhouria du 3 février 2026 replace le débat dans une mécanique institutionnelle, en détaillant les étapes du scrutin et les risques juridiques. Al Akhbar du 3 février 2026 montre, à l’échelle municipale, comment les rivalités et les procédures peuvent paralyser un projet, même quand il concerne un équipement public emblématique.

Citation et discours des personnalités politiques: Paroles de fermeté, d’alerte et de négociation

Joseph Aoun en Espagne: souveraineté, sécurité et attente d’un appui européen

Les déclarations du président Joseph Aoun à Madrid ont été rapportées comme un effort de cadrage politique. Annahar du 3 février 2026 indique que Joseph Aoun a insisté sur la nécessité d’un soutien direct à l’armée libanaise et aux forces de sécurité intérieure, en demandant une participation espagnole à la conférence de Paris du 5 mars dédiée à ce dossier. Le même journal résume un message centré sur le renforcement des capacités, présenté comme une condition pour que l’État tienne ses engagements de sécurité sur l’ensemble du territoire.

Ad Diyar du 3 février 2026 rapporte que Joseph Aoun a affirmé, lors de ses échanges avec le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, l’importance politique de cette conférence. Le quotidien présente aussi un volet économique dans le discours présidentiel, avec un appel à réduire le déséquilibre commercial et à faciliter l’entrée de produits libanais sur le marché espagnol. Cette articulation entre sécurité et économie s’inscrit dans une logique simple. Le président tente de lier l’aide militaire et la relance commerciale, afin de consolider une image de normalisation institutionnelle.

Al Sharq du 3 février 2026 cite Joseph Aoun au palais royal espagnol, où il met en avant la profondeur des relations historiques et le soutien continu de l’Espagne au Liban. Le journal insiste sur une rhétorique de proximité, destinée à obtenir un engagement durable après 2027, date évoquée pour l’achèvement du retrait de la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Dans ce récit, la parole présidentielle vise à fixer une attente, celle d’une continuité internationale au sud, au-delà des dispositifs actuels.

Nabil Berri et Nawaf Salam: prudence institutionnelle sur fond d’escalade au sud

La parole institutionnelle s’est aussi exprimée à Beyrouth. Ad Diyar du 3 février 2026 rapporte une rencontre entre le président du Parlement Nabil Berri et le premier ministre Nawaf Salam, consacrée à l’évolution de la situation générale, et aux développements politiques et de terrain, à la lumière de la poursuite des attaques israéliennes. Al Sharq du 3 février 2026 évoque la même réunion, dans une séquence où le gouvernement et le Parlement cherchent à afficher une coordination minimale, au moment où la pression sécuritaire monte.

Al Joumhouria du 3 février 2026 ajoute un cadre de lecture plus large, en citant un responsable occidental qui décrit une région oscillant entre guerre et non-guerre, avec un facteur temps qui pousse les acteurs vers une décision. Ce passage se présente comme une forme de discours indirect. Il exprime une inquiétude stratégique. Il renvoie aussi à la contrainte sur le Liban, pris entre l’urgence sécuritaire et les limites de l’action interne.

Dans ce contexte, Ad Diyar du 3 février 2026 rapporte une position attribuée aux milieux de Aïn el-Tineh, selon laquelle Nabil Berri serait attaché à la tenue des élections législatives dans les délais. Le quotidien explique que cette fermeté est liée à une lecture d’intérêt politique et à l’idée que la cohésion sociale du camp concerné est renforcée par les pressions internes et les attaques au sud. La formulation reste politique, mais elle éclaire un point. Le calendrier électoral devient un argument de stabilité, et non seulement un enjeu institutionnel.

Ali Fayyad: ligne dure sur le cessez-le-feu et appel à une position sans recul

Les discours parlementaires liés au front sud ont pris une tonalité plus tranchée. Ad Diyar du 3 février 2026 attribue au député Ali Fayyad une déclaration appelant l’État à dire une parole “sans retour”. Selon le quotidien, il affirme que le Liban a respecté ce qui lui était demandé, et que la partie adverse doit respecter ce qui lui incombe dans le cadre du cessez-le-feu, en soulignant que rien n’aurait été appliqué à ce stade.

Le même passage présente cette déclaration comme une injonction politique. Elle vise à empêcher ce que l’orateur décrit comme un recul de l’autorité. La logique est celle d’une ligne de défense. Elle demande une position officielle cohérente, afin de soutenir une revendication de droits, notamment face à la poursuite des attaques et des avertissements au sud.

Ce type de discours s’inscrit aussi dans un jeu de responsabilités. D’un côté, il met la pression sur l’exécutif, sommé de tenir un cap. De l’autre, il construit une narration, celle d’un Liban “en règle” face à une partie “en infraction”. À travers cette rhétorique, l’enjeu est de transformer un débat sécuritaire en débat de légitimité politique.

Hezbollah et Amal: cérémonie, symboles et référence à Naim Kassem

Les discours passent aussi par des cérémonies, et par la symbolique de la mobilisation. Al Binaa du 3 février 2026 relate des funérailles organisées par les directions du Hezbollah et du mouvement Amal, avec une présence de responsables politiques, diplomatiques, sociaux et municipaux, décrite comme large. Le journal mentionne une prière conduite par le responsable Ali Daamoush, ce qui souligne le rôle de l’encadrement religieux dans la mise en scène publique.

Ad Diyar du 3 février 2026 rapporte, dans une formule de condoléances, une référence explicite au secrétaire général du Hezbollah Naim Kassem. Cette mention, insérée dans un discours de deuil, fonctionne comme un rappel d’ordre interne. Elle fixe une hiérarchie. Elle réaffirme aussi une continuité de leadership, dans un moment où la pression extérieure se combine à une compétition politique intérieure.

Tarik Mitri: parole gouvernementale sur la coopération avec la Syrie et la question carcérale

La parole de l’exécutif se lit également dans les sujets techniques. Al Liwaa du 2 février 2026 rapporte une déclaration du vice-premier ministre Tarik Mitri, selon laquelle le Liban et la Syrie s’apprêteraient à signer un accord sur le transfert d’environ trois cents détenus syriens présents dans les prisons libanaises. Le journal précise que l’accord viserait des détenus ayant purgé dix ans ou plus, et qu’ils seraient remis aux autorités syriennes pour exécuter le reste de leur peine.

Toujours selon Al Liwaa du 2 février 2026, Tarik Mitri présente cette démarche comme une étape importante pour résoudre un dossier bilatéral, et comme une opportunité de construire des relations “saines” fondées sur le respect mutuel et l’intérêt supérieur des deux États. Dans ce registre, le discours est institutionnel. Il cherche à transformer un sujet polémique en mesure de gestion, en mettant l’accent sur la décharge d’un système carcéral sous tension.

Cette parole ne se réduit pas au pénitentiaire. Elle renvoie à une question de politique locale. La relation avec Damas demeure sensible. Elle est aussi traversée par des enjeux sécuritaires, migratoires et judiciaires. En choisissant un cadrage de “solution”, Tarik Mitri tente de rendre l’initiative défendable sur le terrain administratif, plutôt que de la laisser dériver vers une confrontation politique.

Nawaf Salam face aux revendications sociales: discours d’écoute et attente d’arbitrage budgétaire

Les prises de parole liées au social ont été rapportées comme un autre front. Al Sharq du 3 février 2026 cite la présidente de la Ligue des enseignants contractuels de l’enseignement public, Nesrine Shahine, à la sortie d’une rencontre avec Nawaf Salam. Elle dit avoir “transmis la voix” des contractuels, en demandant une amélioration des salaires par un retour au niveau d’avant 2019, sur la base d’un projet de loi évoquant une hausse de 50 %.

Selon Al Sharq du 3 février 2026, Nesrine Shahine insiste aussi sur l’inclusion des contractuels dans toute mesure accordée au secteur public, en rappelant qu’ils restent souvent exclus en raison de leur statut. Elle reconnaît que la titularisation serait difficile à court terme, mais plaide pour des corrections réglementaires, notamment sur les compensations de transport jugées injustes.

Dans cette séquence, la parole sociale sert de test politique. Elle fixe une pression sur l’exécutif. Elle rappelle aussi que le budget et les réformes ne sont pas seulement des chiffres. Ils deviennent des décisions qui touchent des milliers de familles. Le discours des représentants, rapporté par la presse, construit une attente. Il demande un arbitrage rapide. Il cherche aussi à éviter une marginalisation durable des contractuels dans la fonction publique.

Abbas Araghchi: discours de disponibilité diplomatique et récit de résistance

La rhétorique régionale a été dominée par la question des échanges entre l’Iran et les États-Unis. Al Sharq du 3 février 2026 rapporte des déclarations du ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi, affirmant que l’Iran est prêt à des négociations diplomatiques, et exprimant l’espoir de résultats rapides. Le journal situe ces propos dans une visite au mausolée de Rouhollah Khomeini, à l’occasion de l’anniversaire de la révolution iranienne, ce qui donne au discours une dimension symbolique.

Dans le même passage, Al Sharq du 3 février 2026 rapporte une formulation où Abbas Araghchi attribue le passage par la diplomatie à l’échec des adversaires à atteindre leurs objectifs par d’autres moyens, en citant notamment la guerre de 2025 et des troubles internes. La logique est double. D’une part, il ouvre une porte à la négociation. D’autre part, il la présente comme une victoire narrative, et non comme une concession.

Al Araby Al Jadid du 3 février 2026 confirme que le thème des discussions a dominé l’actualité, après des menaces du président américain Donald Trump sur l’épuisement du temps diplomatique, et évoque une rencontre possible entre Abbas Araghchi et l’émissaire américain Steve Witkoff, sans certitude finale sur la date et le lieu. Dans cet ensemble, le discours iranien se place sous contrainte. Il doit montrer de la souplesse possible, tout en protégeant une image de fermeté.

Lettre d’investisseur: une parole privée transformée en signal politique

La presse a aussi relayé une parole non gouvernementale, mais adressée au sommet de l’État. Al Sharq du 3 février 2026 publie une lettre ouverte attribuée à l’investisseur Khalaf Al Habtoor et présentée comme un message au président Joseph Aoun. Le texte adopte une tonalité de rupture. Il explique un départ, et affirme que le pays échoue moins par manque d’argent que par absence d’État, d’obligation de rendre des comptes et de volonté de réforme.

Al Sharq du 3 février 2026 insiste, dans ce récit, sur la confiance comme condition du retour des investissements, et sur l’idée que cette confiance ne peut être construite que par la loi. La portée politique de cette lettre est indirecte, mais elle est claire. Elle cherche à peser sur le discours officiel. Elle tente de déplacer l’attention, du seul registre sécuritaire vers un registre de gouvernance et de crédibilité.

Dans un moment où l’exécutif parle de soutien international, ce type de message produit un contraste. Il rappelle que l’aide extérieure n’efface pas la question interne de l’État de droit. Il fixe aussi une exigence, celle de la stabilité réglementaire et judiciaire. Ainsi, une parole privée devient un élément de débat public, parce qu’elle touche au nerf de la crise, la confiance.

Une même scène, plusieurs langages politiques

Pris ensemble, ces discours tracent une cartographie de la parole politique. Joseph Aoun parle en termes d’appui, de sécurité et de coopération économique, dans un cadre européen. Nabil Berri et Nawaf Salam apparaissent dans un langage de coordination institutionnelle face au sud, sans surenchère verbale. Ali Fayyad adopte une ligne de fermeté, et demande une position officielle sans recul.

Tarik Mitri s’exprime sur un dossier de gestion, mais qui renvoie à la souveraineté et aux relations régionales. Les enseignants contractuels portent une parole sociale, qui transforme l’austérité en enjeu politique immédiat. Enfin, Abbas Araghchi associe ouverture diplomatique et récit de résistance, dans un contexte où la négociation est annoncée, mais encore incertaine.

Dans ce paysage, les mots servent autant à gouverner qu’à se positionner. Ils visent à obtenir un soutien, à imposer une lecture des responsabilités, ou à fixer une ligne rouge. Ils traduisent aussi une réalité libanaise permanente. La parole politique ne fonctionne jamais seule. Elle est toujours prise entre sécurité, économie, institutions et compétition électorale.

Diplomatie: Madrid, Nations unies et négociations régionales sous contrainte

Axe Espagne–Liban: soutien politique, sécurité et agenda de Paris

Annahar du 3 février 2026 relate que le président Joseph Aoun a placé la conférence de Paris du 5 mars au cœur de ses échanges à Madrid. Il demande une participation espagnole à ce rendez-vous consacré au soutien de l’armée libanaise et des forces de sécurité intérieure. Le même numéro présente ce message comme une recherche d’engagement concret. Il s’agit d’obtenir des moyens. Il s’agit aussi d’obtenir un signal politique européen.

Al Quds Al Arabi du 3 février 2026 rapporte la même priorité. Le journal cite Joseph Aoun qui souligne l’importance de la présence de Madrid à Paris. Cette insistance donne une lecture diplomatique précise. Le Liban cherche une couverture internationale. Il veut aussi transformer un soutien de principe en mécanismes d’aide plus stables.

Al Binaa du 3 février 2026 met l’accent sur la dimension sécuritaire et sur le langage de la résolution 1701. Joseph Aoun y exprime l’espoir que l’Espagne travaille avec l’Union européenne pour faire pression sur Israël. L’objectif est d’arrêter les attaques et de respecter l’accord annoncé pour la cessation des hostilités. Cette formulation vise deux publics. Elle parle aux Européens, par l’idée de levier collectif. Elle parle aussi à l’opinion libanaise, par l’idée de protection.

Al Quds Al Arabi du 3 février 2026 ajoute un élément central pour la suite. Le journal mentionne une discussion sur la volonté espagnole de maintenir des unités au sud du Liban après l’achèvement du retrait de la Force intérimaire des Nations unies au Liban en 2027. Le quotidien précise que des consultations sont évoquées avec l’Italie et l’Autriche. Ici, la diplomatie se projette dans l’après-mandat. Le Liban tente d’éviter un vide. Il cherche aussi à garder un filet de sécurité.

Al Binaa du 3 février 2026 renforce cette idée. Le journal souligne que la contribution espagnole au sud du Liban est présentée comme la plus importante pour Madrid dans les opérations de maintien de la paix. Dans ce récit, l’Espagne est décrite comme un acteur clé. Par conséquent, son maintien ou son retrait devient un enjeu stratégique.

Annahar du 3 février 2026 fournit enfin une image de diplomatie de terrain. Il mentionne la signature d’un mémorandum de coopération entre le ministre libanais des affaires étrangères Youssef Rajji et son homologue espagnol Jose Manuel Albares, en présence de Joseph Aoun et de Pedro Sanchez. Ce type de document n’est pas toujours détaillé dans la presse. Toutefois, il sert souvent de cadre à des échanges sectoriels. Il peut porter sur la coopération institutionnelle. Il peut aussi porter sur l’appui logistique et sur la formation.

La Force intérimaire des Nations unies au Liban: incident chimique et bataille de communication

La séquence diplomatique n’est pas limitée aux visites officielles. Elle est aussi alimentée par les incidents opérationnels au sud. Annahar du 3 février 2026 publie un communiqué de la Force intérimaire des Nations unies au Liban. La force explique avoir été informée par l’armée israélienne d’une opération aérienne visant à larguer une substance chimique présentée comme non toxique près de la ligne bleue. Le communiqué affirme que ce type d’activité est jugé inacceptable et contraire à la résolution 1701.

Ad Diyar du 3 février 2026 rapporte le même contenu, avec des détails sur l’impact opérationnel. Le communiqué cité indique que l’activité a forcé l’annulation de plus de dix missions. Il ajoute que les casques bleus n’ont pas pu mener des activités normales sur environ un tiers de la ligne bleue pendant plusieurs heures. Cette précision compte dans le langage diplomatique. Elle transforme un incident ponctuel en contrainte durable.

Al Binaa du 3 février 2026 insiste aussi sur l’effet de ce type d’action sur la mission. Le journal rapporte que la force a évoqué des procédures jugées planifiées. Il mentionne une crainte pour la santé des soldats et des civils. Dans la même citation, la force exprime des inquiétudes sur les conséquences possibles pour les terres agricoles. Elle relie ensuite ces risques à la question du retour des civils et à la reprise des moyens de subsistance.

Ad Diyar du 3 février 2026 relève un point sensible. Le communiqué appelle l’armée israélienne à arrêter les survols. Il rappelle que ces vols constituent des violations de la résolution 1701. Cette phrase appartient au registre du rappel à la règle. Elle sert à produire une trace. Elle alimente aussi les échanges au Conseil de sécurité, même si ces échanges ne sont pas détaillés dans les pages du jour.

Le même communiqué, repris par Ad Diyar du 3 février 2026, mentionne l’assistance des casques bleus à l’armée libanaise pour la collecte d’échantillons, afin d’évaluer la toxicité de la substance. Cet élément a une portée diplomatique. Il renforce l’image d’une coordination entre l’armée libanaise et la force internationale. Il montre aussi que la réponse passe par une preuve technique. Elle ne passe pas seulement par une dénonciation politique.

Dans ce contexte, l’argument de Joseph Aoun à Madrid prend une autre dimension. Quand il cherche un prolongement de présence européenne après 2027, il parle aussi d’une mission déjà entravée sur le terrain. La diplomatie libanaise doit donc tenir deux lignes. D’une part, elle veut protéger la mission. D’autre part, elle veut préparer l’après-mandat.

Pression sur Israël: le levier européen et l’équation 1701

Al Quds Al Arabi du 3 février 2026 rapporte que Joseph Aoun a formulé une demande claire. Le Liban espère que l’Espagne agit au sein de l’Union européenne pour pousser Israël à cesser ses attaques. Le journal relie cette demande à l’accord annoncé pour la cessation des hostilités. Il la relie aussi à la mise en œuvre de la résolution 1701.

Al Binaa du 3 février 2026 reprend cette même articulation. Il présente la pression européenne comme un outil possible. Il souligne aussi le rappel de Joseph Aoun aux “accomplissements” de l’armée au sud du Litani, avec la mise en avant d’un retrait de manifestations armées et d’une extension de l’autorité de l’État. Ce passage ne relève pas seulement du discours interne. Il sert aussi à convaincre des partenaires. Il vise à montrer que Beyrouth fait sa part.

Al Quds Al Arabi du 3 février 2026 cite encore une partie de cet argumentaire. Joseph Aoun y souligne le rôle de l’armée dans la protection des frontières et dans la lutte contre la contrebande et les trafics. La logique reste cohérente. Plus l’armée est forte, plus l’État peut présenter une réponse. Ensuite, plus l’État peut réclamer une pression sur Israël sans apparaître impuissant.

Ce schéma sert aussi la conférence de Paris. La demande de soutien militaire est présentée comme un moyen d’exécuter des engagements. Dans ce registre, la diplomatie libanaise tente de transformer une crise sécuritaire en argument de financement et d’équipement.

Diplomatie bilatérale avec la Syrie: le dossier des détenus comme test de normalisation

La relation avec Damas revient par un dossier très concret. Al Liwaa du 2 février 2026 rapporte les déclarations du vice-premier ministre Tarik Mitri. Il annonce qu’un accord doit être signé “cette semaine” entre le Liban et la Syrie. L’accord porte sur la remise d’environ trois cents détenus syriens présents dans les prisons libanaises. Le journal précise que le texte concerne des condamnés qui ont purgé dix ans ou plus.

Al Liwaa du 2 février 2026 rapporte aussi un point essentiel. Les détenus ne seraient pas libérés. Ils seraient transférés pour exécuter le reste de leur peine en Syrie. Cette précision répond à une inquiétude habituelle. Elle vise à prévenir une lecture de la mesure comme une amnistie de fait.

Tarik Mitri, cité par Al Liwaa du 2 février 2026, présente l’accord comme une étape majeure pour résoudre des problèmes en suspens entre les deux pays. Il parle aussi d’une chance de bâtir des relations “saines”, fondées sur la confiance et le respect mutuel. Ce langage est diplomatique. Il cherche à normaliser un dossier sensible. Il vise aussi à réduire sa charge politique interne.

Dans le même temps, ce dossier est lié à la pression sur l’administration pénitentiaire. Les prisons souffrent d’encombrement. La question des détenus étrangers pèse sur les conditions de détention. Ainsi, un accord bilatéral devient un outil de gestion interne. Il devient aussi un signal régional, car il suppose une coordination judiciaire et sécuritaire.

Diplomatie économique: Banque mondiale, reconstruction et conditions de la relance

La diplomatie passe aussi par les institutions financières. Ad Diyar du 3 février 2026 rapporte une réunion au Grand Sérail entre une délégation de la Banque mondiale et le premier ministre Nawaf Salam. L’entretien porte sur le suivi de projets financés par la Banque mondiale, avec un focus sur le projet LEAP lié à la reconstruction. Le même passage indique que la Banque mondiale a approuvé deux prêts pour le Liban, d’un montant total de 350 millions de dollars.

Al Sharq du 3 février 2026 décrit la même réunion, avec des noms de responsables de la Banque mondiale. Le journal mentionne la présentation d’une nouvelle plateforme de garanties destinée à élargir les outils de garantie et à réduire les risques pour les investisseurs privés. Dans ce récit, la Banque mondiale met en avant un objectif. Il s’agit d’attirer des financements et de soutenir une croissance durable.

Ad Diyar du 3 février 2026 mentionne aussi une visite attendue d’Anna Bjerde, présentée comme directrice exécutive des opérations de la Banque mondiale, afin d’approfondir le dialogue sur la reprise et la coopération avec le Liban. Même sans détails, l’annonce est un signal. Elle sert à montrer que le Liban reste sur l’agenda des bailleurs.

Al Binaa du 3 février 2026 décrit toutefois un contraste net. Le journal rapporte que, pendant que la Banque mondiale discute de cartes de financement et de projets, une délégation d’enseignants contractuels rappelle que la relance ne peut être crédible si elle ne commence pas par l’humain. Dans ce cadre, la diplomatie économique est exposée à une contrainte sociale. Elle doit financer la reconstruction. Elle doit aussi éviter que l’austérité devienne une crise politique.

Ce point compte pour la diplomatie. Les partenaires internationaux veulent des réformes. Ils attendent aussi une stabilité sociale minimale. Or, la stabilité se construit par des services publics qui tiennent. Ainsi, l’aide extérieure est liée à la gouvernance interne. Elle l’est aussi à la capacité de l’exécutif à arbitrer.

Négociation États-Unis–Iran: rumeurs, calendrier et inquiétudes israéliennes

La diplomatie régionale est dominée par le dossier iranien. Al Akhbar du 3 février 2026 met en avant une reprise d’un “chemin de négociation” entre les États-Unis et l’Iran. Le journal inscrit ce mouvement dans un climat de menaces élevées, et dans un effort diplomatique pour éviter une guerre ouverte.

Al Akhbar du 3 février 2026 insiste sur un sujet technique qui devient politique. Il s’agit du stock d’uranium enrichi à 60 %, présenté comme une carte majeure dans le marchandage. Le journal évoque aussi l’opacité sur une partie du stock et l’idée d’une stratégie visant à imposer une négociation globale sur ce dossier.

Ce récit éclaire une dimension de la diplomatie. Les discussions ne se réduisent pas à des slogans. Elles reposent sur des paramètres précis. Elles se jouent sur des seuils, des quantités et des contrôles. Elles se jouent aussi sur la capacité de chaque camp à maintenir une pression crédible.

Pour le Liban, ce dossier est plus qu’un sujet régional. Il influence la marge de manœuvre au sud. Il influence aussi l’atmosphère des capitales occidentales. Quand les tensions augmentent autour de l’Iran, les messages sur le Liban changent. Ils deviennent plus stricts. Ils se concentrent sur la sécurité.

Dans les sources du jour, cette toile de fond rejoint la recherche d’appui européen. L’argument de Joseph Aoun vise à renforcer l’armée et à stabiliser le sud, au moment où l’environnement régional reste incertain.

Une diplomatie sous double contrainte: sécurité immédiate et garanties de long terme

Les dossiers se répondent. Le front sud produit des incidents qui obligent la Force intérimaire des Nations unies au Liban à protester et à rappeler la résolution 1701. La visite en Espagne cherche un soutien politique et une continuité de présence après 2027. L’accord avec la Syrie sur les détenus vise une gestion interne, mais il porte aussi un message de normalisation bilatérale. Enfin, la Banque mondiale fait avancer une diplomatie économique qui dépend de la stabilité sociale.

Dans ce cadre, la diplomatie libanaise apparaît comme un exercice de synchronisation. Elle doit sécuriser l’urgence. Elle doit aussi préparer l’après-mandat onusien. Elle doit attirer des financements. En même temps, elle doit répondre aux tensions sociales et politiques internes. Les sources du 2 et du 3 février 2026 montrent que ces lignes avancent en parallèle, sans toujours se rejoindre.

Politique internationale: Négociations sous menace, guerre à Gaza et recomposition des rapports de force

États-Unis–Iran: retour annoncé aux discussions, mais scénario militaire toujours brandi

Ad Diyar du 3 février 2026 rapporte qu’une reprise de négociations entre les États-Unis et l’Iran est annoncée en Turquie, avec une interrogation centrale sur la réalité d’un apaisement durable. Le quotidien décrit une respiration “temporaire” dans la région. Il souligne que l’équilibre reste fragile. Il présente aussi un paysage où plusieurs trajectoires restent ouvertes. Dans ce cadre, le journal insiste sur un facteur. Les risques militaires continuent d’exister. Ils ne disparaissent pas avec l’annonce d’un rendez-vous diplomatique.

Dans le même article, Ad Diyar du 3 février 2026 explique que les demandes américaines porteraient sur le dossier nucléaire, sur les capacités balistiques, et sur ce que la presse décrit comme les “bras” régionaux. Le journal met ensuite en avant une ligne iranienne. Il présente une ouverture limitée sur la question de l’enrichissement, et une fermeture sur d’autres sujets jugés non négociables. Cette construction montre un désaccord de fond. Elle éclaire aussi la nature des discussions annoncées. La diplomatie ne part pas d’un terrain vide. Elle part d’un conflit de priorités.

Al Akhbar du 3 février 2026 décrit la même séquence comme une “عودة المسار التفاوضي”, un retour au chemin de la négociation, après une montée des menaces à un niveau élevé. Le journal insiste sur l’atmosphère de bascule. Il évoque une région proche d’un choc majeur, puis une relance du canal diplomatique. Dans cette lecture, la négociation apparaît comme une alternative au pire, mais pas comme une garantie.

Al Binaa du 3 février 2026 ajoute un élément important de cadrage. Le quotidien décrit un ajustement du discours à Washington, vers une priorité explicitement centrée sur l’empêchement d’un accès iranien à l’arme nucléaire. Le même numéro évoque aussi, à travers l’analyse interne du journal, une tension entre un périmètre “nucléaire seulement” et des demandes plus larges qui relèvent du régional. Cette tension pèse sur tout calendrier. Elle pèse aussi sur la faisabilité d’un accord limité.

Al Araby Al Jadid du 3 février 2026 rapporte que les discussions annoncées en Turquie n’entrent pas encore dans le détail du dossier nucléaire. Le journal parle d’échanges qui portent d’abord sur la “forme” et le “cadre” des négociations. Il précise aussi que l’émissaire américain Steve Witkoff doit se rendre en Israël pour une coordination sur ce dossier. Cette précision indique une contrainte immédiate. Les États-Unis cherchent à aligner leurs interlocuteurs. Ils veulent aussi éviter une initiative israélienne non coordonnée.

Israël face à la négociation: pression politique et débat sur le seuil nucléaire

Al Akhbar du 3 février 2026 met l’accent sur l’inquiétude israélienne. Le journal décrit la crainte d’un scénario où la discussion se limiterait au nucléaire, sans intégrer d’autres dossiers. Il souligne aussi la sensibilité du niveau d’enrichissement à 60 %, présenté comme un point de bascule technique et politique. Dans ce récit, les chiffres deviennent une arme de négociation. Ils deviennent aussi un argument de communication.

Ad Diyar du 3 février 2026 décrit une pression israélienne en faveur d’une escalade, en présentant Israël comme un acteur qui pousserait à maintenir la priorité américaine sur l’Iran. Le journal relie cette logique à une fenêtre d’opportunité. Il affirme que cette fenêtre pourrait ne pas se reproduire au même niveau d’intensité. Cette analyse met en avant un rapport au temps. La négociation serait, pour certains, un risque. La confrontation serait, pour d’autres, une opportunité.

Al Binaa du 3 février 2026 introduit une autre dimension. Le quotidien cite une lecture israélienne de l’après-accord de 2015, en rappelant le rôle de Benyamin Netanyahou dans la contestation de cet accord et dans l’élargissement du débat au-delà du seul nucléaire. Le journal présente cette mémoire comme un arrière-plan constant. Il souligne que la discussion actuelle se déroule dans une histoire de méfiance et de confrontation politique.

Al Araby Al Jadid du 3 février 2026 ajoute un signal régional qui complète ce tableau. Le journal rapporte une discussion jordanienne portant sur le dossier nucléaire iranien, et insiste sur l’idée que la Jordanie ne veut pas être un point de départ pour une agression. Cette prise de position illustre un enjeu de voisinage. Plusieurs pays cherchent à se protéger des retombées, même quand ils ne sont pas parties directes à la négociation.

Gaza et Cisjordanie: urgence humanitaire et fenêtre politique étroite

Al Araby Al Jadid du 3 février 2026 décrit une urgence médicale persistante dans la bande de Gaza. Le journal relaie un appel du ministère de la santé de Gaza qui évoque des milliers de blessés ayant besoin d’évacuation pour des soins. Il mentionne aussi un rythme d’évacuation jugé insuffisant, et des obstacles liés aux restrictions imposées aux déplacements. Dans ce récit, la question humanitaire devient un dossier politique. Elle dépend de décisions de passage, de listes, et de contrôles.

Al Quds Al Arabi du 3 février 2026 consacre une partie de ses pages à la Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Le journal parle d’opérations de démolition et de nivellement, et décrit des quartiers ciblés par des ordres de démolition, avec un impact direct sur l’habitat. Il présente aussi ces opérations comme liées à des projets d’aménagement au bénéfice de colons, ce qui renvoie à une politique de terrain et à ses effets sur les habitants.

Le même numéro d’Al Quds Al Arabi du 3 février 2026 introduit une lecture politique élargie, centrée sur l’administration américaine et le projet attribué à Donald Trump pour Gaza. Le journal souligne que la mise en œuvre d’une telle approche serait liée à une condition, le désarmement du Hamas. Il évoque aussi une fenêtre de temps jugée courte, et la place des dynamiques de normalisation avec l’Arabie saoudite, décrites comme incertaines. L’ensemble suggère une recomposition. Il suggère aussi un durcissement du langage américain, au moins sur le plan des exigences.

Al Araby Al Jadid du 3 février 2026 aborde, en parallèle, une question stratégique pour Israël. Le journal discute la dépendance à l’aide militaire américaine, dans un contexte où le débat politique à Washington reste marqué par la guerre et par son coût. Il rappelle que la relation n’est pas seulement militaire. Elle est aussi politique, car elle touche à l’image d’Israël dans l’opinion américaine. Cette tension pèse sur les marges de manœuvre, y compris dans la gestion de Gaza.

États-Unis et crise Epstein: documents publiés, embarras politique et dimension israélienne

Al Quds Al Arabi du 3 février 2026 rapporte la publication de millions de documents par le ministère américain de la justice, concernant des liens entre des figures publiques et Jeffrey Epstein. Le journal rappelle que l’affaire renvoie à un réseau d’exploitation sexuelle impliquant des mineures. Il ajoute qu’un rapport du bureau fédéral d’investigation d’octobre 2020, cité dans les documents évoqués, inclurait des allégations sur un lien possible avec le Mossad.

Al Quds Al Arabi du 3 février 2026 mentionne aussi, dans ce cadre, le nom de l’ancien premier ministre israélien Ehud Barak, avec une référence à des séjours rapportés dans un appartement à New York appartenant à Epstein. Ce type de dossier a deux impacts. Il agit sur la politique intérieure américaine. Il agit aussi sur la scène internationale, parce qu’il touche des figures étrangères et des relations sensibles.

La portée diplomatique est indirecte, mais réelle. Une telle publication peut déplacer une partie de l’attention médiatique. Elle peut aussi créer des pressions politiques sur des responsables, ou sur des réseaux de soutien. Dans les relations internationales, ce type d’affaire peut devenir une arme de réputation. Il peut aussi devenir un facteur de tension entre États, si des allégations de renseignement se diffusent.

Amériques: Venezuela, pétrole et affirmation de contrôle par Washington

Al Sharq du 3 février 2026 rapporte une chute des exportations de pétrole vénézuélien vers la Chine, après un durcissement américain visant des navires sous sanctions. Le journal attribue ce durcissement à une campagne menée par le président américain Donald Trump contre Nicolas Maduro. Il mentionne l’arrestation de Maduro par des forces américaines, datée du 3 janvier, comme point de rupture.

Dans la même dépêche, Al Sharq du 3 février 2026 rapporte que Donald Trump a déclaré vouloir contrôler les ventes de pétrole vénézuélien et leurs recettes pour une durée indéterminée. Le journal évoque aussi le recours à des sociétés de commerce international chargées de vendre jusqu’à 50 millions de barils. Ce schéma indique une logique de mainmise. Il dépasse la sanction classique. Il vise les flux, les revenus, et les circuits commerciaux.

Al Sharq du 3 février 2026 ajoute un effet de substitution côté chinois. Le journal indique que certaines raffineries indépendantes se tournent vers du pétrole iranien stocké dans des zones sous contrôle douanier, alors que des opérateurs réévaluent des échanges désormais influencés par Washington. Ce point relie deux dossiers. Le Venezuela devient un champ d’application de la pression américaine. L’Iran apparaît comme une variable de remplacement. Le marché de l’énergie reflète ainsi la géopolitique.

Europe: rivalité de défense et soupçons d’espionnage liés à la technologie

Al Araby Al Jadid du 3 février 2026 décrit un “سباق تسلح” entre l’Allemagne et la France, présenté comme entrant dans une phase avancée. Le journal explique que les déclarations officielles, les plans et les budgets montrent des trajectoires divergentes, après une longue période où la coopération était la norme depuis la Seconde Guerre mondiale. Le propos suggère une fracture stratégique. Il suggère aussi une compétition sur les doctrines et les industries.

Dans le même ensemble, Al Araby Al Jadid du 3 février 2026 évoque un climat de méfiance en Allemagne autour d’un espionnage chinois, avec une inquiétude qui touche les technologies et même certaines associations. Le journal présente ce dossier comme un révélateur. La sécurité ne concerne plus seulement les frontières. Elle concerne les données, la recherche, et les réseaux civils.

Ces deux thèmes se répondent. D’un côté, une Europe qui réarme ou réoriente ses dépenses. De l’autre, une Europe qui se protège des intrusions technologiques. Dans les deux cas, l’enjeu est la souveraineté. Elle se mesure en budgets militaires. Elle se mesure aussi en contrôle des systèmes, des échanges, et des partenariats.

Maghreb: position européenne et dossier du Sahara

Al Araby Al Jadid du 3 février 2026 évoque une décision ou un positionnement de l’Union européenne sur le Sahara, présenté comme un tournant dans la relation avec le Maroc. Le journal décrit ce mouvement comme une affirmation d’une politique extérieure plus unifiée, et comme un signal géopolitique.

Même si les détails ne sont pas tous exposés dans l’extrait, le message politique est lisible. La question du Sahara reste un dossier structurant pour Rabat. Elle pèse sur les alliances, sur les accords économiques, et sur les équilibres régionaux. Une inflexion européenne, même limitée, devient donc un marqueur diplomatique. Elle peut aussi influencer les relations avec d’autres acteurs du Maghreb.

Une toile régionale en mouvement: négocier sans se désarmer, gouverner sans perdre la main

Les sources du 3 février 2026 dessinent un monde où les négociations avancent sous menace. Ad Diyar et Al Akhbar présentent la discussion États-Unis–Iran comme relancée, mais encadrée par le risque militaire et par des exigences incompatibles. Al Araby Al Jadid insiste sur le fait que le cadre compte autant que le contenu, et sur la coordination américaine avec Israël.

Dans le même temps, Gaza demeure un foyer d’urgence et de calcul politique. Al Araby Al Jadid met en avant l’évacuation médicale et les obstacles. Al Quds Al Arabi relie l’évolution de Gaza à des conditions politiques strictes, et décrit un terrain qui continue de se transformer en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Ailleurs, Al Sharq décrit une stratégie américaine de contrôle sur le pétrole vénézuélien, avec un impact sur la Chine et sur les flux énergétiques. Enfin, Al Araby Al Jadid évoque une Europe qui se crispe, entre réarmement, rivalités internes, et inquiétudes liées à la technologie. Ces lignes convergent vers une même réalité. Les États cherchent des accords, mais ils renforcent aussi leurs leviers. Ils parlent de diplomatie, mais ils préparent la contrainte.

Économie: Fiscalité d’urgence, modèle d’importation et pari industriel sur la relance

Prêts, garanties et reconstruction: la Banque mondiale comme boussole financière

Le gouvernement a remis au centre la question du financement externe, avec un échange dédié aux projets et à la reconstruction. Ad Diyar du 3 février 2026 rapporte une réunion au Grand Sérail entre le premier ministre Nawaf Salam et une délégation de la Banque mondiale, conduite par des responsables régionaux et nationaux de l’institution. Le journal précise que la discussion a porté sur l’avancement de projets financés par la Banque mondiale, avec un accent sur le projet LEAP, présenté comme un programme lié à la reconstruction.

Dans le même compte rendu, Ad Diyar du 3 février 2026 indique que la Banque mondiale a approuvé deux prêts au profit du Liban, pour un total de 350 millions de dollars. Al Sharq du 3 février 2026 confirme le même montant et décrit une réunion consacrée au suivi des projets, aux priorités de la prochaine phase, et à la dynamique de relance. Al Binaa du 3 février 2026 reprend aussi ces éléments, en liant ces prêts à une perspective de “récupération économique” et à une volonté d’ancrer la reconstruction dans une feuille de route plus large.

Le levier ne se limite pas à des prêts. Al Sharq du 3 février 2026 mentionne une présentation d’une nouvelle plateforme de garanties de la Banque mondiale, conçue pour élargir les outils de garantie et réduire les risques pour les investisseurs privés. Ad Diyar du 3 février 2026 rapporte une logique similaire, en parlant d’instruments destinés à stimuler l’investissement privé et à limiter l’exposition des investisseurs. Dans ce récit, la Banque mondiale ne vend pas seulement des montants. Elle vend une méthode. Elle propose des mécanismes et des conditions implicites.

La question de l’énergie apparaît comme un axe central. Ad Diyar du 3 février 2026 note que l’échange a évoqué un appui possible dans l’amélioration du secteur de l’énergie, ainsi que dans le renforcement du transport et du raccordement à l’échelle régionale et internationale. Al Binaa du 3 février 2026 reprend cette perspective, en indiquant que l’amélioration de l’énergie et des connexions régionales figure dans les priorités discutées avec la Banque mondiale. Ce choix n’est pas neutre. Il reflète une lecture classique des bailleurs. Sans énergie fiable, la production coûte plus cher. Sans réseaux, l’économie reste fragmentée.

Les journaux insistent aussi sur le calendrier. Al Sharq du 3 février 2026 annonce une visite attendue d’Anna Bjerde, présentée comme directrice exécutive des opérations de la Banque mondiale, pour approfondir le dialogue sur le parcours de reprise et sur le partenariat avec le Liban. Ad Diyar du 3 février 2026 cite la même visite comme un signal, censé renforcer l’idée d’un engagement suivi. L’annonce vise un effet immédiat. Elle cherche à rassurer. Elle cherche aussi à dire que le Liban reste un dossier actif dans les institutions financières.

Le contraste social: salaires, exclusion et économie de survie

À côté des chiffres, les mêmes pages montrent une économie sous pression sociale. Al Binaa du 3 février 2026 raconte une scène qui se déroule au même endroit, le Grand Sérail, mais qui porte un message opposé. Le journal décrit la rencontre d’un côté avec la Banque mondiale, et de l’autre avec une délégation d’enseignants contractuels, venus rappeler que toute “reprise” doit se traduire dans les revenus et les services publics.

Selon Al Binaa du 3 février 2026, les enseignants contractuels demandent le rétablissement des salaires à leur niveau d’avant 2019, et dénoncent une politique d’exclusion qui, à leurs yeux, les transforme en travailleurs précaires au sein de l’enseignement public. Al Sharq du 3 février 2026 donne des détails proches, en citant la présidente de la Ligue des enseignants contractuels. Elle évoque une volonté d’améliorer les salaires par un retour au niveau d’avant 2019, et mentionne un projet de loi parlant d’une hausse de 50 %.

Ce face-à-face a une valeur économique. Il révèle une difficulté structurelle. D’un côté, la relance est pensée en projets, en garanties et en reconstruction. De l’autre, la crise se mesure dans les salaires, dans la capacité de se déplacer, et dans la survie quotidienne. Les deux trajectoires peuvent avancer en parallèle. Elles ne se rejoignent pas automatiquement. C’est précisément ce que souligne Al Binaa du 3 février 2026 quand il oppose “cartes de financement” et “humain”.

Fiscalité d’urgence: le droit de douane de 3 % et la logique de caisse

La question fiscale apparaît comme un autre pivot. Al Akhbar du 3 février 2026 consacre un dossier au droit de douane forfaitaire de 3 % sur les importations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée, dont le gouvernement a prolongé la perception. Le journal explique que ce choix s’inscrit dans une logique de hausse des recettes, et dans une dépendance accrue aux impôts indirects.

Al Akhbar du 3 février 2026 met en avant un argument central. Ce prélèvement augmente les prix internes. Il ne constitue pas, selon l’analyse rapportée, une politique économique visant à réduire l’importation et à limiter la sortie de devises. Le journal situe donc le débat sur deux plans. Il y a le plan budgétaire, qui cherche de la liquidité. Il y a le plan économique, qui devrait protéger la production et corriger le déséquilibre commercial.

Les chiffres cités par Al Akhbar du 3 février 2026 nourrissent cette lecture. Le journal indique que les recettes du prélèvement de 3 % sur les importations auraient augmenté de 11,772 mille milliards de livres libanaises à fin novembre 2024 à 17,271 mille milliards de livres libanaises sur la même période de 2025, soit une hausse de 47 %. Le quotidien ajoute que les recettes globales liées à l’importation, incluant droits de douane, taxe sur la valeur ajoutée sur l’importation et prélèvement forfaitaire, ont progressé de 17 % entre les deux années citées. Dans cette lecture, la hausse des recettes reflète surtout une hausse du volume d’importation.

Le journal conclut alors à un paradoxe. Le prélèvement de 3 % n’est pas un indicateur de transformation de la structure du marché. Il n’est pas un outil de protection de l’industrie. Il devient surtout un instrument financier, alimenté par le modèle de consommation. Cette critique rejoint un thème ancien. La fiscalité collecte. Elle ne dirige pas l’économie.

Al Akhbar du 3 février 2026 cite le directeur de l’initiative “Politiques de demain”, Sami Atallah, qui présente le prélèvement de 3 % comme une mesure visant une liquidité immédiate pour le Trésor et une hausse des recettes. Le journal précise que le coût est reporté sur l’importateur et exigé à l’avance au moment du dédouanement, ce qui revient, selon cette analyse, à transformer l’importateur en financeur forcé de l’État. La critique est aussi juridique. Al Akhbar du 3 février 2026 évoque des ambiguïtés sur l’application aux entités exonérées et sur les mécanismes de déduction ou de remboursement, en l’absence d’explications officielles suffisantes sur l’exécution.

Le débat renvoie à un choix de politique publique. Un impôt peut remplir un objectif de recette. Il peut aussi servir un objectif de production. Il peut enfin servir un objectif social. Al Akhbar du 3 février 2026 rapporte l’analyse d’Abdel Halim Fadlallah, président d’un centre de conseil et d’études, qui estime que l’absence d’un cadre fiscal complet est la vraie faiblesse. Le même passage rappelle une grille à trois objectifs, financier, économique et social, et observe que les budgets récents privilégient presque entièrement l’objectif financier.

Dans cette logique, Al Akhbar du 3 février 2026 explique que la performance de la finance publique peut afficher des excédents, mais qu’il serait trompeur d’y voir un signe positif dans une économie décrite comme en forte contraction, avec baisse de l’investissement et de la production. Ce raisonnement met l’accent sur l’écart entre indicateurs financiers et santé économique. L’État peut améliorer sa caisse. Le pays peut rester en recul.

Importations et prix: le prélèvement de 3 % et l’impact sur la demande

Le même dossier pose une question directe. Un prélèvement uniforme sur presque toutes les importations peut-il protéger l’économie locale. Al Akhbar du 3 février 2026 rapporte une position critique. L’approche “générale” vide l’impôt de sa signification économique et le transforme en outil de collecte. À l’inverse, le journal indique qu’une taxe ciblée pourrait servir de protection, en visant des produits qui concurrencent la production libanaise.

Le même passage évoque une idée de compromis. Il serait possible d’élargir les exemptions pour les biens essentiels et pour les matières qui pèsent dans la consommation des ménages à revenus faibles ou moyens. L’enjeu est politique et économique. Sans exemption, les prix montent. Avec trop d’exemptions, la recette baisse. La question devient alors celle d’une stratégie claire, absente selon la critique rapportée.

Al Akhbar du 3 février 2026 souligne enfin un risque de trajectoire. Une forte hausse de l’importation reproduit le modèle d’avant-crise, centré sur la consommation et la dépendance à l’extérieur, ce qui aggrave le déficit commercial. Ce diagnostic rejoint un débat plus large sur la reconstruction. Reconstruire sans produire peut relancer la demande. Cela peut aussi relancer les importations. La balance commerciale se dégrade alors, même si l’activité semble repartir.

Industrie et exportations: le “dossier des usines” comme promesse de bascule productive

Face à ce constat, Al Binaa du 3 février 2026 publie un ensemble de chiffres et de commentaires sur le tissu industriel, issus d’un “guide des exportations et des institutions industrielles libanaises” mis à jour jusqu’à la fin de 2025. Le journal rapporte que les noms d’usines recensées dans différentes références libanaises atteignent 19 106, toutes catégories confondues. Il précise qu’un nombre de 9 042 usines ont été recensées via un travail de terrain et intégrées dans le guide.

Al Binaa du 3 février 2026 indique aussi que ces usines produisent 1 796 produits, et que le Liban exporterait 1 287 produits vers différents pays, décrits comme conformes aux normes et aux conditions légales, ce qui faciliterait l’accès aux marchés internationaux. Le journal cite enfin la classification par système douanier harmonisé, en rappelant qu’il s’agit d’un cadre reconnu dans le commerce mondial.

Un autre passage d’Al Binaa du 3 février 2026 affine la lecture. Le journal évoque 4 857 usines “actives et autorisées” par le ministère de l’industrie, comme sous-ensemble de la base. Il mentionne aussi un écart entre les usines recensées dans le guide et celles répertoriées dans d’autres registres, ce qui laisse penser à une part importante d’activité réelle mais mal intégrée au cadre administratif.

Le détail géographique est également mis en avant. Al Binaa du 3 février 2026 indique que le Mont-Liban concentrerait 9 743 usines, soit environ 51 % des 19 106 usines citées dans l’ensemble des références. Le journal classe ensuite d’autres régions, en citant le Sud, Beyrouth, le Nord et la Békaa, avec des volumes différents. Dans cette cartographie, l’industrie apparaît très concentrée, ce qui pose des questions de logistique et de coûts, mais aussi de politique d’aménagement.

Al Binaa du 3 février 2026 cite le directeur de la société qui publie le guide, Fares Saad. Il plaide pour un recensement industriel de terrain complet, afin de bâtir une stratégie industrielle et de placer le Liban sur une trajectoire plus productive. Selon lui, le recensement annuel suggère que plus de 70 % des entités industrielles recensées seraient des institutions industrielles réelles, même si elles ne sont pas forcément autorisées, ce qui pourrait porter le nombre d’usines actives à environ 15 000 au minimum, si une opération complète est menée.

Cette idée de stratégie se prolonge sur le commerce. Al Binaa du 3 février 2026 mentionne l’importance des accords commerciaux arabes et des accords avec l’Union européenne, et affirme que les produits libanais subiraient une concurrence par dumping sur le marché local, ce qui aurait contribué à aggraver le déficit commercial. Le journal avance aussi une estimation: le Liban importerait chaque année plus de 6 milliards de dollars de biens dont des équivalents pourraient être produits localement.

La cohérence avec le dossier des 3 % est visible. D’un côté, l’État lève un prélèvement uniforme sur l’importation. De l’autre, des acteurs industriels disent que la protection doit être ciblée, et que le pays a déjà une base productive plus large qu’on ne le croit. Ce contraste alimente une question simple. La fiscalité va-t-elle aider l’industrie. Ou va-t-elle seulement financer la caisse.

Choc des marchés mondiaux: or, monnaie et répercussions sur les comportements

Les pages économiques du jour placent aussi le Liban dans un contexte international plus instable. Al Araby Al Jadid du 3 février 2026 décrit une vague de ventes sur les marchés mondiaux, et une perte de statut de l’or comme valeur refuge sur une séquence brutale. Le journal évoque une hausse de l’indice du dollar après une série de baisses, et un recul de plusieurs monnaies face au billet vert. Il mentionne aussi une chute du bitcoin à un plus bas sur dix mois, dans un climat de nervosité et de perturbation élargie.

Al Akhbar du 3 février 2026 relie ce type de mouvement à un secteur sensible au Liban, celui de la joaillerie. Le journal annonce que la hausse des prix et la volatilité de l’or frappent l’activité, en parlant d’un secteur paralysé et de consommateurs sous le choc. Ce point n’est pas anecdotique. La joaillerie a une dimension sociale. Elle touche aux mariages. Elle touche aux cadeaux. Elle touche aussi à l’épargne informelle.

Dans un pays où une partie de la confiance passe par des actifs tangibles, l’instabilité de l’or peut influencer la demande. Elle peut aussi déplacer l’épargne vers d’autres supports ou vers la liquidité. Cette incertitude rejoint un thème récurrent dans les sources du jour. L’économie libanaise reste très sensible aux mouvements de prix mondiaux, parce que l’importation occupe une place centrale, et parce que le pouvoir d’achat est déjà fragilisé par le différentiel entre revenus et coût de la vie.

La presse économique met enfin l’accent sur la circulation des devises. Al Araby Al Jadid du 3 février 2026 décrit un dollar qui se renforce, et des marchés qui recherchent des signaux de stabilité. Dans ce cadre, la question des importations se complique. Quand le dollar monte, la facture extérieure pèse plus. Quand l’État taxe l’importation, les prix montent aussi. Le consommateur se retrouve comprimé.

Immobilier locatif et rente: un autre visage de l’économie politique

Annahar du 3 février 2026 annonce un dossier sur les bâtiments loués, évoquant un “gaspillage” au profit de figures influentes. Même si les détails ne sont pas développés dans l’extrait disponible, le thème renvoie à une économie de rente. Il renvoie aussi à des coûts publics indirects. Quand l’État loue dans des conditions défavorables, la dépense publique augmente. Elle réduit la marge pour l’investissement productif.

Ce type de sujet relie économie et gouvernance. Il nourrit un débat qui traverse les autres dossiers, notamment celui de la fiscalité. Si l’impôt finance des dépenses inefficaces, la pression fiscale devient plus difficile à justifier. Si l’impôt finance des services utiles, l’acceptation peut progresser. Dans les pages du jour, ce débat reste en toile de fond. Il accompagne les discussions sur les prêts, sur les garanties, et sur le budget.

Importer pour financer, produire pour durer: un dilemme qui traverse la journée économique

Les sources du 3 février 2026 décrivent une économie prise entre plusieurs impératifs. La Banque mondiale met sur la table des prêts et des instruments de garantie, avec la reconstruction et l’énergie comme priorités. Al Akhbar montre un État qui cherche des recettes via un prélèvement sur l’importation, avec des effets sur les prix et un débat sur la finalité économique. Al Binaa oppose à ce modèle un argument industriel, chiffré, qui plaide pour une stratégie productive appuyée sur un recensement fiable, des accords commerciaux appliqués, et une protection contre le dumping.

Au même moment, les enseignants contractuels rappellent que la relance se mesure d’abord dans les salaires, et que la crise sociale peut bloquer toute trajectoire de reprise. Enfin, l’instabilité des marchés mondiaux, avec la volatilité de l’or et les mouvements du dollar, ajoute une couche de fragilité à une économie déjà dépendante de l’extérieur.

Justice: Monnaie falsifiée, marchés publics contestés et dossiers civils sous tension

Condamnations pénales: la filière de la monnaie contrefaite revient au premier plan

Ad Diyar du 3 février 2026 publie plusieurs résumés de jugements rendus par des juridictions criminelles. Le même thème revient, celui de la falsification de monnaie. Les décisions évoquent des peines de travaux forcés, des amendes, et des mesures civiles attachées à la condamnation.

Dans un jugement cité par Ad Diyar du 3 février 2026, la cour criminelle de Beyrouth condamne un ressortissant syrien pour la promotion de livres libanaises falsifiées. La peine mentionnée est de cinq ans de travaux forcés et d’une amende de quarante millions de livres libanaises. La décision évoque aussi la déchéance des droits civils et la désignation d’un curateur pour administrer les biens du condamné durant la période de fuite.

Un autre résumé, également dans Ad Diyar du 3 février 2026, porte sur une affaire de promotion de livres d’or falsifiées. Le texte mentionne une peine de sept ans de travaux forcés, après une opération d’“absorption” des peines, et cite des dates d’arrestation, de comparution et de remise en liberté antérieures. Là encore, la sanction s’accompagne d’une déchéance de droits civils et d’une administration judiciaire des biens en cas de fuite.

Ad Diyar du 3 février 2026 rapporte aussi une décision contre une femme décrite comme “maktoumat al-qayd”, poursuivie dans le même registre de la monnaie falsifiée. La décision mentionne une procédure initiée sur indication du parquet financier. Elle insiste, comme les autres, sur la combinaison entre sanction pénale et effets civils, notamment la gestion des biens et la limitation d’actes juridiques en période de fuite.

La dimension transfrontalière apparaît à travers la diversité des profils cités. Ad Diyar du 3 février 2026 mentionne des condamnés syriens, mais aussi un Libanais, avec des détails de lieu de résidence et de dates de poursuites. Dans un cas, la décision cite un Libanais domicilié à Choueifat, condamné à sept ans de travaux forcés et à une amende, avec rappel d’un mandat d’arrêt exécuté puis d’une remise en liberté, avant une fuite signalée.

Ce faisceau de décisions donne un signal judiciaire. Il montre une persistance du contentieux de la monnaie contrefaite. Il montre aussi une ligne de traitement, où la sanction pénale est prolongée par des mécanismes de contrôle patrimonial. Ce choix, répété, vise à limiter les bénéfices tirés de l’infraction. Il vise aussi à réduire la capacité d’organisation en cas de fuite.

Trafic de stupéfiants et exploitation: des qualifications lourdes dans les annonces judiciaires

Les annonces judiciaires ne se limitent pas à la monnaie. Al Akhbar du 3 février 2026 publie des extraits de décisions attribuées à la cour criminelle de Nabatiyé. L’une d’elles évoque une condamnation par défaut dans une affaire de stupéfiants, avec référence à plusieurs articles du code répressif liés à l’usage, au trafic, à la promotion et à la consommation de substances. La décision mentionne aussi la déchéance de droits civils et la nomination d’un curateur pour administrer les biens pendant la fuite.

Dans la même série, Al Akhbar du 3 février 2026 mentionne une affaire qualifiée d’exploitation et de contrainte à la prostitution, avec référence à des articles de loi et au même schéma de sanctions annexes. Le texte insiste sur la procédure par défaut et sur l’application de mesures civiles durant la fuite.

Ces extraits, même brefs, dessinent une réalité de terrain. Les juridictions continuent de traiter des dossiers lourds, souvent par défaut. La fréquence de la fuite, telle qu’elle apparaît dans les mentions répétées, est un élément clé. Elle alourdit les mécanismes de contrainte. Elle impose aussi une gestion patrimoniale sous contrôle judiciaire.

Dans la présentation, le langage des jugements révèle une priorité. La sanction ne doit pas s’arrêter à la peine. Elle doit neutraliser les effets économiques de l’infraction. Ce point est cohérent avec le traitement de la contrefaçon. Il est aussi cohérent avec la logique des dossiers de stupéfiants. Les réseaux prospèrent souvent par la liquidité. Le contrôle des biens devient donc une extension de la peine.

Marchés publics et municipalité de Beyrouth: le stade municipal face au contrôle des procédures

Le volet le plus politique de la justice du jour se lit dans un dossier de gouvernance. Al Akhbar du 3 février 2026 rapporte que la municipalité de Beyrouth a “fait tomber” une subvention ou une offre de réhabilitation du stade municipal, dans un contexte de rivalités et de pressions. Le texte présente l’Autorité des marchés publics comme un acteur central de ce blocage, à travers une objection sur la forme du contrat.

Selon Al Akhbar du 3 février 2026, l’Autorité des marchés publics s’est opposée à l’absence de notification d’un contrat de gré à gré entre la municipalité et le club Al Ansar. L’accord évoqué prévoyait une réhabilitation contre une exploitation du stade pendant neuf ans. Le journal affirme que cette objection a poussé la municipalité à reculer sur l’idée.

L’article insiste sur la suite, décrite comme un angle mort. Al Akhbar du 3 février 2026 affirme que la municipalité n’a pas ouvert de mise en concurrence légale pour attirer une offre comparable. Le journal ajoute qu’aucune alternative n’a été mise sur la table, y compris l’hypothèse de déplacer le stade vers un autre site. Le résultat, selon le quotidien, est une paralysie prolongée.

Le texte ajoute un élément de contexte qui pèse sur la lecture anticorruption. Al Akhbar du 3 février 2026 parle de “pressions de députés beyrouthins” pour empêcher une réhabilitation, au motif qu’elle nuirait aux intérêts de bénéficiaires. Le quotidien présente cette pression comme une forme de verrouillage, qui dépasse la question technique.

Le dossier illustre une tension typiquement judiciaire, même quand il se joue dans l’administration. D’un côté, l’Autorité des marchés publics impose un cadre. Elle rappelle l’exigence de concurrence et de transparence. De l’autre, la décision politique locale peut neutraliser l’effet de ce cadre, en choisissant l’immobilisme plutôt que la mise en conformité. La justice, ici, n’est pas un procès. C’est une architecture de contrôle. Et cette architecture n’a d’effet que si l’acteur public décide de s’y soumettre jusqu’au bout.

Dans le récit d’Al Akhbar du 3 février 2026, le stade municipal devient un symbole. Il est décrit comme un héritage sportif ancien. Le journal rappelle sa construction dans les années 1930, sa réhabilitation à l’époque de Rafic Hariri, et les dégâts causés lors de l’invasion de 1982. Ce rappel historique sert une idée simple. L’équipement est public. Son blocage devient une question d’intérêt général.

Discours confessionnels et responsabilité publique: la frontière entre politique et sanction

Toujours dans Al Akhbar du 3 février 2026, un autre dossier touche au champ de la responsabilité publique. Le journal évoque la fuite d’un procès-verbal et la circulation de propos à caractère confessionnel au sein du conseil municipal. Il mentionne des appels à adopter une position ferme contre ces discours.

Ce type de séquence n’est pas automatiquement pénal. Pourtant, il interroge l’ordre public. Il interroge aussi les obligations d’un élu. Les propos confessionnels, s’ils visent à exclure ou à inciter, peuvent entrer dans des qualifications plus graves. Le texte d’Al Akhbar du 3 février 2026 n’entre pas dans le détail juridique. Il décrit surtout une bataille interne. Il souligne l’impact politique d’une fuite.

Ce dossier renvoie à un fait constant au Liban. La conflictualité confessionnelle peut apparaître dans des instances de service. Elle prend alors la forme d’un problème de gouvernance. Elle devient aussi un risque de contentieux. Les municipalités n’ont pas seulement une mission technique. Elles portent une part de cohésion sociale. Quand cette cohésion se fissure, la question de la responsabilité personnelle et collective revient immédiatement.

Détention et transferts: la prison comme enjeu judiciaire et diplomatique

Al Liwaa du 2 février 2026 rapporte une annonce du vice-premier ministre Tarik Mitri concernant un accord à signer entre le Liban et la Syrie. L’accord porterait sur la remise d’environ trois cents détenus syriens incarcérés au Liban, après approbation du Conseil des ministres. Al Liwaa précise que l’accord vise des condamnés ayant purgé dix ans ou plus.

Le point le plus sensible est formulé sans ambiguïté. Al Liwaa du 2 février 2026 affirme que ces détenus ne seraient pas libérés. Ils seraient remis aux autorités syriennes pour exécuter le reste de leur peine en Syrie. Le journal présente cela comme une réponse à une crainte fréquente, celle d’une libération déguisée.

Al Liwaa du 2 février 2026 ajoute un argument politique, en présentant l’accord comme une “grande étape” pour régler des problèmes en suspens entre les deux pays, et comme une opportunité pour bâtir une relation fondée sur la confiance et le respect mutuel.

Sur le plan de la justice interne, le dossier carcéral est un marqueur. Les prisons libanaises sont souvent décrites comme surchargées. Les détenus étrangers soulèvent aussi une question de compétence et de coopération judiciaire. Un transfert encadré peut réduire la pression. Il peut aussi soulever des interrogations, notamment sur les garanties de traitement, sur l’exécution réelle des peines, et sur la traçabilité des dossiers. Al Liwaa du 2 février 2026 ne détaille pas ces garanties. Il met surtout en avant la logique d’État à État.

Justice civile et statuts personnels: divorce, notifications et dossiers fonciers

La justice du quotidien n’est pas seulement pénale. Al Sharq du 3 février 2026 publie un avis d’une juridiction religieuse, lié à une procédure de séparation pour absence. L’avis demande au défendeur de se présenter pour recevoir les documents de l’affaire intentée par son épouse. Le texte précise qu’en cas d’absence, la notification sera réputée régulière, et que la procédure suivra son cours.

Ce type d’annonce rappelle un élément concret. Le contentieux de statut personnel suit des règles de procédure strictes. La notification est centrale. Elle devient un outil de protection pour le demandeur. Elle limite les stratégies de blocage par l’absence. Dans un pays où une partie des litiges familiaux est compliquée par la migration, l’absence du défendeur est un motif fréquent. Le texte publié dans Al Sharq du 3 février 2026 montre comment la justice tente d’encadrer ce risque.

Le foncier constitue un autre pan de la justice civile. Al Sharq du 3 février 2026 publie aussi des annonces liées au registre immobilier, portant sur des demandes de duplicata d’actes, et sur des délais d’opposition. Ces avis sont routiniers, mais ils ont une portée forte. Dans un contexte de litiges de propriété, la perte d’un titre ou la contestation d’un duplicata peut déclencher des conflits longs. Les délais d’opposition servent alors de garde-fou.

Ad Diyar du 3 février 2026 publie également une annonce d’un juge foncier, relative à la reconstitution de feuilles cadastrales de plusieurs biens, avec désignation d’un expert et d’un assistant judiciaire pour une inspection, et fixation d’une date d’audience. Cette procédure est typique des contentieux où les documents manquent, sont incomplets, ou doivent être rétablis officiellement. Elle souligne une réalité. Le judiciaire sert aussi à réparer l’administration.

Dans ces dossiers, la justice est une infrastructure. Elle garantit l’existence même des droits. Sans titre reconstitué, la propriété devient contestable. Sans notification, la séparation devient impossible. La rubrique des annonces judiciaires est donc plus qu’un remplissage. Elle montre l’État en train de faire fonctionner ses outils, même quand la politique est bloquée.

Anti-corruption et “hémorragie” financière: quand l’irrégularité devient un sujet de justice

Annahar du 3 février 2026 publie un dossier sur les bâtiments loués par l’État. Le journal décrit un “gaspillage” ancien, et affirme que les bénéficiaires des contrats sont souvent des personnes influentes. Il cite des montants et des exemples, dont des locations dans l’immeuble Starco, et un cas où une administration serait restée dans un bâtiment loué malgré la suppression du ministère concerné, avec un coût cumulé sur des décennies.

Annahar du 3 février 2026 mentionne aussi un recensement réalisé avant la crise financière, indiquant que l’État louait environ 1308 unités, pour un coût annuel présenté comme atteignant 63 millions de dollars, avec une tendance à la hausse. Le journal souligne que beaucoup de locaux ne rempliraient pas les conditions légales et ne correspondraient pas aux besoins.

Le même dossier cite des décisions de rationalisation annoncées par le ministère des finances, avec une volonté de quitter des immeubles loués et de regrouper des services dans des bâtiments appartenant à l’État, avant fin mai 2026. Il mentionne une commission ministérielle chargée d’examiner le fichier des bâtiments loués.

Ce dossier touche la justice par deux entrées. La première est administrative, via la légalité des contrats, la conformité des procédures, et l’usage des fonds publics. La seconde est pénale potentielle, si des éléments de favoritisme, de surfacturation ou de détournement apparaissent. Annahar du 3 février 2026 parle d’allocations jugées “clientélistes” et d’estimations “non neutres”, ce qui alimente un soupçon structurel, même si le journal ne décrit pas un dossier judiciaire ouvert.

La logique rejoint le dossier du stade municipal. Dans les deux cas, la question est la même. Qui contrôle la dépense publique. Qui impose des règles. Et que fait l’institution quand ces règles sont contournées. Al Akhbar du 3 février 2026 montre une autorité de contrôle active, mais un pouvoir municipal qui choisit l’arrêt. Annahar du 3 février 2026 montre un gaspillage ancien, et une tentative de reprise en main.

Une justice visible surtout par ses marges: annonces, contrôles et effets de procédure

Les sources du 2 et du 3 février 2026 donnent une image fragmentée du judiciaire. Le pénal apparaît surtout par les résumés de jugements et les procédures par défaut, centrés sur la monnaie falsifiée, les stupéfiants, et l’exploitation. La gouvernance apparaît par les marchés publics et par les dossiers municipaux, où la règle existe mais dépend d’une volonté d’exécution.

Le civil apparaît à travers les statuts personnels et le foncier, avec une logique simple. La justice est l’outil qui maintient la continuité des droits, même quand l’administration est fragile. Enfin, l’anti-corruption apparaît par les “fuites” de dépenses et par la question des loyers publics, où l’irrégularité n’est pas toujours un procès, mais reste une matière potentielle à contentieux.

Société: Services publics sous pression, sécurité sanitaire et colère des travailleurs précaires

Éducation et travail précaire: les contractuels entre promesses et survie

La tension sociale s’exprime d’abord dans l’école publique. Al Sharq du 3 février 2026 rapporte les propos de la présidente de la Ligue des enseignants contractuels de l’enseignement public, Nesrine Shahine, après une rencontre avec le premier ministre Nawaf Salam. Elle dit avoir transmis “la voix” des contractuels. Elle demande une amélioration des salaires. Elle parle d’un retour au niveau d’avant 2019, sur la base d’un projet de loi évoquant une hausse de 50 %.

Le même récit insiste sur un point de statut. Les contractuels demandent à être inclus dans toute mesure accordée au secteur public. Ils dénoncent une exclusion liée à leur statut. Ils évoquent aussi des problèmes de compensations, comme le transport. Cette dimension est sociale. Elle est aussi institutionnelle. Quand une catégorie travaille sans garanties, le système se fragilise. Il devient plus sensible aux grèves. Il devient plus vulnérable aux départs.

Al Binaa du 3 février 2026 place ces revendications dans un contraste plus large, au moment où le gouvernement discute de financements et de reconstruction. Le journal souligne que, pendant que des projets de relance sont évoqués, des enseignants contractuels réclament des salaires dignes et la fin de politiques d’exclusion. La juxtaposition est parlante. D’un côté, le langage des prêts et des programmes. De l’autre, le langage du quotidien et des fins de mois.

Ad Diyar du 3 février 2026 évoque aussi un climat de pression sociale dans l’administration. Le journal mentionne la poursuite d’un mouvement de la Ligue des employés de l’administration, lié à la question de la “série” et à l’équilibre entre droits des agents publics et capacités budgétaires. Le texte insiste sur une idée de tension. Les demandes sont jugées légitimes. Toutefois, le financement est présenté comme un risque de déséquilibre.

Dans ce paysage, la question sociale se lit comme une bataille sur la dignité. Elle se lit aussi comme une bataille sur la continuité du service public. Une école qui ne tient pas devient un problème social immédiat. Elle devient aussi un problème d’inégalités. Les familles qui peuvent payer basculent vers le privé. Les autres restent exposées.

Sécurité routière et économie de subsistance: la campagne contre les motos et les “tuk-tuk”

La politique sociale se joue aussi dans la rue. Annahar du 3 février 2026 décrit le lancement d’une campagne du ministère de l’intérieur et des municipalités contre les infractions commises par des motos et des “tuk-tuk”. Le journal écrit que les services de sécurité les considèrent comme des “infractions mobiles”. Il souligne que beaucoup ne sont pas immatriculés et que de nombreux conducteurs n’ont pas de permis.

Annahar du 3 février 2026 explique que la campagne est liée à une étude présentée au ministre Ahmad Hajjar. Cette étude conclut qu’une part importante des accidents est liée aux motos. Le journal indique que la campagne doit se durcir dans toutes les régions, “à durée indéterminée”. Dans le discours de l’État, l’objectif est la sécurité. Il est aussi l’ordre public.

La réaction sociale est immédiate. Annahar du 3 février 2026 rapporte une vague de critiques sur les réseaux sociaux. Les conducteurs jugent la campagne injuste. Ils mettent en avant la difficulté de s’immatriculer et d’obtenir un permis. Ils citent la “courtage” à la Nafaa, qu’ils décrivent comme visible et “sans pudeur”. Le journal ajoute que des bureaux spécialisés affirment que l’examen du permis moto est “très difficile”, avec un taux de réussite qui ne dépasserait pas 20 % des candidats qui passent par eux.

La contestation sort de l’écran. Annahar du 3 février 2026 évoque des mobilisations au nord. Le journal rapporte un sit-in de centaines de propriétaires de “tuk-tuk”, de motos et de minibus. Il suit la mise en fourrière de plus de soixante-dix minibus près du Casino du Liban, à Jounieh, appartenant à des conducteurs du nord qui travaillent sur l’axe Beyrouth–Tripoli–Akkar.

Ad Diyar du 3 février 2026 décrit la même vague sous un angle plus social. Le journal explique que l’annonce préalable de la campagne a réduit la circulation de ces véhicules, et même celle des minibus. Il rapporte des regroupements dans des places publiques et aux carrefours, avec des critiques contre une décision vue comme une confiscation des revenus de milliers de familles, surtout à Tripoli et Akkar.

Le même texte d’Ad Diyar du 3 février 2026 insiste sur une accusation centrale des manifestants. Ils disent que la décision vise les pauvres. Ils parlent d’un “coup de force” contre les plus fragiles, dans un nord déjà sous pression économique. Le journal rapporte aussi des questions adressées à l’État. Où était-il lors de l’importation massive de ces véhicules. Pourquoi n’a-t-il pas fixé des conditions. Le texte évoque aussi une protection politique passée, avec une mention de “députés et politiciens” qui auraient facilité la diffusion de ces engins.

Cette séquence illustre un choc classique. L’État parle de sécurité. Les travailleurs parlent de survie. Les deux récits se heurtent. La campagne devient alors un test de crédibilité. Elle ne peut pas être seulement répressive. Elle doit aussi répondre à la question de la Nafaa, des coûts, et des démarches accessibles.

Inspection mécanique: fermeture, accusations de gaspillage et crainte pour la sécurité

La mobilité ne se limite pas aux motos. Al Sharq du 3 février 2026 rapporte une prise de position de travailleurs du secteur de l’inspection mécanique. Ils refusent que l’inspection soit réduite à des ateliers de maintenance. Ils estiment que la faire hors des centres officiels lui ferait perdre sa crédibilité, et la transformerait en simple formalité, exposée au désordre et au favoritisme.

Le même passage d’Al Sharq du 3 février 2026 met en cause une logique de blocage. Le journal rappelle que les centres seraient devenus propriété de l’État après la fin du contrat de l’opérateur. Il affirme que les laisser fermés, ou retarder leur réouverture, constituerait un “gaspillage évident” de fonds publics et une atteinte à un service vital.

Les travailleurs demandent une réouverture “immédiate”. Ils demandent aussi une augmentation du nombre de centres pour couvrir toutes les régions. Ils réclament un contrôle direct de l’État. Ils refusent un contournement qui entérinerait un fait accompli. La menace sociale est explicitée. Ils déclarent qu’ils ne resteront pas “les bras croisés” si une mesure devait détruire le secteur, toucher les droits des employés, ou mettre en danger la vie des citoyens.

Dans la lecture sociale, ce dossier associe deux problèmes. Il y a l’emploi, car des familles vivent de ce secteur. Il y a aussi la sécurité routière, car une inspection faible augmente le risque d’accidents. Quand les centres restent fermés, le pays bascule vers des solutions informelles. Or, ces solutions nourrissent le soupçon de favoritisme et de fraude, thème directement évoqué par le texte.

Ainsi, la crise de la mobilité apparaît sur plusieurs étages. D’un côté, une campagne répressive contre les engins non conformes. De l’autre, une demande de réactiver les mécanismes de contrôle, comme l’inspection. La cohérence sociale dépend alors d’un point simple. Un État qui sanctionne doit aussi offrir des voies légales praticables.

Santé et protection sociale: pression sur les hôpitaux, retraités du NSSF et fragilité du “filet”

La société libanaise est aussi traversée par une angoisse sanitaire. Ad Diyar du 3 février 2026 rapporte une rencontre du ministre du travail, Mohammad Haidar, avec un groupe de retraités du Fonds national de sécurité sociale. Le journal indique que le ministre a pris connaissance de leurs demandes, en présence de son conseiller chargé du dossier du NSSF.

Le même article met en avant un débat sur la continuité des soins. Il cite le directeur général du NSSF, Mohammad Karaki, qui affirme que l’administration avance dans le traitement des dossiers en suspens. Il insiste sur une coopération “responsable” entre le fonds, les hôpitaux et les médecins. Il présente cette coopération comme une base pour protéger la “sécurité sanitaire” au Liban.

Al Sharq du 3 février 2026 apporte un chiffre dans ce registre. Le journal cite Mohammad Karaki, en indiquant un montant de 383 milliards de livres libanaises lié aux hôpitaux et aux médecins. Le chiffre sert de signal. Il montre l’ampleur des engagements. Il illustre aussi la dépendance des établissements aux paiements et aux mécanismes de prise en charge.

Dans le même temps, les risques de guerre pèsent directement sur les infrastructures de santé. Al Akhbar du 3 février 2026 évoque une menace visant l’hôpital “Salah Ghandour” et décrit une mobilisation de solidarité autour de l’établissement. Le journal indique que l’hôpital reçoit des civils de différentes confessions, et qu’une coordination avec le ministère de la santé a été engagée pour prendre des “mesures possibles”.

Al Akhbar du 3 février 2026 insiste sur un élément lourd. Le journal décrit un contexte où les textes internationaux et les lois ne suffisent plus à garantir la protection. Cette phrase souligne une réalité sociale. La santé devient un enjeu de sécurité. Les hôpitaux deviennent des lieux fragiles.

Ces deux registres se rejoignent. Le premier est financier et administratif, celui du NSSF et des remboursements. Le second est sécuritaire, celui des menaces et de la peur. Pour la société, le résultat est le même. La maladie coûte plus cher. L’accès au soin devient plus incertain. La confiance recule.

Environnement et santé publique: analyses urgentes après des pulvérisations au sud

Les effets de la tension au sud dépassent la sécurité militaire. Ils touchent la vie, la terre et la santé publique. Al Quds Al Arabi du 3 février 2026 rapporte que le ministère de l’agriculture a reçu, en coordination avec l’armée libanaise et la Force intérimaire des Nations unies au Liban, des échantillons initiaux de zones du sud où des substances inconnues auraient été pulvérisées. Le but est de déterminer la nature de ces substances et d’évaluer leurs effets sur l’agriculture, l’environnement et la santé publique.

Le même article cite le ministre de l’agriculture, Nizar Hani. Il indique que quatre échantillons ont été reçus jusqu’à présent, comprenant de la terre, de l’herbe et des feuilles. Il annonce la réception d’échantillons supplémentaires. Il précise que les échantillons sont envoyés à des laboratoires spécialisés à Beyrouth. Il mentionne aussi l’envoi d’échantillons à un laboratoire reconnu par l’Union européenne en Grèce.

Al Sharq du 3 février 2026 reprend la même information et insiste sur la logique de procédure. Les résultats doivent servir de base aux mesures prises “selon les règles”. Ad Diyar du 3 février 2026 confirme l’ouverture d’analyses urgentes, avec la promesse de résultats dans un délai de quarante-huit heures.

Al Quds Al Arabi du 3 février 2026 détaille aussi des hypothèses techniques. Le ministre évoque l’étude de plusieurs hypothèses, dont celle de l’usage d’herbicides très puissants, capables de détruire le couvert végétal. Il lie cette hypothèse à des pratiques militaires qui viseraient à priver les zones environnantes de conditions de production agricole et de vie naturelle. Le ministre indique enfin que les résultats de laboratoire seront publiés dans un délai maximal de quarante-huit heures, afin de décider de mesures de prévention et de démarches juridiques nationales et internationales.

Cette séquence est sociale à plusieurs niveaux. D’abord, elle touche les agriculteurs. Une terre contaminée signifie une perte immédiate. Ensuite, elle touche les familles. La santé publique devient un sujet concret. Enfin, elle touche l’alimentation. Le sud reste un espace de production. Quand la production est menacée, la dépendance à l’importation augmente, et les prix suivent.

Ad Diyar du 3 février 2026 ajoute un ordre de grandeur pour la reconstruction agricole. Le journal cite une estimation selon laquelle la remise en état et le rétablissement complet du secteur agricole, incluant cultures, bétail, forêts, pêche et aquaculture, nécessiteraient environ 263 millions de dollars, avec une priorité d’intervention dès l’année en cours. Cette donnée élargit le tableau. Le social n’est pas seulement l’aide d’urgence. C’est aussi le coût d’un retour à la normalité.

Dépenses publiques et vie quotidienne: les bâtiments loués et l’idée d’un “gaspillage” structurel

La crise sociale est alimentée par un autre sentiment, celui d’un État qui dépense mal. Annahar du 3 février 2026 publie un dossier sur les bâtiments loués par l’État. Le journal parle d’un “gaspillage” présenté comme “voulu”, au bénéfice de personnes influentes.

Annahar du 3 février 2026 cite des exemples chiffrés. Il indique que l’État loue des espaces dans l’immeuble Starco pour le ministère du développement administratif pour environ 573 000 dollars par an. Il cite aussi la location d’un bâtiment à Bourj Hammoud par la Coopérative des fonctionnaires depuis 2016, pour 670 millions de livres par an, valeur qui équivalait à 445 000 dollars à l’époque citée. Il mentionne enfin un siège loué de l’inspection centrale à Ras Beyrouth, pour environ un milliard de livres par an, présenté comme 666 000 dollars.

Le journal décrit aussi un cas emblématique. Il rappelle la suppression du ministère des émigrés en 2000 et le transfert des employés au ministère des affaires étrangères. Il indique pourtant que dix-sept employés seraient restés dans le bâtiment loué à Bir Hassan, près de l’hôtel Marriott, avec un loyer annuel de 366 000 dollars. Il affirme qu’en vingt-cinq ans, la somme cumulée dépasserait neuf millions de dollars, soit l’équivalent du prix d’achat du bâtiment.

Annahar du 3 février 2026 mentionne encore des surfaces louées au Starco, décrites comme en grande partie vides, avec un coût annuel d’environ 700 000 dollars. Le journal indique qu’en vingt ans, les loyers payés auraient dépassé quatorze millions de dollars, en ajoutant des coûts de parkings non utilisés.

Le même dossier cite un chiffre global. Avant la crise financière, un recensement de la présidence du Conseil des ministres aurait montré que l’État louait environ 1308 unités, pour un coût annuel atteignant 63 millions de dollars, chiffre présenté comme appelé à augmenter. Annahar du 3 février 2026 ajoute qu’un rapport de l’inspection centrale attribue la distribution de ces locations à des critères clientélistes plus que fonctionnels. Il recommande de donner la priorité à la libération des loyers soumis à l’ancien régime d’avant 1992, puis de s’attaquer aux contrats libres où le gaspillage serait le plus important.

Enfin, Annahar du 3 février 2026 évoque une mesure de rationalisation qui permettrait d’économiser au moins deux millions de dollars par an, avec une possibilité de gains plus élevés à l’avenir. Il mentionne un financement du déménagement via un accord de conciliation avec les propriétaires des anciens bâtiments.

Dans la lecture sociale, ces chiffres sont explosifs. Ils alimentent un ressentiment. Comment demander des sacrifices, si des millions sont dépensés dans des bureaux vides. Comment demander aux travailleurs de patienter, si l’État semble incapable de gérer son patrimoine. Le thème du gaspillage rejoint alors celui des salaires et des services publics. Il alimente une crise de confiance.

Une société tirée entre contrôle, survie et réparation des services essentiels

Les sources du 2 et du 3 février 2026 décrivent une société qui avance sur une ligne fine. D’un côté, l’État cherche à contrôler les routes, à relancer l’inspection mécanique, et à rétablir un minimum d’ordre. De l’autre, des catégories entières vivent de l’informel, comme les motos, les “tuk-tuk” et les minibus, et répondent par la rue quand leur revenu est menacé.

Dans le même temps, la protection sociale est sous tension, entre les demandes des retraités du NSSF et la pression sur les hôpitaux. La santé publique se retrouve exposée à des risques nouveaux, comme des substances inconnues au sud, qui obligent l’État à une réponse scientifique et juridique.

Enfin, l’arrière-plan budgétaire pèse sur tout. Le gaspillage des bâtiments loués, détaillé par Annahar du 3 février 2026, devient un symbole du dysfonctionnement. À travers ces dossiers, la société libanaise apparaît comme un espace où chaque mesure technique devient un conflit social, parce que la confiance est faible et que la marge de vie est étroite.

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